Séminaire du projet « Inégalités, discriminations, mobilités dans les cadres scolaire et professionnel » – 26 avril 2019

Dans le cadre de l’axe 3 et du projet IDEX « GEDIS » Genèse et expérience des discriminations, un séminaire vous est proposé le vendredi 26 avril 2019, en salle 2B16 à St Jean d’Angély 2.

Résumé :

Certains types de discrimination sont plus aisément reconnus que d’autres. La littérature en psychologie sociale a montré en quoi les discriminations exercées par des membres exogroupes étaient davantage reconnues comme telles que les discriminations exercées par des membres endogroupe. Cet effet de prototypie a été mis en évidence dans la perception du racisme et la perception du sexisme (Baron, Burgess & Kao, 1991 ;  Inman & Baron, 1996). Selon, ces auteurs, les discriminateurs endogroupes seraient dédouanés d’intentions hostiles vis à vis de la cible de la discrimination de part leur appartenance groupale partagée. Cette hypothèse processuelle n’a cependant jamais été testée. Au travers de trois études, nous montrons en quoi fournir des justifications socialement acceptables permet de dédouaner les discriminateurs exogroupes. Nous discutons ces résultats à la lumière des travaux portant sur la légitimation des conduites discriminatoires.

Téléchargez l’affiche et le programme 26 avril 2019

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8ème rencontre autour du patrimoine sportif et de la mémoire du sport – 28/30 mars 2019

Dans le cadre de l’axe 4 et du projet TEPAS, les 8èmes rencontres autour du patrimoine sportif et de la mémoire du sport auront lieu au Musée du sport à Nice et à l’auditorium de la Citadelle à Villefranche sur mer.

Téléchargez l’affiche

Téléchargez le programme des 8èmes Rencontres sur le patrimoine sportif 28-30 mars

 

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Exposition « Représenter la migration : quand le design s’empare des travaux de chercheurs en sciences humaines et sociales » – 8 avril 2019

« Représenter la migration : quand le design s’empare des travaux de chercheurs en sciences humaines et sociales »

A partir des écrits de chercheurs de la MSHS Sud-Est de l’Axe 3 : « Mondialisations, circulations, altérités », les étudiants niçois de l’Ecole Condé (Ecole nationale de design, digital, arts graphiques, photographie et patrimoine) ont produit une exposition autour du thème des migrations et des frontières. Pendant quelques semaines, cette exposition occupera une partie de l’espace de la MSHS Sud-Est.

A l’occasion du vernissage, le lundi 8 avril à 19h, un dialogue va s’engager entre étudiants et enseignant de l’Ecole Condé et les chercheurs de l’URMIS et plus largement de la MSHS Sud-Est sur le thème de la mise en récit des migrations et du passage des frontières.

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Appel à communication colloque international « Tolérance(s) – comment définir la tolérance? » – 11 et 12 octobre 2019

Le colloque international « Tolérance(s) – comment définir la tolérance ? » s’inscrit dans le projet global « Tolérance(s) » de l’axe 3 de la MSHS Sud-Est. Le colloque se déroulera en salle plate à la MSHS.

« Définir la tolérance » est un projet interdisciplinaire (Linguistique, Lettres, Histoire, Sociologie…) consacré à l’étude des définitions (explicites ou implicites) du concept de « tolérance », dans un corpus large, tant au point de vue diachronique que synchronique.

Depuis 1996, chaque année, l’ONU organise une Journée internationale de la tolérance. En 2015, dans un contexte particulier qui est celui où la France a subi des attaques terroristes, le Traité sur la tolérance de Voltaire a manifestement connu un véritable regain d’intérêt. La progression remarquable des ventes de ce texte, signalée par ses éditeurs, comme l’existence de cette Journée internationale attestent des interrogations (politiques, religieuses, sociales, juridiques, éducatives…) qui sont celles de nos contemporains sur la définition de la « tolérance » et donc la compréhension de cette notion. Or le Manuel éducatif « La tolérance, porte ouverte sur la paix » – qui est une pièce importante dans l’éducation à la tolérance préconisée par les Nations Unies – fait état « des définitions capricieuses et variables » de ce terme, dont les contours changent – par exemple – selon les langues.

Cette (relative) instabilité dans la définition du mot, qui fait que d’aucuns parlent de « vacillations […] du concept » [1], est également sensible pour une même sphère linguistique, en l’occurrence la langue vernaculaire, tant en synchronie qu’en diachronie. À partir de l’étymon tolerantia, désignant en latin classique une « constance à supporter », une « endurance », le Trésor de la Langue française identifie ainsi deux sens principaux au mot « tolérance », l’un orienté vers une polarité axiologiquement négative, le terme désignant alors une forme d’indulgence coupable, de laxisme dommageable ; dans l’autre sens, le mot désigne une « disposition à admettre chez les autres une manière d’être, de penser, d’agir différente de la sienne ». La première attestation de ce dernier sens date significativement de 1567, c’est-à-dire d’une époque où la France traverse la longue et douloureuse période des guerres de religion, ce qui s’accompagne évidemment de réflexions politico-religieuses sur un hypothétique « vivre ensemble ». Dans son Histoire européenne de la tolérance (XVIe-XXe siècles), Thierry Wanegfellen nuance le sens du terme et précise que la tolérance désigne alors plutôt l’ « acceptation d’un mal qu’on ne peut pas empêcher », ce qui rappelle l’étymologie du mot et dit assez combien la compréhension de la notion est liée à son contexte, varie selon les époques et engage des postures énonciatives différentes. C’est donc à une véritable interrogation sur la définition de ce mot, sur les emplois qui en sont faits, leur portée pragmatique et, naturellement, sur la posture énonciative que ce principe (et l’utilisation de celui-ci) requiert que les chercheurs (d’horizons divers) sont ici invités. Le but de cette réflexion pluridisciplinaire, qui constitue un véritable enjeu sociétal, est de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents au choix ou au refus de la tolérance, de circonscrire des zones de résistance où les valeurs prônées par un groupe empêchent l’intégration des altérités ou, a contrario, d’identifier les espaces, les choix, les positionnements qui rendent possible cette intégration.

Les pistes à explorer pourraient être :

  • Définition(s) et conceptualisation de la tolérance
  • Tolérance vs catégorisation et stigmatisation
  • Tolérance vs intolérance
  • Rhétorique/stylistique de la tolérance
  • L’ethos pré-discursif et discursif du tolérant, sa posture énonciative
  • Genres du discours de tolérance

Bibliographie indicative

  • Antoine Capet et Jean-Paul Pichardie, La naissance de l’idée de tolérance : 1660-1689, Colloque de Rouen, 29 et 30 janvier 1999, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 1999.
  • Albert Cherel, « L’idée de tolérance au début de la Renaissance », Revue d’histoire de l’Église de France, n°113, 1942, p.9-50
  • Les Frontières de la tolérance, colloques interdisciplinaires sur les valeurs, Université de Fribourg, 19-20 mars 2009, sous la direction de Simone de Reyff, Michel Viegnes, Jean Rime, Paris, Gallimard, 2016.
  • William Huseman, « A lexicological study of the expression of toleration in french (1559-1565)», Cahiers de lexicologie n°48, 1986.
  • David El Kenz, « La naissance de la tolérance au XVIe siècle : l’“invention” du massacre », Sens public, revue électronique internationale
  • Barbara de Negroni, Intolérances : catholiques et protestants en France, 1560-1787, Paris, Hachette, 1996.
  • Guy Saupin, Naissance de la tolérance en Europe aux Temps modernes : XVIe-XVIIIe siècle, Presses universitaires de Rennes, 1998.
  • Guy Saupin, Tolérance et intolérance : de l’Édit de Nantes à nos jours, Apogée, 1998.
  • Tolérance et Réforme, Éléments pour une généalogie du concept de tolérance, textes réunis par Nicolas Piqué et Ghislain Waterlot, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Peter Van Nuffelen, Penser la tolérance durant l’Antiquité tardive, Éditions du Cerf, 2018.
  • Thierry Wanegffelen, L’Édit de Nantes : une histoire européenne de la tolérance du XVIe au XXe siècle, Paris, Le Livre de poche, 1998.

Comité scientifique

  • Anna Carlstedt, MCF, Université de Stockholm
  • Véronique Montagne, MCF HDR, Université Nice Côte d’Azur
  • Olivier Millet, PR, Université Sorbonne-Paris
  • Anne-Pascale Pouey-Mounou, PR, Université Sorbonne-Paris
  • Mathilde Thorel, MCF, Université d’Aix-Marseille
  • Bengt Novén, PhD, Département de Français de Stockholm
  • Bernd Renner, Professor, Brooklyn College, New-York
  • Tom Conley, PhD, Université de Harvard

Comité d’organisation

  • Anders Bengtsson, PR, Université de Stockholm
  • Anna Carlstedt, MCF, Université de Stockholm
  • Véronique Montagne, MCF HDR, Université Nice Côte d’Azur
  • Camille Bouzereau, doctorante, BCL, UCA
  • Alina Sirotenko, doctorante, BCL, UCA et Université de Belgorod (Russie)

Dates

  • Date de remise des propositions : 10 avril 2019 aux deux organisatrices (une page A4 maximum, avec une courte bio-bibliographie), aux adresses électroniques:
    Anna Carlstedt : Anna.Carlstedt@su.se
    Véronique Montagne : veronique.montagne@univ-cotedazur.fr :
  • Date de réponse du comité scientifique : 20 mai 2019
  • Colloque : 11-12 octobre 2019

Plus d’infos : http://bcl.unice.fr/projets/tolerance/

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Appel à communication Journée d’études « Tolérance(s) – Regards croisés sur la tolérance » – 28 juin 2019

La journée d’études « Regards croisés sur la tolérance(s) » constitue l’étape inaugurale du projet global « Tolérance(s) », inscrit dans l’axe 3 de la MSHS Sud-Est. La journée d’études se tiendra en salle plate, à la MSHS.

Il s’agit d’initier une réflexion interdisciplinaire (Linguistique, Lettres, Histoire, Sociologie…) sur les définitions (explicites ou implicites) du concept de « tolérance », dans un corpus large, tant au point de vue diachronique que synchronique. Le mot souffre en effet d’une (relative) instabilité définitionnelle, qui fait que d’aucuns parlent de « vacillations […] du concept »1, vacillations notamment sensibles pour la langue vernaculaire, tant en synchronie qu’en diachronie. À partir de l’étymon tolerantia, désignant en latin classique une « constance à supporter », une « endurance », le Trésor de la Langue française identifie ainsi deux sens principaux au mot « tolérance », l’un orienté vers une polarité axiologiquement négative, le terme désignant alors une forme d’indulgence coupable, de laxisme dommageable ; dans l’autre sens, le mot désigne une « disposition à admettre chez les autres une manière d’être, de penser, d’agir différente de la sienne ». La première attestation de ce dernier sens date significativement de 1567, c’est-à-dire d’une époque où la France traverse la longue et douloureuse période des guerres de religion, ce qui s’accompagne évidemment de réflexions politico-religieuses sur un hypothétique « vivre ensemble ». Or le Manuel éducatif « La tolérance, porte ouverte sur la paix » – qui est une pièce importante dans l’éducation à la tolérance préconisée par les Nations Unies – fait encore état « des définitions capricieuses et variables » de ce terme, dont les contours changent, par exemple, selon les langues.

C’est pourquoi nous proposons aux chercheurs intéressés de réfléchir aux définitions du terme, en explorant par exemple les pistes suivantes :

  • En diachronie : quelle est l’histoire du mot « tolérance » ? quelles sont les périodes/ dates marquantes pour l’évolution du mot? Quels sont les événements importants (politiques, littéraires…) pour l’histoire du mot ?
  • En synchronie : quels sont les genres où se pense la tolérance (essai, texte politique, récit de voyage…) ? qui sont les penseurs de la tolérance ? comme s’énonce la tolérance ?

Les propositions (300 mots maximum), accompagnées d’une notice biographique (200 mots maximum) sont à envoyer avant le 10 avril 2019 à Véronique Montagne (BCL, UCA): veronique.montagne@univ-cotedazur.fr.
Les étudiants de Master et les doctorants intéressés par cette journée sont invités à se faire connaître de la même façon.

Comité scientifique :

Anne Brogini (CMMC, UCA)
Odile Gannier (CTEL, UCA)
Yvan Gastaut (URMIS, UCA)
Anna Carsltedt (Université de Stockholm)
Véronique Montagne (BCL, UCA)

Retrouvez toutes les informations sur le site dédié à cet évènement : http://bcl.unice.fr/projets/tolerance/

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MIDISHUC – Micro-diachronie en sciences humaines et conceptions du temps

Ce projet porte sur l’histoire des idées. Il a pour objectif d’examiner leur rythme d’évolution. Il fait l’hypothèse que ce changement peut se faire en une brève période de temps (mini-diachronie), notamment quand il est influencé par d’autres évolutions, inconscientes elles, comme celle de la langue, ou encore l’appréhension que l’homme a eu et a du temps physique et biologique. Le projet est donc trans- et interdisciplinaire et réunit des chercheurs en linguistique, philosophie, histoire, histoire des sciences, mais aussi biologie, physique et histoire de la médecine.

Pour vérifier notre hypothèse, nous avons choisi d’étudier l’objet TEMPS à la période de la Grèce classique, et notamment la charnière entre le Ve et le IVe siècles avant notre ère, car elle nous offre un observatoire privilégié pour observer ces modifications dans les sciences humaines, qu’elle voit émerger et se former pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.

En philosophie, on remarque le passage de : 1/ la détermination du temps comme essentiellement lié à l’altération et au défaut ontologique (Platon), à : 2/ une conception du temps qui le pose comme participant d’une réalité incluant le passage de la puissance à l’acte, et donc d’un temps axiologiquement reconsidéré en tant que principe ontologique participant du concept de changement (Aristote).

En linguistique, la théorie grammaticale, qui apparaît au IVe siècle chez Platon et Aristote, n’a pas de terme pour désigner l’aspect (le temps de l’action considéré dans son déroulement interne, achevé ou en cours par exemple), alors qu’il dispose de mots pour renvoyer au mode (enklisis) et au temps (déroulement externe, passé, présent ou à venir) (chronos).

En histoire, d’une chronologie multiforme fondée sur les généalogies, qui n’exclut pas la conception d’un temps éternel ou circulaire chez Hérodote, on passe avec Thucydide à une rationalisation du temps (création d’un système unifié de datation par saisons).

En médecine, la Grèce classique est l’époque de la naissance de la médecine hippocratique. La prise en compte de la temporalité des maladies est un tournant majeur.

Ces changements dans l’histoire des idées sont contemporains de changements linguistiques : à cette période, le système verbal du grec ancien semble connaître un changement radical, passant d’un système fondamentalement basé sur l’aspect à un système mixte, où la chronologie externe joue un rôle primordial, ce que l’on peut repérer notamment par des moyens très précis de marquer la chronologie relative.

Enfin et surtout, outre l’évolution des perspectives sur le temps dans ces différentes disciplines, c’est l’étude de leurs interactions et les influences qu’elles ont eues les unes sur les autres qui est le point de mire de notre projet.

Partenaires institutionnels

Université Côte d’Azur, IDEX UCAJEDI

Académie 5 : Homme, idées et milieux/ Human societies, Ideas and Environments

Académie 4 : Complexité et Diversité des Systèmes Vivants/ Complex systems

CNRS

Chercheurs

Richard Faure. Maître de conférences en linguistique des langues anciennes, laboratoire Bases, Corpus, Langage (UMR 7320)

Emmanuel Golfin, historien de l’Antiquité, Toulouse

Elsa Grasso. Maître de Conférences en Philosophie ancienne, Centre de Recherches en Histoire des Idées, (EA 4318)

Alice Guyon, Directeur de Recherches au CNRS, Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire, (UMR 7275)

Magali de Haro Sanchez, Dr. de l’Univ. de Liège en Langues et Lettres, spécialiste des textes grecs (jusqu’au 31 août 2018)

Corinne Nicolas-Cabane, Ingénieur d’Études CNRS, GéoAzur (UMR 7329)

Vivien LONGHI (HALMA – UMR 8164 – Université de Lille), spécialiste de la médecine hippocratique

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Environnement et histoire du droit

Resp. Benedicte Decourt-Hollender (ERMES) et Marc Ortolani (ERMES).

Projet centré sur une ANR déposée : NORMENVIR – Production de la norme environnementale et « codification » du droit rural aux XVIIIe et XIXe siècles ». A l’heure d’une réflexion planétaire sur la préservation du patrimoine naturel et environnemental, dans une perspective de développement durable, le droit apparaît comme un mécanisme d’encadrement et d’impulsion de nouvelles règles pour une valorisation et une gestion raisonnée des ressources. Or, l’élaboration de ces règles peut s’enrichir de solutions et d’expériences passées figurant dans des documents juridiques parmi lesquels les statuts, bans et règlements champêtres constituent une source d’une richesse insoupçonnée. La nouveauté de ce projet consiste notamment à considérer ces sources juridiques, non pas comme les traces d’un monde révolu, mais, en rupture avec  les champs de recherche balisés, comme de véritables outils de gestion durable, dans un contexte de risque, marqué par la faiblesse des ressources et la dégradation des écosystèmes.

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Prise en compte de l’incertitude dans la fabrication du savoir scientifique

Resp. Sébastien Poinat (ESPE, CRHI), Frédérique Bertoncello (CEPAM) et Giovanni Fusco (ESPACE).

L’incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement,  dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances. Il s’agira de mettre en évidence, au sein de l’histoire (récente ou non) de chaque discipline, quelques travaux illustrant les différentes manières de prendre en compte l’incertitude au sein du processus d’édification du savoir scientifique ; de mettre en lumière quelques textes d’auteurs qui, dans le domaine de l’épistémologie générale, se sont confrontés directement à cette question ; d’articuler la trajectoire historique du concept d’incertitude et des raisonnements qui le mobilisent, aux préoccupations contemporaines de l’activité scientifique. Ce chantier s’est d’abord développé au sein de l’actuel axe 4 de la MSHS.

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Histoire de la médecine préventive

Resp. François Bertrand (Département « Ethique et sciences humaines » de la faculté de médecine), Karine Deharbe (ERMES) et Stéphanie Maccagnan (ERMES).

Etudier la médecine aux XVIIème et XVIIIème comme période de transition  précédent l’émergence d’une médecine scientifique, afin de mettre en lumière la naissance de la médecine préventive, marquée par un changement de cible pour ses bénéficiaires : de l’individu à la collectivité.

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Histoire de l’art comme histoire de l’idée d’art

Resp. Rosa Maria Dessi (CEPAM), Thomas Gossenne (Villa Arson), Michel Lauwers (CEPAM), Giula Puma (CEPAM) et Carole Talon-Hugon (CRHI).

L’histoire de l’art n’est pas seulement l’histoire de la succession des artistes, des écoles, des styles, des mouvements, c’est aussi celle de l’idée d’art. L’art n’est pas fait que d’œuvres, mais aussi de mots pour les dire, de concepts pour les catégoriser et de théories pour les penser. L’art est une pratique historique changeante et les œuvres sont des objets incorporés dans l’histoire, histoire qu’elles contribuent d’ailleurs à écrire, et ne peuvent être considérées comme des objets autonomes, indépendants des représentations, des croyances et des valeurs de l’époque où elles sont nées. Comprendre une œuvre particulière, c’est l’appréhender dans sa manière d’être valable. Telle est la condition d’une lecture correcte, qui évite autant que faire se peut, les anachronismes, les distorsions, les erreurs de parallaxe. Appréhender correctement les œuvres, signifie donc d’abord les interpréter selon leur manière d’être et les apprécier à leur juste valeur.

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Mots des Lumières/Corpus du droit naturel (ModeL/CoDroNa)

Resp. Pierre-Yves Beaurepaire (CMMC), Marc Marti (LIRCES) et Pierre-Yves Quiviger (CRHI)

Dans une perspective pluridisciplinaire d’étude de la complexité des Lumières, il s’agit d’étudier les « mots des Lumières » à partir d’une part d’une réflexion collective sur ce que le libéralisme des Lumières veut dire et d’autre part sur des expressions concrètes qui interrogent à la fois les dynamiques réformatrices au XVIIIe siècle, les lignes de force qui travaillent la société d’ancien régime, soulignent les ambiguïtés des Lumières, et montrent qu’il est indispensable de penser les changements à l’œuvre à partir d’une chronologie qui dépasse les clivages entre temps modernes et temps contemporains : 1750-1850.  Ce projet s’accompagne d’un chantier de Corpus du Droit Naturel : constitution d’un corpus en ligne du droit naturel moderne le plus complet possible autour d’une hypothèse de travail : le droit naturel se développerait au sein de l’élément technique du droit, par identification, par les différents acteurs, d’une série d’arguments transnationaux qui prennent le visage de topoï qui unifient la pensée juridique, par-delà les différences disciplinaires (les différents secteurs du droit positif), nationales et normatives (droit romain, droit coutumier, droit canon, décrets, lois et jurisprudence).

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Eidos, aletheia, eidôlon : Idée, Vérité, Image (IVI)

Le séminaire I.V.I. est consacré à l’histoire et au devenir contemporain des idées antiques d’idée et d’image, à l’histoire de leur relation à l’idée de vérité et à leurs héritages et transformations dans la pensée contemporaine. Il est co–organisé par le CRHI, le CEPAM et la MSHS-Sud Est. Il est animé par Elsa Grasso & Arnaud Zucker.

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Economie et Philosophie (ECOPHI)

Resp. Richard Arena (GREDEG).

Ce projet vise à développer des coopérations entre économistes et philosophes autour de ce que l’on appelle la philosophie économique. Il s’agira d’une part de mieux comprendre les entités réelles qui sous-tendent un certain nombre de concepts théoriques et d’outils méthodologiques en science économique par l’utilisation de l’ontologie sociale. Les recherches d’ontologie sociale pourront aussi être utilisées pour étendre la réflexion sur la place et le rôle du concept de rationalité comportementale à l’ensemble des sciences sociales et non plus seulement la limiter au domaine de l’économie. La question de la relation entre cette philosophie et le pragmatisme pourrait être abordée, en particulier quand il s’agit de voir comment fonctionnent les notions de règle, norme sociale et institution en sciences sociales.

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Histoire de l’imaginaire scientifique et technique (HImaST)

Resp. Ugo Bellagamba (ERMES), Jean-Luc Gautero (CRHI), Eric Picholle (LPMC) et Yannick Rumpala (ERMES).

Étude des idées scientifiques, prenant en compte les échanges entre sciences et autres domaines de la culture ; étude de leur composante imaginaire, tant au niveau de l’imaginaire scientifique qu’à celui du grand public : elle joue un rôle-clef dans l’acquiescement ou l’opposition de ce dernier à tout changement majeur découlant des innovations, que celles-ci soient d’ordre technique ou scientifique, conceptuel. L’essor récent des études en science-fiction offre à l’histoire des idées un terrain d’expérimentation prometteur et bien documenté. Pour une part, le projet fédère des activités déjà existantes à l’UNS, qui est traditionnellement l’une des universités pionnières en France pour ce qui concerne les études en science-fiction (sur le modèle des Science Fiction Studies développées dans les universités anglo-américaines depuis les années 1970).

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Economie comportementale et sciences sociales (ECCOSSO)

Resp. Agnès Festre (GREDEG).

L’émergence de l’économie comportementale a d’abord remis en cause l’hypothèse familière d’un individu rationnel, pleinement caractérisé par des contraintes de ressources et par une fonction de préférence donnée, indépendamment du contexte social dans lequel il évolue. Elle a pris désormais en compte à sa manière le fait que les individus adoptent des comportements qui témoignent de la dimension sociale des préférences individuelles en recourant à l’aide de la sociologie et de la psychologie sociale et expérimentale. Elle a montré que les individus se soucient de ce que font les autres, de ce que les autres souhaitent ou ne souhaitent pas faire en recourant sérieusement à la notion d’ interaction sociale, comme dans le domaine de la finance comportementale. Elle a ensuite montré que sur les marchés, les individus n’échangent pas seulement des biens ou des services marchands, mais aussi des qualités souvent immatérielles, comme de la considération des normes et règles sociales, de la confiance, de la justice ou de la réciprocité, autant d’éléments qui jouent un rôle important dans la structuration des activités sociales et économiques : on retrouve ici l’influence de la sociologie et de la psychologie.

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INTREPID : Indicateurs TeRritoriaux pour les Espaces Protégés : Itinérance et Développement durable

Comment, dans les espaces protégés, favoriser un tourisme itinérant, responsable et alternatif conciliant :

  • développement socio-économique,
  • conservation et valorisation du patrimoine écologique et culturel,
  • respect des territoires et des attentes des habitants et des visiteurs / touristes.

Voilà la question qui anime la recherche INTREPID « INdicateurs TeRritoriaux pour les Espaces Protégés : Itinérance et Développement durable », financée par l’Académie 5 de l’IDEX et accompagnée par la Maison des sciences de l’Homme du Sud Est dans le cadre de son axe 4 « Territoires : construction, usages, pouvoirs ».

Elle vise spécifiquement à définir des indicateurs conçus comme outil d’aide à la décision pour co-construire des itinéraires de tourisme durable. Mais selon deux perspectives originales.

  • La première est de penser la question des indicateurs comme un instrument de décloisonnement entre disciplines  : archéologie (CEPAM), sciences de l’information et de la communication (//TRANSITIONS), géographie (ESPACE), économie et droit (GREDEG), sciences du sport (LAMHESS) et art (Villa ARSON).
  • La deuxième est de la concevoir comme un dispositif de dialogue et de réflexivité entre chercheurs et acteurs d’un espace protégé. En l’occurrence ici, le Parc naturel régional des Préalpes d’Azur (PNR PA) avec qui l’UNS a signé une convention cadre en 2016.

Partenaires:

GREDEG: Sylvie Rochhia, Christian Longhi, Pascale Steichen

MSHS Sud-Est: Jean-Charles Briquet-Laugier

Villa Arson: Jean-Louis Paquelin

TransitionS: Francine Boillot-Grenon, Amélie Coulbaut-Lazzarini

ESPACE: Julien Andrieu

CEPAM: Frédérique Bertoncello

LAMHESS: Anne Vuillemin

Manifestations :

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TEPAS : Territoires et patrimoine du sport en région PACA

L’étude TEPAS PACA a pour ambition de créer une synergie entre les deux maisons des sciences de l’homme de la région (MSHS Sud-Est et MMSH Aix-en-Provence) dans une perspective scientifique peu explorée de la connaissance du territoire et à fort potentiel en matière de dynamique et d’aménagement du territoire. Les équipes pluridisciplinaires des MSH de Nice et d’Aix entendent porter attention aux territoires et patrimoine du sport en région PACA. Dans le sillage des travaux fondateurs de Christian Bromberger, il s’agit ici de s’interroger sur le rapport dialectique entre sport et territoire : comment l’appropriation de territoires (politique d’équipements sportifs par exemple) détermine des formes de pratiques ? Comment le sport participe de la structuration et de la dynamique des territoires ? TEPAS PACA se donne aussi pour objectif de produire une base données qualifiées et indexées en ligne mise à disposition de la communauté scientifique, des différents acteurs du milieu sportif et de tous ceux en charge de l’aménagement du territoire à différentes échelles.

Contexte général de l’étude et enjeux régionaux

Nul ne peut nier et moins encore ignorer la part croissante tenue par le sport, l’activité physique dans nos sociétés. À la pratique sportive s’ajoute le développement d’une culture spécifique formée de discours et de représentations dont les échos, sous l’effet de la médiatisation, débordent largement les milieux sportifs.

Les sciences sociales prennent la mesure du phénomène depuis plusieurs années et les travaux se sont multipliés dans différentes disciplines, en histoire, géographie, sociologie, anthropologie ou encore sciences politiques. Des chercheurs des établissements universitaires de la région PACA contribuent à cette dynamique sans pour autant disposer dans leurs institutions de rattachement (Maison des Sciences de l’Homme et laboratoires) de groupes de recherches constitués. Ces chercheurs n’ont par ailleurs que rarement l’occasion de mettre en relation leur expertise à l’échelle régionale. Les chercheurs des laboratoires de la Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme (UMR Telemme, UMR Idemec) et de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (UMR URMIS, UMR LISA, EA LAPCOS, EA GRM) entendent favoriser une mise en réseau à cette échelle régionale, où les terrains de recherches sont nombreux, féconds et encore bien souvent en friche.

La région PACA a en effet représenté depuis le XIXe siècle un espace propice au développement des activités sportives. La croissance économique et l’ouverture sur le monde de Marseille ou de Nice a joué un rôle d’entraînement dont l’ensemble du territoire régional a bénéficié. Marins, négociants, commerçants, employés d’entreprises étrangères ou encore touristes ont diffusé des pratiques sportives pour la plupart nées en Angleterre. Les sports anglais ont pénétré dans l’ensemble de la région et ont pris progressivement le pas sur les jeux traditionnels, moins réglementés et sur la gymnastique, moins ludique.

Pratique élitaire, le sport s’est diffusé à l’ensemble des catégories sociales. Le sport ne se résume toutefois pas à sa pratique qui n’a cessé de se répandre. Son intégration à la culture de masse est passée par le développement de spectacles sportifs, produits et relayés par les médias, qui rassemblent les foules. Il a été aussi enjeu de pouvoir et intervient dans la constitution des identités, notamment territoriales. De fait, certains espaces, en fonction de leur topographie, ont produit des cultures spécifiques tandis que les pratiques sportives, dans leur diversité, ont marqué de leur empreinte le territoire. Le sport se présente donc comme un observatoire privilégié des transformations des territoires urbains et naturels, entre mer et montagne dans la région PACA.

Aujourd’hui, comme par le passé, le développement de structures sportives participe en effet de dynamiques territoriales qui impliquent une pluralité d’acteurs bien au-delà du champ sportif. Alors que l’année 2017, verra Marseille et sa région érigée au rang de capitale européenne du sport, l’heure paraît venue de proposer un programme d’étude dans une perspective scientifique résolument pluridisciplinaire afin de mieux connaître le patrimoine et les territoires du sport en région PACA. Se faisant, il s’agit aussi dans le cadre d’un dialogue avec les différents acteurs impliqués de fournir des pistes de réflexion à tous les acteurs régionaux engagés à promouvoir les pratiques sportives dans le cadre d’une réflexion où se mêlent aux ambitions éducatives et d’intégration sociale, des préoccupations d’aménagement et de préservation du territoire.

Objet de l’étude

L’étude TEPAS PACA s’inscrira tout d’abord dans une approche historique mettant en son centre la question mémorielle. La culture sportive est saturée de références mémorielles et patrimoniales dans tous les milieux sociaux. Depuis les années 1980, la mémoire se présente comme un devoir ; devenant enjeu de concurrences et de rivalités, tandis que le patrimoine, dont l’institutionnalisation débute au XIXe siècle, suscite, en cette fin du XXe siècle, un intérêt croissant au point de s’inscrire au premier rang de la culture de masse contemporaine. L’ethnologue Christian Bromberger de la Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme d’Aix-en-Provence est l’un des premiers à avoir engagé une réflexion sur le croisement entre le fait et la culture sportive d’une part et les enjeux mémoriels et patrimoniaux d’autre part[1]. Les Rencontres annuelles sur le Patrimoine sportif et la mémoire du sport organisées par l’université de Nice en lien avec sa MSHS et le Musée National du Sport ont entrepris depuis 2011 d’approfondir cette question tant régionalement qu’à d’autres échelles. Une série de travaux élaborés dans ce cadre ont été publiés sur le site du Musée du Sport[2]. Le patrimoine sportif recouvre : des bâtiments et des équipements, des représentations incluant des œuvres d’art (peintures, affiches, sculptures…), des archives audiovisuelles (photos et films), des objets emblématiques du sport, des textes imprimés et publiés, des témoignages oraux, des savoirs et des savoir-faire… Quelle que soit leur monumentalité ou leur ampleur, leur matérialité ou leur immatérialité, ils sont autant de traces d’un passé qui dure, parfois encore, et qui jalonne les territoires urbains et naturels. À la fois sources et objets d’histoire, ce patrimoine ouvre en effet des perspectives de réflexions sur les enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels sous-tendus par les équipements sportifs tant en milieu urbain que naturel. Le rapport entre l’organisation de grandes compétitions nationales ou internationales et la politique d’équipements sportifs seront particulièrement analysés autant que le lien entre ces équipements et le développement des clubs sportifs. L’implication des pouvoirs publics à différentes échelles administratives sera aussi une des priorités des recherches menées. De fait, l’approche patrimoniale, loin d’être figée dans le passé, permet une meilleure compréhension des enjeux contemporains et des perspectives d’avenir que ne manqueront pas d’éclairer des chercheurs de différentes disciplines en sciences sociales. Il apparaît de ce point de vue très utile de mobiliser l’expertise de chercheurs nationaux et internationaux, afin de tirer les bénéfices d’approches comparatives qui pourront être renforcées par des missions d’études dans des territoires à l’étranger choisis dans l’espace euro-méditerranéen en fonction de traits comparables à ceux que présentent la région PACA.

Phases de l’étude

L’étude TEPAS PACA s’engagera par un travail de recueil documentaire dans les centres d’archives et de documentation de la région (Musée du sport, archives municipales, départementales, régionales, INA, phonothèque de la MMSH…) en vue de la constitution d’un corpus de base à l’analyse. Ce travail se poursuivra tout au long du projet et permettra de produire des données qualifiées en termes d’indexation et de géolocalisation. Photographies, plans, cartes, vidéos, documents d’archives mais aussi contenus éditorialisés par les chercheurs seront proposés dans un ensemble structuré et organisé disponible en ligne à partir du site « connaissance des territoires » au sein de la Cité numérique de la Méditerranée (cinumed.mmsh.univ-aix.fr/). L’enquête sur les équipements sportifs viendra donc enrichir le partenariat entre la MMSH et la Région PACA avec l’apport de la MSHS Sud-Est.

Un cycle de séminaires bi-mensuel organisé conjointement par la MMSH d’Aix-en-Provence et la MSHS à Nice permettra de faire un point régulier sur l’avancement des enquêtes et d’en préciser au fur et à mesure les orientations. En outre, des rencontres plus larges permettront d’exposer les résultats des recherches tout en les confrontant aux acteurs et témoins.

Une première rencontre autour du patrimoine sportif et de la mémoire du sport constituera un temps de réflexion scientifique rassemblant des chercheurs qui dans une perspective pluridisciplinaire viendront présenter et partager le résultat de leurs travaux. Les discussions associeront des professionnels de la culture et du patrimoine, des acteurs du milieu sportif (athlètes, dirigeants, journalistes…) ainsi que des représentants des administrations en charge des questions sportives, d’urbanisation ou d’environnement. Deux soirées s’adresseront à un public plus large dans une perspective de valorisation scientifique.

Deux journées d’études permettront également d’approfondir les thématiques liées au rapport entre sport, éducation et territoires d’une part (À Aix-en-Provence), et sport, territoires et environnement (à Nice).

Ces différentes rencontres seront valorisées par une diffusion vidéo à partir de la plateforme Mediamed (http://mediamed.mmsh.univ-aix.fr )

Livrables

  • Site internet « Territoires et patrimoine du sport en région PACA » disponible dans « Connaissance des territoires » (Cinumed).
  • Une chaîne thématique sur MediaMed diffusant les rencontres sur le patrimoine et la mémoire du sport ainsi que les journées d’études.
  • 1 dossier dans la revue Faire Savoir. Sciences Humaines et sociales en région PACA
  • 1 rapport de missions internationales

Partenariat 

  • Archives départementales des Alpes-Maritimes
  • Archives départementales du Var
  • Archives départementales des Bouches-du-Rhône
  • Service archives régionales
  • Musée national du Sport (Nice)
  • Délégation régionale Méditerranée de l’Institut national de l’Audiovisuel (INA)
  • UFR STAPS Aix-Marseille Université
  • UFR STAPS Université de Nice Sophia Antipolis
  • Association histoire sport tourisme et patrimoine (HPTS, Nice)

[1] Christian Bromberger « De quoi parlent les sports » in Terrains, n°5, septembre 1995, p. 5-12 et « De la notion de patrimoine sportif », in Cahiers Espaces, n°88, mai 2006, p. 8-12

[2] http://www.museedusport.fr/activites?field_cat_gorie_activit__value=5

Référents et Pilotage de l’étude

Aix-Marseille Université : Stéphane Mourlane, maître de conférences, MMSH-Telemme

Université de Nice Sophia Antipolis : Yvan Gastaut, maître de conférences, MSHS Sud-Est-URMIS

Collaboration : Ressources et édition numériques : Abdelmajid ARRIF, Cité numérique de la Méditerranée, USR 3125-MMSH

Région : Sigolène ANGOT, chef de projet, Service Connaissance prospective et Jean-Baptiste Chabert, chef du Service Connaissance prospective.

Manifestations :

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Ressources Humaines et Territoires

Resp. S. Loufrani-Fedida (IAE-GRM), E. Saint-Germes (ISEM-GREDEG)

Thème : Analyse des enjeux (socio-économiques, environnementaux, sociétaux…), des processus et pratiques de management (coopérations inter-organisationnelles, gestion des compétences…), ainsi que de l’effectivité des démarches de gestion des ressources humaines (GRH) à l’échelle d’un territoire (flexisécurité, emploi, employabilité, etc.).
Problématiques : Comment constituer et opérationnaliser une GRH-Territoriale ? Quelle instrumentation construire et avec quels acteurs ? Quels sont les effets des démarches développées sur le territoire et comment les améliorer ? Quels cadres théoriques utiliser et construire pour analyser la GRH-Territoriale ? Comment se construit l’engagement durable des parties prenantes dans une démarche de GRH-Territoriale ? Quels sont les mécanismes soutenant l’émergence et la pérennisation de l’acteur-réseau collectif territorial dans une telle démarche ? Pourquoi et comment s’organise le territoire pour attirer les talents à l’international et les fidéliser localement ? Le projet se développera notamment sur les deux territoires du département des Alpes-Maritimes qui font actuellement l’objet d’études empiriques de démarches de GRH-Territoriale : Sophia Antipolis et l’Éco-Vallée Plaine du Var.

Partenaires : LAPCOS, ESPACE, LISA, IMREDD…

Manifestations :

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Territoires d’innovation

Resp. C. Longhi (GREDEG).

Problématiques : La globalisation des économies et l’émergence de l’économie de la connaissance ont placé les territoires au coeur des enjeux contemporains. Les innovations sont aujourd’hui associées à la combinaison de bases de connaissances – le plus souvent hétérogènes – développées par des acteurs eux-mêmes hétérogènes, grandes entreprises, start-ups, universités et institutions de recherche. Les interactions nécessaires des acteurs dans le processus sont allées avec l’émergence de certains territoires (clusters, parcs technologiques, métropoles) comme lieux de la création de connaissances et de richesses, et berceaux de la compétitivité des nations. Le développement des TIC et de l’Internet, les applications mobiles ont encore accentué ce processus, le local est devenu la dimension essentielle de la globalisation. Les territoires sont des systèmes ouverts. L’analyse des interactions, entre les acteurs dans un territoire, entre les territoires associés dans des processus partagés, et de l’implication des technologies sur ces dynamiques, sera essentiellement développée dans ce projet. L’analyse des réseaux sociaux et du management de la connaissance seront privilégiées pour caractériser ces interactions et leurs dynamiques. Différents territoires d’innovation seront analysés, les clusters impliqués dans les industries du jeu vidéo par exemple, qui associent des bases de connaissance très hétérogènes. Le développement de l’internet et de l’internet des objets sous-tendent l’analyse de territoires numériques, essentiellement urbains. Les institutions locales, mais aussi différentes activités économiques (services, transports) déploient ces technologies numériques pour recomposer leurs activités et s’adapter à des normes nouvelles, environnementales essentiellement. L’analyse des usages est essentielle à la compréhension de la dynamique des territoires.

Partenaires : Le projet associe différentes disciplines, économistes (GREDEG, LISA), gestionnaires (GREDEG), sociologues (GREDEG), géographes (ESPACE), et devra associer des acteurs publics et privés impliqués dans les objets analysés.

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Tourisme

Resp. J.-C. Briquet-Laugier (MSHS), S. Christofle (ESPACE), C. Longhi (GREDEG) et C. Papetti (GRM).

Problématiques et méthodologie : Depuis les années 1960, le tourisme est en constante expansion géographique : 1,3 milliards d’arrivées internationales sont comptabilisées dans le monde en 2015, 6 milliards de mouvements touristiques estimés, en incluant les mobilités nationales (OMT 2016). Parallèlement, le tourisme est une activité complexe qui dépasse largement la vision triviale du vacancier de bord de mer, preneur de photos en ville ou sportif en montagne ; de multiples activités humaines sont sources de tourisme : en sus des loisirs, découverte, jeux et repos, de nombreuses mobilités touristiques sont liées aux affaires, aux réunions, aux évènements culturels, sportifs etc. La croissance et la complexification du fait touristique impactent des territoires de plus en plus nombreux et variés (villes et métropoles, espaces littoraux et ruraux, espaces protégés etc.) de diverses manières (culturelles, économiques…). Or, face à ces mouvements territoriaux et sociétaux devenus majeurs (mondialisation du tourisme), la recherche sur le tourisme est récente, assez peu développée dans les champs académiques et encore peu armée conceptuellement et méthodologiquement. L’objectif de ce projet est, d’une part, de conceptualiser la participation du tourisme aux multiples mondialisations contemporaines, et donc de proposer de nouveaux cadres théoriques d’analyse, de nouveaux outils méthodologiques et d’aides à la décision. D’autre part il s’agit de procéder à des ouvertures vers la société civile via la mise en débat public de questionnements et de réflexions autour du tourisme.

Partenaires : GREDEG, ESPACE, GRM, LISA, INRIA (Wimmics), ISTHIA (Institut Supérieur du Tourisme de l’Hôtellerie et de l’Alimentation, Université de Toulouse Jean Jaurès), Association Defismed, Société Coopérative d’Intérêt Collectif Mnemotix, ATC (Agence du tourisme de la Corse).

Manifestations :

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