Conférence « Thinking with the body » – 14 mai 2019

Dans le cadre de l’axe 2, une conférence donnée par David KIRSH vous est proposée le mardi 14 mai, en salle 128 à a MSHS.

Résumé :

Cognition and theory of interactivity
I will present a new theory of interactivity based on more ecological ideas related to situated and embodied cognition.  The history of thinking about interactivity in human computer interaction made its first advance with the articulation of direct manipulation.  I explore this idea in detail, especially how it relates to the transparent use of tools.  Technology, however, has advanced beyond direct manipulation with the development of ubiquitous context aware systems which work with hundreds of sensors and actuators that human agents are usually unaware of.  This means we cannot work with them in a direct manipulation way.  We are part of a broader network of interaction where we play a  role but we don’t where all the parts we interact with are, what they are capturing, how they are responding and so forth.  And yet we do interact with these systems in some manner.  I offer a theory of this second type of interaction – network interaction – and develop a theory of implicit interaction to explain how we can lack explicit knowledge and explicit intention / agency and yet still interact.  Implicit interaction also applies to some contexts of direct manipulation.  A more radical theory, however, is required if we are to explain how humans interact with architecture, and among themselves when interacting socially or in joint interaction.  I call this embodied ecological interaction and offer an account of how it differs from the other types of interaction and will need researchers in HCI to expand their ideas to accommodate even more natural forms of interaction that are universally present among humans.

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Journée d’étude « Dire le corps : pratiques de l’entretien en danse » – 25 et 26 juin 2019

Dans le cadre de l’axe 5, cette journée d’étude se déroulera sur le campus Carlone (amphi 75) et sur le campus de St Jean d’Angély à la MSHS (salle 031).

Conçues par l’ensemble des enseignantes-chercheures en danse du CTEL, et fédérant plusieurs partenaires rattachés à l’UNS, à l’Université Côte d’Azur et à d’autres institutions nationales et internationales, les journées d’études « Pratiques de l’entretien en danse » entendent rassembler et valoriser les recherches en cours ou en projet, à partir d’un objet fédérateur : l’entretien en tant qu’outil méthodologique pour penser les savoirs du corps, et les savoirs en danse en particulier.

Force est de constater, en effet, qu’il existe une difficulté avérée de mise en mot – et plus encore de mise à l’écrit – de certains savoirs incorporés. Permettant d’interroger les dépositaires de ces savoirs – les danseurs ou les chorégraphes eux-mêmes – l’entretien semble s’avérer un outil fondamental pour accéder à la pratique dansée d’un point de vue « émic » et sonder ainsi la dimension somatique de l’expérience, y compris en vue de l’écriture d’une histoire orale de la danse.

Au cours de ces journées d’études, il s’agira d’interroger la place de l’entretien dans la recherche en danse à partir des questions méthodologiques que la relation entre corps/danse et entretien fait surgir. Loin de se réduire au seul acte de « dialoguer », l’entretien sera envisagé dans sa polymorphie : comme source, comme archive, comme matière artistique, comme mode de relation (entre danseurs, entre danseurs et chercheurs, entre le danseur et sa propre pratique) et aussi comme méthode de recherche, permettant de faire apparaître, dans sa dimension heuristique, un savoir que l’on ne se savait pas. Une attention particulière sera portée à l’outil filmique dans l’étude de la relation intersubjective et intercorporelle qui se tisse au cours de l’entretien.

Cette journée sera suivie d’autres rendez-vous : Descriptif et programme

Un appel à communication est lancé : AAC Atelier de la danse n.9

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Colloque « Villes, migrations, droit international » – 6 et 7 juin 2019

En 2015,  le LADIE, le Centre de droit international de Nanterre (CEDIN- EA 382) de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et le Laboratoire Forces du droit (EA4387) de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, ont lancé un programme de recherche sur Les villes et le droit international (https://vdicil.org), dont  l’objet est de proposer et de mener une nouvelle réflexion sur l’articulation du pouvoir dans la société internationale contemporaine par le biais de l’étude juridique du rôle croissant des villes sur la scène internationale. Ce programme a déjà structuré des recherches thématiques :  “Les villes et droit international”, à Nanterre, en 2016, “Villes, violence et droit international”, en 2017 à Nice (avec une participation du CEPAM dans le cadre de l’Axe 3 MSHS), “Villes, développement durable et droit international”, en 2018, à l’Hôtel de ville de Paris.

Cette année, le projet de recherche porte sur « Villes, migrations et droit international ». Il s’agit, dans une perspective pluridisciplinaire, d’analyser l’action des villes en matière d’accueil et de protection des migrants, l’impact du droit international sur les zones urbaines confrontées à des flux migratoires, ou encore les propositions de ces villes en matière d’adaptation ou d’évolution du droit international.

Programme et affiche de la manifestation

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A ceux qui lisent cette page…

POISSON D’AVRIL!!!!!

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Séminaire « Penser, schématiser, mettre en ligne les circulations transnationales » – 8 avril 2019

Dans le cadre de l’axe 3 et du projet « Circulations transnationales et blocages des pratiques culturelles », un séminaire vous est proposé le lundi 8 avril, en salle 128 à la MSHS.

Résumé et interventions :

Kali Argyriadis (URMIS, IRD), Réseaux d’acteurs, circuits de la pratique et ethnographie collaborative

A partir de mon expérience issue d’une participation à plusieurs enquêtes collectives multi-situées portant sur des processus de transnationalisation religieuse, de circulations de genres musicaux et chorégraphiques et de circulations de savoirs anthropologiques, j’exposerai quelques pistes méthodologiques permettant d’étudier des réseaux d’acteurs et/ou des circuits de pratiques. La diversité des formes d’organisations réticulaires, des régimes d’appartenance et des processus de transnationalisation seront abordés, à travers quelques exemples d’ethnographies collaboratives. Il s’agira aussi de réfléchir aux avantages et aux limites de ce type de méthode, ainsi qu’à ses enjeux épistémologiques.

Elina Djebbari (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, IHEAL-CREDA) Transatlantic Cultures : représenter une histoire connectée des circulations culturelles dans le monde atlantique (XVIIIe-XXIe siècles)

Transatlantic Cultures est un projet de recherches en humanités numériques réunissant des chercheurs basés principalement en France, au Brésil, aux États-Unis, et au Sénégal. L’objectif est de produire une plateforme numérique en ligne de l’histoire culturelle transatlantique éditée en quatre langues : portugais, espagnol, français et anglais. A travers un nombre important de contributions organisées en une vingtaine de rubriques thématiques (musique, sport, cinéma, etc.), il s’agit d’observer les dynamiques culturelles de l’espace atlantique dans toute leur diversité et d’analyser son rôle central dans les processus de mondialisation contemporains. La plateforme numérique en ligne présentera au public une histoire connectée de l’espace atlantique depuis la fin du XVIIIe siècle au moyen d’une série d’articles analytiques pourvues de représentations visuelles permises par les outils numériques actuels (cartes interactives, modélisation de réseaux, etc.) afin d’observer les circulations culturelles entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Les perspectives sont pluridisciplinaires, émanant d’historiens, anthropologues, sociologues, politologues, musicologues, géographes, ainsi que des spécialistes de la littérature, des arts visuels, des arts de la scène ou du cinéma.Reflétant les recherches et les débats actuels en histoire culturelle, le projet montre comment la circulation des idées, des œuvres, des objets, des pratiques, des modèles, des institutions, des groupes et des individus à travers et autour du monde atlantique a contribué à la formation d’identités culturelles, à la fois régionales, nationales et transnationales, au cours des trois derniers siècles. En rupture avec le modèle dichotomique entre un « centre » d’Europe occidentale/nord-américain et des « périphéries » africaines, caribéennes et latino-américaines, le projet s’intéresse aux phénomènes de circularité et aux divers aspects (économique, politique, symbolique) qui ont contribué à l’établissement et au renouvellement des hiérarchies culturelles dans l’espace atlantique.

La communication présentera les enjeux et défis méthodologiques entraînés par la mise en œuvre du projet, notamment au niveau des outils requis pour penser et représenter les circulations culturelles transatlantiques à différentes échelles géographiques et temporelles.

Pour en savoir plus sur le projet : https://tracs.hypotheses.org

Téléchargez l’affiche 8 avril 2019

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Séminaire du projet « Inégalités, discriminations, mobilités dans les cadres scolaire et professionnel » – 26 avril 2019

Dans le cadre de l’axe 3 et du projet IDEX « GEDIS » Genèse et expérience des discriminations, un séminaire vous est proposé le vendredi 26 avril 2019, en salle 2B16 à St Jean d’Angély 2.

Résumé :

Certains types de discrimination sont plus aisément reconnus que d’autres. La littérature en psychologie sociale a montré en quoi les discriminations exercées par des membres exogroupes étaient davantage reconnues comme telles que les discriminations exercées par des membres endogroupe. Cet effet de prototypie a été mis en évidence dans la perception du racisme et la perception du sexisme (Baron, Burgess & Kao, 1991 ;  Inman & Baron, 1996). Selon, ces auteurs, les discriminateurs endogroupes seraient dédouanés d’intentions hostiles vis à vis de la cible de la discrimination de part leur appartenance groupale partagée. Cette hypothèse processuelle n’a cependant jamais été testée. Au travers de trois études, nous montrons en quoi fournir des justifications socialement acceptables permet de dédouaner les discriminateurs exogroupes. Nous discutons ces résultats à la lumière des travaux portant sur la légitimation des conduites discriminatoires.

Téléchargez les affiches et le programme du 26 avril

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8ème rencontre autour du patrimoine sportif et de la mémoire du sport – 28/30 mars 2019

Dans le cadre de l’axe 4 et du projet TEPAS, les 8èmes rencontres autour du patrimoine sportif et de la mémoire du sport auront lieu au Musée du sport à Nice et à l’auditorium de la Citadelle à Villefranche sur mer.

Téléchargez l’affiche

Téléchargez le programme des 8èmes Rencontres sur le patrimoine sportif 28-30 mars

 

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Exposition « Représenter la migration : quand le design s’empare des travaux de chercheurs en sciences humaines et sociales » – 2 avril 2019

« Représenter la migration : quand le design s’empare des travaux de chercheurs en sciences humaines et sociales »

A partir des écrits de chercheurs de la MSHS Sud-Est de l’Axe 3 : « Mondialisations, circulations, altérités », les étudiants niçois de l’Ecole Condé (Ecole nationale de design, digital, arts graphiques, photographie et patrimoine) ont produit une exposition autour du thème des migrations et des frontières. Pendant quelques semaines, cette exposition occupera une partie de l’espace de la MSHS Sud-Est.

A l’occasion du vernissage, le mardi 2 avril à 19h, un dialogue va s’engager entre étudiants et enseignant de l’Ecole Condé et les chercheurs de l’URMIS et plus largement de la MSHS Sud-Est sur le thème de la mise en récit des migrations et du passage des frontières.

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Appel à communication colloque international « Tolérance(s) – comment définir la tolérance? » – 11 et 12 octobre 2019

Le colloque international « Tolérance(s) – comment définir la tolérance ? » s’inscrit dans le projet global « Tolérance(s) » de l’axe 3 de la MSHS Sud-Est. Le colloque se déroulera en salle plate à la MSHS.

« Définir la tolérance » est un projet interdisciplinaire (Linguistique, Lettres, Histoire, Sociologie…) consacré à l’étude des définitions (explicites ou implicites) du concept de « tolérance », dans un corpus large, tant au point de vue diachronique que synchronique.

Depuis 1996, chaque année, l’ONU organise une Journée internationale de la tolérance. En 2015, dans un contexte particulier qui est celui où la France a subi des attaques terroristes, le Traité sur la tolérance de Voltaire a manifestement connu un véritable regain d’intérêt. La progression remarquable des ventes de ce texte, signalée par ses éditeurs, comme l’existence de cette Journée internationale attestent des interrogations (politiques, religieuses, sociales, juridiques, éducatives…) qui sont celles de nos contemporains sur la définition de la « tolérance » et donc la compréhension de cette notion. Or le Manuel éducatif « La tolérance, porte ouverte sur la paix » – qui est une pièce importante dans l’éducation à la tolérance préconisée par les Nations Unies – fait état « des définitions capricieuses et variables » de ce terme, dont les contours changent – par exemple – selon les langues.

Cette (relative) instabilité dans la définition du mot, qui fait que d’aucuns parlent de « vacillations […] du concept » [1], est également sensible pour une même sphère linguistique, en l’occurrence la langue vernaculaire, tant en synchronie qu’en diachronie. À partir de l’étymon tolerantia, désignant en latin classique une « constance à supporter », une « endurance », le Trésor de la Langue française identifie ainsi deux sens principaux au mot « tolérance », l’un orienté vers une polarité axiologiquement négative, le terme désignant alors une forme d’indulgence coupable, de laxisme dommageable ; dans l’autre sens, le mot désigne une « disposition à admettre chez les autres une manière d’être, de penser, d’agir différente de la sienne ». La première attestation de ce dernier sens date significativement de 1567, c’est-à-dire d’une époque où la France traverse la longue et douloureuse période des guerres de religion, ce qui s’accompagne évidemment de réflexions politico-religieuses sur un hypothétique « vivre ensemble ». Dans son Histoire européenne de la tolérance (XVIe-XXe siècles), Thierry Wanegfellen nuance le sens du terme et précise que la tolérance désigne alors plutôt l’ « acceptation d’un mal qu’on ne peut pas empêcher », ce qui rappelle l’étymologie du mot et dit assez combien la compréhension de la notion est liée à son contexte, varie selon les époques et engage des postures énonciatives différentes. C’est donc à une véritable interrogation sur la définition de ce mot, sur les emplois qui en sont faits, leur portée pragmatique et, naturellement, sur la posture énonciative que ce principe (et l’utilisation de celui-ci) requiert que les chercheurs (d’horizons divers) sont ici invités. Le but de cette réflexion pluridisciplinaire, qui constitue un véritable enjeu sociétal, est de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents au choix ou au refus de la tolérance, de circonscrire des zones de résistance où les valeurs prônées par un groupe empêchent l’intégration des altérités ou, a contrario, d’identifier les espaces, les choix, les positionnements qui rendent possible cette intégration.

Les pistes à explorer pourraient être :

  • Définition(s) et conceptualisation de la tolérance
  • Tolérance vs catégorisation et stigmatisation
  • Tolérance vs intolérance
  • Rhétorique/stylistique de la tolérance
  • L’ethos pré-discursif et discursif du tolérant, sa posture énonciative
  • Genres du discours de tolérance

Bibliographie indicative

  • Antoine Capet et Jean-Paul Pichardie, La naissance de l’idée de tolérance : 1660-1689, Colloque de Rouen, 29 et 30 janvier 1999, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 1999.
  • Albert Cherel, « L’idée de tolérance au début de la Renaissance », Revue d’histoire de l’Église de France, n°113, 1942, p.9-50
  • Les Frontières de la tolérance, colloques interdisciplinaires sur les valeurs, Université de Fribourg, 19-20 mars 2009, sous la direction de Simone de Reyff, Michel Viegnes, Jean Rime, Paris, Gallimard, 2016.
  • William Huseman, « A lexicological study of the expression of toleration in french (1559-1565)», Cahiers de lexicologie n°48, 1986.
  • David El Kenz, « La naissance de la tolérance au XVIe siècle : l’“invention” du massacre », Sens public, revue électronique internationale
  • Barbara de Negroni, Intolérances : catholiques et protestants en France, 1560-1787, Paris, Hachette, 1996.
  • Guy Saupin, Naissance de la tolérance en Europe aux Temps modernes : XVIe-XVIIIe siècle, Presses universitaires de Rennes, 1998.
  • Guy Saupin, Tolérance et intolérance : de l’Édit de Nantes à nos jours, Apogée, 1998.
  • Tolérance et Réforme, Éléments pour une généalogie du concept de tolérance, textes réunis par Nicolas Piqué et Ghislain Waterlot, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Peter Van Nuffelen, Penser la tolérance durant l’Antiquité tardive, Éditions du Cerf, 2018.
  • Thierry Wanegffelen, L’Édit de Nantes : une histoire européenne de la tolérance du XVIe au XXe siècle, Paris, Le Livre de poche, 1998.

Comité scientifique

  • Anna Carlstedt, MCF, Université de Stockholm
  • Véronique Montagne, MCF HDR, Université Nice Côte d’Azur
  • Olivier Millet, PR, Université Sorbonne-Paris
  • Anne-Pascale Pouey-Mounou, PR, Université Sorbonne-Paris
  • Mathilde Thorel, MCF, Université d’Aix-Marseille
  • Bengt Novén, PhD, Département de Français de Stockholm
  • Bernd Renner, Professor, Brooklyn College, New-York
  • Tom Conley, PhD, Université de Harvard

Comité d’organisation

  • Anders Bengtsson, PR, Université de Stockholm
  • Anna Carlstedt, MCF, Université de Stockholm
  • Véronique Montagne, MCF HDR, Université Nice Côte d’Azur
  • Camille Bouzereau, doctorante, BCL, UCA
  • Alina Sirotenko, doctorante, BCL, UCA et Université de Belgorod (Russie)

Dates

  • Date de remise des propositions : 10 avril 2019 aux deux organisatrices (une page A4 maximum, avec une courte bio-bibliographie), aux adresses électroniques:
    Anna Carlstedt : Anna.Carlstedt@su.se
    Véronique Montagne : veronique.montagne@univ-cotedazur.fr :
  • Date de réponse du comité scientifique : 20 mai 2019
  • Colloque : 11-12 octobre 2019

Plus d’infos : http://bcl.unice.fr/projets/tolerance/

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Appel à communication Journée d’études « Tolérance(s) – Regards croisés sur la tolérance » – 28 juin 2019

La journée d’études « Regards croisés sur la tolérance(s) » constitue l’étape inaugurale du projet global « Tolérance(s) », inscrit dans l’axe 3 de la MSHS Sud-Est. La journée d’études se tiendra en salle plate, à la MSHS.

Il s’agit d’initier une réflexion interdisciplinaire (Linguistique, Lettres, Histoire, Sociologie…) sur les définitions (explicites ou implicites) du concept de « tolérance », dans un corpus large, tant au point de vue diachronique que synchronique. Le mot souffre en effet d’une (relative) instabilité définitionnelle, qui fait que d’aucuns parlent de « vacillations […] du concept »1, vacillations notamment sensibles pour la langue vernaculaire, tant en synchronie qu’en diachronie. À partir de l’étymon tolerantia, désignant en latin classique une « constance à supporter », une « endurance », le Trésor de la Langue française identifie ainsi deux sens principaux au mot « tolérance », l’un orienté vers une polarité axiologiquement négative, le terme désignant alors une forme d’indulgence coupable, de laxisme dommageable ; dans l’autre sens, le mot désigne une « disposition à admettre chez les autres une manière d’être, de penser, d’agir différente de la sienne ». La première attestation de ce dernier sens date significativement de 1567, c’est-à-dire d’une époque où la France traverse la longue et douloureuse période des guerres de religion, ce qui s’accompagne évidemment de réflexions politico-religieuses sur un hypothétique « vivre ensemble ». Or le Manuel éducatif « La tolérance, porte ouverte sur la paix » – qui est une pièce importante dans l’éducation à la tolérance préconisée par les Nations Unies – fait encore état « des définitions capricieuses et variables » de ce terme, dont les contours changent, par exemple, selon les langues.

C’est pourquoi nous proposons aux chercheurs intéressés de réfléchir aux définitions du terme, en explorant par exemple les pistes suivantes :

  • En diachronie : quelle est l’histoire du mot « tolérance » ? quelles sont les périodes/ dates marquantes pour l’évolution du mot? Quels sont les événements importants (politiques, littéraires…) pour l’histoire du mot ?
  • En synchronie : quels sont les genres où se pense la tolérance (essai, texte politique, récit de voyage…) ? qui sont les penseurs de la tolérance ? comme s’énonce la tolérance ?

Les propositions (300 mots maximum), accompagnées d’une notice biographique (200 mots maximum) sont à envoyer avant le 10 avril 2019 à Véronique Montagne (BCL, UCA): veronique.montagne@univ-cotedazur.fr.
Les étudiants de Master et les doctorants intéressés par cette journée sont invités à se faire connaître de la même façon.

Comité scientifique :

Anne Brogini (CMMC, UCA)
Odile Gannier (CTEL, UCA)
Yvan Gastaut (URMIS, UCA)
Anna Carsltedt (Université de Stockholm)
Véronique Montagne (BCL, UCA)

Retrouvez toutes les informations sur le site dédié à cet évènement : http://bcl.unice.fr/projets/tolerance/

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MIDISHUC – Micro-diachronie en sciences humaines et conceptions du temps

Ce projet porte sur l’histoire des idées. Il a pour objectif d’examiner leur rythme d’évolution. Il fait l’hypothèse que ce changement peut se faire en une brève période de temps (mini-diachronie), notamment quand il est influencé par d’autres évolutions, inconscientes elles, comme celle de la langue, ou encore l’appréhension que l’homme a eu et a du temps physique et biologique. Le projet est donc trans- et interdisciplinaire et réunit des chercheurs en linguistique, philosophie, histoire, histoire des sciences, mais aussi biologie, physique et histoire de la médecine.

Pour vérifier notre hypothèse, nous avons choisi d’étudier l’objet TEMPS à la période de la Grèce classique, et notamment la charnière entre le Ve et le IVe siècles avant notre ère, car elle nous offre un observatoire privilégié pour observer ces modifications dans les sciences humaines, qu’elle voit émerger et se former pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.

En philosophie, on remarque le passage de : 1/ la détermination du temps comme essentiellement lié à l’altération et au défaut ontologique (Platon), à : 2/ une conception du temps qui le pose comme participant d’une réalité incluant le passage de la puissance à l’acte, et donc d’un temps axiologiquement reconsidéré en tant que principe ontologique participant du concept de changement (Aristote).

En linguistique, la théorie grammaticale, qui apparaît au IVe siècle chez Platon et Aristote, n’a pas de terme pour désigner l’aspect (le temps de l’action considéré dans son déroulement interne, achevé ou en cours par exemple), alors qu’il dispose de mots pour renvoyer au mode (enklisis) et au temps (déroulement externe, passé, présent ou à venir) (chronos).

En histoire, d’une chronologie multiforme fondée sur les généalogies, qui n’exclut pas la conception d’un temps éternel ou circulaire chez Hérodote, on passe avec Thucydide à une rationalisation du temps (création d’un système unifié de datation par saisons).

En médecine, la Grèce classique est l’époque de la naissance de la médecine hippocratique. La prise en compte de la temporalité des maladies est un tournant majeur.

Ces changements dans l’histoire des idées sont contemporains de changements linguistiques : à cette période, le système verbal du grec ancien semble connaître un changement radical, passant d’un système fondamentalement basé sur l’aspect à un système mixte, où la chronologie externe joue un rôle primordial, ce que l’on peut repérer notamment par des moyens très précis de marquer la chronologie relative.

Enfin et surtout, outre l’évolution des perspectives sur le temps dans ces différentes disciplines, c’est l’étude de leurs interactions et les influences qu’elles ont eues les unes sur les autres qui est le point de mire de notre projet.

Partenaires institutionnels

Université Côte d’Azur, IDEX UCAJEDI

Académie 5 : Homme, idées et milieux/ Human societies, Ideas and Environments

Académie 4 : Complexité et Diversité des Systèmes Vivants/ Complex systems

CNRS

Chercheurs

Richard Faure. Maître de conférences en linguistique des langues anciennes, laboratoire Bases, Corpus, Langage (UMR 7320)

Emmanuel Golfin, historien de l’Antiquité, Toulouse

Elsa Grasso. Maître de Conférences en Philosophie ancienne, Centre de Recherches en Histoire des Idées, (EA 4318)

Alice Guyon, Directeur de Recherches au CNRS, Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire, (UMR 7275)

Magali de Haro Sanchez, Dr. de l’Univ. de Liège en Langues et Lettres, spécialiste des textes grecs (jusqu’au 31 août 2018)

Corinne Nicolas-Cabane, Ingénieur d’Études CNRS, GéoAzur (UMR 7329)

Vivien LONGHI (HALMA – UMR 8164 – Université de Lille), spécialiste de la médecine hippocratique

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Environnement et histoire du droit

Resp. Benedicte Decourt-Hollender (ERMES) et Marc Ortolani (ERMES).

Projet centré sur une ANR déposée : NORMENVIR – Production de la norme environnementale et « codification » du droit rural aux XVIIIe et XIXe siècles ». A l’heure d’une réflexion planétaire sur la préservation du patrimoine naturel et environnemental, dans une perspective de développement durable, le droit apparaît comme un mécanisme d’encadrement et d’impulsion de nouvelles règles pour une valorisation et une gestion raisonnée des ressources. Or, l’élaboration de ces règles peut s’enrichir de solutions et d’expériences passées figurant dans des documents juridiques parmi lesquels les statuts, bans et règlements champêtres constituent une source d’une richesse insoupçonnée. La nouveauté de ce projet consiste notamment à considérer ces sources juridiques, non pas comme les traces d’un monde révolu, mais, en rupture avec  les champs de recherche balisés, comme de véritables outils de gestion durable, dans un contexte de risque, marqué par la faiblesse des ressources et la dégradation des écosystèmes.

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Prise en compte de l’incertitude dans la fabrication du savoir scientifique

Resp. Sébastien Poinat (ESPE, CRHI), Frédérique Bertoncello (CEPAM) et Giovanni Fusco (ESPACE).

L’incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement,  dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances. Il s’agira de mettre en évidence, au sein de l’histoire (récente ou non) de chaque discipline, quelques travaux illustrant les différentes manières de prendre en compte l’incertitude au sein du processus d’édification du savoir scientifique ; de mettre en lumière quelques textes d’auteurs qui, dans le domaine de l’épistémologie générale, se sont confrontés directement à cette question ; d’articuler la trajectoire historique du concept d’incertitude et des raisonnements qui le mobilisent, aux préoccupations contemporaines de l’activité scientifique. Ce chantier s’est d’abord développé au sein de l’actuel axe 4 de la MSHS.

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Histoire de la médecine préventive

Resp. François Bertrand (Département « Ethique et sciences humaines » de la faculté de médecine), Karine Deharbe (ERMES) et Stéphanie Maccagnan (ERMES).

Etudier la médecine aux XVIIème et XVIIIème comme période de transition  précédent l’émergence d’une médecine scientifique, afin de mettre en lumière la naissance de la médecine préventive, marquée par un changement de cible pour ses bénéficiaires : de l’individu à la collectivité.

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Histoire de l’art comme histoire de l’idée d’art

Resp. Rosa Maria Dessi (CEPAM), Thomas Gossenne (Villa Arson), Michel Lauwers (CEPAM), Giula Puma (CEPAM) et Carole Talon-Hugon (CRHI).

L’histoire de l’art n’est pas seulement l’histoire de la succession des artistes, des écoles, des styles, des mouvements, c’est aussi celle de l’idée d’art. L’art n’est pas fait que d’œuvres, mais aussi de mots pour les dire, de concepts pour les catégoriser et de théories pour les penser. L’art est une pratique historique changeante et les œuvres sont des objets incorporés dans l’histoire, histoire qu’elles contribuent d’ailleurs à écrire, et ne peuvent être considérées comme des objets autonomes, indépendants des représentations, des croyances et des valeurs de l’époque où elles sont nées. Comprendre une œuvre particulière, c’est l’appréhender dans sa manière d’être valable. Telle est la condition d’une lecture correcte, qui évite autant que faire se peut, les anachronismes, les distorsions, les erreurs de parallaxe. Appréhender correctement les œuvres, signifie donc d’abord les interpréter selon leur manière d’être et les apprécier à leur juste valeur.

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Mots des Lumières/Corpus du droit naturel (ModeL/CoDroNa)

Resp. Pierre-Yves Beaurepaire (CMMC), Marc Marti (LIRCES) et Pierre-Yves Quiviger (CRHI)

Dans une perspective pluridisciplinaire d’étude de la complexité des Lumières, il s’agit d’étudier les « mots des Lumières » à partir d’une part d’une réflexion collective sur ce que le libéralisme des Lumières veut dire et d’autre part sur des expressions concrètes qui interrogent à la fois les dynamiques réformatrices au XVIIIe siècle, les lignes de force qui travaillent la société d’ancien régime, soulignent les ambiguïtés des Lumières, et montrent qu’il est indispensable de penser les changements à l’œuvre à partir d’une chronologie qui dépasse les clivages entre temps modernes et temps contemporains : 1750-1850.  Ce projet s’accompagne d’un chantier de Corpus du Droit Naturel : constitution d’un corpus en ligne du droit naturel moderne le plus complet possible autour d’une hypothèse de travail : le droit naturel se développerait au sein de l’élément technique du droit, par identification, par les différents acteurs, d’une série d’arguments transnationaux qui prennent le visage de topoï qui unifient la pensée juridique, par-delà les différences disciplinaires (les différents secteurs du droit positif), nationales et normatives (droit romain, droit coutumier, droit canon, décrets, lois et jurisprudence).

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Eidos, aletheia, eidôlon : Idée, Vérité, Image (IVI)

Le séminaire I.V.I. est consacré à l’histoire et au devenir contemporain des idées antiques d’idée et d’image, à l’histoire de leur relation à l’idée de vérité et à leurs héritages et transformations dans la pensée contemporaine. Il est co–organisé par le CRHI, le CEPAM et la MSHS-Sud Est. Il est animé par Elsa Grasso & Arnaud Zucker.

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Economie et Philosophie (ECOPHI)

Resp. Richard Arena (GREDEG).

Ce projet vise à développer des coopérations entre économistes et philosophes autour de ce que l’on appelle la philosophie économique. Il s’agira d’une part de mieux comprendre les entités réelles qui sous-tendent un certain nombre de concepts théoriques et d’outils méthodologiques en science économique par l’utilisation de l’ontologie sociale. Les recherches d’ontologie sociale pourront aussi être utilisées pour étendre la réflexion sur la place et le rôle du concept de rationalité comportementale à l’ensemble des sciences sociales et non plus seulement la limiter au domaine de l’économie. La question de la relation entre cette philosophie et le pragmatisme pourrait être abordée, en particulier quand il s’agit de voir comment fonctionnent les notions de règle, norme sociale et institution en sciences sociales.

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Histoire de l’imaginaire scientifique et technique (HImaST)

Resp. Ugo Bellagamba (ERMES), Jean-Luc Gautero (CRHI), Eric Picholle (LPMC) et Yannick Rumpala (ERMES).

Étude des idées scientifiques, prenant en compte les échanges entre sciences et autres domaines de la culture ; étude de leur composante imaginaire, tant au niveau de l’imaginaire scientifique qu’à celui du grand public : elle joue un rôle-clef dans l’acquiescement ou l’opposition de ce dernier à tout changement majeur découlant des innovations, que celles-ci soient d’ordre technique ou scientifique, conceptuel. L’essor récent des études en science-fiction offre à l’histoire des idées un terrain d’expérimentation prometteur et bien documenté. Pour une part, le projet fédère des activités déjà existantes à l’UNS, qui est traditionnellement l’une des universités pionnières en France pour ce qui concerne les études en science-fiction (sur le modèle des Science Fiction Studies développées dans les universités anglo-américaines depuis les années 1970).

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Economie comportementale et sciences sociales (ECCOSSO)

Resp. Agnès Festre (GREDEG).

L’émergence de l’économie comportementale a d’abord remis en cause l’hypothèse familière d’un individu rationnel, pleinement caractérisé par des contraintes de ressources et par une fonction de préférence donnée, indépendamment du contexte social dans lequel il évolue. Elle a pris désormais en compte à sa manière le fait que les individus adoptent des comportements qui témoignent de la dimension sociale des préférences individuelles en recourant à l’aide de la sociologie et de la psychologie sociale et expérimentale. Elle a montré que les individus se soucient de ce que font les autres, de ce que les autres souhaitent ou ne souhaitent pas faire en recourant sérieusement à la notion d’ interaction sociale, comme dans le domaine de la finance comportementale. Elle a ensuite montré que sur les marchés, les individus n’échangent pas seulement des biens ou des services marchands, mais aussi des qualités souvent immatérielles, comme de la considération des normes et règles sociales, de la confiance, de la justice ou de la réciprocité, autant d’éléments qui jouent un rôle important dans la structuration des activités sociales et économiques : on retrouve ici l’influence de la sociologie et de la psychologie.

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