Séminaire interne : « Assembling the collective experience of a serious game. Mediation as an interactional practice » – 20 juin 2014

Séminaire interne ‘artefacts et coordination’ de l’Axe 2 de la MSHS de 10h à 12h, salle 128/129, MSHS.

Intervenants : Alain BOVET (Université de Neuchâtel) et Marc RELIEU (Sociologie, Télécom ParisTech) .

Rapporteur : Ali DOUAI (économie, GREDEG).

Ce séminaire est ouvert aux enseignants-chercheurs et aux doctorants intéressés par cette thématique.

Résumé :


Public installation settings provide a great opportunity to study how various participants orient to one or several screens. In this paper, we explore how visitors use the central tactile menu of a serious game installation with the assistance of a mediator. To study this interactional organization, we conducted a video-based analysis of co-participants’ practices. We focus on the close analysis of two distinct configurations of talk and bodily activities, which connect participants to the artefact through various embodied practices.

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3ème Table ronde internationale : « Incertitude et connaissances en SHS : production, diffusion, transfert » – 23-24 juin 2014

 

Dans le cadre du projet : « Faire science avec l’Incertitude » (axe 4), la MSHS Sud-Est organise la 3ème table ronde, intitulée « Incertitude et connaissances en SHS : production, diffusion, transfert », les lundi 23 et mardi 24 juin 2014, amphi 031 de la MSHS (SJA3).

Après deux rencontres consacrées respectivement aux enjeux pluridisciplinaires et aux «Démarches, méthodes et approches de l’incertitude», cette 3ème table ronde a pour objectif d’élargir la réflexion au‐delà du collectif constitué dans le cadre du projet «Faire Science avec l’Incertitude» en y conviant des collègues Français et étrangers, autour de trois thématiques principales : Incertitude et évolutions disciplinaires ; Incertitude et sujet ; La praxis de l’incertitude.

 

 

 

 

Picto_pdfPROGRAMME


Lundi 23 juin 2014


09:30-10:00 : Introduction
[learn_more caption= »Session 01 : Incertitude et évolutions disciplinaires »]

Dépassant à la fois le positivisme et le relativisme scientifique radical, on peut considérer que la recherche scientifique a atteint une certaine maturité dans la mesure où l’incertitude n’est plus perçue comme une défaillance mais comme un paradigme à part entière du processus de connaissance. Le dialogue interdisciplinaire engagé dans le cadre du projet « Faire Science avec l’Incertitude » a mis en lumière des analogies dans la perception et la prise en compte de l’incertitude par les différentes sciences humaines et sociales représentées. Cette session vise à explorer ces récurrences ou au contraire ces spécificités disciplinaires, ainsi que les enjeux d’incertitude particuliers à la pratique interdisciplinaire, et à évaluer l’impact de cette prise de conscience sur les évolutions disciplinaires (changements de paradigmes, de questionnements, de pratiques, etc.).[/learn_more]

10:00-10:30 : Picto_Doc2 Giovanni FUSCO (ESPACE – UMR7300, Nice), Frédérique BERTONCELLO (CEPAM–UMR 7264 et GDR3359 MODYS, Nice), Jean‐Charles BRIQUET-LAUGIER (MSHS Sud‐Est–USR3566, Nice), Joël CANDAU (LAPCOS‐EA 7278, Nice), Elisabetta CARPITELLI (BCL‐UMR 7320, Nice), Karine EMSELLEM (ESPACE–UMR7300, Nice), Thomas HUET(CEPAM–UMR 7264, Nice), Christian LONGHI (GREDEG‐UMR 7321, Nice), Sébastien POINAT (CRHI‐EA 4318, Nice), Jean-Luc PRIMON (URMIS‐UMR 205, Nice), Christian RINAUDO (URMIS‐UMR 205, Nice). « Faire science avec l’incertitude : réflexions sur la production des connaissances en SHS »


Picto_Doc210:30-11:00 : Giovanni RABINO (Department of Architecture and urban Studies, Politecnico di Milano). « Terres inconnues, cygnes noirs et unicornes splendides. Réflexions sur l’incertitude extrême en géographie et en aménagement »


Pause


Picto_Doc211:30-12:00 : Frank VARENNE (Université de Rouen, Groupe d’Etude des Méthodes de l’Analyse Sociologique de la Sorbonne ‐ UMR 8598). « Prise de conscience et prise en compte des sous-déterminations en géographie de modélisation »


12h00 ‐ 12h30 : Discussion


Pause repas


Picto_Doc214:00-14:30 : Christophe TUFFERY (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, Paris), Paul FERNANDES (Paléotime), Jean-Paul RAYNAL (Université de Bordeaux, UMR 5199 PACEA, et Department of Human Evolution, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology – Leipzig). « Évaluation des domaines d’incertitude et de leur éventuelle diminution dans un projet collectif de recherche interdisciplinaire : le cas du PCR Réseau de lithothèques en Rhône‐Alpes »
[learn_more caption= »Session 02 : Incertitude et sujet »]

Le propre des sciences humaines et sociales est d’avoir comme objets d’études des sujets ou des groupes de sujets, ou bien des phénomènes sociaux, culturels, économiques, historiques, politiques, etc. qui découlent de l’action des sujets. Il est dès lors intéressant de s’interroger sur les problématiques d’incertitudes liées aux sujets sociaux et individuels. Cette session s’y attèlera, en proposant des interventions portant sur deux aspects complémentaires :

  • « L’incertitude sur le sujet » : incertitude liée à la production de connaissances dans les disciplines où les matériaux empiriques se basent sur des récits ou des enquêtes auprès des sujets (question de la transcription et de l’interprétation des discours – oraux ou écrits –, des décalages pouvant exister entre les catégories conceptuelles des « enquêteurs » et des « enquêtés », …). Il sera également question de l’incertitude du sujet connaissant, le chercheur, dans sa démarche de production de connaissances sur d’autres sujets.
  • « L’Incertitude du sujet » : dans plusieurs disciplines, les chercheurs s’interrogent sur le comportement des sujets en contexte d’incertitude (incertitude des statuts sociaux, incertitude des situations vécues, etc.), sur les stratégies individuelles ou collectives mises en oeuvre pour faire face à l’incertitude (incertitude dans les interactions dans la vie quotidienne), sur la perception incertaine que les individus et les groupes ont de l’environnement dans lequel ils évoluent.[/learn_more]

Picto_Doc214:30-15:00 : Christian RINAUDO (Unité de Recherche Migrations et Sociétés, CNRS – UMR 8245, IRDUMR 205, Universités Nice Sophia Antipolis ‐ Paris Diderot). « L’incertitude dans la relation d’enquête ethnographique en Sciences sociales »


15:00-15:30 : Pierre GARROUSTE (Groupe de Recherches en Droit, Economie, Gestion ‐ UMR 7321, Université Nice Sophia Antipolis) : « Risque, incertitude, ambiguïté et ignorance en économie »


Pause


Picto_Doc216h00-16h30 : Patrizio BIANCHI (Università di Ferrara, Regione Emilia‐Romagna) : « Managing the emergency: the case of the reconstruction of the school system after the earthquake of May 2012 in Emilia Romagna »


16:30- 17:00 : Discussion


Mardi 24 juin 2014


Picto_Doc209:00-09:30 : Philippe BOISSINOT (Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés ‐ UMR 5608, Université de Toulouse II ‐ Le Mirail). « Certitudes et incertitudes de l’enquête archéologique. Approche épistémologique »
Intervention annulée

[learn_more caption= »Session 03 : La praxis de l’incertitude »]

Intégrer explicitement l’incertitude dans le processus de production des connaissances en S.H.S. implique d’accepter l’éclatement des schémas de pensée classiques du positivisme sans pour autant renoncer à produire des connaissances formalisées, partagées et transférables, malgré les incertitudes qui leur sont attachées. Se pose alors la question de la diffusion de connaissances incertaines vers la société civile : comment informer, sensibiliser, alerter parfois (cf. l’exemple emblématique du réchauffement climatique) tout en transmettant la part de flou, d’incertitude inhérentes aux connaissances et modèles produits, sans prêter le flanc aux « marchands de doute » qui font du discours scientifique une opinion comme une autre ? Les implications sont encore plus directes en contexte de prise de décision où les modèles et prospectives proposés ont une visée applicative (aménagement du territoire, santé, environnement, sciences économiques, etc.). Au sein de cette session, les communications privilégieront l’exposé de retours d’expérience de professionnels ayant dû communiquer ou prendre des décisions en contexte d’incertitude, ou bien ceux de chercheurs ayant travaillé dans de projets en recherche‐action, dans lesquels des problématiques d’incertitude ont émergés.[/learn_more]

Picto_Doc209:30-10:00 : Paul ALLARD (DESMID, Étude des Structures, des Processus d’Adaptation et des Changements de l’Espace – UMR7300, Arles). « Gérer l’eau dans le delta du Rhône : questions d’incertitude »


Picto_Doc210:00-10:30 : Warren WALKER (Faculty of Technology, Policy and Management, Delft University of Technology). « Adapt or perish: an approcah to planning under deep uncertainty »


Pause


Picto_Doc211:00-11:30 : Dominique GRIMAUD (Espace éthique azuréen, Département d’Ethique et Sciences Humaines de la Faculté de Médecine de Nice). « L’incertitude en santé, ou entre la Vie et la Mort »


11:30-12:30 : Discussion et conclusion de la table ronde

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Séminaire interne : « Effet Caïn et coopération » – 13 juin 2014

affiche 13 juinAxe 1 – Séminaire interne  salle 128/129, de 12h30 à 13h30. Il inclut un mini buffet, et il est structuré comme suit : 10 minutes pour déjeuner et entamer les discussions, 30 minutes de présentation(s), 20 minutes de discussion. Ce séminaire est ouvert aux enseignants-chercheurs et doctorants intéressés par cette thématique.

« Effet Caïn et coopération »
Intervenant : Joël CANDAU

Résumé :

D’un point de vue ontogénétique, un fait me paraît peu contestable : la perception d’un visage, aptitude très précoce, est notre première expérience de l’altérité. D’un point de vue phylogénétique, un autre fait me paraît tout aussi robuste : tout au long de notre histoire évolutive, les interactions avec des visages connus ont longtemps été la règle dans des sociétés dites d’interconnaissance résultant soit de la sélection de parentèle, soit de la sélection de groupe (selon les théories classiques de la coopération). Au sein de ces groupes restreints, non seulement l’altérité intrinsèque du visage d’autrui devenait rapidement familière mais, par le biais du regard auquel Homo sapiens est particulièrement attentif, ce visage « familiarisé » a probablement joué un rôle déterminant dans le contrôle social et la régulation des comportements coopératifs. J’appelle ce dernier phénomène « effet Caïn », en référence au poème La conscience de Victor Hugo. L’effet Caïn désigne le fait que les comportements humains, et plus spécifiquement les comportements coopératifs, sont fortement influencés par le regard d’autrui. Au cours de l’exposé :
1/j’évoquerai plusieurs travaux illustrant cet effet ;
2/je poserai la question de sa variabilité culturelle et de ses transformations éventuelles dans des sociétés toujours plus ouvertes, caractérisées par des interactions fréquentes avec des visages inconnus ;
3/j’envisagerai la possibilité de répondre à cette question par des méthodes ethnographiques et/ou expérimentales.

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Colloque « Penser autrement la propriété » – 2-3 juin 2014

« Penser autrement la propriété. Des formes de conceptualisation alternatives de la propriété » 2-3 juin 2014, Nice
Amphithéâtre 202, Faculté de droit de l’Université de Nice Sophia Antipolis
Colloque du GREDEG–CREDECO (UMR 7321), du centre Maurice Halbwachs et de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est.

Télécharger le programme (pdf)

Problématique :


 Il est courant de présenter le droit des biens français comme opposant les partisans d’une théorie classique de la propriété – qui la définissent comme un faisceau de prérogatives (usus, fructus et abusus) –, aux tenants d’une théorie renouvelée de la propriété – qui la regardent telle une relation d’exclusivité entre une personne et sa chose (Ginossar, F. Zenati et Th. Revet) –. L’on ne saurait toutefois manquer de voir que ces doctrines demeurent, audelà de leurs divergences, fermement attachées à la conception juridique moderne et à ses présupposés jus-naturalistes, voire plus généralement essentialistes. Toutes deux restent en particulier centrées sur une seule vision de la propriété : celle que l’on a pu nommer « maîtrise souveraine », lors même que la démonstration a été faite que le Code civil contient en germe d’autres possibilités (M. Xifaras). Dans ce contexte, des voix s’élèvent pour déplorer la crise que traverserait le droit des biens, allant parfois jusqu’à affirmer que la discipline se trouve, aujourd’hui en France, « sinistrée » (ibid., 2013, communication orale). De fait, le « modèle propriétaire » dominant, qui identifie le propriétaire à un maître et souverain, dissimule mal l’existence de multiples autres formes de propriété, irréductibles à la vision traditionnelle absolutiste. Ce sont ces formes « alternatives » de conceptualisation de la propriété qui seront explorées les 2 et 3 juin prochain, à Nice : partant du postulat que le dialogue entre les disciplines et, notamment, celui du droit avec les sciences humaines peut aider à l’émergence de nouvelles idées et, en particulier ici, participer à la découverte de nouvelles formes de propriété, nous investirons les champs du droit, de l’histoire du droit et de la théorie du droit comme ceux de la sociologie, de la philosophie, de l’anthropologie et de l’économie. Au fil des communications, nous découvrirons les interprétations contemporaines de la propriété en termes d’accès et de contrôle, mais aussi de « faisceaux de droit », et verrons quels liens peuvent être tissés avec ce qu’il est désormais convenu d’appeler les « communs » ; nous reconsidérerons les propriétés communes ou collectives, souvent méconnues, et nous demanderons dans quelle mesure il serait possible de renouer avec les anciennes formes de « propriétés simultanées ». L’on s’efforcera de s’ouvrir aux visions non occidentales de la propriété, au risque de voir le concept purement et simplement rejeté. Enfin, des études de cas, illustrant la difficulté de rendre compte de la propriété selon la conception orthodoxe, complèteront des exposés de portée plus conceptuelle.

Caroline GUIBET LAFAYE (Directrice de recherches au CNRS) et Sarah VANUXEM (Maître de conférences à l’UNS).

Document(s) associé(s) :


Repenser la propriété. Revue internationale de droit économique, 2014, n°3, t.XXVIII, 140 p., Ed. De Boeck Supérieur.
ISBN : 9782804193447. ISSN : 1010-8831

Retrouvez les actes du colloque dans leur version électronique sur CAIRN.INFO

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Questions d’Europe : conférence « Europe, crise et populisme » – 13 juin 2014

Axe 3, Séminaire : « Questions d’Europe »

« Europe, Crise et Populisme. Analyse des élections européennes des 22-25 mai 2014 »

Christine PINA (ERMES), Natalia TIMUS (Maastricht University), Gilles IVALDI (URMIS, organisateur)

Le 13 juin 2014, à 14h, MSHS Sud-Est, amphi 031.

Ce séminaire est ouvert à tout public. Entrée libre.

Résumé :


Les élections européennes des 22-25 mai 2014 représenteront un moment décisif pour une Union européenne en crise, traversée par une vague de scepticisme, sur fond d’insatisfaction face aux politiques d’austérité et sous la menace croissante de mouvements eurosceptiques et populistes. A l’occasion de cette conférence, Christine Pina, Natalia Timus et Gilles Ivaldi analyseront les résultats et principaux enseignements du scrutin en France et dans les autres Etats membres de l’UE. Qu’en est-il du déficit démocratique chronique de l’Union européenne vis-à-vis de ses citoyens ? Ces élections seront-elles marquées par de nouveaux records d’abstention ? Les enjeux européens, notamment la désignation de la prochaine Commission, prendront-ils le pas sur les enjeux strictement nationaux qui dominent traditionnellement ces élections ? Quelle majorité pour le nouveau parlement ? Quels groupes politiques et alliances transnationales ? Qu’en sera-t-il, enfin, de la réalité hétérogène du phénomène populiste pan-européen et de l’impact des formations radicales sur les nouveaux équilibres politiques au sein de l’UE ?

Christine PINA Maître de Conférence en Science politique – ERMES Co-directrice du Master 2 « Expertise du politique et affaires publiques » Université de Nice-Sophia Antipolis (UNS) http://www.ermes-unice.fr/?q=node/58

Natalia TIMUS Researcher at Maastricht Graduate School of Governance, Maastricht University, Adjunct Professor, Sciences Po. Paris, Campus Menton http://www.merit.unu.edu/about-us/profile/?staff_id=1715&stage=

Gilles IVALDI (organisateur) Chargé de recherche CNRS en science politique – URMIS Université de Nice-Sophia Antipolis (UNS) http://urmis.unice.fr/spip.php?article21

 

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Séminaire interne : « Mythographie égyptienne, exégèse et œcuménisme philosophique » – 28 mai 2014

Séminaire interne à l’axe 3 organisé à la MSHS Sud-Est, le 28 mai 2014 à 11h.

Animateur : Arnaud ZUCKER (CEPAM)

Commentateur : Elsa GRASSO (CRHI).

Résumé :


Auteur du Sur Isis et Osiris de Plutarque

A partir du mythe d’Osiris, Plutarque (I-IIe ap. J.-C.) propose un panorama des possibilités exégétiques (ou niveaux d’interprétation) d’un mythe, et un itinéraire intellectuel remontant à une « vérité » théologique qui lui paraît universelle et… apatride. Mais le point de départ de cette démarche semble paradoxal, puisqu’il est choisi non dans le patrimoine mythologique grec, mais dans une tradition religieuse « étrangère ». Philosophe d’allégeance platonicienne, mais aussi d’imprégnation « théosophique » (avant la lettre), et prêtre d’Apollon, Plutarque, qui a une perception fine de l’articulation des rites et des mythes, développe une réflexion originale, où l’Égypte n’est pas un faire-valoir de la philosophie grecque, et que l’on aurait tort de considérer (en vertu d’une projection paresseuse) comme une tentative hellénocentrique d’annexion de la pensée égyptienne.

 

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« Une migration économique atypique: les mobilités dites roms en Europe occidentale » – 9 avril 2014

La conférence organisée à la MSHS, salle 128.

Les quelques pistes de réflexion présentées ci-dessous émanent d’une enquête de terrain en cours dans la région de Nice auprès de migrants roumains dits roms. Elles demandent à être encore travaillées et problématisées. La présentation de ce chantier devant les collègues de la MSHS lors de son séminaire interne n’a en cela nullement vocation à faire état de résultats d’enquêtes mais plutôt d’inviter ces derniers à une discussion en vue d’enrichir ces questionnements et, pourquoi pas,  à élaborer un projet de recherche interdisciplinaire commun.

Résumé :


Aux portes de nombreuses villes de France, on voit ressurgir depuis une petite dizaine d’années des bidonvilles. Ces formes d’habitats extrêmement précaires avaient alors servi de palliatif au manque de logement pour les travailleurs étrangers, en majorité issus des (anciennes) colonies, venus participer à l’effort de reconstruction nationale après la 2ème guerre mondiale. Aujourd’hui, la recrudescence de ces baraquements est –pour partie au moins- liée à une nouvelle migration, celle de populations pauvres et marginalisées venues d’Europe de l’Est et stigmatisées sous l’identification ethnique de « Tziganes » ou « Roms ». En évitant de prendre la catégorisation ethnique de façon essentialiste, on cherchera à mieux définir ces mouvements de façon à saisir ce qui les rapproche et ce qui les distingue d’autres formes de migrations économiques plus traditionnelles. On questionnera en particulier les formes d’altérités qui lui sont associées dans le territoire d’origine comme dans les espaces de migration, le rapport à l’espace européen, les parcours des individus et des collectifs ainsi que les projets –d’ascension sociale ou pas- portés par ces mobilités. A travers ces migrations, c’est la société européenne contemporaine qui peut être analysée.

–       D’un point de vue politique tout d’abord : si la mobilité des travailleurs, après celle des capitaux, fut longuement discutée dans le processus d’élargissement de l’UE ; la migration (économique) de populations faisant l’objet d’un fort rejet social de la part des majoritaires questionne la capacité d’intégration de l’Union et de ses Etats. En France, la primauté de la composante ethnique mise en avant dans les politiques publiques et dans les media invite par ailleurs à interroger le regard portée sur la misère et les processus de mise à distance de celle-ci. Les bidonvilles seraient-ils traités, politiquement, avec aussi peu de moyens si leurs habitants n’étaient pas préalablement perçus –et construits- sur le mode de la Différence. La transformation d’un problème social en un problème ethnique introduit une distanciation qui « rend tolérable » une situation autrement perçue comme politiquement critique. Il conviendrait de travailler sur les discours et les représentations liées à ces populations de façon à éclairer le traitement dérogatoire dont elles font l’objet.

–       D’un point de vue sociologique, il conviendrait d’étudier les formes de sociabilités et les modes de vie engendrés par ces lieux d’habitation. Le bidonville, habitat précaire s’il en est, est non seulement soumis aux aléas naturels (inondations, destruction par des tempêtes, feu…) mais il fait régulièrement l’objet de destruction par les pouvoir publics, avec ou sans proposition de relogement. Les migrants sur lesquels nous portons notre attention ne sont que très rarement –ou de façon mythique – nomades ; ils ne correspondent pas à la catégorie des « gens du voyage » et ne sont pas accueillis sur les aires réservées à cet effet. Il s’agit généralement, comme la majorité des migrants économiques, de personnes ayant quitté –souvent temporairement- un habitat très modeste dans leur pays d’origine et cherchant à vivre à peu de frais durant leur période migratoire de façon à économiser sur les gains obtenus pendant la migration. Même précaire, l’habitat reste source de liens affectifs et de sensibilité mais la labilité de ces habitats induit des pratiques et des relations sociales spécifiques : les expulsions et la destruction de ces lieux de vie obligent leurs habitants à se réinstaller, à négocier régulièrement leur place dans de nouveaux territoires, souvent déjà occupés par d’autres, à tisser des liens avec de nouveaux voisins dans des espaces où la solidarité –comme la notion de communauté- ne va pas de soi. Lorsque les déplacements s’effectuent sur des distances supérieures à quelques dizaines de kilomètres, ce sont souvent également d’autres formes d’insertion locales qui sont à réaménager : les lieux de « travail » (qu’il s’agisse de salariat, de mendicité, de récolte de déchets ou autre), les espaces de ressources (liens avec des associations caritatives auprès desquelles il est parfois difficile de se faire accepter), les espaces de scolarisation des enfants, etc. En ce sens, ces migrants, particulièrement exclus, doivent développer des capacités d’adaptation et d’insertion, tels des savoir-faire, qu’il conviendrait d’éclairer.

–       « En France, on trouve des choses plus belles dans les poubelles ». Au delà de la question de l’habitat, la migration d’une population laissée à la marge des sociétés dominantes dans leur pays d’origine comme dans les pays qui « les accueillent », invite à s’interroger sur l’économie de l’exclusion. De nombreux travaux ont montré comment les emplois subalternes des pays occidentaux pouvaient apparaître comme des opportunités très prisées pour des migrants issus de pays plus pauvres. On a moins souvent abordé la question en termes de relégation : en quoi est-il plus enviable, voire « plus rentable » de vivre à la marge d’une société riche ? Dans quelle mesure le niveau de vie global d’une société impacte ceux qui en sont dits exclus mais dont pourtant les activités lucratives en sont fortement dépendantes ? Reprenant le vocabulaire des informateurs, cela amènera à interroger la notion même de travail.

 

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Séminaire interne : « Modélisation des effets d’ordre » – 14 mai 2014

Séminaire 14 mai 2014Séminaire interne de l’axe 1, le 14 mai 2014 de 12h30 à 13h30, salle 009 :

Modélisation des effets d’ordre, second séminaire interne.

Initiateur du projet : Fabien MATHY.

Disciplines concernées a priori : psychologie, informatique, économie.

Ce séminaire invite à réfléchir à la question des effets d’ordre et de similarité dans une tâche de jugement phonologique chez des enfants de 5 ans. Cette question est soulevée par Bruno De CARA, qui présentera des résultats expérimentaux. Une discussion informelle développera la question et tentera de la rattacher à celles soulevées lors du premier séminaire qui s’est déroulé le 14 février 2014.

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Colloque international « Les consuls, figures de l’intermédiation marchande en Europe et dans le monde méditerranéen (XVIIe-XIXe siècles) » – 10-12 avril 2014

Le Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine organise du jeudi 10 au samedi 12 avril 2014 le colloque international « Les consuls, figures de l’intermédiation marchande en Europe et dans le monde méditerranéen (XVIIe-XIXe siècles) ». Ce colloque a reçu le soutien de l’axe 3 de la MSHS du Sud Est « L’Europe et ses autres ».

Résumé :


Les travaux récents sur les agents consulaires européens ont porté sur la mise en place des réseaux consulaires européens à l’époque moderne et au XIXe siècle, sur la diversité des missions qui étaient confiées aux consuls et sur la variété de leurs statuts. Ils y sont définis comme des agents de l’État au sein des réseaux consulaires français et espagnols, et, du moins avant le XXe siècle, comme des commerçants privés pour les autres nations. Des enquêtes prosopographiques de grande ampleur ont par ailleurs été menées sur le déroulement des carrières consulaires qui sont tantôt marquées par la mobilité, tantôt, au contraire, par la constitution de « dynasties » locales. Les thèmes de l’insertion des consuls dans leur contexte social, culturel et institutionnel local, tout autant que celui de leur rôle dans la circulation de l’information ont également été abordés, comme en ont témoigné les colloques récemment organisés sur ces sujets à Nice (24-26 novembre 2011) et à Séville (27-28 septembre 2012). En revanche, les études consacrées aux fonctions assumées par les consuls dans l’intermédiation marchande proprement dite sont demeurées rares. Pourtant, qu’ils soient pourvoyeurs d’information vis-à-vis des ressortissants placés sous leur juridiction ou arbitres dans des différends commerciaux, lobbyistes face aux autorités locales ou entremetteurs au sein de leur communauté, les modalités d’intervention des agents consulaires dans la réduction de l’incertitude marchande et dans l’optimisation des transactions commerciales sont multiples. Poser la question du consul en tant que figure de l’intermédiation marchande, c’est donc s’interroger sur l’efficacité des services commerciaux assumés par les consuls et, à plus grande échelle, sur le rôle qu’ils ont joué dans le décloisonnement des espaces marchands européens.

Informations et programme sur le site du CMMC

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Journée d’étude « religions, transnationalisation et nouvelles médiations » – 4 avril

Vendredi 4 avril 2014, MSHS Sud-Est (Salle plate)

Journée organisée dans le cadre de l’axe de recherche n° 3 de la MSHS Sud-Est  (L’Europe et ses « Autres »)

Journée soutenue par l’URMIS (UMR Migrations et Société), le LAPCOS (Laboratoire d’Anthropologie et de Psychologie Cognitive et Sociale), le Centre International de Recherche sur les Esclavages (CIRESC) et l’IDA (Institut des Amériques).

Programme-4 avril 2014

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Conference : « Artefacts as traces: cognitive strategies for presencing the absent » – 24 mars 2014

Carl Knappett 24 marsConférence de Carl KNAPPETT, le lundi 24 mars, à 14h, à la MSHS

Résumé :

In this talk he will draw attention to the role of artefacts in presencing the absent and accessing the ineffable. He then proposes to focus on how this is achieved materially through processes such as substitution, combination, and imprinting. He will also discuss the cognitive correlates of these material processes, using ideas such as conceptual blending and scaffolding. His examples will be mostly archaeological, drawn from the ancient Mediterranean.

Carl Knappett est professeur d’archéologie à l’université de Toronto. Il est l’auteur de nombreux articles articles scientifiques et de plusieurs livres, parmi lesquels Thinking through material culture. An Interdisciplinary Perspective, paru en 2005 aux presses de l’université de Philadelphia et An Archaeology of Interaction: Network Perspectives on Material Culture and Society paru en 2011 aux presses de l’université d’Oxford.

Carl Knappett développe une approche archéologique originale des artefacts fondée sur l’interdisciplinarité, et en particulier sur le dialogue entre archéologie et sciences cognitives. Il figure parmi les théoriciens contemporains les plus influents dans ce champ de recherche.

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Conférence : « L’avenir de l’Europe » – Mme Nicole Fontaine – 20 mars 2014

Nicole FONTAINE
Ancienne présidente du Parlement européen, Ancien ministre déléguée à l’industrie, Avocate (Barreau des Hauts-de-Seine), Professeur titulaire d’une chaire Jean Monnet ad personam à l’Université Nice Sophia Antipolis.

Conférence organisée à 18h, dans les locaux de la MSHS, amphi 031.

Résumé :


Le désamour des peuples à l’égard de la construction européenne ne date pas d’hier. Après une période d’enthousiasme prononcé, un fossé s’est peu à peu creusé entre les décideurs communautaires et les citoyens et la première fracture est apparue en France au moment du référendum sur le Traité de Maastricht (1992). L’échec du référendum sur le projet de Traité constitutionnel en mai 2005 a confirmé s’il en était besoin cette fracture. Mais la crise survenue brutalement en 2008 a accéléré le processus. Une analyse superficielle a ancré fortement chez les populations le sentiment que l’Europe était le problème. Aujourd’hui, tout le monde semble s’accorder pour dire que la construction européenne doit être totalement remise à plat. Oui, mais comment ? Entre ceux qui préconisent un désengagement de l’action européenne et un retour à la simple coordination intergouvernementale et ceux qui estiment que la solution est dans plus de fédéralisme, quelle est la voie d’avenir ? Des propositions différenciées commencent à émerger qui proposent notamment de renforcer l’intégration des pays membres de la Zone Euro. Mais les Etats qui pèseront d’un poids décisif dans la décision finale sont-ils susceptibles de s’entendre sur une telle perspective ? A cet égard, la vision européenne de l’Allemagne et celle de la France sont-elles compatibles ? Enfin, l’avenir de l’Europe est-il avec ou sans la Grande-Bretagne ? Toutes ces questions seront au cœur du prochain débat que portera les nouvelles personnalités qui seront appelées aux rênes des Institutions Européennes notamment à la Présidence de la Commission. Elles méritent aujourd’hui l’analyse et la réflexion approfondie de tous ceux qui pensent que l’Europe est la SOLUTION.

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Séminaire interne « Traductions et retraductions françaises de la ‘Theory of Morals Sentiments’ (1759) d’Adam Smith. Un exemple de transfert culturel en Europe », 5 mars 2014

A 17h, salle 129 à la MSHS : premier séminaire « L’Europe et ses autres : Figures et histoires », qui inaugure la formule retenue par l’axe 3 « L’Europe et ses Autres » afin de promouvoir le dialogue interdisciplinaire.

Intervenant : Michaël BIZIOU (CRHI) : « Traductions et retraductions françaises de la ‘Theory of Morals Sentiments’ (1759) d’Adam Smith. Un exemple de transfert culturel en Europe ». Commentaires :  Pierre-Yves Beaurepaire, historien du CMMC.
Un texte à l’appui du séminaire sera disponible prochainement.

Nous vous rappelons l’appel à propositions pour ce cycle de séminaires internes de l’axe 3: L’idée est de permettre aux différents collègues concernés par l’axe 3 de la MSHS de se rencontrer et de travailler ensemble, nous proposons de mettre en place un séminaire, qui se tiendra tous les deux mois environ, intitulé L’Europe et ses autres : Figures et histoires. Lors de chaque séance, un membre d’une des équipes de la MSHS présentera un travail récent ou en cours de publication (article, ouvrage, etc.), ce travail sera ensuite discuté par un collègue d’une autre équipe de la MSHS, avant de faire l’objet d’une discussion générale. Ce séminaire entend ainsi prouver, par l’exemple, que le dialogue interdisciplinaire est possible et fructueux.

Si vous êtes intéressé à présenter vos recherches dans ce cadre, merci de contacter la responsable de l’axe 3, Silvia Marzagalli (marzagalli@wanadoo.fr)

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Journée d’étude « Artifacts, practice and knowledge elaboration: an interdisciplinary perspective » – 7 mars 2014

Cette manifestation organisée par la MSHS le 7 mars 2014, dans le cadre de l’axe 2, vise à réfléchir sur les façons dont les différentes sciences sociales et humaines (psychologie, linguistique, économie, droit et gestion, etc.) tentent de définir l’action humaine et le rôle des artefacts dans l’élaboration, la mise en œuvre, le développement et l’évolution des pratiques dans la sphère sociale. Depuis la fin du dix-neuvième siècle, ont émergé de nombreuses approches visant à mettre en lumière, acter ou réfuter les dichotomies historiques qui perdurent entre théorie et pratique, sujet et objet, agent et « monde extérieur », etc. Ces théories éclectiques portent sur les conséquences des actions humaines et discutent  la manière dont les outils et les artefacts aident les humains à se construire et à construire leur culture. Lire la suite…

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Conférence « Entre Nation et Empire: Identité nationale et projet impérial britannique au XVIIIe siècle » – 10 mars 2014

Horaire et lieu de la conférence : 18h à 20h, salle 129 à la MSHS.

Intervenant : Paul MONOD, Middlebury Collège, Vermont.

Résumé :


L’empire global et l’identité nationale se sont développés simultanément en Grande Bretagne au XVIIIe siècle. Une identité britannique formée par la politique, la religion et le commerce s’impose aux colons ainsi qu’aux peuples indigènes de l’empire comme instrument de contrôle. Pourtant, les colons américains revendiquent leur propre sens d’être « Free-born Britons » en se libérant du pouvoir britannique. La tension entre un projet impérial de domination et une identité nationale promettant la liberté n’a pas été résolue jusqu’à la fin de l’empire. Cette tension résume les contradictions des empires européens de l’époque moderne.

Paul Monod est professeur de l’histoire britannique et européenne au Middlebury Collège, Vermont, où il est titulaire de la chaire Barton Hepburn.  Il a obtenu son doctorat à l’Université de Yale en 1985.  Ses recherches sur les liens entre la religion, la politique et la culture ont été soutenues par des bourses du National Endowment for the Humanitiess (E-U) et les Fondations Getty, Huntington et Leverhulme.  Il a été professeur invité aux universités de Sussex et d’Oxford.  Parmi ses publications, Jacobitism and the English People, 1688-1788 (Cambridge University Press, 1989); The Power of Kings: Monarchy and Religion in Europe, 1589-1714 (Yale University Press, 1999); Murdering Mr. Grebbel: Madness and Civility in an English Town (Yale University Press, 2003); Imperial Island: A History of Britain and its Empire, 1660-1837 (Macmillan, 2009); Solomon’s Secret Arts: The Occult in the Age of Enlightenment (Yale University Press, 2013).  Ses recherches actuelles portent sur la formation de l’état britannique au XVIIIe siècle.

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Séminaire interne : « Modélisation des effets d’ordre » – 14 février 2014

Modélisation des effets d'ordreLe 14 février 2014 de 12h30 à 13h30, salle 129 à la MSHS : initiateur du projet Fabien Mathy.
Disciplines concernées a priori : psychologie, informatique, économie.

Ce séminaire invite à réfléchir à la question des ordres de présentation. En psychologie, on randomise toujours la présentation du matériel pour étudier la formation des connaissances, mais lorsqu’on manipule l’ordre de présentation des stimuli, on se rend compte qu’ils induisent une représentation spécifique. La similarité perçue des stimuli est distordue par leur contiguïté, l’abstraction aussi peut être modifiée, et au final, la conceptualisation est malléable. Cela est paradoxal en un sens, car un ordre de présentation ne change pas la quantité d’information globale d’une séquence de stimuli. L’influence des ordres de présentation est donc bien un pur produit du mode spécifique de traitement de l’information des individus. Le traitement profite de l’ordre de présentation pour valider des hypothèses temporaires. Fabien Mathy donnera quelques exemples de ses travaux passés et sera très curieux de savoir s’ils peuvent s’appliquer à l’apprentissage de la lecture/écriture, la distortion de réseaux sémantiques, l’optimisation de séquences pédagogiques, mais aussi, ça devient interdisciplinaire..
la vente, le marketing… dans quel ordre faire visiter une maison (faut-il commencer par la plus belle pièce ou terminer par elle ?), dans quel ordre faire parcourir un client un magasin, etc. Cette problématique a un lien direct avec les capacités mémorielles des individus.

Ce séminaire interne est ouvert à tout chercheur intéressé par cette thématique.

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Fonctionnement et programmation de l’axe 1 « Cognition et coopération »

L’axe 1 de la MSHS fonctionnera en 2014 selon un parcours séquentiel de financement 1) séminaire interne/brainstorming, 2) conférences invitées 3) petit soutien aux dépôts de demandes de financements (par exemple, une relecture d’anglais d’un projet ANR ou ERC à déposer, organisation d’un symposium en lien avec un projet collaboratif). Une orientation est donc donnée vers la soumission de projets, mais les deux premiers points permettent de catalyser plus librement la production de connaissances.

{Lire la suite….}Programmation et appel – axe 1 – 2014 version du 24 janvier 2014

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Conférence par François Rastier – 9 janvier

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L’école doctorale LASH reçoit sur le campus Carlone de la Faculté des Lettres, François Rastier qui animera une conférence-débat sur le thème de son ouvrage : « Apprendre pour transmettre. L’éducation contre l’idéologie managériale », le jeudi 9 janvier de 18h à 19h30.
Résumé de son livre :
En questionnant les conceptions implicites des langues et de la culture qui sont aujourd’hui de mise, cet essai souligne les limites des théories de la communication et de la cognition qui entendent se partager sans reste l’enseignement et la recherche.
De l’école à l’université, la même idéologie managériale restreint en effet le contenu des disciplines au profit d’activités diverses, remplace les connaissances par des « compétences » et multiplie les évaluations concurrentielles, comme si l’éducation n’était qu’une préparation à l’emploi et l’homme une « ressource » humaine.
Mais la société ne se réduit pas à l’économie : une autre conception de la culture se dessine avec la richesse de l’enseignement des langues et la diversité des sciences sociales. Afin d’empêcher l’idéologie managériale et les intérêts privés de contrôler l’éducation, un projet ambitieux doit promouvoir une conception cosmopolitique de la connaissance. Pour cela, il peut s’appuyer sur la diversité des cultures, des langues et des œuvres.
Editions PUF, Paris, 2013, « Apprendre pour transmettre »

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Table ronde : « L’attention : à la croisée des sciences sociales et des sciences cognitives » – 27 janvier 2014

Dans le cadre du projet SYCOVISO de l’axe 1 de la MSHS Sud-Est, une table ronde est organisée dans les locaux de la MSHS, de 14h à 19h.

 L’attention: à la croisée des sciences sociales et des sciences cognitives

lundi 27 janvier 2014, MSHS Sud-Est, Salle 129

 
14h00   ouverture : Bernard CONEIN (organisateur) et Tobias SCHEER (directeur MSHS Sud-Est)

14h15  Laurence KAUFMANN (Université de Lausanne) : L’attentionnalité collective : une manière parcimonieuse de «faire collectif» ?

14h55   discussion

15h15   François MAQUESTIAUX (Université de Paris-Sud) : Psychologie de l’attention

15h55   discussion

16h15   pause café

16h45   Fabrice CLEMENT (Université de Neuchâtel) : Eduquer l’attention: le rôle des émotions dans le processus de socialisation

17h25   discussion

17h45   Pierre GARROUSTE & Agnès FESTRE (Université Nice-Sophia Antipolis) : L’économie de l’attention : enjeux et perspectives de recherche

18h25   discussion

18h45   fin

Cette table ronde est ouverte à tous les chercheurs et doctorants intéressés par cette thématique.

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Workshop : « Economics and Psychology » – 21 décembre 2013

Dans le cadre du projet SYCOVISO de l’axe 1 de la MSHS Sud-Est, workshop organisé à la MSHS, amphi 031.

PROGRAMME

9:30       Welcome address Richard ARENA (GREDEG, Université Nice-Sophia Antipolis) and Tobias SCHEER  (Chair of the “Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est”)

10:00     Massimo EGIDI (LUISS Guido Carli):  Cognitive roots of systematic organizational biases

11:00 Coffee break

11:30     Isabelle BLANCHETTE (Université du Québec à Trois-Rivières) : Hot cognition: The effect of emotion on reasoning

12:30     Pierre GARROUSTE (GREDEG, Université Nice-Sophia Antipolis) : Economics of attention with references to psychology

13:30 lunch

15:00     Raphael GIRAUD (LED, Université Paris 8) : Ambiguity in Agency Theory

16:00     Jean-Sébastien LENFANT (CLERSE University Lille 1) : Economics and psychology in decision theory

17:00 Coffee break

17:30     Louis LEVY-GARBOUA (CES et PSE, Université de Paris 1) : Confidence, aspirations and the efficiency and equity of educational systems when students have an incomplete knowledge of their capacity: an experimental approach

Ce workshop est ouvert à tous les chercheurs et doctorants intéressés par cette thématique.

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