Programme « Artefacts et coordination »

Coordonné par Evelyne ROUBY (GREDEG) et Alain GIBOIN (Inria), ce programme porte sur le rôle des artefacts numériques, mais aussi informationnels non numériques et physiques, dans la coordination sociale et cognitive au sein de contextes à la fois organisationnels et communautaires. L’objectif est d’intégrer dans les études sur l’usage, les recherches portant sur les coordinations entre l’homme et son environnement numérique d’une part, et les recherches portant sur les coordinations sociales entre individus d’autre part. La spécificité de ce programme est de traiter ensemble les adaptations qui émergent des interactions avec un environnement numérique et celles qui proviennent des interactions avec un environnement social, domestique ou organisationnel. Il s’agit d’analyser la manière dont les propriétés sociales et physiques d’un artefact sont mobilisées par un usager et la façon dont l’usager adapte son comportement aux ressources détectées dans l’artefact. Ce programme rassemble des gestionnaires, des sociologues, des économistes, des ergonomes, des psychologues sociaux qui ensemble s’attachent à mieux comprendre le rôle des artefacts et des usages dans la coordination sociale.

 Atelier et groupe de réflexion

  • Atelier vidéo (Coord. Marc RELIEU – TélécomParisTech,  en collab. avec Catherine FELIX et Bernard CONEIN)

Objectif : Entretenir et Développer une mentalité analytique, héritée de l’Analyse Conversationnelle ethnométhodologique, basée sur l’exploration collective de fragments vidéo d’activités ordinaires impliquant des problèmes de description du rapport à l’environnement matériel.

Fonctionnement : Séminaires bimensuels d’analyse de documents vidéo enregistrés complétés de transcriptions partielles (« Data Session »). Le séminaire est transdisciplinaire et ouvert à tous ceux qui s’intéressent à l’exploration de matériaux vidéo. La participation est cependant limitée à une dizaine de personnes. En 2013-2014, l’atelier a bénéficié de la participation occasionnelle de chercheurs suisses. Une réflexion est actuellement engagée afin de pérenniser ces collaborations.


  • Groupe de réflexion « Applications au terrain de la santé » (GREDEG, Inria, LAPCOS, TélécomParisTech)

Objectif : Études pluridisciplinaires (Sociologie, Ergonomie, Sciences de gestion, Psychologie et Sciences de l’ingénieur) ayant pour focus des questions de santé ou d’activités de soin.

Fonctionnement : Par projets (pour une exploration des croisements de perspectives disciplinaires) :

Groupe de travail 1 : « l’utilisation de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée pour les pratiques de santé »;

Groupe de travail 2 : « l’expertise, les pratiques, et leur transmission dans le champ de la santé »;

Groupe de travail 3 : « l’acceptabilité des dispositifs numériques dans le champ de la santé ».


Calendrier

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Programme « Réseaux sociaux et réseaux numériques »

Ce programme de recherche porte sur la dynamique évolutive des réseaux sociaux liée aux transformations des collectifs induites par la numérisation. Ces transformations récentes affectent à la fois l’évolution de la morphologie des réseaux sociaux et, en particulier, la formation des communautés ainsi que la méthodologie utilisée pour construire des graphes de réseaux. L’objectif du projet est de ne pas séparer l’étude des réseaux sociaux numériques de la construction de ces graphes évolutifs. Il rassemble des économistes, des sociologues et des mathématiciens qui s’attachent à mieux comprendre la façon dont Internet permet de reconstruire la dynamique propre à des réseaux d’interaction en rendant explicites des phénomènes qui ne pouvaient être observés et traités avant la disposition de données massives sur les interactions (Big Data)


Projets

  • Interactions numériques et morphologie des réseaux : émergence et dynamique

La détection et l’analyse des données d’interactions sur internet ont fait l’objet ces dernières années de multiples travaux. Les masses de données numérisées permettent en effet d’appréhender des phénomènes sociaux à partir de grands graphes et sur des périodes relativement importantes. Mais ces données sont généralement analysées au niveau global sans traitement des sous-structures locales. Or, une des caractéristiques d’internet est de permettre un enregistrement des micro-séquences d’interactions entre les agents sur la longue durée. Dans cette perspective, la recherche proposée prend appui sur une base de données constituée préalablement des mailing-lists d’un système d’exploitation open source, Debian et Ubuntu comprenant près de 2,5 millions de messages observés sur une période de 17 ans.

Financement : PEPS (IMRED) – L’objectif de ce projet est de rentrer dans une logique de projet empirique et dans le but de lancer des projets plus ambitieux (ANR, projet européen).


  • Morphologie des réseaux et cognition sociale. Coord. Richard ARENA et Bernard CONEIN (GREDEG).

Avec des économistes, des sociologues, des informaticiens et des mathématiciens. Ce projet vise à élaborer  des hypothèses sur les mécanismes computationnels propres à la cognition sociale des agents en partant d’une analyse sur la façon dont les informations sur les relations et les identités sont représentées. Un second aspect du projet concerne la modélisation de réseaux :
– Une modélisation théorique des interactions qui prend en compte les caractéristiques cognitives des agents et leur propension aux interactions sociales
– Une modélisation sous forme de graphes de terrain qui vise à représenter la dynamique temporelle liée à la construction de lien

Financement : Axe interdisciplinaire de recherche de l’UNS  « Modélisation Théorique et Computationnelle en Neurosciences et Sciences Cognitives »


Calendrier

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Programme « Communautés numériques et consommation collaborative »

Résumé du projet

Ce programme coordonné par Emmanuel KESSOUS (GREDEG), porte sur les transformations des rapports entre production et consommation induites par le numérique. Les plateformes numériques permettent en effet une panoplie de participation des usagers à des formes de coproduction de la consommation. L’une des hypothèses formulées par ce projet de recherche est que la transformation de la consommation liée au numérique renouvelle les modèles politiques d’alternatives au marché en valorisant les valeurs du partage, du lien social, de l’appropriation, de la transmission de savoir, de la durabilité et de la consommation à proximité des lieux de production. Cette consommation s’inscrit également dans un contexte économique particulier (crise durable, perte de pouvoir d’achats, faible perspective d’évolution salariale…) qui peut expliquer la motivation première des acteurs. Enfin, elle est la source du renouvellement de la consommation marchande et des innombrables innovations commerciales permettant de renforcer la communication vers les consommateurs et de s’assurer de leur attachement dans un contexte de concurrence accrue.Derrière le syntagme de « consommation collaborative » se dessinent des formats de consommation très différents et parfois peu compatibles entre eux. La finalité de ce projet est d’étudier ces différentes modalités, leurs tensions et leurs hybridations, de manière à rendre compte de l’évolution du rapport contemporain à la consommation et de ses liens avec les technologies numériques.


Calendrier

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Projet « Tourisme »

Résumé du projet

Coordonnateurs :  J.-C. BRIQUET-LAUGIER, MSHS, S. CHRISTOFLE, ESPACE, C. LONGHI, GREDEG, C. PAPETTI, GRM

Alors que les différents aspects du tourisme (économique, social, culturel, juridique, environnemental, patrimonial, technologique, évènementiel…) font trop souvent l’objet de recherches séparées, ce projet propose de développer des recherches pluridisciplinaires prenant en compte ces différents enjeux. L’objectif est, d’une part, de proposer de nouveaux cadres théoriques d’analyse, de nouveaux outils méthodologiques et d’aides à la décision. D’autre part, l’objectif est de procéder à des ouvertures vers la société civile via la mise en débat public de questionnements et de réflexions autour du tourisme.

Ce projet regroupe des chercheurs de plusieurs laboratoires en sciences humaines et sociales (CEPAM, ESPACE, GREDEG, GRM, LAPCOS, LISA). Il compte également sur des collaborations avec d’autres partenaires de l’UCA dans le cadre de l’IDEX et vise à développer des relations avec les différents acteurs du tourisme.


Programmation

-> 2017

-> 2016

-> 2015

-> 2014


Contact

Jean-Charles BRIQUET-LAUGIER

Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (MSHS Sud-Est)
Université de Nice – Sophia Antipolis, Pôle Universitaire Saint-Jean d’Angély 3
24 avenue des diables bleus
06357 Nice CEDEX 4
mél : briquet@unice.fr
tél. : 04-89-88-14-03

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Projet « Questions d’Europe »

Dans le cadre de l’axe 3 de la MSHS « L’Europe et ses ‘Autres’ », nous proposons au public, aux chercheurs et aux étudiants une série de conférences et de manifestations scientifiques. Il s’agit d’interroger les différentes figures de l’Europe, en montrant comment les sciences humaines permettent de mieux comprendre une réalité aperçue de manière simplifiée ou inutilement polémique. En mobilisant aussi bien l’histoire que le droit, la philosophie, l’économie, la sociologie ou la géographie, on entend offrir des clefs nouvelles pour lire un aspect essentiel de l’actualité et des réalités contemporaines. On questionne ainsi, à titre d’exemples, la crise économique et l’Europe, la politique migratoire européenne, le populisme en Europe, la construction européenne dans ses apports et ses apories.

-> Cycle de conférences et manifestations scientifiques  :

2015

2014

2013

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Projet « Histoire de l’idée d’incertitude et fabrication du savoir scientifique »

Prenant la suite du projet « Faire science avec l’incertitude » de l’Axe 4 de la MSHS, ce projet s’inscrit dans l’Axe interdisciplinaire « Histoire des idées, des sciences et des arts » de l’Université Nice-Sophia Antipolis.

Porteurs du projet : Sébastien POINAT (MCF de philosophie, ESPE, CRHI), Frédérique BERTONCELLO (CR CNRS, archéologie, UMR CEPAM-MSHS) et Giovanni FUSCO (CR CNRS, géographie, UMR ESPACE)

 Ce projet en histoire des idées part du même constat que le projet « Faire science avec l’incertitude » : à rebours de la tradition cartésienne qui visait à écarter tout doute dans la production du savoir, le discours scientifique ne peut plus prétendre atteindre la certitude absolue dans tous les domaines et doit intégrer l’incertitude dans la production des savoirs scientifiques. Cette incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement,  dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances.

Le travail d’histoire des idées consistera ainsi à étudier dans quelle mesure, au cours de son histoire, les différentes disciplines ont été confrontées à cette question et comment elles y ont répondu. Plus précisément, il s’agira d’abord de mettre en évidence, au sein de l’histoire (récente ou non) de chaque discipline, quelques travaux illustrant les différentes manières de prendre en compte l’incertitude au sein du processus d’édification du savoir scientifique. On mettra également en lumière quelques textes d’auteurs qui, dans le domaine de l’épistémologie générale, se sont confrontés directement à cette question. On s’attachera, enfin, à articuler la trajectoire historique du concept d’incertitude et des raisonnements qui le mobilisent, aux préoccupations contemporaines de l’activité scientifique. Un colloque est projeté pour l’année 2016.

Les disciplines étudiées relèveront des sciences sociales (en particulier celles représentées dans le cadre du projet  « Faire science avec l’incertitude ») mais aussi des sciences de la matière, ainsi que des sciences informatiques.

 

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Projet QUANTUMTEST

En théorie de la décision, les modèles cognitifs classiques du jugement qui s’appuient sur les probabilités bayésiennes sont aujourd’hui dans l’incapacité de rendre compte de certains biais cognitifs, ou paradoxes, établis expérimentalement (e.g., effets d’ordre, erreurs de conjonction). Ces dernières années, des modèles dits « quantiques » ont connu un fort succès parmi les philosophes, économistes, physiciens et psychologues – autant de spécialités réunies dans notre équipe. Ces modèles proposent de rendre compte de nombreux paradoxes à partir de modèles probabilistes nouveaux, utilisant des mathématiques employées dans la théorie physique contemporaine de la mécanique quantique. Notre projet propose une critique constructive de certains de ces modèles quantiques : nous avons identifié plusieurs prédictions qui découlent du formalisme mathématique employé, et il apparaît qu’elles ne sont pas vérifiées dans certaines expériences. Pour tester de façon plus approfondie ces modèles, nous projetons de réaliser d’autres expérimentations au croisement de l’économie expérimentale et de la psychologie cognitive.


Laboratoires concernés :

  • GREDEG (UMR 7321 CNRS / Université Nice Sophia Antipolis)
  • LPT (UMR 5152 CNRS / Université Toulouse III)
  • BCL (UMR 7320 CNRS / Université Nice Sophia Antipolis)

Contexte scientifique

 En théorie de la décision, les modèles cognitifs classiques du jugement, qui s’appuient sur les probabilités bayésiennes, supposent que les agents ont à chaque instant des préférences déterminées qui guident leur comportement. Ces dernières années, des modèles originaux dits « quantiques » ont proposé de modéliser la cognition humaine à partir d’un nouveau paradigme, dans la mesure où ils utilisent des mathématiques employées dans la théorie physique contemporaine de la mécanique quantique. Ces nouveaux modèles ont, depuis une dizaine d’années, connu un fort intérêt de la part des philosophes, économistes, physiciens et psychologues, qui ont vu de nouvelles façons de formaliser mathématiquement les processus cognitifs. De tels modèles, mathématiquement complexes, parviennent aujourd’hui à rendre compte de nombreux paradoxes bien connus, notamment des effets d’ordre (e.g., les réponses à deux questions dépendent de l’ordre dans lequel elles sont posées à l’agent) ou des effets de conjonction (e.g., le fait que Linda soit féministe et employée de banque est par exemple jugé plus probable que le seul fait que Linda soit employée de banque). Ces modèles théoriques innovants et prometteurs se sont développés rapidement et dans de nombreux champs interdisciplinaires (théorie de la décision, théorie des jeux, biais cognitifs, modèles de prédiction des marchés financiers). Cette multitude d’articles sur le formalisme mathématique de la mécanique quantique appliqué aux sciences humaines a permis d’apporter une grande richesse dans la recherche et dans la création de nouveaux axes de réflexion et de modélisation.


Objectifs de la recherche

Notre projet se veut critique envers les modèles quantiques proposés dans la littérature. Ces modèles, on l’a dit,  parviennent à rendre compte avec succès de certains paradoxes cognitifs. Cependant, – et cela n’a pas été bien remarqué jusqu’à présent – outre les prédictions expérimentales sur les paradoxes pour lesquels ils ont été conçus, ces modèles font des prédictions expérimentales connexes sur d’autres quantités au sein de la même expérience ou dans des expériences proches. Autrement dit, il est possible de réaliser à partir de ces modèles de nouvelles prédictions (par le même principe qu’une droite que l’on parvient à faire passer par trois points alignés entraîne une prédiction sur la position d’autres points éventuels). C’est en effet le propre d’un modèle théorique que d’être plus général que les quelques points expérimentaux pour lesquels il a été initialement conçu. En l’occurrence, le travail déjà engagé en 2014 par Boyer-Kassem, Duchêne et Guerci, a  permis d’identifier plusieurs relations qui découlent du formalisme mathématique employé par la plupart des modèles quantiques, relations qui expriment des prédictions expérimentales nouvelles.

Ces nouvelles prédictions des modèles quantiques sont passées inaperçues jusqu’à présent, et elles n’ont jamais été testées en tant que telles. Les articles récents dans le domaine cherchent en effet à développer les modèles quantiques existant, et non pas particulièrement à tester les anciens. Dans ce contexte marqué par une prolifération des modèles quantiques, nous pensons qu’il est urgent de proposer une synthèse critique de l’ensemble de ces modèles.

Nos premières recherches montrent que les données disponibles sont en désaccord avec les nouvelles prédictions que nous avons pu tirer des modèles quantiques de la littérature. Pour affiner ces résultats, et tester encore plus en profondeur les modèles quantiques existants, nous projetons de réaliser plusieurs expérimentations, à la frontière de l’économie expérimentale et de la psychologie cognitive. Nous souhaitons par exemple expérimenter les contraintes mathématiques des modèles quantiques appliqués à l’erreur de conjonction. Pour ce faire, nous allons proposer une variante de l’expérience de Linda (conçue par Kahneman et Tversky, 1982) en posant deux questions sur les caractéristiques de Linda, dans un certain ordre pour le premier échantillon, puis dans l’ordre inverse dans le second échantillon. Ceci nous permettra d’observer si les réponses sont statistiquement différentes selon l’ordre des questions, et si certaines relations entre probabilités conditionnelles sont satisfaites, permettant ainsi de tester les prédictions nouvelles que nous avons identifiées. D’un point de vue théorique, nous chercherons à généraliser les relations que nous avons déjà établies pour qu’elles s’appliquent à davantage de modèles quantiques.

Les résultats attendus sont notamment une critique – constructive – d’une partie importante des modèles quantiques de la cognition. Il s’agit de parvenir à sélectionner, parmi les modèles quantiques du jugement qui semblent a priori très prometteurs et apparaissent pour beaucoup comme la réponse aux insuffisances des modèles classiques, les modèles empiriquement adéquats sur une large gamme de données expérimentales.


Multidisciplinarité des cadres théoriques

 Les modèles quantiques du jugement sont à la frontière de plusieurs disciplines :

  • de l’économie et de la philosophie, pour la théorie du choix rationnel
  • de la psychologie et des sciences cognitives, pour les modèles de préférences employés et pour les biais cognitifs
  • de la physique, pour les mathématiques employées qui sont celles de la mécanique quantique

Cette multidisciplinarité se traduit d’ailleurs dans les articles publiés sur le sujet : les auteurs appartiennent tout aussi bien à des départements d’économie, de philosophie, de psychologie, de physique que de mathématiques. Les journaux dans lesquels ils sont publiés sont indexés dans toutes ces disciplines.

La composition de notre équipe (cf. infra) reflète la pluralité des compétences nécessaire à ce projet.


Méthodologie

  • analyse de la littérature concernant les modèles quantiques du jugement, sélection des modèles sur lesquels nos relations théoriques peuvent porter
  • extension théorique, généralisation de ces relations
  • test empirique de ces relations en s’appuyant sur les données expérimentales disponibles dans la littérature, lorsqu’elles sont disponibles
  • lorsque ces données ne sont pas disponibles, réalisation d’expérimentations mêlant des aspects d’économie et de psychologie

Qualification des différents acteurs de l’équipe

La nature multidisciplinaire des problèmes abordés requiert d’associer des compétences de chercheurs de plusieurs domaines.

  • Eric GUERCI est le porteur du projet. Il est Maître de Conférences en économie à l’Université de Nice Sophia Antipolis et membre du GREDEG. Il a une double formation en physique (master 2) et en économie. Il mène depuis des années des recherches en économie expérimentale et comportementale et en modélisation multi-agents.
  • Thomas BOYER-KASSEM est post-doctorant en philosophie (Archives Poincaré, à Nancy), spécialiste de la philosophie de la mécanique quantique et de la théorie de la décision. Il a une double formation en physique (normalien agrégé) et en philosophie (doctorat). Il a l’habitude du travail multidisciplinaire en équipe (ancien post-doctorant de la MSH Lorraine).
  • Sébastien DUCHÊNE est doctorant en sciences économiques et chargé d’enseignement (GREDEG, Université de Nice Sophia Antipolis). Il est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Toulouse et de l’Institut d’Études Politiques de Paris. L’un des axes de recherche de son doctorat consiste à étudier les modèles quantiques de la cognition et à proposer une critique constructive de ces modèles.
  • Pierre GARROUSTE était professeur d’économie à l’Université Nice Sophia Antipolis et chercheur au GREDEG (UMR 7321). Il menait des recherches en Économie expérimentale et comportementale. Il était responsable du Laboratoire d’Économie Expérimentale de Nice.
  • Gabriel LEMARIÉ est chargé de recherche (CR2) au CNRS, dans le Laboratoire de Physique Théorique (LPT, UMR 5152) de l’Université Paul Sabatier à Toulouse. Ses recherches portent sur les effets du désordre et du chaos dans les systèmes quantiques de matière condensée et d’atomes froids. Son laboratoire porte un grand intérêt à la recherche interdisciplinaire, par exemple en biophysique (N. Destainville), théorie des jeux (C. Sire) ou sur les réseaux complexes (D. Shepelyansky).
  • Fabien MATHY est professeur en psychologie cognitive au laboratoire BCL (UMR 7320) de l’Université Nice Sophia Antipolis et responsable de l’Axe 1 Cognition et Coopération de la MSHS-Sud-Est. Ses axes de recherche concernent les capacités de la mémoire, le raisonnement par catégorisation, l’apprentissage inductif de règles booléennes. Son expertise est attendue pour concevoir des expérimentations saines et participer à la rédaction d’articles.

Contexte institutionnel de la soumission

Ce projet multidisciplinaire s’inscrit dans la continuité de travaux commencés début 2014 par 3 membres du projet : S. DUCHÊNE, doctorant, E. GUERCI, son directeur de thèse MCF, et T. BOYER-KASSEM, post-doctorant dans un autre laboratoire. Ces travaux initiaux, identifiés comme prometteurs, se sont vus attribuer au printemps 2014 une dotation par l’Université Nice Sophia Antipolis, pour la réalisation d’une expérience d’économie.


Budget

Le budget du projet doit permettre :

  • la réalisation d’une nouvelle expérience d’économie/psychologie
  • l’organisation d’un colloque à la MSHS Sud-Est, avec invités étrangers
  • des missions pour présenter nos résultats dans deux colloques internationaux

Références pertinentes des membres du projet


Bibliographie de travail succincte

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Séminaire interne : « Codage bio-inspiré pour la compression des images et des vidéos » – 20 juin 2014

thumnail20juin

Codage bio-inspiré pour la compression des images et des vidéos
Marc ANTONINI (I3S, Université Nice Sophia Antipolis)

Axe 1 – Séminaire interne  salle 009, de 12h15 à 13h30. Il inclut un mini buffet, et il est structuré comme suit : 10 minutes pour déjeuner et entamer les discussions, 30 minutes de présentation(s), 20 minutes de discussion. Ce séminaire est ouvert aux enseignants-chercheurs et doctorants intéressés par cette thématique.

Résumé :

Les techniques de compression de vidéos numériques sont désormais une composante vitale pour tous les systèmes multimédias. Le succès grandissant de la TV à haute définition auprès du grand public a renforcé cette tendance, qui consiste à proposer des images toujours plus précises, de nouvelles fonctionnalités, des écrans de plus en plus résolus. Les technologies jusqu’ici proposées reposent sur le standard de compression MPEG-2, qui, en 1993, était le fruit de 20 années de recherche dans le domaine.
En parallèle de cette évolution technologique, la compréhension de la façon dont les neurones échangent de l’information par trains de potentiels d’action (« code neural ») progresse significativement. Derrière l’étude du code neural il y a le souhait de comprendre les extraordinaires performances du système nerveux et la possibilité d’utiliser cette connaissance pour produire des algorithmes de traitement d’information. De ce point de vue, le système visuel a été particulièrement étudié avec des avancées majeures récentes, telles que les expériences menées par Simon Thorpe sur la catégorisation ultra-rapide d’images et les conclusions qui en découlent sur le codage par rang.
Dans cet exposé, Marc Antonini présentera les activités de l’équipe MediaCoding (www.i3s.unice.fr/mediacoding) du laboratoire I3S dans le contexte bio-inspiré, principalement sur le codage/décodage par spikes d’images et de vidéos et le codage bio-inspiré asynchrone pour des applications de vidéo-surveillance.

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Séminaire « Dérivation par phase et mémoire de travail » – 7 mars 2014

Dérivation par phase et mémoire de travailLe 7 mars 2014, de 12h30 à 13h30
Initiateur du projet : Tobias SCHEER.

En syntaxe générative actuelle, une phrase est coupée en morceaux plus petits (des phases) parce qu’on suppose qu’elle ne tiendrait pas entièrement dans la mémoire de travail (trop de matériau, trop complexe). Les morceaux sont alors computés les uns après les autres (en commençant par le plus enchâssé), et les résultats, de la computation, stockés (en mémoire à court terme). A la fin, la phrase entière est le résultat de la concaténation de ce qui a été mis en mémoire. Ce découpage entraîne des contraintes sur la/ l’ (in)visibilité d’un morceau déjà computé et stocké pour la computation d’un morceau ultérieur (Phase Impenetrability Condition, PIC).

L’objectif de la présentation est de voir si on peut sortir le modèle de la dérivation par phase du cadre strictement linguistique : il a une motivation extra-grammaticale explicite (mémoire de travail limitée) et demande donc à être confronté aux théories de la mémoire (de travail), et se prête éventuellement à la modélisation. Une question soulevée est celle de savoir comment on mesure la capacité de la mémoire de travail, et comment on mesure le volume occupé dans celle-ci par du matériau linguistique : quelle est la taille, en termes de mémoire, d’une phrase ou d’une phase ?

Ce séminaire est ouvert à toutes les personnes intéressées. Il inclura un mini-buffet et sera structuré de la manière suivante : 10 minutes pour déjeuner et entamer les discussions, 30 minutes de présentation(s), 20 minutes de discussion.

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Appel à propositions pour le séminaire « L’Europe et ses autres : figures et histoires. »

L’idée est de permettre aux différents collègues concernés par l’axe 3 de la MSHS (« L’Europe et ses autres ») de se rencontrer et de travailler ensemble.

Dans cette optique, il est proposé la mise en place d’un séminaire, qui se tiendra tous les deux mois environ, intitulé L’Europe et ses autres : Figures et histoires. Lors de chaque séance, un membre d’une des équipes de la MSHS présentera un travail récent ou en cours de publication (article, ouvrage, etc.), ce travail sera ensuite discuté par un collègue d’une autre équipe de la MSHS, avant de faire l’objet d’une discussion générale. Ce séminaire entend ainsi prouver, par l’exemple, que le dialogue interdisciplinaire est possible et fructueux.

Si vous êtes intéressé à présenter vos recherches dans ce cadre, merci de contacter la responsable de l’axe 3, Silvia Marzagalli (marzagalli@wanadoo.fr)

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Projet « Faire Science avec l’incertitude »

Initié en 2013, le projet « Faire science avec l’incertitude » est porté par la MSHS Sud Est en partenariat avec l’UMR 7264-CEPAM, l’UMR 7300-ESPACE et le GDR 3359-MODYS, et bénéficie du soutien de la ville de Nice (subvention dans le cadre du Comité Doyen Lépine). Le projet implique la plupart des laboratoires de la MSHS Sud-Est : UMR 205-URMIS, UMR 7264-CEPAM, UMR 7320-BCL, UMR 7321-GREDEG, EA 1193-CMMC, EA 4318-CRHI, EA 7278-LAPCOS.

Par son caractère interdisciplinaire, ce projet est à même de développer les transversalités entre les laboratoires constitutifs de la MSHS Sud-Est et avec les géographes de l’UMR ESPACE autour d’une thématique fédératrice qui s’inscrit dans l’axe n° 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux ».

Résumé : Si toutes les sciences sont confrontées, à des degrés divers, à l’indétermination, à l’imprécision, au flou, à l’inexactitude, à l’imprédictibilité (des données, des mesures, des résultats,…), la question de l’incertitude se pose en Sciences Humaines et Sociales avec une acuité particulière en raison de la complexité des systèmes étudiés. L’étude des sociétés sous leurs différents aspects et dans la très longue durée – de la Préhistoire à la période actuelle et jusque dans une démarche prospective – mobilise en effet des données plurielles et hétérogènes qui présentent des niveaux de complétude, de précision et de résolution spatiale et temporelle très divers. L’incertitude est toutefois souvent envisagée en SHS dans le seul cadre de la prise de décision, en association étroite avec la notion de risque. Le projet « Faire science avec l’incertitude » vise au contraire à appréhender l’incertitude sous ses différentes formes et aux différentes phases d’une démarche de recherche, depuis sa conception, l’acquisition et l’analyse des données, jusqu’à l’interprétation des résultats et leur restitution vers la communauté scientifique ou la société civile. À travers l’incertitude, c’est donc la question de la production de la connaissance en Sciences Humaines et Sociales qui est posée : Quels sont les processus de production de connaissance ? Quelle valeur accorder aux connaissances produites ?

Regroupant des archéologues, des historiens, des géographes, des économistes, des sociologues, des anthropologues, des linguistes, des psychologues et des philosophes, le projet est structuré autour d’un cycle de tables rondes (deux rencontres par an pendant deux ans : 2013 et 2014), formule particulièrement adaptée aux échanges et transferts interdisciplinaires.

Les responsables scientifiques du projet sont Frédérique BERTONCELLO (UMR 7264-CEPAM et GdR 3359-MoDyS) et Giovanni FUSCO (UMR 7300-ESPACE).

Le comité de pilotage est composé de : Jean-Charles BRIQUET-LAUGIER (USR 3566-MSHS), Sébastien POINAT (EA 4318-CRHI), Nicolas POIRIER (GdR 3359-MoDyS et UMR 5608-TRACES), Georges SCHADRON (EA 7278-LAPCOS).
L’assistance à la réalisation du projet est assurée par Jean-Charles BRIQUET-LAUGIER (renseignements : briquet@unice.fr).

Manifestations du projet :

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Journée d’étude « Modélisation et computation en sciences humaines et sociales » – 31 janvier 2014

Modélisation et computationJournée d’étude « Modélisation et computation en sciences humaines et sociales », Vendredi 31 janvier 2014, 10h45-18h00, salle 129, MSHS.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Résumé :


 La journée du 31 Janvier organisée par l’Axe 1 (Cognition et Coopération) de la MSHS sud-est met l’accent sur la modélisation. Cette notion centrale en sciences cognitives sera abordée de façon progressive, en commençant par une matinée dédiée à la présentation de modèles de la mémoire à court terme, sans accent sur les aspects computationnels. L’objectif de la matinée est de montrer l’utilité de l’expérimentation lorsqu’on souhaite éprouver un modèle. L’après-midi abordera les aspects computationnels d’un modèle, en commençant par sa formalisation, qui vise à clarifier ses contours, pour terminer par sa simulation, qui vise autant à rendre compte de données existantes que de prédire de nouvelles données. Une dernière question concernera la sélection de modèles, car au-delà de la qualité de l’ajustement d’un modèle aux données présentes, il faut également prendre en compte sa complexité, qui contrairement à l’intuition peut s’avérer dommageable à plusieurs égards (sur-ajustement, mauvaise généralisation aux données futures). La séquence de tutoriels proposée en fin de journée à partir de 14 heures recouvre des mini cours dédiés à un public large sur la thématique de la journée.

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Conférence-débat E. Brondizio – 30 mai 2013

Jeudi 30 mai, le professeur d’anthropologie Eduardo Brondizio (Indiana University – USA) sera l’invité du GREDEG, dans le cadre d’un séminaire du laboratoire. Il sera suivi d’une conférence-débat co-organisée et soutenue par la MSHS :

  • Séminaire méthodologique : ‘Perspectives interdisciplinaires pour l’étude des interactions population-environnement : défis historiques et actuels’ – MSHS Sud-Est – Salle 129, 1er Etage (10h-12h)
  • Conférence-débat organisée par le GREDEG et la MSHS Sud-Est : ‘Complexité socio-écologique et représentation. La théorie sociale à l’épreuve de la transformation amazonienne contemporaine’ – MSHS Sud-Est – Amphi Salle Plate 031 (14h-16h)
    Programme à télécharger : 30 mai 2013 Brondizio

Pour en savoir plus sur le conférencier : Indiana University/newsinfo E.Brondizio

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