Séminaire « Space, Health, Cognition » – 30 juin 2016

Ce séminaire porté par l’axe 1 se déroulera au 2ème étage de la MSHS, en salle 227/229.

Health geographics is a relatively new area of that discipline. It concerns the way (geographic) space interacts with individuals, their bodies, to produce effects on their health. These effects are usually studied from a negative standpoint. Space can interact via distance (ruggedness, obstacle) for example by making access to healthcare more difficult, or via neighborhood (contamination in the case of viruses, or proximity with
highways, an airport or polluting industries). This discussion is essentially about the latter aspect, through the presentation of a work being currently carried out on the spatialization of odors of industrial origin.

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Symposium « Learning, restructuring, grouping, chunking » – 11 juillet 2016

Téléchargez le programme 11 juillet 2016 AXE 1.compressedLe symposium se déroulera le lundi 11 juillet à la MSHS, en amphi 031.

Cette journée du 11 juillet 2016 organisée par l’Axe 1 (Cognition et Coopération) de la MSHS Sud-Est met à nouveau l’accent sur la modélisation des capacités cognitives.
La question principale de cette journée est celle de la structuration de l’information. Pour attaquer cette question de front, la question de l’extraction de régularités est centrale. Cette question est souvent associée au processus de chunking, une conceptualisation qui a vocation de rendre compte du contournement des limitations de la mémoire par une organisation de l’information.
Les différentes approches de la journée tenteront de décrire (1) les capacités de la mémoire lorsqu’un processus de chunking est réprimé et (2) les caractéristiques du processus de chunking.
Divers domaines seront abordés sous cet angle : la cognition humaine et animale, l’expertise et l’apprentissage implicite, la consolidation des connaissances, la compression de l’information, et les effets d’activation de l’information en mémoire.

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Colloque « Auto-analyse et objectivité scientifique » – 8 – 10 juin 2016

Le colloque se déroulera du 8 au 10 juin en amphi 031 à la MSHS Sud-Est.

Résumé :


L’auto-analyse est le procédé par lequel le scientifique analyse sa position relativement à son objet d’étude, de façon à identifier et à neutraliser les biais qu’elle engendre dans sa recherche. Elle est donc nécessaire à l’objectivation scientifique, qui intègre la perspective du sujet qui l’entreprend. L’exigence d’auto-objectivation relève également d’une nécessité éthique et déontologique : la neutralisation, non seulement analytique, mais aussi axiologique des biais attachés à la position du scientifique (ses prénotions et ses préjugés).

La reconnaissance de la nécessité et de la primauté de l’auto-analyse dans le procès scientifique entraîne alors un étonnement et une difficulté. L’étonnement tient à ce qu’en dépit de son importance, force est de constater que, dans la recherche comme dans l’enseignement, l’auto-analyse est rarement pratiquée. Il est vrai qu’elle est recommandée dans certaines disciplines : la psychanalyse, la sociologie et l’anthropologie notamment. Mais elle ne l’est pas dans toutes : en particulier, elle ne l’est pas en philosophie. Quand elle l’est, il semble de plus : qu’elle ne le soit pas systématiquement ; qu’elle ne le soit pas non plus intrinsèquement, c’est-à-dire qu’elle demeure à part du résultat scientifique ; qu’elle ne soit pas codifiée méthodologiquement ; et qu’elle soit réalisée quasi-exclusivement au sein de chaque discipline, c’est-à-dire sans interdisciplinarité. Ce constat justifie à notre sens une interpellation de la communauté scientifique.

La reconnaissance de la nécessité et de la primauté de l’auto-analyse dans le procès scientifique entraîne également une difficulté, qui concerne la possibilité même de l’auto-analyse : une telle position de neutralité est-elle accessible ? Le scientifique en général, le spécialiste des sciences humaines et sociales en particulier, peut-il parvenir à se dégager totalement de l’appartenance à son objet d’étude ? Son savoir peut-il ne pas être situé ? Inversement, une telle difficulté, voire impossibilité, de l’auto-objectivation doit-elle conduire à se défaire de l’exigence scientifique d’objectivité ?

Ce triple constat, non seulement en France mais à l’échelle internationale, de la primauté scientifique, de la rareté en fait et de la difficulté épistémologique de l’auto-analyse constitue la raison principale du projet d’un colloque interdisciplinaire et international sur le thème « Auto-analyse et objectivité scientifique », et forme ce que nous proposons d’appeler « le problème de l’auto-objectivation ».

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Journée d’étude « Innovation, créativité, territoires. Etudier l’industrie du jeu vidéo aujourd’hui » – 6 et 7 juin 2016

Cette journée se déroulera en amphi 031, à la MSHS. Elle est organisée conjointement dans le cadre des axes 2 et 4 par :

Amel Attour, Sciences Economiques, UNS, Laboratoire GREDEG; Manuel Boutet, Sociologie, UNS, Laboratoire GREDEG; Rani Dang, Sciences de gestion, UNS, Laboratoire GREDEG; Hovig Ter Minassian, Géographie, Université François Rabelais de Tours, Laboratoire CITERES ; Vinciane Zabban, Sciences de l’Education, Université Paris 13 Villetaneuse, Laboratoire EXPERICE.

Résumé :


 

L’industrie du jeu vidéo constitue un terrain d’étude privilégié pour comprendre la construction, la gestion des savoirs et des savoir-faire culturels mais aussi technologiques propres aux territoires dans le domaine de l’économie numérique. L’enjeu de ces journées d’études est de réunir des acteurs et des chercheurs de différentes disciplines en sciences sociales (sciences économiques, de gestion, sociologie, géographie, philosophie, etc.) pour tenter de clarifier les dynamiques de l’innovation et de la créativité dans les territoires, en contribuant à une meilleure compréhension des réseaux et des écosystèmes de l’économie numérique. Pour cela, nous proposons aux participants une réflexion croisée sur les rapports de l’innovation et de la créativité aux territoires, à travers trois sessions : la première sera consacrée à l’inscription territoriale des formations aux métiers du jeu vidéo, la deuxième cherchera à comprendre les lien entre les ressources spécifiques des territoires et le développement des industries créatives, et la troisième enfin, discutera des territoires des usages du jeu vidéo et de leur appréhension par les industries.

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Séminaire du projet « tourisme » : « Enjeux et perspectives pour une transition touristique des territoires : entre théorie et outillage » – 13 mai 2016

Affiche TorrenteDans le cadre du projet « tourisme » de l’axe 4, une conférence aura lieu le vendredi 13 mai à 14h, en amphi 031 à la MSHS.

Intervenant : Pierre TORRENTE, Directeur adjoint de l’ISTHIA, Université Toulouse Jean Jaurés, CERTOP CNRS UMR 5044, Axe TERNOV.

Résumé :


La réflexion proposée est de comprendre en quoi l’activité touristique peut constituer un enjeu fort de développement territorial et en quoi les nouvelles formes de tourisme peuvent constituer ou non une réponse adaptée aux enjeux de la soutenabilité. Parmi les hypothèses avancées, il est peut être pertinent de retenir celle qui consiste à dire que cette activité, au regard de son histoire, répond à un cycle en deux phases qui commence par un tourisme « d’élite », de petit nombre et qui est suivi par un tourisme « de masse », de grand nombre. Dès lors l’enjeu pour les territoires n’est-il pas d’imaginer une troisième phase dite de la « transition touristique » qui consisterait à faire cohabiter sur un même territoire ces deux formes de tourisme, et d’éviter ainsi au tourisme « d’élite » tel qu’il se dessine aujourd’hui, de laisser place, souvent en s’opposant, à un tourisme de masse incontrôlé . Ce cadre de référence permet de construire un outillage capable de produire de l’aide à la décision pour accompagner les territoires désireux de s’inscrire dans cette transition touristique.

A télécharger (pdf) : résumé et présentation de P. Torrente

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Séminaire IVI (Idée, vérité, image) – 20 mai 2016

Seminaire_20mai2016Séminaire IVI (Idée, vérité, image) : 20 mai 2016, SJA3 en salle plate 031, de 9h30 à 12h30

 

Programme :

Alain GIBOIN (INRIA)
« Les graphes comme outil d’acquisition et d’exploration des connaissances »
Alain GUERREAU (Ecole des Chartes)
« Rôle des graphiques dans l’exploration ».

 

 

 

Contenu :

Le 9ème séminaire IVI (Idée, vérité, image) sera consacré à Images, graphiques et graphes en sciences humaines. Les deux conférences (A. Giboin, psychologue-ergonome, INRIA et A. Guerreau, historien, CNRS-EHESS) porteront sur les enjeux des représentations graphiques et des modes de visualisation (cartes, schémas, graphiques, figures, graphes), qui jouent un rôle considérable pour la formalisation des connaissances, dans les écrits scientifiques, particulièrement dans l’analyse des sociétés et de leurs productions. Instrument rhétorique (pour l’expression et la communication des idées), symptôme épistémique (dans le champ de production et de réception des données scientifiques), modèle de représentation des connaissances, outils heuristique (pour l’appréhension par l’image de nouvelles dimensions), la représentation graphique sous ses diverses formes développe aussi une mode de réflexion (visual thinking) et un type d’assertion et de validation particulière des “vérités” scientifiques.NB : Le séminaire réserve une place importante aux échanges et à la discussion à l’issue des deux conférences.
Voir la collection HAL pour IVI :  https://hal.archives-ouvertes.fr/IVI/
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Séminaire « Lumières et libéralisme » – 7 juin 2016

Lumières et libéralisme  Ce séminaire de l’axe 3 se déroulera en salle 128, le 7 juin, à partir de 14h. Il s’inscrit dans le cadre du programme « Le libéralisme dans tous ses Etats ».

Résumé :


 Bien qu’il soit anachronique de parler de libéralisme au siècle des Lumières, il est incontestable que les différentes formes de libéralisme, qui émergent au XIXe siècle, plongent leurs racines dans les débats qui animent tout le XVIIIe siècle. Or, de tels débats ne sauraient être interprétés à travers le prisme simplificateur d’une dichotomie traditionnelle opposant libéralisme et interventionnisme. La grande diversité des idées, des concepts et des arguments avancés laissent entrevoir au contraire les prémisses de formes distinctes de libéralisme qui s’épanouiront au siècle suivant au gré des soubresauts politiques et sociaux. Dans cette perspective, l’objet de ce séminaire est d’aborder plus spécifiquement la question du libéralisme de l’école physiocratique et celle de la critique du despotisme à travers l’opposition de Montesquieu à John Law.

 

Programme :


14h00 : Bienvenue et introduction

14h15 : Catherine LARRERE (Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)

« Les ennemis de la liberté : Montesquieu, John Law et la critique du despotisme ».

15h00 : Jean CARTELIER (Université de Paris-Ouest, EconomiX)

« L’anti-colbertisme n’est pas (toujours) un libéralisme : l’exemple de Quesnay ».

15h45-16h00 : Pause

16h00 : Joël Thomas RAVIX (Université de Nice Sophia Antipolis, GREDEG)

« Contre les colbertistes et les anglomanes : Du Pont de Nemours et la liberté du commerce extérieur ».

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Conférence « Patriarcat et résistance des femmes au Maroc 1890-1990 » – 29 avril 2016

La conférence aura lieu en salle 128, à 14h, à la MSHS. Invité de la conférence dans le cadre de l’axe 3 : Chouki El HAMEL d’Arizona State University.
Discutant : Xavier Huetz de Lemps (CMMC)

Résumé de l’intervenant :


Ma recherche propose d’étudier les discours sur la citoyenneté et l’égalité de genre dans leur contexte historique de la réalité marocaine des années 1890 aux années 1990.  Je veux examiner les questions suivantes : Comment les rencontres politiques dans les contextes coloniaux et postcoloniaux obscurcissent les confluences culturelles et les structures sociales ? Je vais explorer cette question en analysant les propositions suivantes : 1) les interventions parrainées par l’Etat colonial obscurcissent, déplacent ou sinon suppriment les rencontres significatives entre les peuples ; 2) les anciens états coloniaux qui sont souvent en connivence avec les gouvernements postcoloniaux, créent des relations de pouvoir néocoloniales qui manipulent ou corrompent la vie économique, sociale et culturelle de la post-colonie ; 3) l’amalgame entre la culture des sociétés coloniales et postcoloniales encourage les odieuses théories du « choc des civilisations » ; 4) de même, le fait d’obscurcir ou de confondre les cultures des sociétés coloniales et postcoloniales nourrit et justifie les revendications des radicaux colonisés qui pensent que les idées occidentales doivent être rejetées ou combattues à cause de leur association avec le colonialisme.  Donc, l’idée de la « méconnaissance » est au cœur de ces interrogations. La méconnaissance n’est pas simplement une erreur ou un malentendu ; c’est un processus par lequel l’erreur, promulgué par les intérêts des puissances néocoloniales et des mouvements radicaux, est reconnue comme une facette essentielle de la connaissance, celle qui peut être déployée dans la résistance au pouvoir.  Mon étude portera sur de nouvelles manières de découvrir les erreurs et événements cruciaux dans les grands tournants de l’histoire du Maroc qui avaient empêché la réalisation de l’application des droits de citoyenneté, en s’appuyant sur les richesses de l’histoire orale, analyse littéraire et culturel (théorie postcoloniale en particulier et théories historiciste de la représentation), et l’analyse historique de la société et de la transformation sociale.

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Séminaire interne « Pour une sociologie descriptive des processus d’interaction, l’apport de l’analyse de conversation » – 20 avril 2016

Le groupe « Santé »  de l’axe 2 de la MSHS lance un cycle de présentations pédagogiques de nos approches méthodologiques respectives. Le principe est que chaque présentation se divise en 3 temps : a) une présentation des fondements épistémologiques, des bases, et de la portée de la méthode, b) une illustration de cette méthode à l’aide d’une recherche dans les thèmes de l’usage du numérique et/ ou de la santé et c) un temps laissé à la discussion.

Ces présentations sont ouvertes à tout collègue de la MSHS susceptible d’être intéressé par les approches interdisciplinaires en SHS et/ou les travaux de l’axe 2 « TICs Usages et communautés » dans le champ de la santé.

La première présentation sera assurée par Catherine Felix, GREDEG, le mercredi 20 avril en salle 128 de 17h15 à 18h30 :  « Pour une sociologie descriptive des processus d’interaction , l’apport de l’analyse de conversation ».

Voir le document pdf : Analyse de conversation (Felix)

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Séminaire « Artefacts Numériques et Matérialités » How computing technology as a form of dual materiality matters in shaping organizational endogenous change and stability” – 18 avril 2016

Dans le cadre du cycle de séminaires joints MSHS/GREDEG/INRIA-I3S-wimmics sur le thème “Artefacts Numériques et Matérialités”, l’axe 2 aura le plaisir d’accueillir Evelyne ROUBY et Catherine THOMAS (Sciences de Gestion, GREDEG, UNS) le 18 avril de 14h à 16h en salle 129 à la MSHS. Le papier présenté s’intitule: « How computing technology as a form of dual materiality matters in shaping organizational endogenous change and stability ».
Leur travail sera rapporté par Alain GIBOIN (Ergonomie, Psychologie, wimmics, INRIA-I3S).
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Séminaire « Real-time detection of phonological activity in the brain » – 12 mai 2016

12 mai 2016

Le séminaire aura lieu le 12 mai 2016 de 12h30 à 13h30 en salle 128/129.

Animateur : Tobias SCHEER

Are the pieces (morphemes) that linguists identify really the ones that are represented in the mind of speakers and manipulated online by the cognitive system? When electricity is pronounced, does the speaker really retrieve electric and ity from long term memory and change the stem-final [k] (electri[k]) into [s] (electri[s]ity) before pronouncing the result? Is ity in stored independently because it also occurs in simplicity, elasticity etc. (this is the argument made by linguists)?

 
 
 
 
 
 
 
 

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Séminaire  » Artefacts Numériques et Matérialités » – 24 mars 2016

Dans le cadre du cycle de séminaires joints MSHS/GREDEG/INRIA-I3S-Wimmics sur le thème “Artefacts Numériques et Matérialités”, l’axe 2 a l’honneur d’accueillir David KIRSH (Université de San Diego, Californie) et Michael WHEELER (Université de Stirling, Royaume-Uni) le 24 mars prochain.
Ce 4ème atelier de travail aura lieu de 10h à 17h en salle plate à la MSHS.
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Séminaire « Les valeurs de l’art » – 18 mars 2016

Les valeurs de l'art 18 mars 2016Le séminaire sur « Les valeurs de l’art » se déroulera de 10h à 15h, en amphi 031 de la MSHS.


Programme :

10h15 Rosa Maria Dessì et Nicolas Naudinot (Université Nice Sophia Antipolis, CEPAM-UMR 7264) : Présentation

10h30 Elena Man-Estier (Conservatrice du patrimoine, sous-direction de l’archéologie, Ministère de la Culture et de la Communication et UMR 5199 PACEA) :

La valeur de l’art préhistorique : donner la parole à des expressions muettes

11h30 Étienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, IECI) :

Entre valeur matérielle et valeur spirituelle : la Madone Rucellai de Duccio (1285)

Discussion et pause

14h Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine, ENS, Paris, UMR 8066) : Auctorialité, autographie et présence : la signature dans la peinture des Lumières.


 Résumés des communications :

Étienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, IECI) :

Entre valeur matérielle et valeur spirituelle : la Madone Rucellai de Duccio (1285)

La Madone Rucellai de Duccio est un tableau célèbre à plusieurs titres. C’est l’œuvre de la plus grande dimension connue pour le XIIIe siècle, et aussi l’une des plus anciennes pour lesquelles on ait conservé le contrat de commande. Mais c’est également une œuvre clé dans le dispositif narratif de Vasari, qui raconte la procession qui a accompagné son installation dans le Duomo de Sienne, où elle venait prendre place dans une tradition civique et votive d’alliance entre la ville et la figure de la Vierge. Enfin, l’histoire complexe de son attribution, d’abord à Cimabue puis à Duccio à la suite d’une enquête historique de plus d’un siècle, a ajouté à l’importance de l’œuvre dans l’histoire de la peinture italienne au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance, et achève de lui donner sa valeur toute singulière à nos yeux. À partir de cette étude de cas qui est aussi une étude d’œuvre, mais dans un sens très particulier, c’est cette valeur, dont les racines sont à la fois matérielles, plongeant dans l’artisanat urbain et le notariat, et spirituelles, liées au culte de la Vierge et à la nouvelle place des images dans la pittura nuova, qu’on tentera de comprendre, en mesurant la distance avec des notions traditionnellement considérées à l’origine de la valorisation de la peinture, comme l’art, le marché ou l’esthétique.

 

Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine, ENS, Paris, UMR 8066) : Auctorialité, autographie et présence : la signature dans la peinture des Lumières

En dépit de quelques études de cas, singulières voire uniques, la signature dans le tableau reste un détail mal connu dans son histoire, souvent rapportée à l’histoire du statut de l’artiste, du développement du marché de l’art et des marques d’auctorialité. Ma communication s’articulera autour d’une réflexion sur la main de l’artiste et la matérialité de l’objet tableau, afin de mettre en évidence un phénomène nouveau au XVIIIe siècle, à savoir l’effet de présence de l’artiste à travers sa signature. Cet effet de présence repose d’abord sur une fascination nouvelle pour le geste de l’artiste. Contre les anciennes logiques de l’atelier (collectives et collaboratives), la signature autographe instaure un autre régime d’authenticité qui exalte la présence de l’artiste à sa toile et qui met en scène dans le tableau la performance de son geste. En outre, du point de vue plus large de l’histoire culturelle, cette présence autographique de l’artiste à sa toile produit un effet de témoignage. C’est une figure nouvelle qui émerge dans la peinture des Lumières, celle de l’artiste témoin de son temps, engagé personnellement dans son présent et contemporain des événements qu’il dépeint.

 

Elena Man-Estier (Conservatrice du patrimoine, Sous-direction de l’archéologie, Ministère de la Culture et de la Communication et UMR 5199 PACEA) :

La valeur de l’art préhistorique : donner la parole à des expressions muettes

Ce que l’on appelle communément « l’art préhistorique » est constitué d’un ensemble de productions artistiques aux techniques, supports et thèmes extrêmement variés. Les plus connus sont sans doute les grottes ornées, comme Lascaux ou Chauvet. Mais une multitude d’objets, armes, outils ou vestiges sans rôle utilitaire, ont également été décorés, parfois richement. Réalisées pendant près de 30 millénaires, ces expressions artistiques s’interrompent brutalement au début de l’Holocène, il y a environ 10000 ans, quand les sociétés humaines évoluent sous la pression des climats et des environnements changeants. Passées à travers le temps de manière lacunaire, elles nous poussent aujourd’hui à nous interroger sur leurs valeurs artistiques, esthétiques, symboliques mais aussi marchandes. Découverts il y a à peine 150 ans, les premiers vestiges symboliques de la préhistoire ont été âprement débattus en tant que productions artistiques. Plus tard, il a fallu trouver de nouveaux moyens de les étudier. Les analyses des historiens de l’art ont servi de base aux réflexions mais les préhistoriens s’en sont vite affranchis pour inventer leurs propres règles. Toutefois, la propre valeur symbolique de cet art continue d’être sujette à caution. Si sa beauté et sa rareté nous poussent à lui imaginer un rôle essentiel au sein des sociétés – magique, religieux, mythologique – on peut aussi le considérer comme un simple accompagnement du quotidien, un décor presque anecdotique dans lequel les véritables actions symboliques n’ont, elles, pas laissé de traces. Enfin, parce que ces productions sont rares et fragiles, nous devons aussi nous interroger sur leur valeur marchande. Le caractère exceptionnel des grottes et des objets ornés a parfois fait tourner les têtes… Il a aujourd’hui conduit la communauté scientifique à changer sa façon de les étudier, en privilégiant par exemple les analyses non destructives et les fac-similés. Si le sens ou la fonction de cet art ne pourront sans doute jamais être atteints, on sait désormais comment le faire parler, en le respectant et en respectant avant tout les artistes qui l’ont réalisé, il y a des milliers d’années. Ainsi, nous avons appris à redonner la parole à des expressions muettes mais surtout à les écouter, comme on écouterait l’écho lointain et délicat d’une société disparue.

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Séminaire « La philosophie économique et la question de l’altérité » – 14 mars 2016

Organisé dans le cadre l’axe 3 de la MSHS « L’Europe et ses ‘Autres’ » et de l’axe interdisciplinaire « Histoire des idées, des sciences et des arts », ce séminaire se propose d’explorer comment la philosophie économique contribue à une meilleure compréhension des fondements des systèmes et des doctrines économiques, et les interactions entre économie, philosophie et anthropologie.


Programme :
14h : Bienvenue et introduction

14h15 : François Régis MAHIEU, Fonds pour la Recherche en Ethique Economique, « Une approche anthropologique de l’économie »
Les relations entre l’économie et l’anthropologie ont été particulièrement conflictuelles. Ce texte montre les apports de l’anthropologie à l’économie notamment les élargissements liés à la prise en compte de la personne comme sujet de l’économie et de ses propriétés, notamment responsabilité, vulnérabilité et souffrance. L’ouverture s’effectue aussi en admettant un spectre des valeurs, et implique une remise en cause de l’hédonisme.

14h45 : Damien BAZIN, GREDEG, Université Nice Sophia Antipolis, « Liberté, responsabilité et économie de la personne ».
Résumé : Liberté, responsabilité et économie de la personne tente de développer les notions imbriquées de personne, de responsabilité et de liberté en économie ; certes mais aussi en philosophie morale et politique. Il est question de réconcilier la rationalité de l’individu et la morale de la personne. Cette communication livre une réflexion méthodologique (phénoménologie versus kantisme) dans le but de ré-humaniser la personne (au travers de ses actions mais aussi valeurs et normes qui créent autant de droits et obligations à hiérarchiser). Nous proposons une extension de l’approche par les capabilités, car il est particulièrement discuté la notion de liberté (elle ne renvoie pas à une rationalité de choix comme présentée par les défenseurs de Sen). L’approche des capabilités de Sen, admet la liberté comme prisonnière d’une liberté purement fonctionnelle. Une telle conception ne considère pas la capacité des personnes à s’auto contraindre moralement (responsabilité).

15h15-15h30 : pause

15h30 : Gilles CAMPAGNOLO, UMR GREQAM, « Une approche proprement philosophico-économique doit s’appuyer sur l’une et l’autre discipline »

La collection « E-conomiques » des Éditions Matériologiques, dirigée par Gilles Campagnolo, se donne pour tâche de mesurer le réel à l’aune de la pratique effective des sciences (observation, expérimentation, théorisation, modélisation, simulation). Elle veut pallier les confusions entre exactitude et formalisme, entre critique négatrice et critique comme distinction nécessaire entre bons et mauvais usages de la raison. La communication prendra pour exemples les parutions.
Le premier ouvrage de la collection fut ainsi, dix ans et une crise économique majeure après une première publication (aux PUF), l’ouvrage Critiques de l’économie politique classique, qui revenait, dans une version revue et augmentée, sur l’urgence d’interroger les sources des critiques du libéralisme classique afin d’évaluer la pertinence dans l’environnement contemporain, et mobilisait l’appareil conceptuel des “matrices” des théories critiques fournissant l’aune à laquelle juger des discours redevenus d’actualité.

16h00 : Philippe GRILL, AMSE (Ecole d’économie d’Aix-Marseille), « Vers une nouvelle éthique de la sollicitude au service du déploiement de la personne »

L’objectif de cette communication est de présenter quelques réflexions structurées dans le dernier chapitre du cinquième volume de mon Enquête sur les libertés et l’égalité : une approche philosophico-économique, paraissant actuellement aux éditions Materiologiques, intitulé : Vers une nouvelle éthique de la sollicitude au service du déploiement de la personne. Nous partirons de l’idée, somme toute banale, bien que refoulée par la plupart des économistes et des philosophes, que la fragilité, loin d’être transitoire, est proprement constitutive de l’être humain, son invariant anthropologique. Elle renvoie non seulement à la précarité biologique de l’existence humaine et à certaines incapacités chroniques, mais aussi aux différents types de relations qui s’installent entre les personnes. La violence, l’humiliation et l’exclusion subies n’affectent pas tant l’amour-propre que la confiance, le respect et l’estime que les personnes peuvent avoir d’elles-mêmes. Elles réduisent leur capacité à agir librement et à préserver correctement leurs intérêts. La souffrance sociale créée par la violence, l’humiliation et l’exclusion est bien de nature morale. La confiance en soi, le respect de soi et l’estime de soi sont alors des biens premiers que toute personne désire et qui doivent donc être garantis au niveau institutionnel. C’est à partir de cette conception de l’identité que nous croyons possible de reconstruire une éthique sociale s’appuyant sur le sol raboteux de la vie ordinaire qui n’abandonne personne.

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Séminaire « Exploration des langues sifflées » – 31 mars 2016

31 mars AXE 1 MSH-modifMeyer0802La parole sifflée est une adaptation de la langue parlée qui est utilisée dans des contextes où la voix est moins appropriée (dégradation par propagation acoustique, masquage dans le bruit ambiant naturel …). Différentes langues du monde l’ont développée de manière alternative à la voix criée afin de dialoguer à distance. Des « langues sifflées » sont ainsi observables sur tous les continents habités de la planète. Ce registre naturel de parole est susceptible d’apporter de nombreux renseignements sur l’information nécessaire et suffisante à la communication linguistique, sur les possibilités d’adaptation naturelle du signal de parole et sur les implications perceptives de telles transformations. La nature de ce phénomène appelle donc une approche pluridisciplinaire et heuristique.

Le séminaire aura lieu de 12h30 à 13h30, en salle 009 à la MSHS.
 
 
 
 
 
 
 
 

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Séminaire interne “Moteurs de recherche exploratoire et conception d’une méthode d’évaluation centrée utilisateurs” – 14 mars 2016

Le prochain séminaire interne de l’axe 2 “TIC, Usages et Communautés” de la MSHS Sud-Est aura lieu le Lundi 14/03 de 14h à 16h en salle 129.
Nous aurons le plaisir d’accueillir Emilie Palagi (Doctorante au sein de l’équipe Wimmics (INRIA/I3S) et EURECOM) qui viendra nous présenter son travail: “Moteurs de recherche exploratoire et conception d’une méthode d’évaluation centrée utilisateurs”. La thèse est financée par le Labex UCN@Sophia (User Centric Network, http://ucnlab.eu/).
Pierre Thérouanne (psychologie/ ergonomie, LAPCOS) discutera le travail d’Emilie.

Résumé de l’intervention: Les moteurs de recherche exploratoire (MRE) sont des applications dont la fonction est d’aider les utilisateurs à explorer un domaine pour y faire des découvertes, en d’autres termes, à réaliser une tâche de recherche appelée recherche exploratoire (Marchionini, 2006). Les méthodes d’évaluation de ces systèmes visent à vérifier que ces derniers aident effectivement les utilisateurs à réaliser cette tâche d’exploration. Toutefois, il est possible de constater que les méthodes existantes ne permettent pas véritablement cette vérification. L’élaboration d’une méthode y pourvoyant s’avère donc nécessaire. Dans le cadre de cette présentation il vous sera proposé de découvrir :

  •  les MRE au travers d’une démo du MRE Discovery Hub conçu au sein de l’équipe Wimmics (Marie, 2014) ;
  •  la méthode d’évaluation centrée utilisateurs envisagée dans le cadre de ma thèse (Palagi, 2015) débutée en Septembre 2015; cette méthode reposera sur un modèle du processus de recherche exploratoire.
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Séminaire « La phrase dans le temps : stylistique et psycholinguistique » – 4 mars 2016

Affiche 4 mars 2016 AXE 1Ce séminaire animé par Marie-Albane Watine (Laboratoire BCL UMR 7320 de l’UNS) défendra l’idée que la stylistique tend à négliger ces questions dont elle devrait pourtant se saisir. Effectivement, cette discipline tend à considérer les phrases comme des objets déjà lus en entier – au lieu de les considérer comme des événements temporels qui instruisent une compréhension incrémentale et des dispositions de lecture évolutives. Ce séminaire propose donc de développer une collaboration entre stylistique et psycholinguistique. On montrera comment certaines théories psycholinguistiques en compréhension de phrase (Gibson, Traxler et Lévy notamment) pourraient permettre de corréler des formes de phrase et des tâches de mémorisation, de prédiction, et d’intégration, afin de mieux documenter le rapport de l’acte de lecture au temps.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Colloque « Démodernisation : approches et perspectives » – 29 février/1er mars 2016

Ce colloque organisé par le CRHI et soutenu par l’axe 3 de la MSHS se déroulera en amphi 031, à la MSHS.


 Résumé :
Les théoriciens de la modernisation ont proposé tout au long du 20e siècle des modèles expliquant la transition progressive du «traditionnel» au «moderne». Cette transition devait comprendre, entre autres, la formation d’une identité nationale au lieu des identités tribales ou religieuses, l’augmentation de l’espérance de vie, la réduction des disparités socio-économiques, le développement des sciences et des techniques, voire une ouverture vers l’accomplissement de soi. On croyait la modernisation irréversible. Or, aujourd’hui les signes du processus inverse sont partout. Ce phénomène – ”démodernisation” – se manifeste dans la dégradation durable des conditions matérielles, culturelles, hygiéniques etc. dans les sociétés jadis modernisées ainsi que par un retour aux modes de vie et aux identités traditionnels. « Démodernisation » signifie alors régression selon les critères communément acceptés et énoncés dans les théories de la modernisation. La modernisation pourrait être renversée par des pressions internes et externes. Si auparavant on la considérait plutôt comme un droit universel, la modernisation est devenue actuellement un privilège réservé à certains pays tandis que d’autres, qualifiés de « voyous » ou autrement récalcitrants, se voient refuser ce droit. La démodernisation pourrait expliquer des changements au sein de nombre de sociétés telles les anciennes républiques soviétiques, la Lybie ou l’Irak, où elle est frappante. La notion de émodernisation aiderait à mieux comprendre le monde contemporain qui connait non seulement la décroissance économique et la montée des inégalités ; le monde contemporain fait face à un nouveau type de conflit, comme par exemple ceux impliquant le soi-disant État islamique, qui incarnerait la démodernisation politique avec ses références à des droits octroyés par Dieu. La modernisation et la démodernisation ne sont pas nécessairement exclusives; les deux peuvent avoir lieu simultanément, se stimuler mutuellement, produire des formes hybrides ou coexister, quoique difficilement, dans le même pays. Il suffit de penser à l’exploitation impitoyable lors de l’industrialisation en Occident ou au rôle du Goulag dans la modernisation stalinienne. Quels sont les principaux protagonistes de la démodernisation? Est-ce que ce phénomène a certains traits communs malgré les différents contextes et milieux où il se manifeste? Quelles sont les forces motrices et les conditions propices de la démodernisation? Quels sont ses protagonistes dans les secteurs public et privé ? Enfin, est-ce que le concept de démodernisation peut servir d’outil analytique et épistémologique ? Ou est-il plutôt un outil descriptif ouvrant la voie à d’autres paradigmes?

Programme du colloque :

Session 1. Introduction.

RABKIN Yakov, « Démodernisation à l’échelle internationale  »
GAUTERO Jean-Luc, »Quelle modernité ? Quelle démodernisation ? »
SHELEPAYEV Nari, « Wild 1990s : Demodernization or a Failure of Neoliberal Order »

Session 2. Conceptual Issues

MATVEEV Alexander, « Demodernization in Russian Orientalist Discourse »
BALCEROWICZ Piotr, « Modernization, Demodernization and Individual Autonomy »
COCHARD Bernard, « Démodernisation et décroissance »
QUINTERN Detlev, « Dememorization of Ontological Embedded Modernization in Iraq »
IURATO Giuseppe, « Rigidity of the Generalized Other, unilaterality of the Otherness, and demodernization

Session 3. Case Studies

VAN WYK Jo-Ansie, « Demodernization and democratization: Traditional leaders in post-apartheid South Africa »
LAUN Maximilian, « Island of Formentera, 1970-2000 : Tourism and Limits to Growth »
ZINBERG Yakov, « Demodernization in Japan and Russia in the Light of Modernization Theories »
MINAKOV Mikhail, « The post-Soviet transition: Modernity and De-Modernization »

Session 4. Études de cas (en français)

GENEQUAND Philippe, « La « modernité gouvernementale » de la fin du Moyen Âge :tentatives de définition »
LANOUE Guy, « Demodernisation in Abruzzo, Italy : Politics of Modernisation and Reinvention of Tradition »
BAUER Olivier, « Is Demodernized Protestantism less or more Modern? »
RIVERA Amaro, « Francisco, Les ruines de l’expansion capitaliste au nord du Chili »

Session 5. Middle East

SALEM Walid & RATROUT Iman, « The creation of the demodernized Palestine » (1917-1948)
AMOR Meir, « Tension between National Rights and Human Rights in Israel »
SEGUIN Michaël, « Israël : Avant-garde de la démodernisation politique? »
HAMZA Dyala, « D’une démodernisation à l’autre ? Impérialisme tardif et nationalisme autocratique en Egypte »
SUZUKI Hiroshi, « Modernization and Demodernization after the Iran-Iraq War (1980-88) »

Session 6. Larger Islamic World

POPOV Vsevolod, « Modernization vs. Demodernization in Sudan »
ANDREYEV Sergey, « Traditionalism and Demodernization in Afghanistan »
TAMURA Airi, « Demodernizing Self Identity: From the Experiences of Jew in Djerba, Tunisia »
DUHAMEL Luc, « Démodernisation au Daguestan. »

Concluding Lecture

Program

 

FEBRUARY 29, 2016

09:15 – 10:15

Opening Address: Pierre-Yves Quiviger

Keynote Address, Yakov Rabkin, Demodernization: Transnational Perspectives

Session 1, 10:15 – 12:15

Philippe Genequand, La « Modernité Gouvernementale » de la Fin du Moyen Âge : Tentatives de Définition

Olivier Bauer, Is a Demodernized Protestantism Less or More Than Modern?

Jean-Luc Gautero, Quelle Modernité ? Quelle Démodernisation ?

12:15 – 13:45 Lunch Break

13:45 – 15:45, Session 2

Meir Amor, Demodernization Within Modernization: Tension Between Collective National Rights and Individual Human Rights

Bertrand Cochard, Démodernisation et Décroissance

Guiseppe Iurato, Rigidity Of The Generalized Other, Narrowness of The Otherness And Demodernization in The Framework of Symbolic Interactionism

16:00 – 18:00, Session 3

Hitoshi Suzuki, Two Contrasting Processes After The Iran-Iraq War (1980-88): One Toward Modernization, The Other Toward De-Modernization

Detlev Quintern, Dememorization Of Ontological Embedded Modernization

Iraq – A Case Study

Dyala Hamzah, D’une dé-modernisation à l’autre ? Impérialisme tardif et nationalisme autocratique en Egypte

 

MARCH 1, 2016

09:00 – 11:15, Session 4

Guy Lanoue, Demodernisation in Abruzzo: How Modernization Produced Tradition

Jo-Ansie Van Wyk, Demodernization and Democratization: Traditional Leaders in Post-Apartheid South Africa

Francisco Rivera Amaro, ‘Boom-and-Bust’ Minier Au Nord Du Chili : Les Ruines De l’Expansion Capitaliste Du XXe Siècle

11:30 – 13:45, Session 5

Nari Shelekpayev, Astana, 1992-2002, A Response to Demodernization

Mikhail Minakov, Post-Soviet Demodernization

Luc Duhamel, Modernisation et Démodernisation au Daghestan

13 :45 – 15 :00 Lunch Break

 

15:15 – 17:00 Final Discussion

 

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Conférence « Regard sociologique sur les processus de patrimonialisation alimentaire : le rôle du « touriste mangeur » » – 17 mars 2016

Affiche Conférence J Bessiere 17 mars 2016La conférence sera donnée par Jacinthe Bessière, maître de conférences en sociologie au CERTOP (Centre d’étude et de recherche Travail, Organisation, Pouvoir- CNRS – UMR 5044), le 17 mars de 15h à 17h30 en amphi 031, à la MSHS.


Résumé : 

La prise en compte des problématiques actuelles du tourisme semble cruciale pour l’avenir des territoires ruraux. Le tourisme reste un des rares domaines à embrasser une diversité de secteurs socio-économiques dont l’agriculture et l’agro-alimentaire. Les processus de valorisation patrimoniale alimentaire sont alors questionnés en corrélation étroite avec les pratiques touristiques territoriales. Ces dernières pouvant jouer un rôle majeur dans la relance ou le réinvestissement de produits alimentaires sur certains bassins de production agricole. Dans un même temps, instituée comme une norme nationale, dont le « Repas » est aujourd’hui consacré par une inscription au patrimoine mondial de l’Humanité, la gastronomie française, est perçue comme un fondement commun, un marqueur collectif fédérant une identité commune. Ce « bien manger » à la française semble être un code national qui qualifie, unit et identifie. L’expérience gastronomique associée au tourisme semble alors être le lieu de multiples aspirations et représentations, notamment en espace rural, donnant lieu à de nouvelles pratiques, offres et filières situées parfois en marge d’un développement touristique plus institutionnalisé. Analysant les vacances comme une quête de sens et d’identité, la conférence se propose d’analyser les patrimoines alimentaires comme des composantes de la quête touristique mais également comme des vecteurs de développement pour les territoires ruraux.

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Conférence sur la citoyenneté et la laïcité – 25 mars 2016

Jean-Luc Primon et Rania Hanafi proposent la rencontre de Jean Baubérot (historien) et d’André Tosel (philosophe) pour un débat autours des questions de la laïcité. Si les principes de la laïcité sont relativement simples à formuler, leur interprétation et leur application ne peuvent être séparées de l’analyse des situations concrètes et des modifications qui font époque. C’est dans la perspective d’une lecture multifactorielle que Tosel analyse ce principe au regard de la colonialité. Avec les attentats, Baubérot met en évidence une ligne de fracture politique de la laïcité. Comment sortir de cette impasse (2015) ? Quels sont les enjeux du processus de laïcisation dans la mondialité comparativement à celui de sécularisation ? Il apparaît essentiel de permettre aux étudiants (UNS) et aux futurs fonctionnaires (ESPE), de porter un regard éclairé, mais non moins critique, sur la laïcité en leur apportant des éléments de réflexion par une approche pluridisciplinaire. C’est tout l’intérêt de permettre ce débat stimulant.

La journée se déroulera de 9h00 à 12h30, en amphi 031 à la MSHS Sud-Est.

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