Conférence « Les réactions sociales aux attentats de Paris et de Nice » – 6 novembre 2018

Dans le cadre de l’axe 4, une conférence intitulée « Les réactions sociales aux attentats de Paris et de NIce » vous est proposée de 10h à 12h, en salle 418, à la MSHS.


Résumé :

Auteur de Sidérations : une sociologie des attentats (Puf, 2016), fruit d’une thèse de 8 ans sur les réactions en Europe aux attentats du 11-Septembre, de Madrid et de Londres, Gérôme Truc dirige depuis 2016 le projet de recherche « REAT », dont la vocation première est de documenter et d’analyser les réactions produites dans la société française par les attentats de janvier et novembre 2015, ainsi que leur processus de mémorialisation. Il participe également à l’équipe de pilotage du programme de recherche transdisciplinaire CNRS/INSERM « 13-Novembre », qui étudie l’évolution des mémoires individuelles et collectives des attentats du 13 novembre 2015.

Etant par ailleurs originaire du Var et des Alpes-Maritimes, il venait d’arriver dans la région niçoise le matin même de l’attentat du 14 juillet 2016, et a donc entrepris dans les jours suivants d’enquêter à Nice, autour du mémorial populaire érigé en mémoire des victimes sur la promenade des anglais et dans le jardin Albert 1er. Il a documenté ce mémorial et les messages écrits dont il se composait par une collection de photographie sur laquelle il a depuis travaillé.

Au cours de cette conférence, Gérôme Truc reviendra sur les principes qui président à ce qu’il appelle une « sociologie des attentats » et les différents chantiers de recherche engagés dans ce cadre, en même temps qu’il présentera les premiers résultats issus de ces enquêtes, sur les cas parisiens comme sur celui de Nice.

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Conférence « Open, Big, Smart, Social, la Data au cœur du Tourisme Numérique » – 16 novembre 2018

Conférence dans le cadre du projet « Tourisme » de l’axe 4 « Territoires : construction, usages, pouvoirs » de Jean-Bernard TITZ : « Open, Big, Smart, Social, la Data au cœur du Tourisme Numérique », le 16 novembre à 14H, SJA3, salle 031.


Résumé :

Le numérique est devenu un outil indispensable pour la promotion touristique sur le Web classique ou sur les smartphones, compagnons permanents des touristes.

Mais ces outils ne servent qu’à déclencher du désir touristique et cela passe par la diffusion de contenu pertinent et à jour.

La donnée est donc au cœur du développement touristique tout en pouvant avoir plusieurs caractéristiques.

Open, Big, Smart, Social, la Data peut avoir plusieurs aspects qui seront débattus lors de cette conférence.

Jean-Bernard TITZ, Professeurs Associé à l’IAE de Nice, travaille depuis de nombreuses années sur ces sujets lors de séminaires, hackathons et autres livres blancs de renommée nationale sur ces sujets qu’il évoquera lors de cette conférence.

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Assises de la Transition Ecologique et Citoyenne – 29 octobre/2 novembre 2018

Assises de la Transition Écologique et Citoyenne

Alpes –Maritimes – Alpes du Sud

du 29 octobre au 2 novembre 2018

 

Campus St Jean d’Angély 1 – 24 avenue des Diables Bleus, Nice

(Tram : St Jean d’Angély-Université)

Une semaine de présentations, ateliers et débats associant chercheurs, professionnels et milieu associatif pour soutenir un changement de société écologique et citoyen dans les Alpes-Maritimes.

Alimentation | Culture | Démocratie | Économie & Consommation | Éducation | Environnement | Énergie | Habitat | Solidarités | Transports & Urbanisation

 

Chaque thématique sera explorée d’une part au travers de conférences dressant un « état des lieux » de la situation des Alpes-Maritimes dans ce domaine, d’autre part au travers de la présentation d’initiatives de transition mises en œuvre au plus près du département.

En fin de journée, des ateliers/table ronde permettront de mettre en relation scientifiques, experts, entrepreneurs, citoyens et élus afin d’initier des actions concrètes de transition.

Programme et inscription obligatoire avant le 24 oct. sur : https://at06.eu/

 

140 conférences dont 40 sur l’État des Lieux du département et 100 sur les Transitions en réussite

Deux grandes conférences du soir :

Pablo Servigne L’entraide, l’autre loi de la jungle,

Valérie Masson-Delmotte Changement climatique: état des lieux

Une exposition sur plus de 400 m2, avec posters scientifiques, travaux scolaires, projections, matériauthèque

La publication d’un Guide de la Transition Écologique et Citoyenne Alpes-Maritimes & Alpes du Sud

 

Programme et inscription obligatoire avant le 24 oct. sur : https://at06.eu/

 

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Les Assises sont une initiative du collectif Synergie de la Transition Écologique et Citoyenne Alpes-Maritimes, (Synergie Transition 06), avec la participation de lUniversité Nice Sophia-Antipolis, de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est – Axe 4 «  Territoires : Construction, Usages, Pouvoirs  », d’Université Côte d’AzurAcadémie d’Excellence «  Hommes, Idées et Milieux  » et du CNRS.

 

 

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Evènementiel touristique et numérique – 11 octobre 2018

2ème journée d’études du tourisme de Nice, organisée en salle plate, le 11 octobre, de 9h à 16h30.

En raison du plan vigipirate attentat et des normes en vigueur dans notre établissement l’inscription à cette journée est obligatoire. Pour vous inscrire, envoyez vos noms, prénom et affiliation à Sylvie.Coly-Grenard@unice.fr. Date limite d’inscription : 8 octobre 2018 à 12h. Toute personne non identifiée sur un listing d’inscription se verra refuser l’accès à la manifestation. Vous devrez être en mesure de justifier votre identité.

Suite à la première Journée d’étude du 27 janvier 2017 qui abordait la thématique du tourisme autour du Patrimoine, cette deuxième journée s’intéresse aux liens entre l’évènementiel touristique et le numérique dans toutes ses dimensions.

L’événement touristique, tel que défini et déterminé par des chercheurs dès les années 1990, est une opération planifiée qui fait se déplacer intentionnellement, sur plusieurs jours, des participants, accompagnants sur un territoire donné pour des motivations culturelles, scientifiques, professionnelles, sportives… Cette manifestation peut être organisée ponctuellement dans un lieu ou y être ancrée, jusqu’à porter le nom du dit territoire.

L’évènement touristique est également une notion autant débattue qu’utilisée dans différents discours (politique, social, culturel, économique…) et un sujet d’étude de plus en plus abordé dans le monde de la recherche en Gestion, Géographie, Sociologie…, tant du point de vue de l’usage stratégique de l’évènement touristique dans un territoire que de l’avènement d’un concept opératoire.

Le numérique impacte de nos jours de multiples dimensions du tourisme, dont l’évènementiel (Journal officiel de la république française : les avis du CESE, Conseil Economique, Social et Environnemental, 2017).. L’ensemble des acteurs concernés, organisateurs d’évènements, professionnels, participants et accompagnants, collectivités, institutions… ont recours au numérique pour informer, promouvoir, communiquer, échanger… Alors que les initiatives se développent et que l’événementiel trouve dans le numérique une médiation, les travaux scientifiques sur le sujet sont encore peu nombreux.

Ouvrir à Nice un champ de réflexion sur des éléments de croisement entre évènementiel touristique et numérique semble d’autant plus légitime que cette ville, située dans une région réputée en matière d’évènementiel, est parallèlement une « smart city » dans un environnement « digitalement intelligent » ; en effet, Nice a été positionnée récemment 4ème « smart city » à l’échelle mondiale après Barcelone, New York et Londres et a été labellisée « French Tech Metropolis » en juin 2015 avec ses partenaires Sophia Antipolis, Grasse et Cannes.

Programme provisoire de la journée :

  • 8h30 : Accueil – Café
  • 9h : Introduction par Jacques SPINDLER, Professeur Emérite Université Côte d’Azur : Ouverture de la Journée d’étude
  • 9h15-11h15 : Table ronde : Ecosystème numérique régional et événementiel touristique: Jean-Bernard TITZ, Modérateur, CEO Dev-Help & animateur commission m-tourisme de Telecom Valley ; invités : Pierre BRUN, Directeur des Musées et autres Equipements Culturels, Ville de Nice; Benjamin CAMUS, Chief Operating Officer pour l’association Sport and Sustainability International (SandSI), Genève; Georges FRITSCH, Président et co-fondateur de Sentimantic; Richard SANCHIS, directeur général de l’agence Ekypage, administrateur et membre du bureau Provence Côte d’Azur Events.
  • 11h15 : Sylvie CHRISTOFLE, Maître de Conférences, Géographie, UMR 7300 ESPACE – Université Côte d’Azur – IAE, Catherine PAPETTI, Maître de Conférences, Sciences de gestion, GRM – Université Côte d’Azur – IAE et Carine FOURNIER, Maître de Conférences, Géographie, Université de Brest : Evénementiel et numérique : les média sociaux, outils de pratiques collaboratives au service de l’image d’un territoire?
  • 12h-13h15 : déjeuner libre
  • David HURON, Maître de Conférences Habilité à Diriger des Recherches (HDR), Sciences de gestion, GRM – Université Côte d’Azur – IAE : Les outils numériques au service de l’événementiel sportif : le cas de l’offre d’hospitalité de l’OGC Nice.
  • Jean-Baptiste PISANO, Maître de conférences HDR, Lettres, Arts et Sciences Humaines, LAPCOS, Université Côte d’Azur et Aymeric JEUDY, Chargé de mission auprès de la Mission Nice Patrimoine Mondial – De l’espace physique à l’espace numérique. De l’espace numérique à l’espace physique « La Promenade ou l’invention d’une ville ».
  • Bernard MASSIERA, Maître de Conférences HDR, STAPS, LAMHESS – Université Côte d’Azur : L’usage des objets connectés dans les événements de tourisme sportif.
  • Christian LONGHI, Chargé de Recherches, Economie, Gredeg, Université Côte d’Azur et Sylvie ROCHHIA, Maître de conférences, Economie, Gredeg, Université Côte d’Azur : La localisation de l’industrie du tourisme à l’heure des plateformes : impacts de AirBnb sur le tourisme résidentiel et itinérant dans les Alpes Maritimes.
  • 16h30 : Clôture de la 2ème Journée d’études du Tourisme de Nice, organisée par le Projet Tourisme de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est
Comité scientifique : Comité d’organisation :
Sylvie CHRISTOFLE Jean-Charles BRIQUET-LAUGIER
Catherine PAPETTI Sylvie CHRISTOFLE

Catherine PAPETTI

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Journée d’études « Dynamiques des territoires et pratiques collaboratives » – 29 juin 2018

Dans le cadre de l’axe 4, un workshop est organisé par les laboratoires GRM et SIC.Lab, le vendredi 29 juin 2018, en salle plate 031, rez-de-chaussée de la MSHS Sud-Est.

L’entrée est libre mais l’inscription est obligatoire auprès de : sylvie.coly-grenard(at)unice.fr, avant le 25/06/2018.


Résumé :

L’objectif de la journée d’études « Dynamiques des territoires et pratiques collaboratives », initiée conjointement par les laboratoires GRM et SIC.Lab Méditerranée (Université Côte d’Azur), est de penser ensemble les territoires et les politiques de développement dont ils sont l’objet.

Dans un premier temps, une conférence-débat offrira l’opportunité à des chercheurs-invités en sciences du management (Pr. Marc Ingham) et en sciences de l’information et de la communication – SIC (Cyril Masselot), ainsi que des experts-discutants issus du monde socio-économique, d’échanger autour des territoires et des réseaux d’acteurs.

Dans un deuxième temps, des chercheurs en management et en SIC présenteront leurs travaux de recherches autour des trois axes suivants : (Axe 1) Gouvernance et réseaux ; (Axe 2) Identité et valorisation des territoires ; (Axe 3) Gestion de projets territoriaux.


Programme :

8h30 Accueil-café
9h Ouverture du Workshop
9h15-11h00 Conférence-débat « Territoires et réseaux : regards croisés » de chercheurs en présence d’experts-discutants
  Modérateur : Professeur Boualem Aliouat
  Conférenciers :
  Marc INGHAM, Professeur à la Burgundy School of Business, CEREN, Université Bourgogne Franche-Comté, et Research associate au CRECIS (Louvain School of Management – Belgique), Docteur en sciences de gestion. Ses thèmes actuels de recherche portent sur les innovations et le management responsable
  Cyril MASSELOT, Maître de Conférences en SIC, CIMEOS, Université de Bourgogne. Ses recherches et enseignements portent sur les rôles et enjeux de l’information et de la communication dans l’accompagnement des changements sociaux, de la transition socio-écologique et de l’intelligence territoriale. Il coordonne les activités du réseau de recherche INTI (International Network of Territorial Intelligence, http://inti.hypotheses.org/)
  Experts-discutants :
Michel BENAÏM, Architecte urbaniste
  Michel CALLOIS, Chargé d’affaires, Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation, Direction du Développement Economique, Métropole Nice Cote d’Azur
  Thomas COTE, Fondateur de Wever
  César IMBERT, responsable GPEC-T & dynamique des réseaux, CCI Nice Côte d’Azur
 
11h-11h30 Pause-café
11h30-13h            Axe 1 – Gouvernance et réseaux

Animé par le Professeur Élisabeth Walliser

  Boualem ALIOUAT (GRM), Effectivité des pôles technologiques
  Amel ATTOUR (GREDEG) et Nathalie LAZARIC (GREDEG), From knowledge to business ecosystems: emergence of an entrepreneurial activity during recombination and replication of knowledge
  Sylvie CHRISTOFLE (ESPACE et GRM) et Catherine PAPETTI (GRM), Evènementiel et numérique : les média sociaux comme outils de pratiques collaboratives au service de l’image d’un territoire
  Franck DEBOS (SIC.Lab), Comment mieux appréhender et satisfaire les attentes des citoyens et des entreprises au sein d’une smart city ? L’importance des démarches de co-conception et d’Open Data
  Vincent LAMBERT (SIC.Lab), Comment normes et informations handicap dans les institutions culturelles modifient le territoire ? Le cas des monuments nationaux
  Paul RASSE (SIC.Lab), Dynamique des réseaux collaboratifs dans la culture
13h – 14h Pause-déjeuner
14h – 15h30 Axe 2 – Identité et valorisation des territoires

Animé par le Professeur Sabrina Loufrani

  Rani DANG (GREDEG), D’une touche de parfum à une gorgée de whisky : un projet d’innovation ancrée sur l’identité et les connaissances d’un territoire
  Anthony HUSSENOT (GREDEG), Travailleurs indépendants et pratiques collaboratives : le rôle du territoire dans l’émergence d’une forme organisationnelle
  Jacques LIOUVILLE (EM Strasbourg), Déterminants de la performance des clusters : la dimension oubliée. Les leçons de l’analyse de l’industrie musicale à Londres
  Véronique PILLET-ANDERLINI (SIC.Lab), Valorisation du territoire et communication, des ressources aux savoir-faire : vers une Cité Européenne du Verre à Biot
 
15h30-16h Pause-café
16h – 17h30 Axe 3 – Gestion de projets territoriaux

Animé par le Professeur Nicolas Pélissier

  Claudine BATAZZI (SIC.Lab), Les territoires entre Économie Collaborative et Économie Sociale et Solidaire
  Sabrina LOUFRANI-FEDIDA (GRM) et Eve SAINT-GERMES (GREDEG), L’engagement des parties prenantes dans une démarche de GRH territoriale : le cas de la GTEC de Sophia Antipolis
  Daniel MOATTI (SIC.Lab), La Commission Locale de Proximité et d’Environnement du port de Nice : les acteurs à la barre d’un outil prévisionnel et d’aide à la gestion métropolitaine
  Christine MORZONE (DDTM), La stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable (SNTEDD) document de référence pour les territoires en construction ; l’axe 8 de la SNTEDD pour un renforcement du dialogue environnemental dans le projet de territoire de l’Éco-Vallée de la plaine du Var.

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Séminaire « Les peintures murales : approches opérationnelles et historiques » – 13-14 avril 2018

Séminaire « Les peintures murales : Approches opérationnelles et historiques »

Dans le cadre de l’axe 4 de la MSHS Sud-Est « Territoires : construction, usages, pouvoirs » (projet « Lieux d’images, lieux de pouvoirs, de la Préhistoire à l’actuel »).

Séminaire organisé par le Service des Monuments Historiques, DRAC PACA, l’équipe de recherche IT&M, UMR CEPAM (Université Côte d’Azur, CNRS) et la MSHS Sud-Est, 13 et 14 avril 2018, MSHS-Sud Est, salle 031.

Présentation

Ce séminaire, organisé à l’initiative conjointe de la DRAC PACA / CRMH et de l’équipe de recherche IT&M (UMR CEPAM, Université Côte d’Azur, CNRS), se propose de croiser deux regards complémentaires sur un patrimoine de premier plan en région PACA : les peintures murales. La première approche sera celle, opérationnelle, du service des monuments historiques. Des exemples concrets permettront d’envisager les différents volets du travail de la CRMH en matière de conservation et de restauration de décors peints : identification ; protection au titre des monuments historiques ; contrôle scientifique et technique des études et travaux de restauration ; valorisation. La deuxième approche tient compte de la puissance de certaines images médiévales conçues pour décorer des lieux laïcs et ecclésiastiques et qui ont subi des transformations, souvent très importantes, au fil des siècles. Une attention de plus en plus vive de la part des historiens
et des historiens des images pour la vie matérielle des peintures murales les amène à approfondir la question de la lecture de l’invisible, à tenir compte du diagnostic sur les oeuvres et à dialoguer avec les restaurateurs et les experts scientifiques.

Programme

Vendredi 13 avril

10h Yann Codou, Rosa Maria Dessì et Robert Jourdan, accueil des participants et introduction générale.

I. Conservations et restaurations : études de cas

10h30 Julie Tugas, CRMH, Présentation générale : les méthodes et les moyens d’intervention du Service des Monuments Historiques en région PACA. Actualité méthodologique de l’Ubaye.

Pause

11h30 Jean-Marc Vallet, Ingénieur de recherche au CICRP, Methodes d’investigation scientifique applicables à la conservation : restauration des peintures murales. Exemple de Notre-Dame-des-Fontaines à La Brigue (Alpes Maritimes).

Buffet

14h Germain Butaud, CEPAM, Marc Borreani, Service archéologique du Var, Yann Codou, CEPAM, Laurent Hugues, CRMH, Regards croisés sur les fresques (XIVe siècle) de la chapelle funéraire des Pontevès à Cotignac (Var).

14h30 Michel Trubert, ACMH, Arvieux / Le Monêtier les Bains / Saint Chaffrey (Hautes-Alpes) : actualités des chantiers et des découvertes.

15h Renzo Wieder, architecte du patrimoine, La restauration des peintures murales de Sigale (Alpes-Maritimes).

Pause

16h Antoinette Sinigaglia, restauratrice, Les peintures murales de l‘ancien Camp des Milles (Bouches-du-Rhône).

16h30 Julie Tugas, CRMH, La restauration des peintures murales de la chapelle Saint-Martial du Palais des Papes d’ Avignon (Vaucluse).

16h50 Pierrick Rodriguez, CRMH, Le plan de gestion du Palais des Papes d’Avignon (Vaucluse).

Samedi 14 avril

II. Lieux d’images, lieux de pouvoir dans l’Occident médiéval

9h30 Didier Méhu, Université Laval, Québec, professeur invité à l’Université Côte d’Azur, Réflexions à propos des décors des lieux de culte médiévaux.

Pause

10h10 Vinni Luccherini, Università di Napoli “Federico II”, Le projet décoratif de l’abbaye de Bominaco dans les Abruzzes (XIIIe siècle): un programme d’images au service du pouvoir monastique.

10h50 Océane Acquier, CEPAM, Images et inscriptions dans les chapelles de l’arc alpin à la fin du Moyen Âge.

Discussion

Pause

12h Giuliano Milani, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Représenter la Commune. Peinture politique dans les villes italiennes du Moyen Âge.

Buffet

14h20 Germain Butaud, CEPAM, Les fresques de la Tour Ferrande à Pernes-les-Fontaines.

15h Rosa Maria Dessì, CEPAM, Les spectres de l’art au Trecento.

Discussion

16h Richard Strambio, président de la CRPA PACA, Conclusions.

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Séminaire « ComMod : la modélisation comme outil d’accompagnement » – 19 octobre 2017

ComMod

Horaire : 10h30 – 12h en amphi 031 à la MSHS (Bâtiment recherche).

Dans le cadre de l’axe 4 de la MSHS Sud-Est (« Territoires, systèmes techniques et usages sociaux ») et du projet INTREPID (INdicateurs TeRritoriaux pour les Espaces Protégés : Itinérance et Développement durable) bénéficiant du soutien de l’Académie 5 de l’IDEX UCA JEDI, nous vous invitons à participer au séminaire « ComMod : la modélisation comme outil d’accompagnement » animé par Elsa LETEURTRE. Ce séminaire est ouvert à tous les membres d’UCA, mais l’inscription est obligatoire avant le 13/10/2017 auprès de Jean-Charles Briquet-Laugier (briquet@unice.fr).

Présentation du séminaire :

Un groupe de chercheurs et d’enseignants-chercheurs du CIRAD, du CNRS, de l’INRA, de l’IRD, de l’IRSTEA, d’Universités françaises et étrangères a mis au point et a formalisé dans une charte spécifique*, puis dans un ouvrage**, une nouvelle façon d’aborder la modélisation en appui à des processus de décision collective concernant la gestion durable des ressources naturelles renouvelables. Ce groupe dénommé ComMod (Companion Modelling) est aujourd’hui constitué en une association de praticiens. Il propose une démarche dans laquelle la modélisation est perçue comme un mode co-construit de représentation des objets, de leurs relations et de leurs dynamiques. Le processus d’accompagnement vise à amener progressivement les différentes parties prenantes à se connaître, échanger, partager leurs arguments et points de vue afin de construire une vision commune d’un problème et élaborer une solution acceptée.

Elsa Leteurtre, associée et gérante de la SCOP Lisode, travaille à développer cette démarche de façon opérationnelle. Engagée de longue date avec le collectif ComMod, elle est notamment trésorière de l’association.

Lisode est une entreprise de l’économie sociale et solidaire basée à Montpellier et spécialisée dans l’ingénierie de la concertation. Elle accompagne les institutions (essentiellement publiques) sur la thématique de l’association des « tiers » (citoyens, usagers, autres institutions, acteurs divers du monde public) aux projets territoriaux au sens large (gestion de l’eau, des territoires, des espaces naturels, de l’urbanisme, de l’agriculture, de la pêche, des risques naturels, etc.), sans intervention sur les contenus. Elle apporte un conseil dans chaque phase d’une concertation : analyse du contexte, planification du processus, choix des outils et méthodes, facilitation des ateliers et évaluation du processus. L’offre de services de Lisode est alimentée par ses propres travaux de recherche (plusieurs des associés de la structure ont une thèse et travaillent comme partenaire ou prestataire dans des projets de recherche).

Elsa présentera le 19 octobre la posture, la méthodologie, les outils spécifiques, les effets attendus et les conditions d’application de la démarche de modélisation d’accompagnement dans le cadre d’un appui aux processus de décision territoriaux et environnementaux. Sa présentation sera suivie d’un débat avec la salle.

Sites web pour en savoir plus : www.commod.org ; www.lisode.com

Bibliographie :

* ComMod. 2005. La modélisation comme outil d’accompagnement, Natures Sciences Sociétés 13(2):165-168

** Etienne M. 2010. La modélisation d’accompagnement : une démarche participative en appui au développement durable, Quae Editions.

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Sport, arts et patrimoine – 9 octobre 2017

Cette journée s’inscrit dans le cadre du projet « Territoires et patrimoine du sport en région PACA (TEPAS PACA) » de l’axe 4 (« Axe 4 : Territoires, systèmes techniques et usages sociaux ») de la MSHS Sud-Est.

Elle se déroulera à Marseille, au Musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité.

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6èmes rencontres sur le patrimoine sportif – 27/29 mars 2017

Résumé :

L’étude TEPAS PACA a pour ambition de créer une synergie entre les deux maisons des sciences de l’homme de la région (MSHS Sud-Est et MMSH Aix-en-Provence) dans une perspective scientifique peu explorée de la connaissance du territoire et à fort potentiel en matière de dynamique et d’aménagement du territoire. Les équipes pluridisciplinaires des MSH de Nice et d’Aix entendent porter attention aux territoires et patrimoine du sport en région PACA. Dans le sillage des travaux fondateurs de Christian Bromberger, il s’agit ici de s’interroger sur le rapport dialectique entre sport et territoire : comment l’appropriation de territoires (politique d’équipements sportifs par exemple) détermine des formes de pratiques ? Comment le sport participe de la structuration et de la dynamique des territoires ? TEPAS PACA se donne aussi pour objectif de produire une base données qualifiées et indexées en ligne mise à disposition de la communauté scientifique, des différents acteurs du milieu sportif et de tous ceux en charge de l’aménagement du territoire à différentes échelles.

  1. Contexte général de l’étude et enjeux régionaux

Nul ne peut nier et moins encore ignorer la part croissante tenue par le sport, l’activité physique dans nos sociétés. À la pratique sportive s’ajoute le développement d’une culture spécifique formée de discours et de représentations dont les échos, sous l’effet de la médiatisation, débordent largement les milieux sportifs.

Les sciences sociales prennent la mesure du phénomène depuis plusieurs années et les travaux se sont multipliés dans différentes disciplines, en histoire, géographie, sociologie, anthropologie ou encore sciences politiques. Des chercheurs des établissements universitaires de la région PACA contribuent à cette dynamique sans pour autant disposer dans leurs institutions de rattachement (Maison des Sciences de l’Homme et laboratoires) de groupes de recherches constitués. Ces chercheurs n’ont par ailleurs que rarement l’occasion de mettre en relation leur expertise à l’échelle régionale. Les chercheurs des laboratoires de la Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme (UMR Telemme, UMR Idemec) et de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (UMR URMIS, UMR LISA, EA LAPCOS, EA GRM) entendent favoriser une mise en réseau à cette échelle régionale, où les terrains de recherches sont nombreux, féconds et encore bien souvent en friche.

La région PACA a en effet représenté depuis le XIXe siècle un espace propice au développement des activités sportives. La croissance économique et l’ouverture sur le monde de Marseille ou de Nice a joué un rôle d’entraînement dont l’ensemble du territoire régional a bénéficié. Marins, négociants, commerçants, employés d’entreprises étrangères ou encore touristes ont diffusé des pratiques sportives pour la plupart nées en Angleterre. Les sports anglais ont pénétré dans l’ensemble de la région et ont pris progressivement le pas sur les jeux traditionnels, moins réglementés et sur la gymnastique, moins ludique.

Pratique élitaire, le sport s’est diffusé à l’ensemble des catégories sociales. Le sport ne se résume toutefois pas à sa pratique qui n’a cessé de se répandre. Son intégration à la culture de masse est passée par le développement de spectacles sportifs, produits et relayés par les médias, qui rassemblent les foules. Il a été aussi enjeu de pouvoir et intervient dans la constitution des identités, notamment territoriales. De fait, certains espaces, en fonction de leur topographie, ont produit des cultures spécifiques tandis que les pratiques sportives, dans leur diversité, ont marqué de leur empreinte le territoire. Le sport se présente donc comme un observatoire privilégié des transformations des territoires urbains et naturels, entre mer et montagne dans la région PACA.

Aujourd’hui, comme par le passé, le développement de structures sportives participe en effet de dynamiques territoriales qui impliquent une pluralité d’acteurs bien au-delà du champ sportif. Alors que l’année 2017, verra Marseille et sa région érigée au rang de capitale européenne du sport, l’heure paraît venue de proposer un programme d’étude dans une perspective scientifique résolument pluridisciplinaire afin de mieux connaître le patrimoine et les territoires du sport en région PACA. Se faisant, il s’agit aussi dans le cadre d’un dialogue avec les différents acteurs impliqués de fournir des pistes de réflexion à tous les acteurs régionaux engagés à promouvoir les pratiques sportives dans le cadre d’une réflexion où se mêlent aux ambitions éducatives et d’intégration sociale, des préoccupations d’aménagement et de préservation du territoire.

  1. Objet de l’étude

L’étude TEPAS PACA s’inscrira tout d’abord dans une approche historique mettant en son centre la question mémorielle. La culture sportive est saturée de références mémorielles et patrimoniales dans tous les milieux sociaux. Depuis les années 1980, la mémoire se présente comme un devoir ; devenant enjeu de concurrences et de rivalités, tandis que le patrimoine, dont l’institutionnalisation débute au XIXe siècle, suscite, en cette fin du XXe siècle, un intérêt croissant au point de s’inscrire au premier rang de la culture de masse contemporaine. L’ethnologue Christian Bromberger de la Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme d’Aix-en-Provence est l’un des premiers à avoir engagé une réflexion sur le croisement entre le fait et la culture sportive d’une part et les enjeux mémoriels et patrimoniaux d’autre part[1]. Les Rencontres annuelles sur le Patrimoine sportif et la mémoire du sport organisées par l’université de Nice en lien avec sa MSHS et le Musée National du Sport ont entrepris depuis 2011 d’approfondir cette question tant régionalement qu’à d’autres échelles. Une série de travaux élaborés dans ce cadre ont été publiés sur le site du Musée du Sport[2]. Le patrimoine sportif recouvre : des bâtiments et des équipements, des représentations incluant des œuvres d’art (peintures, affiches, sculptures…), des archives audiovisuelles (photos et films), des objets emblématiques du sport, des textes imprimés et publiés, des témoignages oraux, des savoirs et des savoir-faire… Quelle que soit leur monumentalité ou leur ampleur, leur matérialité ou leur immatérialité, ils sont autant de traces d’un passé qui dure, parfois encore, et qui jalonne les territoires urbains et naturels. À la fois sources et objets d’histoire, ce patrimoine ouvre en effet des perspectives de réflexions sur les enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels sous-tendus par les équipements sportifs tant en milieu urbain que naturel. Le rapport entre l’organisation de grandes compétitions nationales ou internationales et la politique d’équipements sportifs seront particulièrement analysés autant que le lien entre ces équipements et le développement des clubs sportifs. L’implication des pouvoirs publics à différentes échelles administratives sera aussi une des priorités des recherches menées. De fait, l’approche patrimoniale, loin d’être figée dans le passé, permet une meilleure compréhension des enjeux contemporains et des perspectives d’avenir que ne manqueront pas d’éclairer des chercheurs de différentes disciplines en sciences sociales. Il apparaît de ce point de vue très utile de mobiliser l’expertise de chercheurs nationaux et internationaux, afin de tirer les bénéfices d’approches comparatives qui pourront être renforcées par des missions d’études dans des territoires à l’étranger choisis dans l’espace euro-méditerranéen en fonction de traits comparables à ceux que présentent la région PACA.

  1. Phases de l’étude

L’étude TEPAS PACA s’engagera par un travail de recueil documentaire dans les centres d’archives et de documentation de la région (Musée du sport, archives municipales, départementales, régionales, INA, phonothèque de la MMSH…) en vue de la constitution d’un corpus de base à l’analyse. Ce travail se poursuivra tout au long du projet et permettra de produire des données qualifiées en termes d’indexation et de géolocalisation. Photographies, plans, cartes, vidéos, documents d’archives mais aussi contenus éditorialisés par les chercheurs seront proposés dans un ensemble structuré et organisé disponible en ligne à partir du site « connaissance des territoires » au sein de la Cité numérique de la Méditerranée (cinumed.mmsh.univ-aix.fr/). L’enquête sur les équipements sportifs viendra donc enrichir le partenariat entre la MMSH et la Région PACA avec l’apport de la MSHS Sud-Est.

Un cycle de séminaires bi-mensuel organisé conjointement par la MMSH d’Aix-en-Provence et la MSHS à Nice permettra de faire un point régulier sur l’avancement des enquêtes et d’en préciser au fur et à mesure les orientations. En outre, des rencontres plus larges permettront d’exposer les résultats des recherches tout en les confrontant aux acteurs et témoins.

Une première rencontre autour du patrimoine sportif et de la mémoire du sport constituera un temps de réflexion scientifique rassemblant des chercheurs qui dans une perspective pluridisciplinaire viendront présenter et partager le résultat de leurs travaux. Les discussions associeront des professionnels de la culture et du patrimoine, des acteurs du milieu sportif (athlètes, dirigeants, journalistes…) ainsi que des représentants des administrations en charge des questions sportives, d’urbanisation ou d’environnement. Deux soirées s’adresseront à un public plus large dans une perspective de valorisation scientifique.

Deux journées d’études permettront également d’approfondir les thématiques liées au rapport entre sport, éducation et territoires d’une part (À Aix-en-Provence), et sport, territoires et environnement (à Nice).

Ces différentes rencontres seront valorisées par une diffusion vidéo à partir de la plateforme Mediamed (http://mediamed.mmsh.univ-aix.fr )

  1. Calendrier prévisionnel
  • Janvier-juin 2017 : identification, collecte, traitement documentaire, numérisation.
  • Mars 2017 : Rencontres autour du patrimoine sportif et la mémoire du sport (Marseille-Nice)
  • Mai 2017 : Journée d’études « Sport, territoires et environnement » (Nice)
  • Avril-juillet 2017 : missions d’études internationales
  • Octobre 2017 : Journée d’études « sport, éducation et territoires »
  • Décembre 2017 présentation du site « Territoires et patrimoine du sport en région PACA ».
  1. Livrables
  • Site internet « Territoires et patrimoine du sport en région PACA » disponible dans « Connaissance des territoires » (Cinumed).
  • Une chaîne thématique sur MediaMed diffusant les rencontres sur le patrimoine et la mémoire du sport ainsi que les journées d’études.
  • 1 dossier dans la revue Faire Savoir. Sciences Humaines et sociales en région PACA
  • 1 rapport de missions internationales

 

  1. Partenariat 
  • Archives départementales des Alpes-Maritimes
  • Archives départementales du Var
  • Archives départementales des Bouches-du-Rhône
  • Service archives régionales
  • Musée national du Sport (Nice)
  • Délégation régionale Méditerranée de l’Institut national de l’Audiovisuel (INA)
  • UFR STAPS Aix-Marseille Université
  • UFR STAPS Université de Nice Sophia Antipolis
  • Association histoire sport tourisme et patrimoine (HPTS, Nice)

[1] Christian Bromberger « De quoi parlent les sports » in Terrains, n°5, septembre 1995, p. 5-12 et « De la notion de patrimoine sportif », in Cahiers Espaces, n°88, mai 2006, p. 8-12

[2] http://www.museedusport.fr/activites?field_cat_gorie_activit__value=5

  1. Référents et Pilotage de l’étude

Aix-Marseille Université : Stéphane Mourlane, maître de conférences, MMSH-Telemme

Université de Nice Sophia Antipolis : Yvan Gastaut, maître de conférences, MSHS Sud-Est-URMIS

Collaboration : Ressources et édition numériques : Abdelmajid ARRIF, Cité numérique de la Méditerranée, USR 3125-MMSH

Région : Sigolène ANGOT, chef de projet, Service Connaissance prospective et Jean-Baptiste Chabert, chef du Service Connaissance prospective.

6èmes Rencontres sur le patrimoine sportif :Téléchargez l’affiche et le programme

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Journées d’étude « Institutionnalisme en sciences sociales » – 9/10 mars 2017

Journées d’étude organisée dans le cadre de l’axe 4, en salle 128 à la MSHS.

Téléchargez le programme

Ces deux demi-journées de travail portent sur les convergences et les divergences entre les approches institutionnalistes contemporaines en sciences sociales, par-delà les disciplines. En effet, au-delà du cloisonnement disciplinaire, nombre de ces approches se rapprochent ou se distancient sur des questions clés, telles que les logiques présidant à l’émergence, la reproduction et le changement institutionnels, la conception de la rationalité des agents/acteurs, les interrelations institutions-comportements. Dans cette perspective, ce moment vise à mettre en évidence des pistes d’investigation susceptibles de nourrir des recherches interdisciplinaires, notamment dans le domaine de la construction des marchés.

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Séminaire « Finance : Acteurs et outils face à l’efficience des marchés » – 3 mars 2017

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du projet « Histoire de l’idée d’incertitude et fabrication du savoir scientifique » de l’axe 4.

Intervenant : Damien BO (laboratoire GRM, UNS).

En 1900, Bachelier soutient sa thèse de doctorat en mathématiques sur le sujet du comportement des bourses. Ce faisant, il jette les bases de la théorie de l’efficience des marchés qui est encore dominante aujourd’hui en théorie financière, y compris depuis qu’on a adopté les raffinements permis par le développement des statistiques en physique.

Horaires : de 9h à 12h, salle 418/420, à la MSHS.

Inscription par email : sebastien.poinat@unice.fr

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Conférence-débat sur « Les rythmes au Moyen Âge » (Jean-Claude Schmitt) – 24 mars 2017

Dans le cadre du projet « Anthropologie des images », l’axe 4 organise un débat autour du dernier ouvrage de Jean-Claude Schmitt (directeur d’études à l’EHESS, Paris, Président du conseil scientifique du Campus Condorcet). Jean-Claude Schmitt s’intéresse à tous les aspects socio-culturels de l’Occident médiéval appréhendés dans une perspective et avec des méthodes anthropologiques et le souci de faire alterner les études microhistoriques (Saint Lévrier, la conversion d’Hermann le Juif) et les plus vastes synthèses (Les superstitions, Les gestes, Les revenants, Les images et maintenant Les rythmes). Les études individuelles s’accompagnent de l’animation de travaux d’équipe débouchant sur la publication d’ouvrages collectifs (Le charivari, Les jeunes, Le dictionnaire raisonné de l’Occident médiéval) ou la constitution de banques de données.

Page personnelle : http://gahom.ehess.fr/index.php?1019

Débat sur les rythmes au Moyen Âge (Gallimard 2016), le 24 mars 2017 à la MSHS Sud-Est – Salle 128/129 Saint-Jean d’Angély 3 – Horaires : 10h15 à 13h.

Avec la participation de Luc Charles-Dominique (LIRCES); Rosa Maria Dessì (CEPAM) ; Thomas Golsenne (Villa Arson) ; Michel Lauwers (CEPAM); Stéphanie Le Briz (CEPAM).

Téléchargez la couverture de l’ouvrage

Téléchargez l’affiche de J-Claude Schmitt

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1ère journée d’étude « Tourisme, valeur et patrimoine : regards croisés » – 27 janvier 2017

1ère Journée d’études Projet Tourisme MSHS Sud-Est « Tourisme, valeur et patrimoine: Regards croisés », organisée par l’axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », avec la participation de l’IAE Nice.

Lieu : amphi 031 – vendredi 27 janvier – 8h à 16h.

Téléchargez le programme

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Résumé :

Cette toute première journée d’études organisée dans le cadre de la MSHS Sud-Est par l’équipe du projet « Tourisme » de l’axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », en particulier par Jean-Charles Briquet-Laugier (MSHS Sud-Est), Sylvie Christofle (UCA-UMR ESPACE) et Catherine Papetti (UCA-GRM), fut l’occasion d’initier un rendez-vous annuel au cours duquel les thématiques actuelles et les enjeux autour du tourisme ont été abordés par des experts, enseignants-chercheurs et professionnels du secteur.

L’objectif est de croiser les approches pluridisciplinaires, les regards de différents espaces français et de mettre en valeur une région du monde différente chaque année. Cette première Journée a mis l’accent sur : Héritage gastronomique, patrimoine œnologique et tourisme.

Jacinthe Bessiere, Maître de Conférences (ISTHIA), Sociologie (CERTOP), Université Jean Jaurès de Toulouse, a analysé les dimensions patrimoniales de l’alimentation, Sylvie Christofle, Maître de Conférences, Géographie (UCA-ESPACE-IAE), a présenté une étude sur la valorisation ludo-touristique des produits du terroir. Malgorzata Ogonowska, Maître de Conférences, Economie, Université Paris 8 (LED), a décrit le rôle des Bureaux de Congrès dans le cas des régions viticoles et Carine Fournier, Maître de Conférences, Géographie, Université de Bretagne Occidentale  a proposé une recherche sur la valorisation touristique d’un patrimoine œnologique à travers le cas des Côtes du Rhône gardoises.

Cette année, la région du monde mise à l’honneur était la Nouvelle-Zélande, avec la conférence de Joanna Fountain de l’Université de Lincoln, qui étudie les expériences touristiques autour du vin, des paysages vinicoles et du patrimoine et celle de Laurent Antonczak de l’Université d’Auckland, en collaboration avec Catherine Papetti (UCA-GRM-IAE), sur une proposition de valorisation du patrimoine glocal en réalité augmentée. Le programme a reçu un accueil très enthousiaste de la part de l’auditoire.

Rendez-vous a été donné l’année prochaine, pour la Deuxième Journée internationale Tourisme MSHS Sud-Est, autour de « TOURISME, EVENEMENTIEL et NUMERIQUE »

 

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Séminaire « Réflexion autour de la notion d’incertitude et de ses enjeux dans le domaine de la physique » – 12 mai 2016

Dans le cadre du projet « Histoire de l’idée d’incertitude et fabrication du savoir scientifique », un séminaire de travail est organisé sur le thème suivant : « Réflexion autoure de la notion d’incertitude et de ses enjeux dans le domaine de la physique », échanges avec Noël DIMARCQ.

Noel Dimarcq dirige le Réseau FIRST-TF dans le domaine de la métrologie du temps et des
fréquences, réseau labellisé Laboratoire d’Excellence dans le Programme Investissements d’Avenir . Il est directeur de recherches au CNRS. Il a dirigé le laboratoire SYRTE – Systèmes de Référence Temps-Espace (Observatoire de Paris, CNRS, UPMC, LNE). Il est actuellement Président du Conseil Scientifique de l’Observatoire de la Côte d’Azur.

Lors du séminaire, Noel Dimarcq présentera quelques-unes des activités du Réseau FIRST-TF en lien avec la question de l’incertitude. Il sera en particulier question de l’incertitude dans le domaine de la mesure et de quelques-uns de ses enjeux (scientifiques, techniques, épistémologiques). Un temps important est prévu pour des questions à la suite de l’exposé de Noël Dimarcq d’une part, et pour une réflexion collective d’autre part.

Le séminaire est prévu jeudi 12 mai 2016 de 14h à 17h, en salle 128 à la MSHS.

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« Le « pain spirituel » valeur et nécessité de la production artistique du Paléolithique supérieur » – 18 novembre 2016

Elena MAN ESTIER vous invite à sa conférence le vendredi 18 novembre, salle 128 à la MSHS

Résumé :

Ce que l’on appelle communément « l’art préhistorique » est constitué d’un ensemble de productions artistiques aux techniques, supports et thèmes extrêmement variés. Les plus connus sont sans doute les grottes ornées, comme Lascaux ou Chauvet. Mais une multitude d’objets, armes, outils ou vestiges sans rôle utilitaire, ont également été
décorés, parfois richement. Réalisées pendant près de 30 millénaires, ces expressions artistiques s’interrompent brutalement au début de l’Holocène, il y a environ 10000 ans, quand les sociétés humaines évoluent sous la pression des climats et des environnements changeants. Passées à travers le temps de manière lacunaire, elles nous poussent aujourd’hui à nous interroger sur leurs valeurs artistiques, esthétiques et bien sûr symboliques. Sans doute, en nous interrogeant sur la place de ces productions au sein de
leurs contextes de création, sur les types de convention et de message portés par les artistes, ou encore sur notre propre façon de les interpréter, nous apprendrons à redonner la parole à ces témoignages fugaces. Peut-être alors, s’imposeront-ils à nous comme l’écho lointain mais essentiel d’une société disparue.

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Journée d’étude « Perspectives interdisciplinaires sur l’histoire de l’idée d’incertitude » – 14 novembre 2016

Une journée d’étude proposée par l’axe 4 aura lieu le lundi 14 novembre 2016, en amphi 031, à la MSHS.

Intervenants : Gilles J.MARTIN (Professeur émérite UCA, CNRS, GREDEG); Christian DELACROIX (UPEM/IHTP); Jean-Marc LEVY-LEBLOND (Professeur émérite, UNS); Fabien GREGIS (SPHERE).


Résumé :

A rebours de la tradition cartésienne qui visait à écarter tout doute dans la production du savoir, le discours scientifique ne peut plus prétendre atteindre la certitude absolue dans tous les domaines et doit intégrer l’incertitude dans la production des savoirs scientifiques.
Cette incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement, dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances.
La journée d’étude se donne pour objectif d’explorer l’histoire de l’idée d’incertitude au sein de l’activité scientifique. Il s’agira ainsi de montrer l’évolution historique de cette notion, prise en un sens large, au sein même d’une discipline ou d’un regroupement disciplinaire, en essayant de relier cette histoire à la situation épistémologique actuelle. Le champ d’étude sera à la fois les sciences humaines et sociales, et les sciences de la matière.

Gilles J.Martin

 Christian Delacroix

Jean-Marc Lévy-Leblond

 Fabien Gregis

 Journée d’études

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Séminaire « Incertitude et probabilités, perspective historique et épistémologique » – 2 septembre 2016

2 septembre 2016 à 14h00, salle 128/129 : 1er étage du bâtiment recherche SJA3 MSHS.

Séminaire « Incertitude et probabilités, perspective historique et épistémologique », dans le cadre du projet « Histoire de l’idée d’incertitude » de l’axe 4.

Intervenant: Thierry MARTIN, directeur du Laboratoire Logiques de l’Agir (EA 2274), université de Franche-Comté (Besançon).


Résumé :
L’objet de ce séminaire est de présenter les questions épistémologiques soulevées par l’émergence d’un traitement mathématique de l’incertitude, pensé indépendamment de toute considération technique, mais dans une orientation à la fois historique et philosophique.


Présentation de l’intervenant :
Thierry MARTIN est Professeur à l’Université de Franche-Comté, chercheur associé à l’IHPST. Il dirige le laboratoire Logiques de l’agir de l’Université de Franche-Comté (EA 2274). Il est également coresponsable du Séminaire sur l’histoire du calcul des probabilités et de la statistique, organisé à l’EHESS par le Centre d’Analyse et de Mathématiques Sociales et le Centre A. Koyré.

Ses recherches portent sur la philosophie des mathématiques sociales, et plus précisément l’histoire et la philosophie des probabilités. Elles se proposent notamment d’interroger la relation de la théorie mathématique au réel, particulièrement dans le champ socio-politique. Ses recherches récentes, concernant les conditions et difficultés d’application de la théorie, s’orientent vers l’analyse de la maîtrise rationalisée de l’action collective.

La nature de cet objet d’étude appelle une pratique de la recherche qui ne peut s’en tenir au déploiement d’une réflexion personnelle. L’orientation de son travail consiste, au contraire, à inscrire, le plus souvent, ses propres recherches dans une entreprise collective mobilisant la participation de chercheurs dont les préoccupations, les champs disciplinaires et les méthodes sont différents (mathématiciens, philosophes, économistes, géographes, historiens, démographes, sociologues).

 

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Journée d’étude « Innovation, créativité, territoires. Etudier l’industrie du jeu vidéo aujourd’hui » – 6 et 7 juin 2016

Cette journée se déroulera en amphi 031, à la MSHS. Elle est organisée conjointement dans le cadre des axes 2 et 4 par :

Amel Attour, Sciences Economiques, UNS, Laboratoire GREDEG; Manuel Boutet, Sociologie, UNS, Laboratoire GREDEG; Rani Dang, Sciences de gestion, UNS, Laboratoire GREDEG; Hovig Ter Minassian, Géographie, Université François Rabelais de Tours, Laboratoire CITERES ; Vinciane Zabban, Sciences de l’Education, Université Paris 13 Villetaneuse, Laboratoire EXPERICE.

Résumé :


 

L’industrie du jeu vidéo constitue un terrain d’étude privilégié pour comprendre la construction, la gestion des savoirs et des savoir-faire culturels mais aussi technologiques propres aux territoires dans le domaine de l’économie numérique. L’enjeu de ces journées d’études est de réunir des acteurs et des chercheurs de différentes disciplines en sciences sociales (sciences économiques, de gestion, sociologie, géographie, philosophie, etc.) pour tenter de clarifier les dynamiques de l’innovation et de la créativité dans les territoires, en contribuant à une meilleure compréhension des réseaux et des écosystèmes de l’économie numérique. Pour cela, nous proposons aux participants une réflexion croisée sur les rapports de l’innovation et de la créativité aux territoires, à travers trois sessions : la première sera consacrée à l’inscription territoriale des formations aux métiers du jeu vidéo, la deuxième cherchera à comprendre les lien entre les ressources spécifiques des territoires et le développement des industries créatives, et la troisième enfin, discutera des territoires des usages du jeu vidéo et de leur appréhension par les industries.

Téléchargez le programme

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Séminaire du projet « tourisme » : « Enjeux et perspectives pour une transition touristique des territoires : entre théorie et outillage » – 13 mai 2016

Affiche TorrenteDans le cadre du projet « tourisme » de l’axe 4, une conférence aura lieu le vendredi 13 mai à 14h, en amphi 031 à la MSHS.

Intervenant : Pierre TORRENTE, Directeur adjoint de l’ISTHIA, Université Toulouse Jean Jaurés, CERTOP CNRS UMR 5044, Axe TERNOV.

Résumé :


La réflexion proposée est de comprendre en quoi l’activité touristique peut constituer un enjeu fort de développement territorial et en quoi les nouvelles formes de tourisme peuvent constituer ou non une réponse adaptée aux enjeux de la soutenabilité. Parmi les hypothèses avancées, il est peut être pertinent de retenir celle qui consiste à dire que cette activité, au regard de son histoire, répond à un cycle en deux phases qui commence par un tourisme « d’élite », de petit nombre et qui est suivi par un tourisme « de masse », de grand nombre. Dès lors l’enjeu pour les territoires n’est-il pas d’imaginer une troisième phase dite de la « transition touristique » qui consisterait à faire cohabiter sur un même territoire ces deux formes de tourisme, et d’éviter ainsi au tourisme « d’élite » tel qu’il se dessine aujourd’hui, de laisser place, souvent en s’opposant, à un tourisme de masse incontrôlé . Ce cadre de référence permet de construire un outillage capable de produire de l’aide à la décision pour accompagner les territoires désireux de s’inscrire dans cette transition touristique.

A télécharger (pdf) : résumé et présentation de P. Torrente

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Séminaire « Les valeurs de l’art » – 18 mars 2016

Les valeurs de l'art 18 mars 2016Le séminaire sur « Les valeurs de l’art » se déroulera de 10h à 15h, en amphi 031 de la MSHS.


Programme :

10h15 Rosa Maria Dessì et Nicolas Naudinot (Université Nice Sophia Antipolis, CEPAM-UMR 7264) : Présentation

10h30 Elena Man-Estier (Conservatrice du patrimoine, sous-direction de l’archéologie, Ministère de la Culture et de la Communication et UMR 5199 PACEA) :

La valeur de l’art préhistorique : donner la parole à des expressions muettes

11h30 Étienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, IECI) :

Entre valeur matérielle et valeur spirituelle : la Madone Rucellai de Duccio (1285)

Discussion et pause

14h Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine, ENS, Paris, UMR 8066) : Auctorialité, autographie et présence : la signature dans la peinture des Lumières.


 Résumés des communications :

Étienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, IECI) :

Entre valeur matérielle et valeur spirituelle : la Madone Rucellai de Duccio (1285)

La Madone Rucellai de Duccio est un tableau célèbre à plusieurs titres. C’est l’œuvre de la plus grande dimension connue pour le XIIIe siècle, et aussi l’une des plus anciennes pour lesquelles on ait conservé le contrat de commande. Mais c’est également une œuvre clé dans le dispositif narratif de Vasari, qui raconte la procession qui a accompagné son installation dans le Duomo de Sienne, où elle venait prendre place dans une tradition civique et votive d’alliance entre la ville et la figure de la Vierge. Enfin, l’histoire complexe de son attribution, d’abord à Cimabue puis à Duccio à la suite d’une enquête historique de plus d’un siècle, a ajouté à l’importance de l’œuvre dans l’histoire de la peinture italienne au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance, et achève de lui donner sa valeur toute singulière à nos yeux. À partir de cette étude de cas qui est aussi une étude d’œuvre, mais dans un sens très particulier, c’est cette valeur, dont les racines sont à la fois matérielles, plongeant dans l’artisanat urbain et le notariat, et spirituelles, liées au culte de la Vierge et à la nouvelle place des images dans la pittura nuova, qu’on tentera de comprendre, en mesurant la distance avec des notions traditionnellement considérées à l’origine de la valorisation de la peinture, comme l’art, le marché ou l’esthétique.

 

Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine, ENS, Paris, UMR 8066) : Auctorialité, autographie et présence : la signature dans la peinture des Lumières

En dépit de quelques études de cas, singulières voire uniques, la signature dans le tableau reste un détail mal connu dans son histoire, souvent rapportée à l’histoire du statut de l’artiste, du développement du marché de l’art et des marques d’auctorialité. Ma communication s’articulera autour d’une réflexion sur la main de l’artiste et la matérialité de l’objet tableau, afin de mettre en évidence un phénomène nouveau au XVIIIe siècle, à savoir l’effet de présence de l’artiste à travers sa signature. Cet effet de présence repose d’abord sur une fascination nouvelle pour le geste de l’artiste. Contre les anciennes logiques de l’atelier (collectives et collaboratives), la signature autographe instaure un autre régime d’authenticité qui exalte la présence de l’artiste à sa toile et qui met en scène dans le tableau la performance de son geste. En outre, du point de vue plus large de l’histoire culturelle, cette présence autographique de l’artiste à sa toile produit un effet de témoignage. C’est une figure nouvelle qui émerge dans la peinture des Lumières, celle de l’artiste témoin de son temps, engagé personnellement dans son présent et contemporain des événements qu’il dépeint.

 

Elena Man-Estier (Conservatrice du patrimoine, Sous-direction de l’archéologie, Ministère de la Culture et de la Communication et UMR 5199 PACEA) :

La valeur de l’art préhistorique : donner la parole à des expressions muettes

Ce que l’on appelle communément « l’art préhistorique » est constitué d’un ensemble de productions artistiques aux techniques, supports et thèmes extrêmement variés. Les plus connus sont sans doute les grottes ornées, comme Lascaux ou Chauvet. Mais une multitude d’objets, armes, outils ou vestiges sans rôle utilitaire, ont également été décorés, parfois richement. Réalisées pendant près de 30 millénaires, ces expressions artistiques s’interrompent brutalement au début de l’Holocène, il y a environ 10000 ans, quand les sociétés humaines évoluent sous la pression des climats et des environnements changeants. Passées à travers le temps de manière lacunaire, elles nous poussent aujourd’hui à nous interroger sur leurs valeurs artistiques, esthétiques, symboliques mais aussi marchandes. Découverts il y a à peine 150 ans, les premiers vestiges symboliques de la préhistoire ont été âprement débattus en tant que productions artistiques. Plus tard, il a fallu trouver de nouveaux moyens de les étudier. Les analyses des historiens de l’art ont servi de base aux réflexions mais les préhistoriens s’en sont vite affranchis pour inventer leurs propres règles. Toutefois, la propre valeur symbolique de cet art continue d’être sujette à caution. Si sa beauté et sa rareté nous poussent à lui imaginer un rôle essentiel au sein des sociétés – magique, religieux, mythologique – on peut aussi le considérer comme un simple accompagnement du quotidien, un décor presque anecdotique dans lequel les véritables actions symboliques n’ont, elles, pas laissé de traces. Enfin, parce que ces productions sont rares et fragiles, nous devons aussi nous interroger sur leur valeur marchande. Le caractère exceptionnel des grottes et des objets ornés a parfois fait tourner les têtes… Il a aujourd’hui conduit la communauté scientifique à changer sa façon de les étudier, en privilégiant par exemple les analyses non destructives et les fac-similés. Si le sens ou la fonction de cet art ne pourront sans doute jamais être atteints, on sait désormais comment le faire parler, en le respectant et en respectant avant tout les artistes qui l’ont réalisé, il y a des milliers d’années. Ainsi, nous avons appris à redonner la parole à des expressions muettes mais surtout à les écouter, comme on écouterait l’écho lointain et délicat d’une société disparue.

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