1ère journée d’étude « Tourisme, valeur et patrimoine : regards croisés » – 27 janvier 2017

1ère Journée d’études Projet Tourisme MSHS Sud-Est « Tourisme, valeur et patrimoine: Regards croisés », organisée par l’axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », avec la participation de l’IAE Nice.

Lieu : amphi 031 – vendredi 27 janvier – 8h à 16h.

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Résumé :

Cette toute première journée d’études organisée dans le cadre de la MSHS Sud-Est par l’équipe du projet « Tourisme » de l’axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », en particulier par Jean-Charles Briquet-Laugier (MSHS Sud-Est), Sylvie Christofle (UCA-UMR ESPACE) et Catherine Papetti (UCA-GRM), fut l’occasion d’initier un rendez-vous annuel au cours duquel les thématiques actuelles et les enjeux autour du tourisme ont été abordés par des experts, enseignants-chercheurs et professionnels du secteur.

L’objectif est de croiser les approches pluridisciplinaires, les regards de différents espaces français et de mettre en valeur une région du monde différente chaque année. Cette première Journée a mis l’accent sur : Héritage gastronomique, patrimoine œnologique et tourisme.

Jacinthe Bessiere, Maître de Conférences (ISTHIA), Sociologie (CERTOP), Université Jean Jaurès de Toulouse, a analysé les dimensions patrimoniales de l’alimentation, Sylvie Christofle, Maître de Conférences, Géographie (UCA-ESPACE-IAE), a présenté une étude sur la valorisation ludo-touristique des produits du terroir. Malgorzata Ogonowska, Maître de Conférences, Economie, Université Paris 8 (LED), a décrit le rôle des Bureaux de Congrès dans le cas des régions viticoles et Carine Fournier, Maître de Conférences, Géographie, Université de Bretagne Occidentale  a proposé une recherche sur la valorisation touristique d’un patrimoine œnologique à travers le cas des Côtes du Rhône gardoises.

Cette année, la région du monde mise à l’honneur était la Nouvelle-Zélande, avec la conférence de Joanna Fountain de l’Université de Lincoln, qui étudie les expériences touristiques autour du vin, des paysages vinicoles et du patrimoine et celle de Laurent Antonczak de l’Université d’Auckland, en collaboration avec Catherine Papetti (UCA-GRM-IAE), sur une proposition de valorisation du patrimoine glocal en réalité augmentée. Le programme a reçu un accueil très enthousiaste de la part de l’auditoire.

Rendez-vous a été donné l’année prochaine, pour la Deuxième Journée internationale Tourisme MSHS Sud-Est, autour de « TOURISME, EVENEMENTIEL et NUMERIQUE »

 

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Séminaire « Réflexion autour de la notion d’incertitude et de ses enjeux dans le domaine de la physique » – 12 mai 2016

Dans le cadre du projet « Histoire de l’idée d’incertitude et fabrication du savoir scientifique », un séminaire de travail est organisé sur le thème suivant : « Réflexion autoure de la notion d’incertitude et de ses enjeux dans le domaine de la physique », échanges avec Noël DIMARCQ.

Noel Dimarcq dirige le Réseau FIRST-TF dans le domaine de la métrologie du temps et des
fréquences, réseau labellisé Laboratoire d’Excellence dans le Programme Investissements d’Avenir . Il est directeur de recherches au CNRS. Il a dirigé le laboratoire SYRTE – Systèmes de Référence Temps-Espace (Observatoire de Paris, CNRS, UPMC, LNE). Il est actuellement Président du Conseil Scientifique de l’Observatoire de la Côte d’Azur.

Lors du séminaire, Noel Dimarcq présentera quelques-unes des activités du Réseau FIRST-TF en lien avec la question de l’incertitude. Il sera en particulier question de l’incertitude dans le domaine de la mesure et de quelques-uns de ses enjeux (scientifiques, techniques, épistémologiques). Un temps important est prévu pour des questions à la suite de l’exposé de Noël Dimarcq d’une part, et pour une réflexion collective d’autre part.

Le séminaire est prévu jeudi 12 mai 2016 de 14h à 17h, en salle 128 à la MSHS.

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« Le « pain spirituel » valeur et nécessité de la production artistique du Paléolithique supérieur » – 18 novembre 2016

Elena MAN ESTIER vous invite à sa conférence le vendredi 18 novembre, salle 128 à la MSHS

Résumé :

Ce que l’on appelle communément « l’art préhistorique » est constitué d’un ensemble de productions artistiques aux techniques, supports et thèmes extrêmement variés. Les plus connus sont sans doute les grottes ornées, comme Lascaux ou Chauvet. Mais une multitude d’objets, armes, outils ou vestiges sans rôle utilitaire, ont également été
décorés, parfois richement. Réalisées pendant près de 30 millénaires, ces expressions artistiques s’interrompent brutalement au début de l’Holocène, il y a environ 10000 ans, quand les sociétés humaines évoluent sous la pression des climats et des environnements changeants. Passées à travers le temps de manière lacunaire, elles nous poussent aujourd’hui à nous interroger sur leurs valeurs artistiques, esthétiques et bien sûr symboliques. Sans doute, en nous interrogeant sur la place de ces productions au sein de
leurs contextes de création, sur les types de convention et de message portés par les artistes, ou encore sur notre propre façon de les interpréter, nous apprendrons à redonner la parole à ces témoignages fugaces. Peut-être alors, s’imposeront-ils à nous comme l’écho lointain mais essentiel d’une société disparue.

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Journée d’étude « Perspectives interdisciplinaires sur l’histoire de l’idée d’incertitude » – 14 novembre 2016

Une journée d’étude proposée par l’axe 4 aura lieu le lundi 14 novembre 2016, en amphi 031, à la MSHS.

Intervenants : Gilles J.MARTIN (Professeur émérite UCA, CNRS, GREDEG); Christian DELACROIX (UPEM/IHTP); Jean-Marc LEVY-LEBLOND (Professeur émérite, UNS); Fabien GREGIS (SPHERE).


Résumé :

A rebours de la tradition cartésienne qui visait à écarter tout doute dans la production du savoir, le discours scientifique ne peut plus prétendre atteindre la certitude absolue dans tous les domaines et doit intégrer l’incertitude dans la production des savoirs scientifiques.
Cette incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement, dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances.
La journée d’étude se donne pour objectif d’explorer l’histoire de l’idée d’incertitude au sein de l’activité scientifique. Il s’agira ainsi de montrer l’évolution historique de cette notion, prise en un sens large, au sein même d’une discipline ou d’un regroupement disciplinaire, en essayant de relier cette histoire à la situation épistémologique actuelle. Le champ d’étude sera à la fois les sciences humaines et sociales, et les sciences de la matière.

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Séminaire « Incertitude et probabilités, perspective historique et épistémologique » – 2 septembre 2016

2 septembre 2016 à 14h00, salle 128/129 : 1er étage du bâtiment recherche SJA3 MSHS.

Séminaire « Incertitude et probabilités, perspective historique et épistémologique », dans le cadre du projet « Histoire de l’idée d’incertitude » de l’axe 4.

Intervenant: Thierry MARTIN, directeur du Laboratoire Logiques de l’Agir (EA 2274), université de Franche-Comté (Besançon).


Résumé :
L’objet de ce séminaire est de présenter les questions épistémologiques soulevées par l’émergence d’un traitement mathématique de l’incertitude, pensé indépendamment de toute considération technique, mais dans une orientation à la fois historique et philosophique.


Présentation de l’intervenant :
Thierry MARTIN est Professeur à l’Université de Franche-Comté, chercheur associé à l’IHPST. Il dirige le laboratoire Logiques de l’agir de l’Université de Franche-Comté (EA 2274). Il est également coresponsable du Séminaire sur l’histoire du calcul des probabilités et de la statistique, organisé à l’EHESS par le Centre d’Analyse et de Mathématiques Sociales et le Centre A. Koyré.

Ses recherches portent sur la philosophie des mathématiques sociales, et plus précisément l’histoire et la philosophie des probabilités. Elles se proposent notamment d’interroger la relation de la théorie mathématique au réel, particulièrement dans le champ socio-politique. Ses recherches récentes, concernant les conditions et difficultés d’application de la théorie, s’orientent vers l’analyse de la maîtrise rationalisée de l’action collective.

La nature de cet objet d’étude appelle une pratique de la recherche qui ne peut s’en tenir au déploiement d’une réflexion personnelle. L’orientation de son travail consiste, au contraire, à inscrire, le plus souvent, ses propres recherches dans une entreprise collective mobilisant la participation de chercheurs dont les préoccupations, les champs disciplinaires et les méthodes sont différents (mathématiciens, philosophes, économistes, géographes, historiens, démographes, sociologues).

 

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Journée d’étude « Innovation, créativité, territoires. Etudier l’industrie du jeu vidéo aujourd’hui » – 6 et 7 juin 2016

Cette journée se déroulera en amphi 031, à la MSHS. Elle est organisée conjointement dans le cadre des axes 2 et 4 par :

Amel Attour, Sciences Economiques, UNS, Laboratoire GREDEG; Manuel Boutet, Sociologie, UNS, Laboratoire GREDEG; Rani Dang, Sciences de gestion, UNS, Laboratoire GREDEG; Hovig Ter Minassian, Géographie, Université François Rabelais de Tours, Laboratoire CITERES ; Vinciane Zabban, Sciences de l’Education, Université Paris 13 Villetaneuse, Laboratoire EXPERICE.

Résumé :


 

L’industrie du jeu vidéo constitue un terrain d’étude privilégié pour comprendre la construction, la gestion des savoirs et des savoir-faire culturels mais aussi technologiques propres aux territoires dans le domaine de l’économie numérique. L’enjeu de ces journées d’études est de réunir des acteurs et des chercheurs de différentes disciplines en sciences sociales (sciences économiques, de gestion, sociologie, géographie, philosophie, etc.) pour tenter de clarifier les dynamiques de l’innovation et de la créativité dans les territoires, en contribuant à une meilleure compréhension des réseaux et des écosystèmes de l’économie numérique. Pour cela, nous proposons aux participants une réflexion croisée sur les rapports de l’innovation et de la créativité aux territoires, à travers trois sessions : la première sera consacrée à l’inscription territoriale des formations aux métiers du jeu vidéo, la deuxième cherchera à comprendre les lien entre les ressources spécifiques des territoires et le développement des industries créatives, et la troisième enfin, discutera des territoires des usages du jeu vidéo et de leur appréhension par les industries.

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Séminaire du projet « tourisme » : « Enjeux et perspectives pour une transition touristique des territoires : entre théorie et outillage » – 13 mai 2016

Affiche TorrenteDans le cadre du projet « tourisme » de l’axe 4, une conférence aura lieu le vendredi 13 mai à 14h, en amphi 031 à la MSHS.

Intervenant : Pierre TORRENTE, Directeur adjoint de l’ISTHIA, Université Toulouse Jean Jaurés, CERTOP CNRS UMR 5044, Axe TERNOV.

Résumé :


La réflexion proposée est de comprendre en quoi l’activité touristique peut constituer un enjeu fort de développement territorial et en quoi les nouvelles formes de tourisme peuvent constituer ou non une réponse adaptée aux enjeux de la soutenabilité. Parmi les hypothèses avancées, il est peut être pertinent de retenir celle qui consiste à dire que cette activité, au regard de son histoire, répond à un cycle en deux phases qui commence par un tourisme « d’élite », de petit nombre et qui est suivi par un tourisme « de masse », de grand nombre. Dès lors l’enjeu pour les territoires n’est-il pas d’imaginer une troisième phase dite de la « transition touristique » qui consisterait à faire cohabiter sur un même territoire ces deux formes de tourisme, et d’éviter ainsi au tourisme « d’élite » tel qu’il se dessine aujourd’hui, de laisser place, souvent en s’opposant, à un tourisme de masse incontrôlé . Ce cadre de référence permet de construire un outillage capable de produire de l’aide à la décision pour accompagner les territoires désireux de s’inscrire dans cette transition touristique.

A télécharger (pdf) : résumé et présentation de P. Torrente

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Séminaire « Les valeurs de l’art » – 18 mars 2016

Les valeurs de l'art 18 mars 2016Le séminaire sur « Les valeurs de l’art » se déroulera de 10h à 15h, en amphi 031 de la MSHS.


Programme :

10h15 Rosa Maria Dessì et Nicolas Naudinot (Université Nice Sophia Antipolis, CEPAM-UMR 7264) : Présentation

10h30 Elena Man-Estier (Conservatrice du patrimoine, sous-direction de l’archéologie, Ministère de la Culture et de la Communication et UMR 5199 PACEA) :

La valeur de l’art préhistorique : donner la parole à des expressions muettes

11h30 Étienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, IECI) :

Entre valeur matérielle et valeur spirituelle : la Madone Rucellai de Duccio (1285)

Discussion et pause

14h Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine, ENS, Paris, UMR 8066) : Auctorialité, autographie et présence : la signature dans la peinture des Lumières.


 Résumés des communications :

Étienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, IECI) :

Entre valeur matérielle et valeur spirituelle : la Madone Rucellai de Duccio (1285)

La Madone Rucellai de Duccio est un tableau célèbre à plusieurs titres. C’est l’œuvre de la plus grande dimension connue pour le XIIIe siècle, et aussi l’une des plus anciennes pour lesquelles on ait conservé le contrat de commande. Mais c’est également une œuvre clé dans le dispositif narratif de Vasari, qui raconte la procession qui a accompagné son installation dans le Duomo de Sienne, où elle venait prendre place dans une tradition civique et votive d’alliance entre la ville et la figure de la Vierge. Enfin, l’histoire complexe de son attribution, d’abord à Cimabue puis à Duccio à la suite d’une enquête historique de plus d’un siècle, a ajouté à l’importance de l’œuvre dans l’histoire de la peinture italienne au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance, et achève de lui donner sa valeur toute singulière à nos yeux. À partir de cette étude de cas qui est aussi une étude d’œuvre, mais dans un sens très particulier, c’est cette valeur, dont les racines sont à la fois matérielles, plongeant dans l’artisanat urbain et le notariat, et spirituelles, liées au culte de la Vierge et à la nouvelle place des images dans la pittura nuova, qu’on tentera de comprendre, en mesurant la distance avec des notions traditionnellement considérées à l’origine de la valorisation de la peinture, comme l’art, le marché ou l’esthétique.

 

Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine, ENS, Paris, UMR 8066) : Auctorialité, autographie et présence : la signature dans la peinture des Lumières

En dépit de quelques études de cas, singulières voire uniques, la signature dans le tableau reste un détail mal connu dans son histoire, souvent rapportée à l’histoire du statut de l’artiste, du développement du marché de l’art et des marques d’auctorialité. Ma communication s’articulera autour d’une réflexion sur la main de l’artiste et la matérialité de l’objet tableau, afin de mettre en évidence un phénomène nouveau au XVIIIe siècle, à savoir l’effet de présence de l’artiste à travers sa signature. Cet effet de présence repose d’abord sur une fascination nouvelle pour le geste de l’artiste. Contre les anciennes logiques de l’atelier (collectives et collaboratives), la signature autographe instaure un autre régime d’authenticité qui exalte la présence de l’artiste à sa toile et qui met en scène dans le tableau la performance de son geste. En outre, du point de vue plus large de l’histoire culturelle, cette présence autographique de l’artiste à sa toile produit un effet de témoignage. C’est une figure nouvelle qui émerge dans la peinture des Lumières, celle de l’artiste témoin de son temps, engagé personnellement dans son présent et contemporain des événements qu’il dépeint.

 

Elena Man-Estier (Conservatrice du patrimoine, Sous-direction de l’archéologie, Ministère de la Culture et de la Communication et UMR 5199 PACEA) :

La valeur de l’art préhistorique : donner la parole à des expressions muettes

Ce que l’on appelle communément « l’art préhistorique » est constitué d’un ensemble de productions artistiques aux techniques, supports et thèmes extrêmement variés. Les plus connus sont sans doute les grottes ornées, comme Lascaux ou Chauvet. Mais une multitude d’objets, armes, outils ou vestiges sans rôle utilitaire, ont également été décorés, parfois richement. Réalisées pendant près de 30 millénaires, ces expressions artistiques s’interrompent brutalement au début de l’Holocène, il y a environ 10000 ans, quand les sociétés humaines évoluent sous la pression des climats et des environnements changeants. Passées à travers le temps de manière lacunaire, elles nous poussent aujourd’hui à nous interroger sur leurs valeurs artistiques, esthétiques, symboliques mais aussi marchandes. Découverts il y a à peine 150 ans, les premiers vestiges symboliques de la préhistoire ont été âprement débattus en tant que productions artistiques. Plus tard, il a fallu trouver de nouveaux moyens de les étudier. Les analyses des historiens de l’art ont servi de base aux réflexions mais les préhistoriens s’en sont vite affranchis pour inventer leurs propres règles. Toutefois, la propre valeur symbolique de cet art continue d’être sujette à caution. Si sa beauté et sa rareté nous poussent à lui imaginer un rôle essentiel au sein des sociétés – magique, religieux, mythologique – on peut aussi le considérer comme un simple accompagnement du quotidien, un décor presque anecdotique dans lequel les véritables actions symboliques n’ont, elles, pas laissé de traces. Enfin, parce que ces productions sont rares et fragiles, nous devons aussi nous interroger sur leur valeur marchande. Le caractère exceptionnel des grottes et des objets ornés a parfois fait tourner les têtes… Il a aujourd’hui conduit la communauté scientifique à changer sa façon de les étudier, en privilégiant par exemple les analyses non destructives et les fac-similés. Si le sens ou la fonction de cet art ne pourront sans doute jamais être atteints, on sait désormais comment le faire parler, en le respectant et en respectant avant tout les artistes qui l’ont réalisé, il y a des milliers d’années. Ainsi, nous avons appris à redonner la parole à des expressions muettes mais surtout à les écouter, comme on écouterait l’écho lointain et délicat d’une société disparue.

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Conférence « Regard sociologique sur les processus de patrimonialisation alimentaire : le rôle du « touriste mangeur » » – 17 mars 2016

Affiche Conférence J Bessiere 17 mars 2016La conférence sera donnée par Jacinthe Bessière, maître de conférences en sociologie au CERTOP (Centre d’étude et de recherche Travail, Organisation, Pouvoir- CNRS – UMR 5044), le 17 mars de 15h à 17h30 en amphi 031, à la MSHS.


Résumé : 

La prise en compte des problématiques actuelles du tourisme semble cruciale pour l’avenir des territoires ruraux. Le tourisme reste un des rares domaines à embrasser une diversité de secteurs socio-économiques dont l’agriculture et l’agro-alimentaire. Les processus de valorisation patrimoniale alimentaire sont alors questionnés en corrélation étroite avec les pratiques touristiques territoriales. Ces dernières pouvant jouer un rôle majeur dans la relance ou le réinvestissement de produits alimentaires sur certains bassins de production agricole. Dans un même temps, instituée comme une norme nationale, dont le « Repas » est aujourd’hui consacré par une inscription au patrimoine mondial de l’Humanité, la gastronomie française, est perçue comme un fondement commun, un marqueur collectif fédérant une identité commune. Ce « bien manger » à la française semble être un code national qui qualifie, unit et identifie. L’expérience gastronomique associée au tourisme semble alors être le lieu de multiples aspirations et représentations, notamment en espace rural, donnant lieu à de nouvelles pratiques, offres et filières situées parfois en marge d’un développement touristique plus institutionnalisé. Analysant les vacances comme une quête de sens et d’identité, la conférence se propose d’analyser les patrimoines alimentaires comme des composantes de la quête touristique mais également comme des vecteurs de développement pour les territoires ruraux.

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Séminaire « L’incertitude de la connaissance dans les processus explicatifs en géographie » – 8 février 2016

L’axe 4 vous propose une rencontre sous forme d’échanges avec Franck Varenne sur « l’incertitude de la connaissance dans les processus explicatifs en géographie », le lundi 8 février, à l’IMREDD (salle 04.24), de 9h30 à 12h30.

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Séminaire « La néolibéralisation des politiques de conservation de la nature » – 7 et 8 décembre 2015

L’axe 4 vous propose de participer à son séminaire interne le 7 décembre à 14h et le 8 décembre de 9h à 12h.

Intitulé : « La néolibéralisation des politiques de conservation de la nature : constats et enjeux de l’évolution de la mise en œuvre des mesures compensatoires en France ».

Inscription obligatoire à : mshs@unice.fr ; date limite des inscriptions : 20 novembre 2015

Résumé :


Cette table-ronde vise à établir des constats et les nouveaux enjeux que posent les évolutions récentes de la régulation et de la mise en œuvre des mesures compensatoires en France, sur la base d’échanges entre des acteurs de la conservation de la nature et des chercheurs – en droit, économie, géographie et écologie – travaillant sur les évolutions et les conséquences des politiques de conservation de la biodiversité. La première demi-journée sera consacrée à discuter de l’expérience des CEN en matière de mise en œuvre de mesures compensatoires. Les enjeux écologiques seront au cœur de l’étude de la diversité des pratiques, d’un retour sur l’expérience Cossure – première expérimentation de réserve d’actifs naturels en France rendant possible de compenser des impacts écologiques résiduels provenant de projets d’aménagements via un mécanisme d’offre de compensation – et d’une discussion autour de la charte éthique des CEN autour des mesures compensatoires. La deuxième demi-journée sera consacrée à l’approfondissement des échanges autour de trois problématiques :

(1) L’économicisation de la nature : les processus de configuration d’une nature liquide

(2) L’émergence d’un marché de la compensation : vers un renversement de la hiérarchie « éviter-réduire-compenser » ?

(3) Compensation et territoires : vers un affrontement entre logique financière et logique de projet de territoire, et entre dissociation des acteurs et des usages, d’un côté et intégration/inclusion de l’autre ?

 

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Séminaire « Recherches récentes sur l’histoire de la colonie romaine de Fréjus » – 16 octobre 2015

Programme_Séminaire-Fréjus_16oct2015Ce séminaire s’insère dans le projet DevELitt « Développement socio-économique d’un espace littoral de l’Âge de fer à l’époque Moderne : interactions sociétés-environnement dans le territoire de Fréjus (Var, France) » de l’Axe 4 de la MSHS. Il a pour objet de présenter les recherches récentes sur l’histoire de Fréjus antique en s’appuyant sur une relecture des données épigraphiques, historiques et archéologiques, au cœur du projet DevELitt.

Date et lieu : vendredi 16 octobre 2015 – salle 128-129 – MSHS

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Séminaire « Business as usual in financial markets? The creation of incommensurables as institutional maintenance work  » – 2 octobre 2015

Séminaire invité commun GREDEG MSHS Sud-Est (axe 2 et 4) vendredi 2 octobre, de 10 h à 12h, en salle 009.

Intervenants : Isabelle HUAULT (profession en gestion à l’université Paris-Dauphine) et Hélène RAINELLI-WEISS  (professeur en gestion à l’université de Strasbourg)

Résumé :


This paper aims to contribute to the emerging literature on ‘institutional maintenance work’. Focusing on a type of institutional transformation that can be envisioned as a commensuration attempt, it enriches the description and analysis of the specific institutional maintenance work performed by powerful actors who engage in resistance against what they perceive as a threat to their discretion. Built on an in-depth qualitative study, our case concerns a change in the pricing mechanism of overthe- counter markets as part of a recent financial reform. It examines the way powerful actors put up fierce resistance to maintain institutions disrupted by changes they are not willing to adapt to. The paper develops the expanding literature on the maintenance of institutions by suggesting, in particular, that the creation of incommensurables should be added to the list of strategies used by powerful incumbents to resist institutional change

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Séminaire « The Comparative Advantage of Destination Countries: The Impact of UNESCO World Heritage Sites on International Tourism Flows » – 26 juin 2015

Affiche MarianiSéminaire ouvert au public, en amphi 031, à 14h.

Intervenant: Marcello Maria MARIANI (Université de Bologne)

Alors que plusieurs sites de la région sont candidats pour figurer au patrimoine mondial de l’UNESCO (ex : Parc naturel européen « Alpi Marittime – Mercantour, Promenade des Anglais à Nice) ce séminaire nous amènera à réfléchir sur le facteur d’attractivité touristiques que constituent les sites classés et sur les avantages comparatifs qu’ils peuvent procurer aux pays hôtes. Par une étude économétrique d’un échantillon de données concernant 102 pays sur une période de 10 ans, le professeur Mariani mettra en lumière les relations entre les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO et les flux touristiques internationaux. La discussion portera également sur la manière dont ces avantages comparatifs peuvent se traduire en gains de compétitivité, par une meilleure gestion des sites possédant une valeur patrimoniale exceptionnelle.

Résumé :


Cultural Heritage has played and is playing a crucial role for the development of tourism worldwide: not only Cultural Heritage generates cultural value, but it also yields economic value. In fact archaeological and historic sites, museums and monuments besides displaying an intrinsic cultural value are also able to generate further economic value through their commercial exploitation as tourist attractions. As a consequence cutural heritage is being studied in the tourism destination management literature as a relevant pull factor able to increase tourism arrivals. In this article we shed light on the role of UNESCO World Heritage Sites in attracting tourism flows to country destinations. Based on a multivariate regression analysis of panel data related to 102 countries over a 10 years time span, this paper sheds new light on the relationship between UNESCO World Heritage Sites and International Tourist Flows. Our preliminary findings indicate that the number of World Heritage Sites has a positive and statistically significant impact on international arrivals. Other explanatory variables taken into account such as the Gross Domestic Product (GDP) per capita, the international tourist receipts, the Foreign Direct Investment (FDI), the investment in transport with private participation, also have a positive statistically significant effect. The hospital beds have a negative effect. Overall it appears that cultural heritage contributes to the comparative advantage of a destination country (i.e., advantage based on cultural assets the destination is endowed with). However more light should be shed on the way the aforementioned comparative advantage can be translated into a competitive one by better managing extant cultural assets.[/tab] [/tabs]

 

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Construction et régulation des marchés d’environnement : une approche des mécanismes de compensation de biodiversité et de paiement pour services écologiques

Ali DOUAI (GREDEG), Isabelle DOUSSAN (INRA/GREDEG), Sarah VANUXEM (GREDEG).

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


Ce projet vise, en mobilisant les outils et les savoirs de plusieurs disciplines (droit économique, économie institutionnelle, sociologie économique, «organization studies», etc.), à appréhender la diversité, la complexité et les conséquences (socio-économiques, environnementales et territoriales) des nouveaux mécanismes marchands («market-based instruments») pour la conservation de la biodiversité et des services écologiques. Ces mécanismes se développent très rapidement (expérimentation en France à propos de la compensation de biodiversité, par exemple) à travers le monde. Les incertitudes et la complexité qui entourent les objets «supports » et les catégories mobilisées par leurs instituteurs appellent des analyses qui dépassent les strictes postures apologétiques et critiques pourapprocher leurs significations et leurs implications concrètes (in situ) en termes de rapports homme‐nature et de transformations des rapports sociaux.

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Framing Consequences

Dino BORIE, Dorian JULLIEN (GREDEG).

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


Sur 600 personnes qui vont mourir à cause d’une maladie inconnue, préférez-vous un programme pour combattre la maladie dont la conséquence sera que « 200 personnes seront vivant es  » ou bien un autre programme où « 400 personnes seront mort es « ? Bien évidemment, peu d’entre nous préfère nt le second programme, même lorsque nous réalisons qu’il s’agit de la même conséquence, décrite de deux manières différentes. Une somme non négligeable de régularité s empirique s s’est accumulée autour de ce type d’effets de cadrage (« framing effects ») depuis l’étude pionnière de Daniel Kahneman et Amos Tversky (1981). En psychologie cognitive comme en psychologie sociale, u n nombre important de modèles proposent des explications aux effets de cadrage, mais très peu de modèle s formalisé s (au sens mathématique du terme) ont été proposé s en théorie de la décision ; aucun de ces modèles ne rend compte de la complexité qui émerge des régularités empiriques. Nous proposons une formalisation susceptible de combler cette lacune, principalement en retravaillant la structure des objets de choix, en raffinant les « conséquences » du modèle standard vers des « conséquences décrites ». Nous discutons également la relation de notre modèle avec l’émergence récente d’interprétations des effets de cadrages en termes de pragmatique linguistique, ce qui pose la question suivante. Si l’on s’affranchit de l’hypothèse d’arrière-plan de la théorie de la décision selon laquelle c’est « la Nature » qui pose les problèmes de décision, alors comment représenter formellement l’impact de celui qui pose le problème sur celui qui y répond ? Notre modèle offre certaines pistes de recherche pour répondre à cette question.


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DeVELitt – Développement socio-économique d’un espace littoral de l’Âge du fer à l’époque Moderne : interactions sociétés-environnement dans le territoire de Fréjus (Var, France)

Frédérique BERTONCELLO (CEPAM)

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


La basse vallée de l’Argens (Var, France), principal débouché maritime du territoire de la cité antique de Fréjus, est un paysage de construction récente, constitué au cours des 6 derniers millénaires sous l’effet conjugué de la stabilisation du niveau marin et des apports alluviaux de l’Argens. Afin de mieux comprendre le rôle des facteurs naturels et anthropiques dans les transformations de ce paysage littoral, nous proposons de retracer les modalités du développement socio-­‐économique de ce territoire de l’Âge du fer à l’époque Moderne, en mobilisant des données archéologiques,textuelles, planimétriques, géomorphologiques et paléo-­‐environnementales, permettant d’appréhender l’impact environnemental de l’occupation, de l’aménagement et de l’exploitation de cet espace. Fondamentalement interdisciplinaire, le projet associe des chercheurs en sciences historiques, sciences de la Terre et de l’environnement issus des MSH de Nice, Aix-­‐en-­‐Provence et Montpellier.

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Enhanced Humans in Smart Cities: building e-skills for everyday life

Adel BEN YOUSSEF (GREDEG).

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

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Incertitude : regard sur l’histoire des disciplines et perspectives épistémologiques

Giovanni FUSCO (ESPACE), Sébastien POINAT (CRHI)

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


A rebours de la tradition cartésienne qui visait à écarter tout doute dans la production du savoir, le discours scientifique ne peut plus prétendre atteindre la certitude absolue dans tous les domaines et doit intégrer l’incertitude dans la production des savoirs scientifiques. Cette incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement, dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances. Cette nouvelle situation épistémologique a donné naissance au projet « Faire science avec l’incertitude » de l ’axe 4 de la MSHS et de l’UMR ESPACE, projet qui a rassemblé plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales (archéologues, géographes, historiens, économistes, sociologues, anthropologues, linguistes, psychologues et philosophes) et donné lieu à trois tables rondes. La première rencontre, « L’incertitude : regards pluridisciplinaires », a eu lieu en juin 2013 et a permis de faire le point sur l’état des réflexions sur l’incertitude dans cha que discipline participant au projet. Elle a également vu la participation du philosophe Pierre Livet (professeur émérite à l’AMU) en tant que grand témoin. La seconde rencontre, « Démarches, méthodes et approches de l’incertitude », a eu lieu au mois de novembre 2013 et a été dédiée aux méthodologies et approches permettant de prendre en compte le caractère incertain des connaissances. Elle aussi a bénéficié de la présence d’un grand témoin, Henri Prade, informaticien de l’UMR IRIT (Toulouse). La troisième table ronde s’est déroulée sur deux jours et a été ouverte à la participation de collègues venant d’autres universités, françaises ou étrangères. Au titre « Incertitude et connaissances en SHS : production, diffusion, transfert », elle a abordé trois différentes champs de réflexion : l’intégration de l’incertitude dans les recherches en SHS, les questions d’incertitude liées aux sujets et la praxis de l’incertitude (communication, prise de décision en contexte d’incertitude). Les communications et les échanges des trois tables rondes sont disponibles sur le site de la MSH S . Celles de la troisième table ronde font actuellement l’objet d’un projet de publication. Dans la continuité des travaux déjà réalisé, la collaboration entre l’axe 4 de l’MSH S et l’UM R ESPACE entre dans une nouvelle phase consacrée à l’histoire de cette idée d’incertitude. Il s’agira d’étudier dans quelle mesure, au cours de leurs histoires, les différentes disciplines ont été confrontées à cette question et comment elles y ont répondu. Plus précisément, il s’agira d’abord de mettre en évidence, au sein de l’histoire (récente ou non) de chaque discipline, quelques travaux illustrant les différentes manières de prendre en compte l’incertitude au sein du processus d’édification du savoir scientifique. On mettra également en lumière quelques textes d’auteurs qui, dans le domaine de l’épistémologie générale, se sont confrontés directement à cette question. On s’attachera, enfin, à articuler la trajectoire historique du concept d’incertitude et des raisonnements qui le mobilisent, aux préoccupations contemporaines de l’activité scientifique.

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Séminaire « Développement territorial et transition touristiques en Méditerranée – l’entrée en scène de la société civile » – 12 mars 2015

affiche Eric RauletSéminaire du projet « Tourisme durable » de l’axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », 14h, salle 128, MSHS Sud-Est.

Intervenant : Eric RAULET (DEFISMED)

Titre : « Développement territorial et transition touristiques en Méditerranée – l’entrée en scène de la société civile »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Résumé :


 L’activité touristique montre des signes avant-coureurs d’une profonde mutation portée à la fois par des pressions environnementales inédites, et par de nouvelles tendances de consommation plus collaboratives, solidaires et durables. S’impose peu à peu de manière opportune une nouvelle économie des territoires associant étroitement développement durable et nouvelles formes de tourisme dans une même dynamique de préservation des ressources et des patrimoines. A cet égard, le tourisme devient, à l’échelle du territoire, un facteur au sein d’une logique plus globale de développement économique territorial. Dans ce contexte, il est aujourd’hui indispensable d’encourager la participation de tous les acteurs concernés par cette transition touristique au sein des stratégies de développement territorial. Il est essentiel de renforcer le dialogue entre institutionnels, professionnels du tourisme et citoyens afin d’affirmer les bases d’une gouvernance partagée. Ces questions sont éminemment présentes en Méditerranée. L’objectif est de révéler, impulser, et modéliser cette dynamique au travers de dispositifs participatifs confronté au terrain. Eric RAULET est co-fondateur en 2009 de l’association DEFISMED et coordinateur du 1er MOOC (Massive Open Online Courses) au monde sur l’écotourisme qui va être lancé au mois de mars 2015. Il est dirigeant de l’entreprise INEXENS qui a réalisé une trentaine d’événementiels autour de la recherche scientifique en France. Le séminaire est ouvert à toute personne intéressée.

 

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