Construction et régulation des marchés d’environnement : une approche des mécanismes de compensation de biodiversité et de paiement pour services écologiques

Ali DOUAI (GREDEG), Isabelle DOUSSAN (INRA/GREDEG), Sarah VANUXEM (GREDEG).

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


Ce projet vise, en mobilisant les outils et les savoirs de plusieurs disciplines (droit économique, économie institutionnelle, sociologie économique, «organization studies», etc.), à appréhender la diversité, la complexité et les conséquences (socio-économiques, environnementales et territoriales) des nouveaux mécanismes marchands («market-based instruments») pour la conservation de la biodiversité et des services écologiques. Ces mécanismes se développent très rapidement (expérimentation en France à propos de la compensation de biodiversité, par exemple) à travers le monde. Les incertitudes et la complexité qui entourent les objets «supports » et les catégories mobilisées par leurs instituteurs appellent des analyses qui dépassent les strictes postures apologétiques et critiques pourapprocher leurs significations et leurs implications concrètes (in situ) en termes de rapports homme‐nature et de transformations des rapports sociaux.

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Framing Consequences

Dino BORIE, Dorian JULLIEN (GREDEG).

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


Sur 600 personnes qui vont mourir à cause d’une maladie inconnue, préférez-vous un programme pour combattre la maladie dont la conséquence sera que « 200 personnes seront vivant es  » ou bien un autre programme où « 400 personnes seront mort es « ? Bien évidemment, peu d’entre nous préfère nt le second programme, même lorsque nous réalisons qu’il s’agit de la même conséquence, décrite de deux manières différentes. Une somme non négligeable de régularité s empirique s s’est accumulée autour de ce type d’effets de cadrage (« framing effects ») depuis l’étude pionnière de Daniel Kahneman et Amos Tversky (1981). En psychologie cognitive comme en psychologie sociale, u n nombre important de modèles proposent des explications aux effets de cadrage, mais très peu de modèle s formalisé s (au sens mathématique du terme) ont été proposé s en théorie de la décision ; aucun de ces modèles ne rend compte de la complexité qui émerge des régularités empiriques. Nous proposons une formalisation susceptible de combler cette lacune, principalement en retravaillant la structure des objets de choix, en raffinant les « conséquences » du modèle standard vers des « conséquences décrites ». Nous discutons également la relation de notre modèle avec l’émergence récente d’interprétations des effets de cadrages en termes de pragmatique linguistique, ce qui pose la question suivante. Si l’on s’affranchit de l’hypothèse d’arrière-plan de la théorie de la décision selon laquelle c’est « la Nature » qui pose les problèmes de décision, alors comment représenter formellement l’impact de celui qui pose le problème sur celui qui y répond ? Notre modèle offre certaines pistes de recherche pour répondre à cette question.


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DeVELitt – Développement socio-économique d’un espace littoral de l’Âge du fer à l’époque Moderne : interactions sociétés-environnement dans le territoire de Fréjus (Var, France)

Frédérique BERTONCELLO (CEPAM)

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


La basse vallée de l’Argens (Var, France), principal débouché maritime du territoire de la cité antique de Fréjus, est un paysage de construction récente, constitué au cours des 6 derniers millénaires sous l’effet conjugué de la stabilisation du niveau marin et des apports alluviaux de l’Argens. Afin de mieux comprendre le rôle des facteurs naturels et anthropiques dans les transformations de ce paysage littoral, nous proposons de retracer les modalités du développement socio-­‐économique de ce territoire de l’Âge du fer à l’époque Moderne, en mobilisant des données archéologiques,textuelles, planimétriques, géomorphologiques et paléo-­‐environnementales, permettant d’appréhender l’impact environnemental de l’occupation, de l’aménagement et de l’exploitation de cet espace. Fondamentalement interdisciplinaire, le projet associe des chercheurs en sciences historiques, sciences de la Terre et de l’environnement issus des MSH de Nice, Aix-­‐en-­‐Provence et Montpellier.

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Enhanced Humans in Smart Cities: building e-skills for everyday life

Adel BEN YOUSSEF (GREDEG).

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

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Incertitude : regard sur l’histoire des disciplines et perspectives épistémologiques

Giovanni FUSCO (ESPACE), Sébastien POINAT (CRHI)

Séminaire de l’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », Nice, 17 mars 2015

Résumé :


A rebours de la tradition cartésienne qui visait à écarter tout doute dans la production du savoir, le discours scientifique ne peut plus prétendre atteindre la certitude absolue dans tous les domaines et doit intégrer l’incertitude dans la production des savoirs scientifiques. Cette incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement, dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances. Cette nouvelle situation épistémologique a donné naissance au projet « Faire science avec l’incertitude » de l ’axe 4 de la MSHS et de l’UMR ESPACE, projet qui a rassemblé plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales (archéologues, géographes, historiens, économistes, sociologues, anthropologues, linguistes, psychologues et philosophes) et donné lieu à trois tables rondes. La première rencontre, « L’incertitude : regards pluridisciplinaires », a eu lieu en juin 2013 et a permis de faire le point sur l’état des réflexions sur l’incertitude dans cha que discipline participant au projet. Elle a également vu la participation du philosophe Pierre Livet (professeur émérite à l’AMU) en tant que grand témoin. La seconde rencontre, « Démarches, méthodes et approches de l’incertitude », a eu lieu au mois de novembre 2013 et a été dédiée aux méthodologies et approches permettant de prendre en compte le caractère incertain des connaissances. Elle aussi a bénéficié de la présence d’un grand témoin, Henri Prade, informaticien de l’UMR IRIT (Toulouse). La troisième table ronde s’est déroulée sur deux jours et a été ouverte à la participation de collègues venant d’autres universités, françaises ou étrangères. Au titre « Incertitude et connaissances en SHS : production, diffusion, transfert », elle a abordé trois différentes champs de réflexion : l’intégration de l’incertitude dans les recherches en SHS, les questions d’incertitude liées aux sujets et la praxis de l’incertitude (communication, prise de décision en contexte d’incertitude). Les communications et les échanges des trois tables rondes sont disponibles sur le site de la MSH S . Celles de la troisième table ronde font actuellement l’objet d’un projet de publication. Dans la continuité des travaux déjà réalisé, la collaboration entre l’axe 4 de l’MSH S et l’UM R ESPACE entre dans une nouvelle phase consacrée à l’histoire de cette idée d’incertitude. Il s’agira d’étudier dans quelle mesure, au cours de leurs histoires, les différentes disciplines ont été confrontées à cette question et comment elles y ont répondu. Plus précisément, il s’agira d’abord de mettre en évidence, au sein de l’histoire (récente ou non) de chaque discipline, quelques travaux illustrant les différentes manières de prendre en compte l’incertitude au sein du processus d’édification du savoir scientifique. On mettra également en lumière quelques textes d’auteurs qui, dans le domaine de l’épistémologie générale, se sont confrontés directement à cette question. On s’attachera, enfin, à articuler la trajectoire historique du concept d’incertitude et des raisonnements qui le mobilisent, aux préoccupations contemporaines de l’activité scientifique.

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Séminaire « Développement territorial et transition touristiques en Méditerranée – l’entrée en scène de la société civile » – 12 mars 2015

affiche Eric RauletSéminaire du projet « Tourisme durable » de l’axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux », 14h, salle 128, MSHS Sud-Est.

Intervenant : Eric RAULET (DEFISMED)

Titre : « Développement territorial et transition touristiques en Méditerranée – l’entrée en scène de la société civile »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Résumé :


 L’activité touristique montre des signes avant-coureurs d’une profonde mutation portée à la fois par des pressions environnementales inédites, et par de nouvelles tendances de consommation plus collaboratives, solidaires et durables. S’impose peu à peu de manière opportune une nouvelle économie des territoires associant étroitement développement durable et nouvelles formes de tourisme dans une même dynamique de préservation des ressources et des patrimoines. A cet égard, le tourisme devient, à l’échelle du territoire, un facteur au sein d’une logique plus globale de développement économique territorial. Dans ce contexte, il est aujourd’hui indispensable d’encourager la participation de tous les acteurs concernés par cette transition touristique au sein des stratégies de développement territorial. Il est essentiel de renforcer le dialogue entre institutionnels, professionnels du tourisme et citoyens afin d’affirmer les bases d’une gouvernance partagée. Ces questions sont éminemment présentes en Méditerranée. L’objectif est de révéler, impulser, et modéliser cette dynamique au travers de dispositifs participatifs confronté au terrain. Eric RAULET est co-fondateur en 2009 de l’association DEFISMED et coordinateur du 1er MOOC (Massive Open Online Courses) au monde sur l’écotourisme qui va être lancé au mois de mars 2015. Il est dirigeant de l’entreprise INEXENS qui a réalisé une trentaine d’événementiels autour de la recherche scientifique en France. Le séminaire est ouvert à toute personne intéressée.

 

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Journée d’étude « Autour de l’art et des images : pour une nouvelle interdisciplinarité » – 10 mars 2015

Relevé du panneau de la paroi gauche de la grotte de Marsoulas.
© Ministère de la Culture et de la Communication, Carole Fritz, Gilles Tosello.

Dans le cadre du projet « Anthropologie des images », l’axe 4 organise une journée d’étude intitulée : « Autour de l’art et des images : pour une nouvelle interdisciplinarité », le 10 mars 2015 à la MSHS Sud-Est – Salle plate Saint-Jean d’Angely 3.

Réunion de lancement du projet « Anthropologie des images » publique de 10h à 15h30. Réservée ensuite aux participants du projet.

Organisateurs : Rosa-Maria DESSÌ et Nicolas NAUDINOT (Université Nice Sophia Antipolis, CEPAM-UMR 7264)

 

 

 

 
PROGRAMME

10h15 : Rosa-Maria DESSÌ et Nicolas NAUDINOT (Université Nice Sophia Antipolis, CEPAM-UMR 7264). Présentation.


10h30 : Carole TALON-HUGON (Université Nice Sophia Antipolis, CRHI-EA 2443). « L’histoire de l’art comme histoire de l’idée d’art »


10h50 : Thomas GOLSENNE (Villa Arson-École supérieure d’art, Nice). « Pour une anthropologie matérielle des images »


Discussion et pause


12h00: Camille BOURDIER (Université Toulouse Jean Jaurès, TRACES-UMR 5608). « Des artistes paléolithiques? 150 ans de réflexions sur le statut de la production graphique au Paléolithique et de ses auteurs »


12h20 : Didier MÉHU (Université Laval). « Mots et concepts de l’image chrétienne médiévale »


13h00 : Discussion et pause


14h30 : Rosa-Maria DESSÌ (Université Nice Sophia Antipolis, CEPAM-UMR 7264). « Images éphémères et images palimpsestes : performativité des images et interpolations artistiques »


14h50 : Giulia PUMA (Université Nice Sophia Antipolis, CEPAM-UMR 7264). « Les images des femmes peintres, entre Antiquité et Moyen Âge, entre Italie et France »


15h10 : Discussion


15h30 : Jean-Baptiste PISANO (Université Nice Sophia Antipolis, LAPCOS – EA 7278). « De la vera icona à l’oeuvre authentique »

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Séminaire « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux » – 17 mars 2015

L’Axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux » de la MSHS Sud-Est organise un séminaire destiné non seulement à présenter les projets développés au sein de l’Axe, mais également à donner la parole à des collègues qui ne sont pas encore impliqués dans l’Axe mais désireux de le faire.

Les thématiques de l’axe 4 s’articulent autour de la caractérisation des territoires, de leurs usages et évolutions dans la très longue durée (de la Préhistoire à la période actuelle jusqu’aux scénarios prospectifs). Il s’agit d’analyser les héritages, les contraintes, les potentialités et perspectives de développement des territoires en les appréhendant sous leurs multiples facettes : juridiques, économiques, sociales, culturelles, historiques, environnementales, etc.

En favorisant les rencontres interdisciplinaires et inter-laboratoires, au sein de la MSHS et plus largement au sein de l’Université de Nice, ce séminaire vise à susciter de nouvelles collaborations venant enrichir les projets existants, mais aussi à faire émerger de nouveaux projets et thématiques de recherches.

La participation à ce séminaire est libre. Mardi 17 mars 2015, de 9h à 18h – Amphi 031, MSHS Sud-Est.

PROGRAMME

09:00 : Accueil


09:15 : Introduction : Frédérique  BERTONCELLO


09:30 : Giovanni FUSCO (ESPACE), Sébastien POINAT (CRHI). « Incertitude et fabrication des savoirs »


10:00 : Dino BORIE, Dorian JULLIEN (GREDEG). « Framing Consequences »


10:30 : Ali DOUAI (GREDEG), Isabelle DOUSSAN (INRA/GREDEG), Sarah VANUXEM (GREDEG). « Construction et régulation des marchés d’environnement : une approche des mécanismes de  compensation de biodiversité et de paiement pour services écologiques »


11:00 : Rosa-Maria DESSÌ (CEPAM), Océane ACQUIER (CEPAM). « Anthropologie des images et constitution d’une base de données des peintures murales du sud de l’arc alpin (XIVe-XVIe siècle) »


11:30 : Jean-André CANCELLIERI (LISA), Vannina MARCHI VAN CAUWELAER (LISA). « Les images dans la Corse de San Giorgio. Eléments pour une approche culturelle des relations entre Corses et Génois (XVe-XVIe siècles) »


12:00 : Frédéric VINOT (LAPCOS). « Habiter, entre clinique et création »


12:30  Pause déjeuner


14:00 : Jean-Charles BRIQUET-LAUGIER (MSHS Sud-Est). « Tourisme durable »


14:30 : Christian LONGHI (GREDEG). « Territoires numériques »


15:00 : Adel BEN YOUSSEF (GREDEG). « Enhanced Humans in Smart Cities: building e-skills for everyday life »


15:30 : Cécile BREDELET (Univ. Grenoble Alpes/PACTE). « Microcrédit et développement territorial : Analyse à partir de cas empiriques à Larache et Tanger (Maroc) »


Pause


16:15 : Frédérique BERTONCELLO (CEPAM). « Développement socio-économique d’un espace littoral de l’Âge du fer à l’époque Moderne : interactions sociétés-environnement dans le territoire de Fréjus (Var, France) »


16:45 : Ricardo GONZÁLEZ VILLAESCUA (CEPAM). « Iles, continents et rivages : la territorialité maritime »


17:15 : Anne BROGINI (CMMC). « Territoire catholique, espace maritime. Les circulations économiques et militaires des chevaliers de Rhodes et de Malte (XIVe-XVIIIe s.) »

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Projet « Tourisme »

Résumé du projet

Coordonnateurs :  J.-C. BRIQUET-LAUGIER, MSHS, S. CHRISTOFLE, ESPACE, C. LONGHI, GREDEG, C. PAPETTI, GRM

Alors que les différents aspects du tourisme (économique, social, culturel, juridique, environnemental, patrimonial, technologique, évènementiel…) font trop souvent l’objet de recherches séparées, ce projet propose de développer des recherches pluridisciplinaires prenant en compte ces différents enjeux. L’objectif est, d’une part, de proposer de nouveaux cadres théoriques d’analyse, de nouveaux outils méthodologiques et d’aides à la décision. D’autre part, l’objectif est de procéder à des ouvertures vers la société civile via la mise en débat public de questionnements et de réflexions autour du tourisme.

Ce projet regroupe des chercheurs de plusieurs laboratoires en sciences humaines et sociales (CEPAM, ESPACE, GREDEG, GRM, LAPCOS, LISA). Il compte également sur des collaborations avec d’autres partenaires de l’UCA dans le cadre de l’IDEX et vise à développer des relations avec les différents acteurs du tourisme.


Programmation

-> 2017

-> 2016

-> 2015

-> 2014


Contact

Jean-Charles BRIQUET-LAUGIER

Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (MSHS Sud-Est)
Université de Nice – Sophia Antipolis, Pôle Universitaire Saint-Jean d’Angély 3
24 avenue des diables bleus
06357 Nice CEDEX 4
mél : briquet@unice.fr
tél. : 04-89-88-14-03

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Projet « Anthropologie des images »

Coordinateurs : R. M. DESSÌ et N. NAUDINOT, CEPAM

Au-delà des approches stylistiques et techniques, ce projet vise à étudier les processus sociaux et idéologiques à l’œuvre dans la fabrique des images : rapport à la nature, fonction rituelle des objets figurés, mécanismes de production de sens, formes de la communication au sein des sociétés, rapports entre discours écrits et discours en images, inscription des images dans l’espace, etc. En utilisant les possibilités offertes par les nouvelles technologies qui donnent accès à des corpus inédits, l’un des objectifs de ce projet pourrait être la réalisation de nouvelles bases de données où seront privilégiées et scrupuleusement indexées les images d’œuvres, parfois méconnues, qui font la richesse de notre patrimoine territorial.

Calendrier

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Projet « Valeurs, Patrimoines et développement durable »

Coordinateurs : M.A. MAUPERTUIS, LISA et R. ARENA, GREDEG

La question de la soutenabilité du développement économique se pose avec acuité à différentes échelles territoriales. Toutefois, la pression exercée par les activités humaines sur les patrimoines naturels (réduction de la biodiversité) mais aussi culturelles (réduction de la diversité culturelle) mobilise de plus en plus d’acteurs à l’échelle locale (la commune, la destination touristique, la région par exemple). Pour autant ces acteurs situés sur un même territoire, se réfèrent à des ordres de grandeurs différents (au sens de Boltanski, Thévenot, 1991) pour traiter de la relation à la nature et de la relation nature-culture. La première question qui se pose est celle des systèmes d’équivalence à construire pour produire des représentations communes et des dispositifs de durabilité. La seconde est celle des mécanismes de coordination à mettre en place pour stabiliser au sein des territoires concernés des règles de gestion, de protection et de valorisation. Le traitement de ces questions est abordé différemment au sein des sciences humaines et sociales et interpelle aujourd’hui tout autant les sciences du vivant (les écologues en particulier) et les décideurs-gestionnaires. Au cœur du débat réside la problématique de la valeur, qui n’est plus uniquement associée à la valeur marchande ou à la valeur monétaire.

A travers cette thématique, l’objectif est d’organiser au sein de l’axe 4 « Territoires, Systèmes techniques et usages sociaux » une confrontation interdisciplinaire sur les notions de valeur et de patrimoine convoquées par différentes disciplines traitant du développement durable des territoires. L’objectif est la production d’une connaissance partagée qui pourrait être diffusée de manière transversale à la MSH (axes 1, 2 et 3) mais aussi utilisée sur le plan du transfert et de la valorisation. Le séminaire pourrait accueillir des chercheurs extérieurs à la MSH traitant de la relation hommes-milieux, des patrimoines, des conceptions et des « mesures » de la valeur en particulier, au sein des sociétés méditerranéennes. Les économistes, les archéologues, les historiens, les juristes, les anthropologues sont donc les premiers mobilisables sur ces questions. Mais la confrontation n’aura de sens que si nous invitons des philosophes et des écologues à se joindre au séminaire.

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Séminaire « Eléments pour une enquête sociale sur la capitalisation » – 12 juin 2015

Téléchargez l’affiche F.Muniesa
Affiche F.Muniesa
 
Séminaire invité des axes 2 et 4 de la MSHS Sud-Est, organisé par le GREDEG, de 10h à 12h à MSHS Sud-Est (SJA3), salle 227.

Intervenant  :

Fabian MUNIESA  (Centre de sociologie de l’innovation – Mines ParisTech)

Page de F. MUNIESA : http://www.csi.mines-paristech.fr/fr/equipe/chercheurs/fabian-muniesa

Résumé :


Les regards sociologiques et anthropologiques sur l’économie se sont abondamment penchés sur la question de la valorisation marchande, c’est-à-dire sur les formes de détermination de la valeur des choses qui passent par leur marchandisation. Mais ceci a supposé de négliger, ne serait-ce que partiellement, une forme de détermination de la valeur dominante aujourd’hui et qui consiste non pas à transformer les choses en marchandises, mais à les transformer en actifs, en objets d’investissement, bref, en capital. C’est en examinant cette forme particulière de valorisation qu’ils nomment « capitalisation » que les auteurs de l’ouvrage présenté par Fabian Muniesa entreprennent de contribuer à réorienter le chantier. Les opérations de capitalisation qu’ils étudient passent par la constitution d’un scénario de valorisation dans laquelle la figure de l’investisseur détient un pouvoir central dans la configuration des objets de valorisation. L’ouvrage, provisoirement intitulé « Elements for a social inquiry into capitalization », examine de manière critique plusieurs manifestations de ce scénario.

 

 

 

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Projet « DevELitt – Développement socio-économique d’un espace littoral de l’Âge du fer à l’époque Moderne : interactions sociétés-environnement dans le territoire de Fréjus (Var, France) »

La basse vallée de l’Argens (Var, France), principal débouché maritime du territoire de la cité antique de Fréjus, est un paysage de construction récente, constitué au cours des 6 derniers millénaires sous l’effet conjugué de la stabilisation du niveau marin et des apports alluviaux de l’Argens. Afin de mieux comprendre le rôle des facteurs naturels et anthropiques dans les transformations de ce paysage littoral, nous proposons de retracer les modalités du développement socio-économique de ce territoire de l’Âge du fer à l’époque Moderne, en mobilisant des données archéologiques, textuelles, planimétriques, géomorphologiques et paléo-environnementales, permettant d’appréhender l’impact environnemental de l’occupation, de l’aménagement et de l’exploitation de cet espace. Fondamentalement interdisciplinaire, le projet associe des chercheurs en sciences historiques, sciences de la Terre et de l’environnement issus des MSH de Nice, Aix-en-Provence et Montpellier.

Partenaires : Frédérique BERTONCELLO (porteur du projet, UMR7264-CEPAM, MSHS Sud-Est, Nice) ; Sylvain BURRI, (UMR 7298-LA3M, MMSH, Aix-en-Provence) ; Claire DELHON (UMR7264-CEPAM, MSHS Sud-Est, Nice) ; Benoît DEVILLERS (UMR 5140-ASM, MSH Montpellier, Lattes) ; Daniel FAGET (UMR 7303- TELEMME, MMSH, Aix-en-Provence) ; Marie-Jeanne OURIACHI (UMR7264-CEPAM, MSHS Sud-Est, Nice) ; Louise PURDUE (UMR7264-CEPAM, MSHS Sud-Est, Nice).

Financements : PEPS interdisciplinaires 2014 Réseau National des Maisons des Sciences Humaines, Mission pour l’Interdisciplinarité du CNRS et Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS.


Bien que dominés, dans leur morphologie et leur évolution, par les processus climatiques qui régissent à la fois le niveau marin et les dynamiques hydro-sédimentaires continentales, les littoraux sont des paysages très largement construits par une anthropisation souvent plurimillénaire. Offrant des ressources variées et des possibilités d’échanges facilitées, ils ont de tout temps attiré les occupations humaines. Surmontant les contraintes spécifiques liées à ces milieux très mobiles, les sociétés anciennes les ont exploités et aménagés, contribuant ainsi à leur transformation durable en modifiant, amplifiant ou limitant les effets des mécanismes naturels. Dans le jeu complexe de ces interactions entre facteurs naturels et anthropiques, l’évaluation de l’impact des activités humaines dans la transformation des paysages littoraux constitue un enjeu majeur pour la communauté scientifique, à l’interface des sciences de la Terre, de l’Environnement et de la Société.

Afin de dépasser les interprétations mécanistes qui donnent la primauté au déterminisme climatique et considèrent souvent l’impact anthropique uniquement du point de vue de la pression démographique et de l’exploitation des ressources naturelles, la compréhension des mécanismes régissant la construction de ces paysages nécessite une analyse détaillée des modalités de l’occupation humaine, appréhendée sous ses différentes facettes. C’est cette approche que nous proposons de conduire dans le territoire de la cité antique de Fréjus (Var, France), en retraçant les modalités de son développement socio-économique de l’Âge du fer à l’époque moderne afin de restituer la manière dont cet espace littoral a été occupé, aménagé et mis en valeur.

Port militaire et de commerce, la colonie romaine de Forum Iulii – Fréjus, dispose d’un territoire aux paysages contrastés, dont le principal débouché maritime est constitué par la basse vallée de l’Argens, en périphérie de la ville. Cette plaine littorale d’une quarantaine de km² a connu de profondes transformations jusqu’à une période récente : envahie par la mer suite à la remontée postglaciaire du niveau marin il y a 10 000 ans environ, la basse vallée s’est progressivement comblée sous l’effet des apports alluviaux de l’Argens, repoussant la ligne de rivage jusqu’à sa position actuelle (Fiches et al. 1995, Dubar 2004). Les recherches interdisciplinaires conduites de 2003 à 2008 dans le cadre d’un Projet Collectif de Recherches (Ministère de la Culture et de la Communication) ont permis de restituer la position et la morphologie du rivage au fur et à mesure de ce comblement, renouvelant fortement notre perception des conditions d’occupation de cet espace entre le Néolithique et l’Antiquité (Bertoncello et al. 2011, Bertoncello et al. 2014). Le cadre paléogéographique de l’évolution de ce paysage littoral ayant ainsi été posé, il s’agit maintenant de mieux comprendre le rôle des différents facteurs, naturels et anthropiques, à l’origine de ces transformations. Dans cette optique, le présent projet vise à restituer la dynamique de ce territoire littoral dans la longue durée, afin d’appréhender, à partir de sources documentaires complémentaires – archéologiques, épigraphiques, textuelles, géomorphologiques et paléo-environnementales -, le niveau et les modalités de son développement socio-économique en termes de peuplement, d’aménagements du paysage et d’exploitation des ressources.

Le projet associe des archéologues, historiens, géomorphologues et paléo-environnementalistes issus de 4 laboratoires de l’INSHS et de l’INEE, rattachés aux MSH de Nice, d’Aix-en-Provence et de Montpellier :

  •        Frédérique BERTONCELLO, archéologue (Antiquité), CR1-CNRS, UMR7264-CEPAM, Nice
  •        Sylvain BURRI, archéologue et historien (Moyen Âge), CR2-CNRS, UMR 7298-LA3M, Aix-en-Provence
  •        Claire DELHON, anthracologue, CR1-CNRS, UMR7264-CEPAM, Nice
  •        Benoît DEVILLERS, géomorphologue, MCF, UMR 5140-ASM, Lattes-Montpellier
  •        Daniel FAGET, MCF, historien (époque Moderne), UMR 7303- TELEMME, Aix-en-Provence
  •        Marie-Jeanne OURIACHI, historienne et épigraphiste (Antiquité), MCF, UMR7264-CEPAM,Nice
  •        Louise PURDUE, géoarchéologue, CR2-CNRS, UMR7264-CEPAM, Nice

Sont également associés au projet les archéologues du Service Archéologique Municipal de la Ville de Fréjus et du Service Départemental d’Archéologie du Conseil Général du Var. Au sein de la MSHS – Sud est de Nice, le projet s’inscrit dans les thématiques de l’Axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux » qui a pour objet la caractérisation des territoires, de leurs usages et évolutions dans la très longue durée – de la Préhistoire à l’actuel, et dans une démarche prospective.

Les recherches se développeront selon deux axes principaux :

1)   Intensité et formes d’exploitation des ressources naturelles

Le croisement des données archéologiques (structures et vestiges de production tels les ateliers, installations agro-pastorales, viviers, etc., et aménagements destinés à la mise en valeur des terroirs et à la gestion des contraintes environnementales : terrasses de culture, réseaux d’irrigation/de drainage, aménagements de berges, etc.), paléoenvironnementales (paléobotaniques, archéozoologiques, voire ichtyologiques et conchyliologiques le cas échéant), complétées par les sources textuelles pour les périodes les plus récentes, permettront de dresser un bilan des ressources exploitées, qu’elles soient agro-pastorales, halieutiques, sylvicoles ou extractives, en essayant d’approcher les modalités de leur exploitation, transformation et commercialisation. L’analyse des données sédimentaires et paléo-environnementales issues des carottages et des études géoarchéologiques conduites sur certains sites archéologiques fournira en outre des informations précises pour évaluer l’impact de ces activités sur la couverture végétale (défrichement, évolution de la végétation) et sur les sols (érosion, assèchement ou au contraire paludification, etc.).

2)   Dynamique d’occupation du sol et développement territorial

L’analyse statistique et spatiale des données archéologiques recensées à partir des prospections de surface permettra de mesurer l’intensité du peuplement dans le territoire de Fréjus et de suivre ses variations au cours du temps. Ces courbes de peuplement seront complétées par une analyse typologique des formes de l’habitat (des agglomérations aux ateliers et annexes agricoles en passant par toute la gamme des établissements ruraux) permettant d’évaluer la pression anthropique exercée sur les milieux non seulement du point de vue quantitatif mais aussi qualitatif en fonction des différentes modalités de mise en valeur de l’espace. On s’attachera particulièrement à identifier les espaces les plus dynamiques en termes de développement socio-économique, en croisant les indications fournies par l’archéologie, par l’épigraphie et, pour la période médiévale, par les sources textuelles. Par le statut des personnes mentionnées dans les inscriptions mais aussi par les qualités formelles du monument inscrit, la documentation  épigraphique permet en effet d’évaluer le niveau socio-économique des individus ou familles gallo-romaines. Confrontées aux données archéologiques, la spatialisation de ces données met ainsi en évidence l’ancrage territorial des familles qui détiennent le pouvoir économique et politique dans la cité, espaces dans lesquels elles sont susceptibles d’investir prioritairement leurs capitaux pour la mise en valeur des terroirs. La documentation médiévale, beaucoup plus riche, permet de développer le même genre d’approche dans un contexte de multiplication des pouvoirs,  séculiers et religieux.


Bibliographie :


Bertoncello F., Bonnet S., Excoffon P., Bony G., Morhange C., Gébara C., Georges K., Devillers B., 2011 : Dynamique du littoral et peuplement : le cas de la colonie romaine de Fréjus. In : M. Pasqualini : Fréjus romaine, la ville et son territoire. Agglomérations de Narbonnaise, des Alpes-Maritimes et de Cisalpine à travers la recherche archéologique, actes du 8e colloque historique de Fréjus, oct. 2010. Nice, APDCA, 2011, p. 75-88.

Bertoncello F., Devillers B., Bonnet, S., Guillon S., Bouby L., Delhon C., 2014 : Mobilité des paysages littoraux et peuplement dans la basse vallée de l’Argens (Var, France) au cours de l’Holocène. Quaternaire, 25 (1), p. 23-44.

Dubar M., 2004 : L’édification de la plaine deltaïque du Bas Argens (Var, France) durant la Protohistoire et l’Antiquité. Application d’un modèle numérique 2D à l’archéologie. Méditerranée, 1 (2), 47-54.

Fiches J.-L., Bérato J., Brentchaloff D., Chouquer G., Dubar M., Gazenbeek M., Latour J., Rogers G., 1995 : Habitats de l’Age du Fer et structures agraires d’époque romaine aux Escaravatiers (Puget-sur-Argens, Var). Gallia, p. 205-261.

Gascou J., Janon M., 1985 : Inscriptions Latines de Narbonnaise : Fréjus. Paris, CNRS, 1985, 229 p. (Gallia, Supp. 44).

Gayet F., 2012 : Considérations sur l’onomastique des Foroiulienses et des étrangers résidant à Forum Iulii (Fréjus, Var). Revue du Centre Archéologique du Var, p. 91-102.

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Projet « Histoire de l’idée d’incertitude et fabrication du savoir scientifique »

Prenant la suite du projet « Faire science avec l’incertitude » de l’Axe 4 de la MSHS, ce projet s’inscrit dans l’Axe interdisciplinaire « Histoire des idées, des sciences et des arts » de l’Université Nice-Sophia Antipolis.

Porteurs du projet : Sébastien POINAT (MCF de philosophie, ESPE, CRHI), Frédérique BERTONCELLO (CR CNRS, archéologie, UMR CEPAM-MSHS) et Giovanni FUSCO (CR CNRS, géographie, UMR ESPACE)

 Ce projet en histoire des idées part du même constat que le projet « Faire science avec l’incertitude » : à rebours de la tradition cartésienne qui visait à écarter tout doute dans la production du savoir, le discours scientifique ne peut plus prétendre atteindre la certitude absolue dans tous les domaines et doit intégrer l’incertitude dans la production des savoirs scientifiques. Cette incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement,  dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances.

Le travail d’histoire des idées consistera ainsi à étudier dans quelle mesure, au cours de son histoire, les différentes disciplines ont été confrontées à cette question et comment elles y ont répondu. Plus précisément, il s’agira d’abord de mettre en évidence, au sein de l’histoire (récente ou non) de chaque discipline, quelques travaux illustrant les différentes manières de prendre en compte l’incertitude au sein du processus d’édification du savoir scientifique. On mettra également en lumière quelques textes d’auteurs qui, dans le domaine de l’épistémologie générale, se sont confrontés directement à cette question. On s’attachera, enfin, à articuler la trajectoire historique du concept d’incertitude et des raisonnements qui le mobilisent, aux préoccupations contemporaines de l’activité scientifique. Un colloque est projeté pour l’année 2016.

Les disciplines étudiées relèveront des sciences sociales (en particulier celles représentées dans le cadre du projet  « Faire science avec l’incertitude ») mais aussi des sciences de la matière, ainsi que des sciences informatiques.

 

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« Appropriation spatiale touristique multiniveau en Méditerranéen. Bilan et prospective de recherche » – 26 février 2015

Yanis OUSSALEM (ESPACE).

Séminaire interne de l’axe 4 / Projet : « tourisme durable », MSHS-Sud Est Nice, 26 février 2015

Résumé :


Le contexte actuel, caractérisé par la mondialisation, la globalisation et l’individualisation, se distingue par une sensibilisation aux impacts économiques, sociaux et environnementaux des phénomènes touristiques en Europe et particulièrement en Méditerranée. Cette présentation a pour objectif de définir et d’analyser les différents niveaux d’appropriation spatiale touristique, à partir de cas concrets. Elle mettra e n évidence les résultats obtenu s lors de ma thèse réalisée en cotutelle doctorale, entre l’Université Nice-Sophia Antipolis (France) et l’Université d’Oradea (Roumanie) avec la participation active des universités de Belgrade, Iasi et Cluj – Napoca ainsi que les financements d’institutions comme la Commission Européenne, le Conseil Général 06 et les programmes d’études doctorales Basileus et Ionescu. Ce travail a définit l’appropriation spatiale touristique multiniveau, les sens et enjeux des représentations et usages dans les Pays d’Europe Centrale et Orientale (PECO), notamment dans les Carpates, le Danube et le littoral de la mer Noire. De plus, des perspectives de recherches, en partenariat avec des universités de France, d’Espagne, d’Italie, d’Algérie et du Maroc, concernant le tourisme durable sur le littoral ouest – méditerranéen, seront abordées. Au travers des exemples méditerranéens et européens, cette recherche itinérante propose une nouvelle façon d’appréhender le tourisme, sous des aspects multiples (acteurs, lieux, représentations, choix, usages, mobilité, appropriation, etc.).

Cette approche multidisciplinaire, basée sur le champ conceptuel de la géographie psychosociologique du tourisme, empreinte une démarche méthodologique qualitative. Cette dernière, centrée sur l’observation participante et l’entretien auprès de touristes, de professionnels du secteur et d e la population locale, fait apparaître des niveaux d’appropriation différents selon les échelles du tourisme (du global au fin). Le Système d’Analyse Multiniveau de l’Appropriation Spatiale Touristique (SAMAST) que j’ai pensé et développé utilise trois en quêtes, basées sur les perceptions et usages spatiaux, afin de mettre en évidence les formes d’appropriation , selon différents n i veaux d’espace s , de temps et d’acteurs. Avant le départ, le choix de la destination, de l’hébergement et des activités touristiques est fortement influencé par l’image perçue des futurs visiteurs. La prise de décision et d’information, notamment par le biais des guides touristiques et des TIC, constitue une forme de préappropriation touristique de l’espace. Cette dernière s’oriente vers l’autonomie et l’altérité des individus, car elle comprend la réservation d’activité s et de lieux touristiques, propre s au projet de voyage. Une fois sur place, le touriste s’approprie l’espace d’accueil par ses usages de consommation, de mobilité et de changement d’habiter. Le touriste privatise temporairement les lieux, comme les espaces de production et d’hébergement touristiques et y laisse des marques. Ces formes d’appropriation contribuent à modifier les lieux et l’image perçue du touriste, par l’amélioration de la connaissance des lieux fréquentés. Enfin, au retour du séjour, la désappropriation de l’espace s’effectue par le partage du vécu, des souvenirs et des expériences de voyage. Par la transmission et la diffusion d’avis et d’informations sur les espaces visités, l’individu influence le choix et participe à la préappropriation de l’espace potentiellement convoité par autrui. Cette postappropriation interconnectée referme ainsi le cycle (la boucle) de l’appropriation spatiale touristique.

 

 

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Appel à contribution séminaire axe 4 MSHS « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux »

L’Axe 4 « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux » de la MSHS Sud-Est souhaite organiser en ce début d’année un séminaire destiné non seulement à présenter les projets développés au sein de l’Axe, mais également à donner la parole à des collègues qui ne sont pas encore impliqués dans l’Axe mais sont désireux de le faire. Plusieurs collègues ont en effet manifesté leur intérêt pour les thématiques de l’Axe 4, notamment lors de la « Tournée des laboratoires » organisée par la MSHS l’an dernier.

Les thématiques de l’axe 4 s’articulent autour de la caractérisation des territoires, de leurs usages et évolutions dans la très longue durée (de la Préhistoire à la période actuelle jusqu’aux scénarios prospectifs). Il s’agit d’analyser les héritages, les contraintes, les potentialités et perspectives de développement des territoires en les appréhendant sous leurs multiples facettes : juridiques, économiques, sociales, culturelles, historiques, environnementales, etc. Cette forte dimension interdisciplinaire se manifeste dans les projets qui sont actuellement développés au sein de l’Axe 4 (dont vous trouverez une présentation plus détaillée sur le site web de la MSHS : http://mshs.unice.fr/?page_id=960) :

–          Tourisme durable (coord. J.-C. Briquet-Laugier, MSHS et C. Longhi, GREDEG)

–          Construction et régulation des marchés d’environnement (coord. A. Douai, GREDEG et I. Doussan, INRA-GREDEG)

–          Valeurs, Patrimoines et développement durable (coord. M.-A. Maupertuis, LISA et R. Arena, GREDEG)

–          Faire Science avec l’Incertitude (coord. F. Bertoncello, CEPAM et G. Fusco, ESPACE) ; Incertitude et fabrication du savoir scientifique (coord. S. Poinat, ESPE, CRHI, F. Bertoncello, CEPAM et G. Fusco, ESPACE)

–          Anthropologie des images (coord. R. M. Dessì et N. Naudinot, CEPAM)

–          Développement socio-économique d’un espace littoral de l’Âge du fer à l’époque Moderne : interactions sociétés-environnement dans le territoire de Fréjus (Var, France) (coord. F. Bertoncello, CEPAM)

En favorisant les rencontres interdisciplinaires et inter-laboratoires, au sein de la MSHS et plus largement au sein de l’Université de Nice, ce séminaire vise à susciter de nouvelles collaborations venant enrichir les projets existants, mais aussi à faire émerger de nouveaux projets et thématiques de recherches.

C’est dans cette optique que toutes celles et ceux dont les travaux de recherche ont un lien avec les thématiques de l’Axe 4 et qui souhaiteraient les développer dans ce cadre, soit au sein des projets déjà en place, soit sous forme de nouvelles actions de recherche (séminaires, table ronde, projet de recherche…), sont invités à venir présenter leurs travaux ou projets lors de ce séminaire.

Il suffit pour cela de faire parvenir à Frédérique Bertoncello (frederique.bertoncello@cepam.cnrs.fr), responsable de l’Axe 4, le titre de la présentation et le nom des intervenants avant le 16 février 2015. Les présentations ne dépasseront pas 20 mn, de manière à laisser du temps pour les échanges. Nous prévoyons d’organiser le séminaire dans la seconde quinzaine de février ou la première quinzaine de mars, en fonction des disponibilités des intervenants.

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Séminaire interne « Les déterminants du tourisme durable dans le bassin méditerranéen » – 30 octobre 2014

L’axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux » de la MSHS Sud-Est, organise, dans le cadre du projet « Tourisme durable », le séminaire  :

 « Les déterminants du tourisme durable dans le bassin méditerranéen »
jeudi 30 octobre 2014 à 14h30, salle 128-129 (MSHS Sud-Est, Pôle Universitaire Saint-Jean d’Angély 3).

Il sera animé par :

Mantiaba COULIBALY-BALLET, Maître de Conférences, Université de Nice Sophia Antipolis, IAE, Laboratoire GRM
Corinne VAN DER YEUGHT, Maître de Conférences, Université deToulon, IAE Laboratoire GRM
Catherine PAPETTI, Maître de Conférences, Université de Nice Sophia Antipolis, IAE, Laboratoire GRM

Les principales pistes de réflexion abordées seront les suivantes :
– Le comportement des touristes (critères de mobilités, attentes, modes d’actions) ;
– Les modes de gouvernance qui permettent d’orienter et d’accompagner les professionnels vers des pratiques responsables ;
– Les TIC perçus comme sont un formidable levier pour atteindre les objectifs de durabilité d’un tourisme riche et varié dans notre région (comment les TIC participent-elles au développement d’un tourisme durable ?)
Document(s) associé(s) :


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XXXVèmes rencontres internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes – 14/16 octobre 2014

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Dans le cadre de l’axe 4, les XXXVèmes Rencontres Internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes sont organisées du 14 au 16 octobre 2014, Espace Fort Carré Antibes.

Cette année, le colloque a pour thème : Les systèmes de mobilité de la Préhistoire au Moyen-Age.

Organisateurs : Nicolas NAUDINOT (UMR 7264 CEPAM), Liliane MEIGNEN (UMR 7264 CEPAM), Didier BINDER (UMR 7264 CEPAM), Guirec QUERRÉ (UMR 6566 CReAAH), Claudia MOATTI (Université Paris 8/University of Southern California)

 

Programme, Résumés et participants aux 35e rencontres d’Antibes

 

 

 

Présentation :


 Se déplacer, transporter, échanger… Ces comportements et leur organisation ont toujours été et, à l’heure de la mondialisation, sont toujours, au cœur des systèmes socio-économiques. La mobilité constitue ainsi une thématique de recherche particulièrement heuristique pour les archéologues, les historiens et les ethnologues.

Les rencontres internationales d’Histoire et d’Archéologie d’Antibes constituent un parfait terreau pour aborder ce sujet complexe et inévitable dans nos champs disciplinaires. Ces journées jouissent en effet d’une très forte visibilité pour les différentes communautés d’historiens et d’archéologues. Elles constituent un rendez-vous attendu chaque année, notamment par les jeunes chercheurs, auxquels elles offrent un excellent moyen de diffusion de leurs travaux les plus innovants. Elles sont également réputées pour leur capacité à regrouper des communautés très diversifiées autour d’une grande question aux larges implications. La diachronie et l’interdisciplinarité sont ainsi les deux éléments structurants de ces rencontres internationales. Grâce à un important soutien des différents partenaires locaux et régionaux avec qui des relations privilégiées ont été nouées au fil du temps, ces journées bénéficient d’un fort ancrage régional et d’une excellente visibilité auprès du grand public. Dans le même temps, grâce à un comité d’organisation et un comité scientifique composés de chercheurs de rang international, elles permettent de toucher une large communauté scientifique et de bénéficier de débats de haut niveau mettant souvent en place des bases de réflexion heuristiques. Ce support constitue ainsi le cadre idéal pour appréhender la notion de mobilité dans toute sa complexité et diversité.

Ce colloque vise en effet à regrouper différentes communautés scientifiques afin d’appréhender les stratégies de mobilité dans toute leur diversité et complexité, dans le cadre d’une réflexion collective largement diachronique et interdisciplinaire. Les discussions permettront dans un premier temps de s’interroger sur les différentes formes que peut prendre la mobilité : de la dynamique de peuplement d’un continent, de la circulation d’artisans sur différentes régions, aux mouvements de population au sein d’espaces plus restreints en passant par les systèmes d’exploitation des territoires par les communautés de chasseurs-collecteurs, la mobilité regroupe une multitude de comportements aux échelles spatio-temporelles différentes et de natures variées. Ces différentes expressions de la mobilité se combinent d’ailleurs parfois pour former un système particulièrement complexe. Ces multiples facettes de la mobilité sont autant d’axes de réflexion qui pourront être abordés durant ces rencontres.

De quels éléments disposons-nous pour aborder les systèmes de mobilité à leurs différentes échelles ? C’est essentiellement autour de cette vaste question que s’organiseront ces rencontres d’Antibes. Les dynamiques et traçabilité des ressources, des pratiques et des usages, lorsqu’elles sont abordées à partir d’approches croisées mettant à contribution des champs disciplinaires variés tels que l’Archéologie et les Archéosciences, l’Histoire et l’Ethnologie, constituent un angle d’approche particulièrement stimulant. L’analyse des systèmes de mobilité est par ailleurs une solide passerelle vers la compréhension d’autres sphères des systèmes socio-économiques. Elle permet d’aborder les relations sociales au sein d’une communauté humaine aussi bien qu’entre différents groupes et de discuter des interactions avec le milieu naturel.

Ce colloque sera donc l’occasion de réfléchir aux cadres conceptuels élaborés par les différentes communautés scientifiques concernées afin de les tester et de les confronter. Après une première session méthodologique visant à aborder les différentes approches à disposition pour traiter de ces questions, les journées s’organiseront autour de thématiques portant sur la longue durée et rendant compte des différentes échelles de la mobilité : grandes dynamiques de peuplement, fondements socio-économiques de la mobilité, organisation des territoires ou encore interculturalité.


 Voir aussi : Actes des rencontres internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes

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L’incertitude en santé, ou entre la Vie et la Mort

Dominique GRIMAUD (Espace éthique azuréen, Département d’Ethique et Sciences Humaines de la Faculté de Médecine de Nice)

3ème Table Ronde «Incertitude et connaissances en SHS : production, diffusion, transfert», Nice, 23-24 juin 2014, MSHS Sud-Est, Saint-Jean d’Angély 3, Projet « Faire Science avec l’Incertitude », Axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux »

Résumé :


Le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a été créé en 1983 par François MITTERAND pour essayer de répondre aux incertitudes éthiques engendrées par les progrès scientifiques et techniques de la médecine et de la biologie modernes : chercher des raisons que notre seule raison n’expliquait pas. Depuis, les lois de bioéthique se sont centrées sur trois questionnements ou incertitudes essentielles : l’origine de la vie, l’intégrité du corps humain et l’utilisation des données nominatives et génétiques.

Les « débats publics actuels sur l’éthique » sont l’expression démocratique de ces incertitudes.

– Une définition de la vie (biologique, intellectuelle, spirituelle…) de l’homme est-elle possible ?

– Une définition de la mort, autre que par la négative l’est-elle tout autant ? L’inexpérience obligée de notre mort est l’archétype de l’incertitude fondamentale, qui nous conduit à émettre toutes sortes d’hypothèses… aussi bien qu’aucune.

La fin de vie, dont les limites chronologiques et spirituelles sont malgré tout incertaines, a fait l’objet de lois destinées à nous aider à identifier et adapter des repères, nécessaires au respect de la dignité ontologique de l’homme. Ces lois sur la fin de vie et les droits des malades (Kouchner, Léonetti) sont celles d’une incertitude acceptée, dans les limites de l’humain. Les incertitudes sur les modalités de prise en charge de la fin de vie restent multiples, et au-delà des lois, nous montrent à quel point chaque situation qui se reproduit est différente.

L’obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique) y est refusée au bénéfice de « l’homme global » dans sa plénitude physique et spirituelle. L’incertitude se traduit ici en langage de rigueur, respect, dialogue, responsabilité, collégialité, confiance… même si le « double effet » des médicaments sédatifs utilisés, laisse une autre marge d’incertitude, qui repose sur l’intentionnalité, toujours insondable, de la prescription.

Se posent enfin, entre autres,  les questions du droit à la mort en particulier en phase terminale : ultime liberté d’un homme-dieu ? Responsabilité revendiquée dans un moment de lucidité incertaine ? Respect de l’autonomie ?… du sens de l’agonie, de l’équilibre entre qualité de vie et durée de vie, qui sont centrales…

L’incertitude se loge aussi dans le pronostic, qui reste l’acte médical le plus difficile. Basé sur des données statistiques inhérentes à une population, il ne dira jamais avec certitude si le patient se situe à droite ou gauche du curseur.

Ainsi, incertitude et acte médical sont intimement liés, en particulier en fin de vie, où des situations « limites » côtoient des situations « exceptionnelles » et des situations banales qui n’en demeurent pas moins toutes uniques.

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Adapt or perish: an approcah to planning under deep uncertainty

Warren WALKER (Faculty of Technology, Policy and Management, Delft University of Technology)

3ème Table Ronde «Incertitude et connaissances en SHS : production, diffusion, transfert», Nice, 23-24 juin 2014, MSHS Sud-Est, Saint-Jean d’Angély 3, Projet « Faire Science avec l’Incertitude », Axe 4 : « Territoires, systèmes techniques et usages sociaux »

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