Colloque « Écrire le voyage centrifuge. Actualité des écritures migrantes » – 18/19 octobre 2018

L’objet du présent colloque est de s’interroger sur le discours de ce type particulier de voyage d’exil (et non la situation d’écrivain exilé), le voyage que l’on peut qualifier de « centrifuge », dans le sens où il met une distance douloureuse entre l’individu et son pays d’origine, à moins qu’il ne permette d’échapper à un sort pénible : en tout cas, le souvenir des origines, de la patrie, reste toujours présent et marque de son empreinte les récits des voyages. La relation du voyage centrifuge rend aussi compte de la rupture des attaches, de la perte des repères, qui définit le nouveau rapport de l’individu à l’espace : l’espace extérieur devient intérieur. Comment s’écrit le voyage du déchirement ?

Renseignements et programme : http://bcl.cnrs.fr/article1646

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Colloque international « Comparing and Combining Disciplinary Approaches to Migration Issues : The Perspectives of Law and Social Sciences » – 28 au 30 juin 2018

This international conference aims to initiate a dialogue between disciplines in the field of migration studies, by sharing and comparing approaches from sociology, political science and law. Although these disciplines commonly draw on the same concepts, they are often used in different ways or to refer to different phenomena.
The conference is an opportunity to discuss discordances, divergences and similarities
between disciplinary approaches to migration and integration issues.
The objective is not only to critically compare disciplinary perspectives but also to examine whether (and how) they can be combined to create a renewed interdisciplinary approach to these issues.

Ce colloque rattaché à l’axe 3 de la MSHS Sud-Est est financé par l’Académie 5 IDEX.

Dates : 28 juin, de 14h30 à 17h, salle 031; 29 et 30 juin, salle 128 à la MSHS.

Téléchargez le programme du colloque

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Séminaire « Argent et gestion de la diversité culturelle dans l’offre faite aux clients » – 25 juin 2018

Cette communication s’inscrit dans le cadre du projet « Altérité, circulation et argent » de l’axe 3. Elle aborde la question de l’argent dans la prise en compte de l’offre faite aux clients multiculturels.

D’un point de vue managérial (stratégie et marketing), il s’agit de comprendre les différences culturelles en termes de consommation et la place de l’argent dans un contexte multiculturel (cas de l’aéroport).

D’un point de vue historique, le séminaire s’intéressera aux flux financiers dans l’Etat de Milan à l’époque moderne (16°-18° siècles) : la nécessité de l’endettement public, la circulation financière à la fois publique et privée de l’argent et le rôle joué par celle-ci dans le renforcement des pouvoirs politiques et sociaux de l’époque (nobles, financiers, Eglise).

Lieu : salle 031 – MSHS

Date et horaire : lundi 25 juin – 9h à 12h


PROGRAMME :

9h15 : accueil

9h30 : Présentations des thématiques pluridisciplinaires autour du sujet
Thierry LONG (LAPCOS), Mantiaba COULIBALY-BALLET (GRM) et Anne BROGINI (CMMC)

9h45 : « Gestion de la diversité culturelle dans l’offre faite aux clients : cas de l’aéroport » : Mantiaba COULIBALY-BALLET (GRM); Victor MEJA (GRM); Philippe LUU (GRM); Djamila ELIDRISSI (GRM)

10h15 : pause-café

10h45 : « L’argent et la guerre. Finance publique, nobles, œuvres pieuses au cœur des frais militaires du Milanais (XVI°-XVIII° siècles) » : Massimo DI STEFANO (CMMC)

11h15-11h45 : retour d’expériences –  débat

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« Modèles urbains : utopies, diffusion, matérialité » – 7 et 8 juin 2018

L’axe 3, dans le cadre du projet « Modèles urbains en Méditerranée et ailleurs », vous proposent deux journées d’études le jeudi 7 et vendredi 8 juin, en salle 418 (4ème étage) à la MSHS.


Programme :

Jeudi 7 juin

14h : Accueil

14h30-15h00 : Introduction, Ricardo Gonzalez Villaescusa (UCA, CEPAM)

15h00-15h30 : Modèles et utopies urbaines de l’antiquité romaine, Ricardo Gonzalez Villaescusa (UCA, CEPAM)

Pause café

16h00-16h30 : Le lexique latin de la ville : hiérarchie territoriale, hiérarchie politique, hiérarchie structurelle ? , Michel Tarpin (Université de Grenoble)

16h30-17h00 : Urbanisme communal et urbanisme princier dans l’Italie de la fin du Moyen Age (XIIIe-XVe s) ; des modèles concurrents ? , Philippe Jansen (UCA, CEPAM)

17h00-18h00 : questions et discussion


Vendredi 8 juin

9h00 Accueil

9h15-9h45 : Utopies et villes militaires : l’évolution des constructions urbaines aux XVIe-XVIIe siècles, Anne Brogini (UCA, CMMC)

9h45-10h15 : Le modèle urbain turinois à Nice, Giovanni Fusco (UCA, ESPACE)

Pause café

10h45-11h15 : De la règle au modèle et vice versa en matière de ville et d’urbanisme, Giuseppe Las Casas (Università della Basilicata)

11h15-11h45 : Le modèle de la ville nouvelle française à Cergy Pontoise, Fabrice Decoupigny (UCA, ESPACE)

11h45-12h30 : questions et discussion

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Séminaire « Le sabar transnational, au-delà du noir et blanc ? Appropriations, transactions et émotions dans la diffusion du sabar en Europe » – 7 juin 2018

L’axe 3 de la MSHS Sud-Est, dans le cadre de son projet « Circulations transnationales et blocages des pratiques culturelles », propose un séminaire intitulé : « Le sabar transnational, au-delà du noir et blanc ? Appropriations, transactions et émotions dans la diffusion du sabar en Europe ».

Intervenante : Alice ATERIANUS-OWANGA (Université de Lausanne)


Résumé :

Le terme sabar désigne à la fois un instrument de musique, un événement festif, et un répertoire de danses, présents chez l’ethnie wolof et lébou du Sénégal (Penna Diaw 2005, Tang 2008, Dessertine 2010). Danse de cercle pratiquée autrefois essentiellement par les femmes, le sabar a connu de nombreuses évolutions dans les dernières décennies : d’une part à l’intérieur du Sénégal par le biais des mises en spectacles sur les scènes de ballet contemporains (Neveu-Kringelbach 2013), qui a amené à ce qu’elle soit aujourd’hui pratiquée de plus en plus par des groupes mixtes, et mélangée avec d’autres genres musicaux ; d’autre part au travers des migrations et des mobilités des danseurs qui la diffusent au-devant du monde, auprès d’un public de plus en plus nombreux d’adeptes de sabar (Ross 2008 ; Bizas 2014). A l’intérieur du marché des « danses africaines » (Lassibille, 2009), un réseau transnational de « sabaristes » réunit des danseurs, des musiciens et des élèves circulant entre différentes villes d’Europe et d’Afrique, pour partager des moments d’interaction musicale et dansée.

A partir de l’examen du processus (en cours) de diffusion transnationale d’une forme musicale et dansée, le sabar, cette communication examinera comment l’adoption et la transmission d’un répertoire hors de ses frontières initiales peut également être significatif de résistance aux relocalisations, et constituer un support d’affirmations de « traditions », de frontières et d’identités nationales déterritorialisées. Cette présentation se basera sur une ethnographie intensive et multisituée des réseaux de diffusion des danses africaines et du sabar plus particulièrement, entre différentes villes du continent européen (en Suisse romande et en France) et du Sénégal.

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Séminaire « Modifications génitales féminines et altérités » – 17 avril 2018

Séminaire « Modifications génitales féminines et altérités » par Marie Lesclingand (URMIS). Le 17 avril 2018 à 13h30 à la MSHS (salle plate)

Inscription obligatoire avant le 13 avril auprès de Sylvie Grenard (Sylvie.Grenard@unice.fr)

Séminaire organisé dans le cadre du projet « Corps, santé, altérité » (URMIS, LAPCOS, LAMHESS) de l’Axe 3 « Mondialisations, circulations, altérités ».

A la suite de ce séminaire, les chercheurs intéressés sont invités à participer à une petite réunion concernant le futur du projet « Corps, santé, altérité ».

Présentation du séminaire  :

Les pratiques d’excision, dénommées « Mutilations Génitales Féminines », sont aujourd’hui observées sur presque tous les continents. La médicalisation récente des MGF pour minimiser les risques de santé ou pour prendre en charge une réhabilitation, invite à réinterroger les définitions et sens des MGF. En parallèle, on observe un développement récent des « chirurgies sexuelles cosmétiques » non perçues comme « mutilantes » alors qu’elles incluent – comme les MGF – des réductions labiales et clitoridiennes. Le projet propose d’envisager l’ensemble de ces pratiques sous le terme de « Modifications Génitales Féminines ». En s’interrogeant sur les termes de la comparabilité de ces différentes pratiques en France, il s’agit de produire des données inédites sur les femmes concernées (effectifs, profils, motifs, représentations du corps) et d’analyser la mesure dont la prise en charge médicale de ces pratiques participe à (re)produire des normes de genre ou des formes d’altérité.

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Colloque « Europe, Etat, fédéralisme » – 3 au 5 octobre 2017

Les mardi 3, mercredi 4 et jeudi 5 octobre 2017, le CRHI organise, en collaboration avec le Laboratoire Hans Kelsen de l’Université de Salerne et avec le soutien de l’Axe 3 de la MSHS Sud-Est, un colloque interdisciplinaire intitulé « Europe, État, fédéralisme ». Le colloque aura lieu dans l’amphi 031 à la MSHS Sud-Est, à Nice.

Téléchargez le programme du colloque.

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Colloque « Les relations interethniques en France : généalogie d’un champ de recherche et actualité d’une réflexion » – 3 et 4 mai 2017

Avec le soutien de l’axe 3, ce colloque se déroulera à l’occasion du cinquantenaire de la création du CERIN/ IDERIC, en amphi 031, à la MSHS.

Liens vers les textes qui serviront de point de départ aux discussions:
– Michel Oriol : « L’ordre des identités », REMI, décembre 1985, Vol.1, No. 2
http://www.persee.fr/doc/remi_0765-0752_1985_num_1_2_988

– Victor Borgogno  « Le discours populaire sur l’immigration. Un racisme pratique ? », Peuples Méditerranéens, avril-juin 1990, No. 51
https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uiuo.ark:/13960/t20c68d3j;view=1up;seq=11

– Jean-Pierre Zirotti , « Les enfants d’immigrés à l’école ou la dynamique de l’altérité », Cahiers de la Méditerranée, 1997, Vol. 54, No. 1

http://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1997_num_54_1_1182

– Paul Wald et Philippe Poutignat, « Français et Sango à Bouar : fonctions marginales du français dans les stratégies interpersonnelles », dans Gabriel Manessy et Paul Wald (coord.), Plurilinguisme : normes, situations, stratégies. Paris, L’Harmattan, 1979

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Journée d’étude GIS  » Flux, ports, échanges » – 23 mars 2017

Cette journée s’inscrit dans le cadre de l’axe 3 et aura lieu en amphi 031, le 23 mars de 9h à 17h30.

Téléchargez le programme de la journée

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Discussion autour de la laïcité – 23 mars 2017

Intervenants :

Valentine ZUBER (Directrice d’études, EPHE, chaire Religions et relations internationales) : « Droits de l’homme et laïcité. Les défis du pluralisme dans les sociétés modernes »

Gérald CHAIX (Professeur émérite d’histoire moderne, Université de Tours – IESR) : « L’enseignement du fait religieux et l’apprentissage du vivre ensemble : quels défis pour une école républicaine, laïque et démocratique ? »

Horaires : de 9h à 12h30 le jeudi 23 mars, amphi 5, SJA2.

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Pour des raisons de sécurité, il est impératif de s’inscrire à l’adresse qui suit : http://unice.fr/events/inscriptions/discussion_laicite/

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Colloque International « Ugo Niccolo Foscolo entre Italie et Grèce : expérience et fortune d’un intellectuel européen » – 9/11 mars 2017

Les 9, 10 et 11 mars se tiendra le colloque international interdisciplinaire Ugo Niccolò Foscolo entre Italie et Grèce.

Le colloque aura lieu du 9 au 10 mars à la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (campus St-Jean d’Angély), et le 11 mars à Vintimille (Jardin Botanique Hanbury).

Organisatrice au LIRCES: Francesca Irene Sensini, Maître de Conférences au département d’Italien

Contact: convegnofoscolo2017@gmail.com

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Colloque « Érotisme et Pornographie. Images, corps et érotisation » – 6-8 avril 2017

Un appel à communication est lancé pour le colloque « Érotisme et Pornographie. Images, corps et érotisation ». Ce colloque se déroulera avec le soutien de l’axe 3 du 6 au 8 avril 2017, salle plate, MSHS.
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Téléchargez le programme du colloque EROPO

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Séminaire « Le libéralisme dans tous ses états » – 25 avril 2017

Le prochain séminaire du cycle « Le libéralisme dans tous ses Etats »  organisé par l’axe 3 de la MSHS aura lieu le mardi 25 avril 2017 de 14h00 à 16h, salle 129.

Ce séminaire sera animé par :

Philippe Audegean (CRHI, Université Côte d’Azur), « Antonio Genovesi, premier professeur d’économie (Naples, 1754) »:
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Francis Démier (Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense), « Libre-échange et protectionnisme, les deux voies de la bourgeoisie française des années 1840 »:
Téléchargez le résumé

 

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Séminaire IVI : « Images, graphiques et graphes en sciences humaines » – 7 octobre 2016

Affiche séminaire IVI 7 octobre 2016Dans le cadre de l’axe 3 et du séminaire IVI (Idée Vérité Image), la 10ème séance intitulée : Images, graphiques et graphes en sciences humaines, se déroulera vendredi 7 octobre 2016, de 9h30 à 12h30, au rez-de-chaussée de la MSHS Sud-Est (salle 009 ou 031).

Nicolas Perreaux (Goethe-Universität, Frankfurt am Main) : « Pourquoi modéliser? L’intérêt heuristique des visualisations en histoire (médiévale) »

Bruno Péquignot (Université Sorbonne Nouvelle – USPC) : « Les sciences sociales et les images : le rejet comme indice d’une question non résolue, celle du statut de l’interprétation ».

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Colloque « Mobilités, surveillance, assistance en Méditerranée occidentale (XVIe – XXIe siècles) » – 17-19 novembre 2016

Dans le cadre des activités de la MSHS Sud-Est (axe 3 « l’Europe et ses Autres ») et de l’axe interdisciplinaire Altérités et mondialisation de l’UNS, les laboratoires URMIS – CMMC – ERMES ont lancé un appel à communication pour ce colloque :

      Le contrôle du territoire et des hommes qui y circulent constitue la réalité très actuelle
des rivages de la Méditerranée occidentale. Depuis longtemps, ces espaces cosmopolites et très attractifs (commerce, tourisme, industrie…) sont caractérisés par le contact constant entre altérités qui favorisent aussi bien les attractions et les circulations de populations que les redéfinitions et les crispations identitaires. L’heure de la globalisation n’empêche pas certains espaces d’afficher aujourd’hui avec force, parfois avec violence, leur particularité, où la religion et les pouvoirs politiques constituent un puissant instrument de définition et d’encadrement des sociétés, un marqueur incontournable des identités. Parmi ces espaces où resurgissent les antagonismes sans empêcher les échanges et les mobilités humaines, les rivages de la Méditerranée occidentale offrent un cadre pertinent d’étude des sociétés littorales dans le temps long, des mobilités et des différentes formes d’acceptation, d’assistance, d’encadrement ou de refus de ces mobilités, considérées par les autorités et les individus comme une source à la fois de richesses et de dangers (identitaires, économiques, sociaux…).

Ce colloque se déroulera à Nice, du 17 au 19 novembre 2016, à la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est, amphi 031 (rez-de-chaussée du bâtiment recherche).

COLLOQUE MOBILITES – Voir le programme

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Colloque « Auto-analyse et objectivité scientifique » – 8 – 10 juin 2016

Le colloque se déroulera du 8 au 10 juin en amphi 031 à la MSHS Sud-Est.

Résumé :


L’auto-analyse est le procédé par lequel le scientifique analyse sa position relativement à son objet d’étude, de façon à identifier et à neutraliser les biais qu’elle engendre dans sa recherche. Elle est donc nécessaire à l’objectivation scientifique, qui intègre la perspective du sujet qui l’entreprend. L’exigence d’auto-objectivation relève également d’une nécessité éthique et déontologique : la neutralisation, non seulement analytique, mais aussi axiologique des biais attachés à la position du scientifique (ses prénotions et ses préjugés).

La reconnaissance de la nécessité et de la primauté de l’auto-analyse dans le procès scientifique entraîne alors un étonnement et une difficulté. L’étonnement tient à ce qu’en dépit de son importance, force est de constater que, dans la recherche comme dans l’enseignement, l’auto-analyse est rarement pratiquée. Il est vrai qu’elle est recommandée dans certaines disciplines : la psychanalyse, la sociologie et l’anthropologie notamment. Mais elle ne l’est pas dans toutes : en particulier, elle ne l’est pas en philosophie. Quand elle l’est, il semble de plus : qu’elle ne le soit pas systématiquement ; qu’elle ne le soit pas non plus intrinsèquement, c’est-à-dire qu’elle demeure à part du résultat scientifique ; qu’elle ne soit pas codifiée méthodologiquement ; et qu’elle soit réalisée quasi-exclusivement au sein de chaque discipline, c’est-à-dire sans interdisciplinarité. Ce constat justifie à notre sens une interpellation de la communauté scientifique.

La reconnaissance de la nécessité et de la primauté de l’auto-analyse dans le procès scientifique entraîne également une difficulté, qui concerne la possibilité même de l’auto-analyse : une telle position de neutralité est-elle accessible ? Le scientifique en général, le spécialiste des sciences humaines et sociales en particulier, peut-il parvenir à se dégager totalement de l’appartenance à son objet d’étude ? Son savoir peut-il ne pas être situé ? Inversement, une telle difficulté, voire impossibilité, de l’auto-objectivation doit-elle conduire à se défaire de l’exigence scientifique d’objectivité ?

Ce triple constat, non seulement en France mais à l’échelle internationale, de la primauté scientifique, de la rareté en fait et de la difficulté épistémologique de l’auto-analyse constitue la raison principale du projet d’un colloque interdisciplinaire et international sur le thème « Auto-analyse et objectivité scientifique », et forme ce que nous proposons d’appeler « le problème de l’auto-objectivation ».

Téléchargez l’argumentaire et le programme

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Séminaire IVI (Idée, vérité, image) – 20 mai 2016

Seminaire_20mai2016Séminaire IVI (Idée, vérité, image) : 20 mai 2016, SJA3 en salle plate 031, de 9h30 à 12h30

 

Programme :

Alain GIBOIN (INRIA)
« Les graphes comme outil d’acquisition et d’exploration des connaissances »
Alain GUERREAU (Ecole des Chartes)
« Rôle des graphiques dans l’exploration ».

 

 

 

Contenu :

Le 9ème séminaire IVI (Idée, vérité, image) sera consacré à Images, graphiques et graphes en sciences humaines. Les deux conférences (A. Giboin, psychologue-ergonome, INRIA et A. Guerreau, historien, CNRS-EHESS) porteront sur les enjeux des représentations graphiques et des modes de visualisation (cartes, schémas, graphiques, figures, graphes), qui jouent un rôle considérable pour la formalisation des connaissances, dans les écrits scientifiques, particulièrement dans l’analyse des sociétés et de leurs productions. Instrument rhétorique (pour l’expression et la communication des idées), symptôme épistémique (dans le champ de production et de réception des données scientifiques), modèle de représentation des connaissances, outils heuristique (pour l’appréhension par l’image de nouvelles dimensions), la représentation graphique sous ses diverses formes développe aussi une mode de réflexion (visual thinking) et un type d’assertion et de validation particulière des “vérités” scientifiques.NB : Le séminaire réserve une place importante aux échanges et à la discussion à l’issue des deux conférences.
Voir la collection HAL pour IVI :  https://hal.archives-ouvertes.fr/IVI/
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Séminaire « Lumières et libéralisme » – 7 juin 2016

Lumières et libéralisme  Ce séminaire de l’axe 3 se déroulera en salle 128, le 7 juin, à partir de 14h. Il s’inscrit dans le cadre du programme « Le libéralisme dans tous ses Etats ».

Résumé :


 Bien qu’il soit anachronique de parler de libéralisme au siècle des Lumières, il est incontestable que les différentes formes de libéralisme, qui émergent au XIXe siècle, plongent leurs racines dans les débats qui animent tout le XVIIIe siècle. Or, de tels débats ne sauraient être interprétés à travers le prisme simplificateur d’une dichotomie traditionnelle opposant libéralisme et interventionnisme. La grande diversité des idées, des concepts et des arguments avancés laissent entrevoir au contraire les prémisses de formes distinctes de libéralisme qui s’épanouiront au siècle suivant au gré des soubresauts politiques et sociaux. Dans cette perspective, l’objet de ce séminaire est d’aborder plus spécifiquement la question du libéralisme de l’école physiocratique et celle de la critique du despotisme à travers l’opposition de Montesquieu à John Law.

 

Programme :


14h00 : Bienvenue et introduction

14h15 : Catherine LARRERE (Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)

« Les ennemis de la liberté : Montesquieu, John Law et la critique du despotisme ».

15h00 : Jean CARTELIER (Université de Paris-Ouest, EconomiX)

« L’anti-colbertisme n’est pas (toujours) un libéralisme : l’exemple de Quesnay ».

15h45-16h00 : Pause

16h00 : Joël Thomas RAVIX (Université de Nice Sophia Antipolis, GREDEG)

« Contre les colbertistes et les anglomanes : Du Pont de Nemours et la liberté du commerce extérieur ».

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Conférence « Patriarcat et résistance des femmes au Maroc 1890-1990 » – 29 avril 2016

La conférence aura lieu en salle 128, à 14h, à la MSHS. Invité de la conférence dans le cadre de l’axe 3 : Chouki El HAMEL d’Arizona State University.
Discutant : Xavier Huetz de Lemps (CMMC)

Résumé de l’intervenant :


Ma recherche propose d’étudier les discours sur la citoyenneté et l’égalité de genre dans leur contexte historique de la réalité marocaine des années 1890 aux années 1990.  Je veux examiner les questions suivantes : Comment les rencontres politiques dans les contextes coloniaux et postcoloniaux obscurcissent les confluences culturelles et les structures sociales ? Je vais explorer cette question en analysant les propositions suivantes : 1) les interventions parrainées par l’Etat colonial obscurcissent, déplacent ou sinon suppriment les rencontres significatives entre les peuples ; 2) les anciens états coloniaux qui sont souvent en connivence avec les gouvernements postcoloniaux, créent des relations de pouvoir néocoloniales qui manipulent ou corrompent la vie économique, sociale et culturelle de la post-colonie ; 3) l’amalgame entre la culture des sociétés coloniales et postcoloniales encourage les odieuses théories du « choc des civilisations » ; 4) de même, le fait d’obscurcir ou de confondre les cultures des sociétés coloniales et postcoloniales nourrit et justifie les revendications des radicaux colonisés qui pensent que les idées occidentales doivent être rejetées ou combattues à cause de leur association avec le colonialisme.  Donc, l’idée de la « méconnaissance » est au cœur de ces interrogations. La méconnaissance n’est pas simplement une erreur ou un malentendu ; c’est un processus par lequel l’erreur, promulgué par les intérêts des puissances néocoloniales et des mouvements radicaux, est reconnue comme une facette essentielle de la connaissance, celle qui peut être déployée dans la résistance au pouvoir.  Mon étude portera sur de nouvelles manières de découvrir les erreurs et événements cruciaux dans les grands tournants de l’histoire du Maroc qui avaient empêché la réalisation de l’application des droits de citoyenneté, en s’appuyant sur les richesses de l’histoire orale, analyse littéraire et culturel (théorie postcoloniale en particulier et théories historiciste de la représentation), et l’analyse historique de la société et de la transformation sociale.

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Séminaire « La philosophie économique et la question de l’altérité » – 14 mars 2016

Organisé dans le cadre l’axe 3 de la MSHS « L’Europe et ses ‘Autres’ » et de l’axe interdisciplinaire « Histoire des idées, des sciences et des arts », ce séminaire se propose d’explorer comment la philosophie économique contribue à une meilleure compréhension des fondements des systèmes et des doctrines économiques, et les interactions entre économie, philosophie et anthropologie.


Programme :
14h : Bienvenue et introduction

14h15 : François Régis MAHIEU, Fonds pour la Recherche en Ethique Economique, « Une approche anthropologique de l’économie »
Les relations entre l’économie et l’anthropologie ont été particulièrement conflictuelles. Ce texte montre les apports de l’anthropologie à l’économie notamment les élargissements liés à la prise en compte de la personne comme sujet de l’économie et de ses propriétés, notamment responsabilité, vulnérabilité et souffrance. L’ouverture s’effectue aussi en admettant un spectre des valeurs, et implique une remise en cause de l’hédonisme.

14h45 : Damien BAZIN, GREDEG, Université Nice Sophia Antipolis, « Liberté, responsabilité et économie de la personne ».
Résumé : Liberté, responsabilité et économie de la personne tente de développer les notions imbriquées de personne, de responsabilité et de liberté en économie ; certes mais aussi en philosophie morale et politique. Il est question de réconcilier la rationalité de l’individu et la morale de la personne. Cette communication livre une réflexion méthodologique (phénoménologie versus kantisme) dans le but de ré-humaniser la personne (au travers de ses actions mais aussi valeurs et normes qui créent autant de droits et obligations à hiérarchiser). Nous proposons une extension de l’approche par les capabilités, car il est particulièrement discuté la notion de liberté (elle ne renvoie pas à une rationalité de choix comme présentée par les défenseurs de Sen). L’approche des capabilités de Sen, admet la liberté comme prisonnière d’une liberté purement fonctionnelle. Une telle conception ne considère pas la capacité des personnes à s’auto contraindre moralement (responsabilité).

15h15-15h30 : pause

15h30 : Gilles CAMPAGNOLO, UMR GREQAM, « Une approche proprement philosophico-économique doit s’appuyer sur l’une et l’autre discipline »

La collection « E-conomiques » des Éditions Matériologiques, dirigée par Gilles Campagnolo, se donne pour tâche de mesurer le réel à l’aune de la pratique effective des sciences (observation, expérimentation, théorisation, modélisation, simulation). Elle veut pallier les confusions entre exactitude et formalisme, entre critique négatrice et critique comme distinction nécessaire entre bons et mauvais usages de la raison. La communication prendra pour exemples les parutions.
Le premier ouvrage de la collection fut ainsi, dix ans et une crise économique majeure après une première publication (aux PUF), l’ouvrage Critiques de l’économie politique classique, qui revenait, dans une version revue et augmentée, sur l’urgence d’interroger les sources des critiques du libéralisme classique afin d’évaluer la pertinence dans l’environnement contemporain, et mobilisait l’appareil conceptuel des “matrices” des théories critiques fournissant l’aune à laquelle juger des discours redevenus d’actualité.

16h00 : Philippe GRILL, AMSE (Ecole d’économie d’Aix-Marseille), « Vers une nouvelle éthique de la sollicitude au service du déploiement de la personne »

L’objectif de cette communication est de présenter quelques réflexions structurées dans le dernier chapitre du cinquième volume de mon Enquête sur les libertés et l’égalité : une approche philosophico-économique, paraissant actuellement aux éditions Materiologiques, intitulé : Vers une nouvelle éthique de la sollicitude au service du déploiement de la personne. Nous partirons de l’idée, somme toute banale, bien que refoulée par la plupart des économistes et des philosophes, que la fragilité, loin d’être transitoire, est proprement constitutive de l’être humain, son invariant anthropologique. Elle renvoie non seulement à la précarité biologique de l’existence humaine et à certaines incapacités chroniques, mais aussi aux différents types de relations qui s’installent entre les personnes. La violence, l’humiliation et l’exclusion subies n’affectent pas tant l’amour-propre que la confiance, le respect et l’estime que les personnes peuvent avoir d’elles-mêmes. Elles réduisent leur capacité à agir librement et à préserver correctement leurs intérêts. La souffrance sociale créée par la violence, l’humiliation et l’exclusion est bien de nature morale. La confiance en soi, le respect de soi et l’estime de soi sont alors des biens premiers que toute personne désire et qui doivent donc être garantis au niveau institutionnel. C’est à partir de cette conception de l’identité que nous croyons possible de reconstruire une éthique sociale s’appuyant sur le sol raboteux de la vie ordinaire qui n’abandonne personne.

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