Colloque « Villes, migrations, droit international » – 6 juin 2019

En 2015,  le LADIE, le Centre de droit international de Nanterre (CEDIN- EA 382) de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et le Laboratoire Forces du droit (EA4387) de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, ont lancé un programme de recherche sur Les villes et le droit international (https://vdicil.org), dont  l’objet est de proposer et de mener une nouvelle réflexion sur l’articulation du pouvoir dans la société internationale contemporaine par le biais de l’étude juridique du rôle croissant des villes sur la scène internationale. Ce programme a déjà structuré des recherches thématiques :  “Les villes et droit international”, à Nanterre, en 2016, “Villes, violence et droit international”, en 2017 à Nice (avec une participation du CEPAM dans le cadre de l’Axe 3 MSHS), “Villes, développement durable et droit international”, en 2018, à l’Hôtel de ville de Paris.

Cette année, le projet de recherche porte sur « Villes, migrations et droit international ». Il s’agit, dans une perspective pluridisciplinaire, d’analyser l’action des villes en matière d’accueil et de protection des migrants, l’impact du droit international sur les zones urbaines confrontées à des flux migratoires, ou encore les propositions de ces villes en matière d’adaptation ou d’évolution du droit international.

Programme et affiche de la manifestation

Présentation de la manifestation

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Séminaire « Penser, schématiser, mettre en ligne les circulations transnationales » – 8 avril 2019

Dans le cadre de l’axe 3 et du projet « Circulations transnationales et blocages des pratiques culturelles », un séminaire vous est proposé le lundi 8 avril, en salle 128 à la MSHS.

Résumé et interventions :

Kali Argyriadis (URMIS, IRD), Réseaux d’acteurs, circuits de la pratique et ethnographie collaborative

A partir de mon expérience issue d’une participation à plusieurs enquêtes collectives multi-situées portant sur des processus de transnationalisation religieuse, de circulations de genres musicaux et chorégraphiques et de circulations de savoirs anthropologiques, j’exposerai quelques pistes méthodologiques permettant d’étudier des réseaux d’acteurs et/ou des circuits de pratiques. La diversité des formes d’organisations réticulaires, des régimes d’appartenance et des processus de transnationalisation seront abordés, à travers quelques exemples d’ethnographies collaboratives. Il s’agira aussi de réfléchir aux avantages et aux limites de ce type de méthode, ainsi qu’à ses enjeux épistémologiques.

Elina Djebbari (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, IHEAL-CREDA) Transatlantic Cultures : représenter une histoire connectée des circulations culturelles dans le monde atlantique (XVIIIe-XXIe siècles)

Transatlantic Cultures est un projet de recherches en humanités numériques réunissant des chercheurs basés principalement en France, au Brésil, aux États-Unis, et au Sénégal. L’objectif est de produire une plateforme numérique en ligne de l’histoire culturelle transatlantique éditée en quatre langues : portugais, espagnol, français et anglais. A travers un nombre important de contributions organisées en une vingtaine de rubriques thématiques (musique, sport, cinéma, etc.), il s’agit d’observer les dynamiques culturelles de l’espace atlantique dans toute leur diversité et d’analyser son rôle central dans les processus de mondialisation contemporains. La plateforme numérique en ligne présentera au public une histoire connectée de l’espace atlantique depuis la fin du XVIIIe siècle au moyen d’une série d’articles analytiques pourvues de représentations visuelles permises par les outils numériques actuels (cartes interactives, modélisation de réseaux, etc.) afin d’observer les circulations culturelles entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Les perspectives sont pluridisciplinaires, émanant d’historiens, anthropologues, sociologues, politologues, musicologues, géographes, ainsi que des spécialistes de la littérature, des arts visuels, des arts de la scène ou du cinéma.Reflétant les recherches et les débats actuels en histoire culturelle, le projet montre comment la circulation des idées, des œuvres, des objets, des pratiques, des modèles, des institutions, des groupes et des individus à travers et autour du monde atlantique a contribué à la formation d’identités culturelles, à la fois régionales, nationales et transnationales, au cours des trois derniers siècles. En rupture avec le modèle dichotomique entre un « centre » d’Europe occidentale/nord-américain et des « périphéries » africaines, caribéennes et latino-américaines, le projet s’intéresse aux phénomènes de circularité et aux divers aspects (économique, politique, symbolique) qui ont contribué à l’établissement et au renouvellement des hiérarchies culturelles dans l’espace atlantique.

La communication présentera les enjeux et défis méthodologiques entraînés par la mise en œuvre du projet, notamment au niveau des outils requis pour penser et représenter les circulations culturelles transatlantiques à différentes échelles géographiques et temporelles.

Pour en savoir plus sur le projet : https://tracs.hypotheses.org

Téléchargez l’affiche 8 avril 2019

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Séminaire du projet « Inégalités, discriminations, mobilités dans les cadres scolaire et professionnel » – 26 avril 2019

Dans le cadre de l’axe 3 et du projet IDEX « GEDIS » Genèse et expérience des discriminations, un séminaire vous est proposé le vendredi 26 avril 2019, en salle 2B16 à St Jean d’Angély 2.

Résumé :

Certains types de discrimination sont plus aisément reconnus que d’autres. La littérature en psychologie sociale a montré en quoi les discriminations exercées par des membres exogroupes étaient davantage reconnues comme telles que les discriminations exercées par des membres endogroupe. Cet effet de prototypie a été mis en évidence dans la perception du racisme et la perception du sexisme (Baron, Burgess & Kao, 1991 ;  Inman & Baron, 1996). Selon, ces auteurs, les discriminateurs endogroupes seraient dédouanés d’intentions hostiles vis à vis de la cible de la discrimination de part leur appartenance groupale partagée. Cette hypothèse processuelle n’a cependant jamais été testée. Au travers de trois études, nous montrons en quoi fournir des justifications socialement acceptables permet de dédouaner les discriminateurs exogroupes. Nous discutons ces résultats à la lumière des travaux portant sur la légitimation des conduites discriminatoires.

Téléchargez les affiches et le programme du 26 avril

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Exposition « Représenter la migration : quand le design s’empare des travaux de chercheurs en sciences humaines et sociales » – 2 avril 2019

« Représenter la migration : quand le design s’empare des travaux de chercheurs en sciences humaines et sociales »

A partir des écrits de chercheurs de la MSHS Sud-Est de l’Axe 3 : « Mondialisations, circulations, altérités », les étudiants niçois de l’Ecole Condé (Ecole nationale de design, digital, arts graphiques, photographie et patrimoine) ont produit une exposition autour du thème des migrations et des frontières. Pendant quelques semaines, cette exposition occupera une partie de l’espace de la MSHS Sud-Est.

A l’occasion du vernissage, le mardi 2 avril à 19h, un dialogue va s’engager entre étudiants et enseignant de l’Ecole Condé et les chercheurs de l’URMIS et plus largement de la MSHS Sud-Est sur le thème de la mise en récit des migrations et du passage des frontières.

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Appel à communication colloque international « Tolérance(s) – comment définir la tolérance? » – 11 et 12 octobre 2019

Le colloque international « Tolérance(s) – comment définir la tolérance ? » s’inscrit dans le projet global « Tolérance(s) » de l’axe 3 de la MSHS Sud-Est. Le colloque se déroulera en salle plate à la MSHS.

« Définir la tolérance » est un projet interdisciplinaire (Linguistique, Lettres, Histoire, Sociologie…) consacré à l’étude des définitions (explicites ou implicites) du concept de « tolérance », dans un corpus large, tant au point de vue diachronique que synchronique.

Depuis 1996, chaque année, l’ONU organise une Journée internationale de la tolérance. En 2015, dans un contexte particulier qui est celui où la France a subi des attaques terroristes, le Traité sur la tolérance de Voltaire a manifestement connu un véritable regain d’intérêt. La progression remarquable des ventes de ce texte, signalée par ses éditeurs, comme l’existence de cette Journée internationale attestent des interrogations (politiques, religieuses, sociales, juridiques, éducatives…) qui sont celles de nos contemporains sur la définition de la « tolérance » et donc la compréhension de cette notion. Or le Manuel éducatif « La tolérance, porte ouverte sur la paix » – qui est une pièce importante dans l’éducation à la tolérance préconisée par les Nations Unies – fait état « des définitions capricieuses et variables » de ce terme, dont les contours changent – par exemple – selon les langues.

Cette (relative) instabilité dans la définition du mot, qui fait que d’aucuns parlent de « vacillations […] du concept » [1], est également sensible pour une même sphère linguistique, en l’occurrence la langue vernaculaire, tant en synchronie qu’en diachronie. À partir de l’étymon tolerantia, désignant en latin classique une « constance à supporter », une « endurance », le Trésor de la Langue française identifie ainsi deux sens principaux au mot « tolérance », l’un orienté vers une polarité axiologiquement négative, le terme désignant alors une forme d’indulgence coupable, de laxisme dommageable ; dans l’autre sens, le mot désigne une « disposition à admettre chez les autres une manière d’être, de penser, d’agir différente de la sienne ». La première attestation de ce dernier sens date significativement de 1567, c’est-à-dire d’une époque où la France traverse la longue et douloureuse période des guerres de religion, ce qui s’accompagne évidemment de réflexions politico-religieuses sur un hypothétique « vivre ensemble ». Dans son Histoire européenne de la tolérance (XVIe-XXe siècles), Thierry Wanegfellen nuance le sens du terme et précise que la tolérance désigne alors plutôt l’ « acceptation d’un mal qu’on ne peut pas empêcher », ce qui rappelle l’étymologie du mot et dit assez combien la compréhension de la notion est liée à son contexte, varie selon les époques et engage des postures énonciatives différentes. C’est donc à une véritable interrogation sur la définition de ce mot, sur les emplois qui en sont faits, leur portée pragmatique et, naturellement, sur la posture énonciative que ce principe (et l’utilisation de celui-ci) requiert que les chercheurs (d’horizons divers) sont ici invités. Le but de cette réflexion pluridisciplinaire, qui constitue un véritable enjeu sociétal, est de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents au choix ou au refus de la tolérance, de circonscrire des zones de résistance où les valeurs prônées par un groupe empêchent l’intégration des altérités ou, a contrario, d’identifier les espaces, les choix, les positionnements qui rendent possible cette intégration.

Les pistes à explorer pourraient être :

  • Définition(s) et conceptualisation de la tolérance
  • Tolérance vs catégorisation et stigmatisation
  • Tolérance vs intolérance
  • Rhétorique/stylistique de la tolérance
  • L’ethos pré-discursif et discursif du tolérant, sa posture énonciative
  • Genres du discours de tolérance

Bibliographie indicative

  • Antoine Capet et Jean-Paul Pichardie, La naissance de l’idée de tolérance : 1660-1689, Colloque de Rouen, 29 et 30 janvier 1999, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 1999.
  • Albert Cherel, « L’idée de tolérance au début de la Renaissance », Revue d’histoire de l’Église de France, n°113, 1942, p.9-50
  • Les Frontières de la tolérance, colloques interdisciplinaires sur les valeurs, Université de Fribourg, 19-20 mars 2009, sous la direction de Simone de Reyff, Michel Viegnes, Jean Rime, Paris, Gallimard, 2016.
  • William Huseman, « A lexicological study of the expression of toleration in french (1559-1565)», Cahiers de lexicologie n°48, 1986.
  • David El Kenz, « La naissance de la tolérance au XVIe siècle : l’“invention” du massacre », Sens public, revue électronique internationale
  • Barbara de Negroni, Intolérances : catholiques et protestants en France, 1560-1787, Paris, Hachette, 1996.
  • Guy Saupin, Naissance de la tolérance en Europe aux Temps modernes : XVIe-XVIIIe siècle, Presses universitaires de Rennes, 1998.
  • Guy Saupin, Tolérance et intolérance : de l’Édit de Nantes à nos jours, Apogée, 1998.
  • Tolérance et Réforme, Éléments pour une généalogie du concept de tolérance, textes réunis par Nicolas Piqué et Ghislain Waterlot, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Peter Van Nuffelen, Penser la tolérance durant l’Antiquité tardive, Éditions du Cerf, 2018.
  • Thierry Wanegffelen, L’Édit de Nantes : une histoire européenne de la tolérance du XVIe au XXe siècle, Paris, Le Livre de poche, 1998.

Comité scientifique

  • Anna Carlstedt, MCF, Université de Stockholm
  • Véronique Montagne, MCF HDR, Université Nice Côte d’Azur
  • Olivier Millet, PR, Université Sorbonne-Paris
  • Anne-Pascale Pouey-Mounou, PR, Université Sorbonne-Paris
  • Mathilde Thorel, MCF, Université d’Aix-Marseille
  • Bengt Novén, PhD, Département de Français de Stockholm
  • Bernd Renner, Professor, Brooklyn College, New-York
  • Tom Conley, PhD, Université de Harvard

Comité d’organisation

  • Anders Bengtsson, PR, Université de Stockholm
  • Anna Carlstedt, MCF, Université de Stockholm
  • Véronique Montagne, MCF HDR, Université Nice Côte d’Azur
  • Camille Bouzereau, doctorante, BCL, UCA
  • Alina Sirotenko, doctorante, BCL, UCA et Université de Belgorod (Russie)

Dates

  • Date de remise des propositions : 10 avril 2019 aux deux organisatrices (une page A4 maximum, avec une courte bio-bibliographie), aux adresses électroniques:
    Anna Carlstedt : Anna.Carlstedt@su.se
    Véronique Montagne : veronique.montagne@univ-cotedazur.fr :
  • Date de réponse du comité scientifique : 20 mai 2019
  • Colloque : 11-12 octobre 2019

Plus d’infos : http://bcl.unice.fr/projets/tolerance/

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Appel à communication Journée d’études « Tolérance(s) – Regards croisés sur la tolérance » – 28 juin 2019

La journée d’études « Regards croisés sur la tolérance(s) » constitue l’étape inaugurale du projet global « Tolérance(s) », inscrit dans l’axe 3 de la MSHS Sud-Est. La journée d’études se tiendra en salle plate, à la MSHS.

Il s’agit d’initier une réflexion interdisciplinaire (Linguistique, Lettres, Histoire, Sociologie…) sur les définitions (explicites ou implicites) du concept de « tolérance », dans un corpus large, tant au point de vue diachronique que synchronique. Le mot souffre en effet d’une (relative) instabilité définitionnelle, qui fait que d’aucuns parlent de « vacillations […] du concept »1, vacillations notamment sensibles pour la langue vernaculaire, tant en synchronie qu’en diachronie. À partir de l’étymon tolerantia, désignant en latin classique une « constance à supporter », une « endurance », le Trésor de la Langue française identifie ainsi deux sens principaux au mot « tolérance », l’un orienté vers une polarité axiologiquement négative, le terme désignant alors une forme d’indulgence coupable, de laxisme dommageable ; dans l’autre sens, le mot désigne une « disposition à admettre chez les autres une manière d’être, de penser, d’agir différente de la sienne ». La première attestation de ce dernier sens date significativement de 1567, c’est-à-dire d’une époque où la France traverse la longue et douloureuse période des guerres de religion, ce qui s’accompagne évidemment de réflexions politico-religieuses sur un hypothétique « vivre ensemble ». Or le Manuel éducatif « La tolérance, porte ouverte sur la paix » – qui est une pièce importante dans l’éducation à la tolérance préconisée par les Nations Unies – fait encore état « des définitions capricieuses et variables » de ce terme, dont les contours changent, par exemple, selon les langues.

C’est pourquoi nous proposons aux chercheurs intéressés de réfléchir aux définitions du terme, en explorant par exemple les pistes suivantes :

  • En diachronie : quelle est l’histoire du mot « tolérance » ? quelles sont les périodes/ dates marquantes pour l’évolution du mot? Quels sont les événements importants (politiques, littéraires…) pour l’histoire du mot ?
  • En synchronie : quels sont les genres où se pense la tolérance (essai, texte politique, récit de voyage…) ? qui sont les penseurs de la tolérance ? comme s’énonce la tolérance ?

Les propositions (300 mots maximum), accompagnées d’une notice biographique (200 mots maximum) sont à envoyer avant le 10 avril 2019 à Véronique Montagne (BCL, UCA): veronique.montagne@univ-cotedazur.fr.
Les étudiants de Master et les doctorants intéressés par cette journée sont invités à se faire connaître de la même façon.

Comité scientifique :

Anne Brogini (CMMC, UCA)
Odile Gannier (CTEL, UCA)
Yvan Gastaut (URMIS, UCA)
Anna Carsltedt (Université de Stockholm)
Véronique Montagne (BCL, UCA)

Retrouvez toutes les informations sur le site dédié à cet évènement : http://bcl.unice.fr/projets/tolerance/

Téléchargez l’affiche JE Tolérance 28 juin

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Les discours du voyage

Resp. Odile GANNIER (CTEL) et Véronique MAGRI (BCL)

Ce projet vise à établir une synergie entre les chercheurs intéressés par les écrits autour du voyage ; la rencontre avec l’Autre et sa représentation, qu’elle passe par le verbal ou le non verbal, pourront croiser des perspectives d’approche variées, historique, ethnographique, sociologique, littéraire, linguistique, sémiologique.

Réalisations

Un premier colloque international, Figures du voyage, s’est tenu les 11-12 juin 2015, organisé par Odile Gannier (CTEL) et Véronique Magri (BCL). Au travers de l’écriture du voyage et des figures du discours, l’enjeu du colloque est d’étudier comment l’expérience du monde découvert se construit. L’interdisciplinarité anime déjà cette manifestation scientifique qui réunit des chercheurs littéraires et des linguistes. Publication février 2018 : Loxias-colloques.

Un deuxième colloque, Variations de la répétition dans le récit de voyage, a été organisé les 17-18 novembre 2016 par Véronique Magri (BCL) et Odile Gannier (CTEL), dans une perspective plus formelle, et est à paraître dans Le Discours et la langue, fin 2018.

Projets

Un colloque international « Écrire le voyage centrifuge : actualités des écritures migrantes »  se tiendra à l’automne 2018.

Un projet de publication en cours concerne un Dictionnaire du Voyage qui recensera les termes susceptibles de définir les discours du voyage et de les caractériser. Le dialogue des disciplines sera privilégié puisque les rubriques pourront appartenir à des domaines divers de manière à couvrir un vaste champ de recherche et à fournir un outil de travail aux chercheurs qui s’intéressent à cette thématique, sur le plan national et international.

Enfin, un colloque en partenariat avec la BnF est prévu en 2019 : Effets de l’art dans la littérature de voyage.

Collaborations

CRLV (Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages), Université de Clermont-Ferrand

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Altérité, circulation et argent

Resp. T. Long (LAPCOS), M. Coulibaly (GRM) et D. Bazin (GREDEG).

Résumé du projet :

Dans un monde globalisé, ce projet examine le rôle des systèmes économiques et du rapport à l’argent dans l’établissement et la circulation des normes et cultures ainsi que dans l’altérisation. Il a émergé de conjonctions d’intérêt scientifique économique, sociologique et psychologique autour de trois thématiques : un monde sans argent ou une rupture paradigmatique avec le système économique dominant en s’interrogeant sur la possibilité (ou pas) d’une régulation sociale en l’absence du médiateur « argent » avec une attention particulière accordée aux économies sociales et solidaires ; l’impact de l’idéologie et du rapport à l’argent dans les relations et comparaisons sociales, dans les prises de décisions, discriminations, et circulation des normes ; la prise en compte des différences culturelles en termes de consommation, comportements et attentes dans l’offre et la mobilité touristiques

Séminaire prévisionnel autour du sujet : ‘Argent et gestion de la diversité culturelle dans l’offre faite aux clients’ :

 Comprendre la psychologie du consommateur et la place de l’argent dans un contexte multiculturel afin de lui proposer une offre adaptée à ses besoins.

 Les principaux thèmes qui peuvent être abordés :

–       Place de la multiculturalité et/ou de l’interculturalité dans l’offre faite aux clients aéroports.

–       Lien entre différences culturelles et consommation (consommation ordinaire ou responsable).

–       Lien entre argent et consommation dans un contexte multiculturel.

–       Influence de l’image de la marque de destination.

Autre séminaire à venir autour de : Argent et qualité de vie.

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Modèles urbains en Méditerranée et ailleurs

Resp. G. Fusco (ESPACE) et A. Brogini (CMMC). Ce projet aborde l’objet ville comme un des supports essentiels d’un espace civilisationnel. Dans une approche comparative, la ville latine méditerranéenne est étudiée dans ses relations à d’autres modèles de ville, qui lui sont proches mais avec lesquels elle ne se confond pas : la ville des rives Sud et Est de la Méditerranée, d’Europe, d’Amérique Latine et d’autres espaces où la culture urbaine latine s’est projetée au cours de l’histoire. L’entrée par la morphologie urbaine est privilégiée. La forme d’une ville est à la fois le résultat de la sédimentation d’une histoire urbaine, un élément de compréhension de ses fonctionnements présents et le point de départ pour ses projets futurs. Mais les morphologies sont filtrées par les perceptions sociales, par les cultures et par les projets sociétaux. A l’heure où de nouvelles utopies urbaines voient le jour et où la mondialisation semble uniformiser jusqu’aux modèles de production de l’espace urbain, une réflexion sur ce qui est propre au modèle de ville latine méditerranéenne et à ses rapports avec ses villes « cousines » devient essentielle pour comprendre les enjeux que la mondialisation pose au sens des lieux urbains, à leur patrimonialisation et à leur transformation.

Financement : Académie 5 de l’IDEX

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Corps, santé, altérité

Resp. J. Candau (LAPCOS) et L. Schuft (LAMHESS). Il s’agit d’étudier la manière dont les acteurs des institutions de soin participent à fabriquer l’altérité en ciblant et en accompagnant des populations « vulnérables », « spécifiques » ou « à risque », et en prenant en compte différents critères de classement social allant de la physionomie ou du statut socioéconomique aux stimuli sensoriels. Il est également question de comprendre la manière dont ces productions d’altérité ont une influence sur la vie sociale et la santé des individus. Enfin, le projet vise à mieux comprendre comment la maladie elle-même produit de l’altérité, qu’il s’agisse des modifications du rapport à son propre corps, des éventuelles errances thérapeutiques, de la démultiplication des sources de connaissance sur la maladie, de l’accès à des thérapies conventionnelles et non-conventionnelles, etc.

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Circulations transnationales et blocages des pratiques culturelles

Resp.S. Andrieu, CTEL ; C. Rinaudo, URMIS :

Ce projet étudie la transnationalisation de pratiques et de styles culturels par lesquels de nouveaux modes d’expression des altérités se produisent et se diffusent tout en envisageant simultanément les différentes dynamiques de blocages qui empêchent les acteurs de circuler. La prise en compte de l’articulation entre mobilité et blocage permettra de travailler la question des styles de vie réelles des artistes aux carrières transnationales et celles rêvées, de tous ceux, qui faute de pouvoir circuler, élaborent des imaginaires créatifs où l’ailleurs, l’altérité et la manière de se situer dans le monde se trouvent questionnés. Dans un contexte où la fermeture des frontières nationales et le durcissement des politiques migratoires vont de pair avec une marchandisation des expressions culturelles de groupes minoritaires et un goût pour les esthétiques de l’ailleurs de plus en plus affirmé, il s’agira également de questionner les représentations médiatiques de ces productions culturelles et leur impact dans la construction des subjectivités individuelles tout autant que dans celle des imaginaires nationaux. Ouvert sur une large diversité de pratiques culturelles (musique, danse, théâtre, arts plastiques, cinéma…) l’objectif est de considérer les apports des différentes disciplines et approches méthodologiques à partir desquelles cet objet est abordé dans les équipes de recherche impliquées.

Financement : Académie 5 de l’IDEX

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Usages scientifiques, sociaux et politiques de la race

Resp. J.L. Gautero (CRHI), X. Huetz de Lemps (CMMC) et V. Piétri (URMIS).

Ce projet a pour objectif de développer une analyse des usages scientifiques, sociaux et politiques de la notion de « race » dans une perspective diachronique et comparative permettant de mettre en lumière à la fois les spécificités et les logiques sociales communes, mais aussi les dynamiques de circulation des acteurs, des objets et des idées entre les aires géographiques (Europe, Afrique, Amériques et Asie) et les temporalités considérées (du xvie au xxie siècle). Notre approche consiste ainsi à questionner ces usages de la race en confrontant les débats contemporains aux usages plus anciens de la race et en comparant dans la longue durée les espaces territoriaux à l’échelle mondiale.

Usages savants de la race et racialisation des catégories sociales : Les membres du projet se proposent de développer une approche réflexive de la notion de « race » telle qu’elle est élaborée dans le discours savant (scientifique, philosophique, théologique, juridique…) comme discours polémique et historicisé, en mettant l’accent sur les usages sociaux et politiques qui en sont faits. L’idée de race a, en effet, connu des évolutions de sens qui ne sont pas linéaires ou univoques, mais qui ont donné lieu à des interprétations divergentes selon les champs disciplinaires et selon les théoriciens et les institutions qui occupent ces champs, ce qui permet une multitude d’appropriations et d’instrumentalisations, à la croisée du biologique et du social/culturel/religieux. On s’interrogera en particulier sur les usages différenciés de la « race » dans les pratiques de catégorisation des individus et des groupes (enquêtes scientifiques, statistiques et administratives, statuts juridiques) en insistant sur la manière dont ont été prises en compte les apories des approches discriminantes face à l’unicité/infinie variété du genre humain à travers les figures du métis, du créole, de l’esclave et de l’affranchi, du sauvage, du païen, du monstre… et les alternatives théoriques à la racialisation des catégories sociales. Si ces usages discursifs ont durablement ordonné et profondément imprégné les sociétés plurielles, ils doivent être confrontés aux réalités évolutives du fonctionnement social. Les taxinomies raciales théoriquement les plus tranchées comportent toujours des porosités où se nichent des transfuges, des familles inclassables et des catégories intermédiaires. L’émergence ou la disparition de ces groupes entraînent parfois des recompositions des discours comme des catégorisations mais, en tout cas, ils sont des points privilégiés d’observation.

La race : identité assignée, identité assumée, identité reniée : Les processus de racialisation apparaissent étroitement liés à l’émergence de sociétés coloniales et/ou de sociétés esclavagistes, même si le lien n’est pas systématique. Dans ces contextes très spécifiques, l’assignation d’identités raciale exprime les relations de domination entre colonisé et colonisateur, entre maître et esclave dans un rapport dialectique qui n’exclut pas les phénomènes de résistance et d’appropriation, de la même manière que la construction d’une identité raciale du colonisé ou de l’esclave participe également de celle du colonisateur ou du maître. La construction sociale des races peut ainsi être envisagée selon les approches développées par les Whiteness studiescomme une co-construction, dans le face-à-face entre « blanc » et « non-blanc ». Un face à face qui connaît des moments forts de (re)configuration lors des premières confrontations à l’altérité (découverte du « Nouveau monde », premières fondations coloniales), mais aussi lorsque les rapports de domination sont remis en question (révoltes et soulèvements, abolitions de l’esclavage, indépendances) et peuvent conduire les groupes stigmatisés à revendiquer l’appartenance à la catégorie raciale qui leur a été assignée (« Blackness », « négritude »). Toutefois, ces confrontations ne se résument pas à une opposition binaire, notamment dans les espaces coloniaux où les phénomènes de métissage ont été anciens et massifs, où l’importation d’une main d’œuvre non autochtone, d’abord servile puis, après les abolitions, sous contrat (coolies) a posé à nouveaux frais la question de l’autochtonie des populations. Par ailleurs, une partie de l’enquête sera consacrée aux phénomènes de refus de l’assignation raciale en contexte non colonial (Afrique de l’Est).

Sortir de la race : émancipation, réparation, dé-racialisation : La question des conséquences de l’esclavage reste d’actualité, que ce soit au travers de la mémoire, de la demande de réparations ou du maintien de formes de discrimination et d’inégalité socio-raciales. Dans les Amériques et la Caraïbe, où les abolitions sont anciennes, les mobilisations ethniques contemporaines (African-Americans, afrodescendants) s’ancrent dans la dénonciation d’une « citoyenneté de second rang » liée à l’héritage de l’esclavage. Au sud de la Méditerranée (Maghreb, Afrique de l’ouest), la frontière entre esclavage et non esclavage est perméable et l’esclavage reste inscrit dans les structures sociales. En Afrique de l’Est, l’esclavage a longtemps été passé sous silence et les descendants d’esclaves sont socialement et politiquement marginalisés. Il s’agit ici d’analyser les logiques de continuité/ discontinuité des configurations sociales liées à l’esclavage, en interrogeant à la fois la « sortie » de l’esclavage, les caractéristiques des régimes esclavagistes et les productions culturelles et politiques liées à l’esclavage. L’enjeu de l’accès à une pleine citoyenneté peut ainsi s’articuler à celui de la construction d’une identité nationale qui dépasse les clivages hérités de l’esclavage. Par ailleurs, il s’agit de questionner les catégories d’« esclave » et de « descendant d’esclave » afin de mieux comprendre les logiques de différenciation (race, statut, couleur, apparence, appartenance, etc.) dans et après l’esclavage. Même dans les sociétés post-coloniales, mais non post-esclavagistes, une partie au moins des catégorisations raciales anciennes continuent, par des filiations historiques complexes, d’imprégner les représentations et les classifications sociales.

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Inégalités, discriminations, mobilités dans les cadres scolaire et professionnel

Resp. V. Erlich (URMIS). Ce projet aborde la problématique des inégalités, des discriminations et des mobilités dans les cadres scolaire et professionnel, en France et à l’étranger. Il donne lieu à des questionnements interdisciplinaires axés sur plusieurs thématiques : les inégalités d’éducation et d’accès à l’emploi selon l’« origine migratoire » (analyse des politiques scolaires, des pratiques pédagogiques, des fonctionnements des établissements, du « vivre ensemble » ou de la mixité sociale, sexuelle, ethnique) ; les discriminations et l’ethnicisation des relations sociales, avec une attention portée sur les populations en situation minoritaire, sur les processus discriminatoires et sur les stratégies développées face à ces processus ; les mobilités des jeunes (mécanismes d’internationalisation de l’enseignement supérieur, expériences de mobilité des élèves et des jeunes travailleurs, imaginaires et représentations de leur expérience migratoire…) ; la transition entre les études et l’emploi des jeunes issus de l’immigration et leur positionnement face au monde du travail.

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Mobilités, frontières et co-développement en Méditerranée

Resp. A. Brogini (CMMC) et S. Potot (URMIS). Espace médian, la Méditerranée est perçue tantôt comme un carrefour de circulation de biens, d’idées et de personnes, tantôt comme un espace de frontière séparant des civilisations qui, par-delà les contacts, restent contrastées. Aux phénomènes de métissages, de médiations et de mobilités licites ou clandestines s’opposent des rivalités politiques et religieuses fondatrices de représentations de l’Autre. C’est à l’ensemble de ces relations que ce projet s’intéresse. La Méditerranée n’y est pas seulement perçue comme une frontière séparant une rive nord d’une rive sud mais comme un système social complexe, composé de rivages, d’îles et de nations, qui s’est construit dans le temps long et se réinterroge au quotidien dans de multiples espaces.

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Identités politiques, politisation et compétitions électorales

Resp.Gilles Ivaldi, URMIS – Christine Pina, ERMES

Dans un contexte de montée des populismes en Europe et de bouleversements des équilibres politiques au détriment des partis gouvernementaux, interroger les identités politiques et la politisation (des débats, des controverses, des questions sociales…) est nécessaire. Le contexte de mondialisation avive les questionnements liés aux identités. La question de l’immigration en particulier est aujourd’hui un thème central du débat public et un enjeu saillant de compétition électorale. A l’intersection de la science politique et de la sociologie, mais sans exclure de possibles élargissements disciplinaires ultérieurs, ce projet vise à rendre compte des modalités pratiques de la politisation et de la gestion politiques des questions relatives au processus de « dénationalisation » des sociétés politiques européennes : globalisation des échanges, circulations, immigration, intégration européenne.

Il s’agit, en s’intéressant à un territoire peu analysé par la Science politique (en l’occurrence la région PACA) et en prenant comme objets les compétitions et oppositions politiques, de poser différemment la question de l’altérité : qui est « l’Autre », dans le débat politique ou les compétitions politiques ? Comment se structurent les affrontements politiques, en mobilisant quelles forces politiques ? Avec quels résultats ? Comment s’envisagent les alliances et les oppositions, en fonction des compétitions politiques mais également des espaces politiques observés ?

Cette thématique a, de ce fait, deux objectifs : en premier lieu, centrer la focale sur une région composite (politiquement et socialement) qui permet d’observer les relations labiles entre la droite traditionnelle et l’extrême droite. La cristallisation du vote FN notamment dans le grand pourtour méditerranéen offre un champ de recherche particulièrement fécond. En second lieu, il s’agit d’analyser les compétitions pour elles-mêmes (qui gouverne, avec qui, sur quels territoires ?) mais aussi comme indicateurs de la manière dont les sociétés considèrent le débat, l’altérité, l’opposition et l’affrontement politique.

Deux directions sont envisagées : poursuivre le travail réalisé depuis maintenant quelques années pour apporter une analyse et une expertise régulières sur les élections locales, nationales et européennes déclinées au niveau régional ; jeter les bases d’un Observatoire socio-politique de la région PACA, en constituant une base de données démographiques, sociales, économiques et politiques, qui regroupe les informations nécessaires pour l’analyse des débats et compétitions politiques à venir dans la région PACA.

Ces études politologiques et sociologiques en région PACA doivent être entendues au sens large, puisqu’il s’agit d’encourager et de fédérer les travaux de science politique et de sociologie politique qui analysent les phénomènes politiques en région PACA, à des échelles régionale et infra-régionale (départements, EPCI, villes, quartiers, etc.) différentes. De ce fait, des études longitudinales portant sur des territoires étendus peuvent cohabiter avec des monographies, ce qui assure le croisement des regards, tout en étant gage de pluridisciplinarité. A ce titre, un travail, initié par les politistes du laboratoire ERMES, est actuellement en cours pour mener à bien une recherche sur la sociologie de Nice. Cette recherche pourrait se traduire par la sortie d’un ouvrage, à l’image des publications déjà parues sur Lille, Marseille, Lyon, Bordeaux, Paris, Berlin…

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Mémoire des origines – MemOri

Responsables :
Valérie PIETRI (MCF en Histoire Moderne, URMIS – UMR 8245)
Marie-Jeanne OURIACHI (MCF en Histoire et Archéologie Romaines, CEPAM – UMR 7264)

Contexte et objectifs scientifiques :

Ce projet a pour objectif de faire émerger au sein de l’Axe 4 de la MSHS Sud-Est une équipe de recherche interdisciplinaire sur la question de la mémoire des origines, comme élément de construction des identités et des territoires. Le rapport aux origines se construit, en effet, autour de deux formes d’appartenance souvent combinées : l’ancestralité (comme rapport aux origines familiales) et l’autochtonie (comme rapport aux origines géographiques). Ainsi, dans le cas des familles aristocratiques et/ou coloniales, le patronyme constitue un marqueur fondamental des identités sociales qui intègre bien souvent une dimension spatiale tandis que les terres et domaines sont parfois désignés par le nom de leurs propriétaires. De la même manière, descendants de migrants ou d’esclaves sont identifiés (et stigmatisés) ou revendiquent comme part constitutive de leur identité ce déracinement originel. De fait, ce rapport entre l’identité lignagère et le lieu d’origine ne saurait faire l’économie de la question de la mobilité, qu’elle soit sociale (ascension/descension sociale), géographique (migration, exil) ou politique (colonisation/décolonisation/situation post-coloniale, esclavage et post-esclavage).
En regroupant des membres de la plupart des laboratoires porteurs de l’EUR ODYSSEE (Origines, DYnamiques, Sciences de la Société, Environnement) – URMIS, CEPAM, ESPACE, CMMC, ERMES et LAPCOS – le projet MemOri est à même de renouveler l’approche de la notion d’origine en croisant analyse des éléments discursifs et onomastiques et des marqueurs de l’ancrage spatial des identités individuelles et collectives, dans une démarche interdisciplinaire (histoire, archéologie, sociologie, géographie, anthropologie, psychologie, droit et sciences politiques) et diachronique (de l’Antiquité à nos jours). Ces thématiques sont en effet au coeur de l’EUR ODYSSEE naissante et permettent d’articuler autour de la question de la transmission mémorielle des origines ses Axes 1 (Origines et trajectoires : passé, présent, futur des sociétés), 3 (Espaces et territoires) et 4 (Migrations, frontières, discriminations), contribuant ainsi de manière significative à la structuration de l’EUR.
Au niveau national, cette proposition d’équipe émergente sur la « Mémoire des origines » pourrait s’inscrire dans le cadre du GDR « Mémoire » du CNRS, créé en 2018 (https://gdrmemoire.com), dans lequel sont d’ores et déjà impliqués plusieurs chercheurs de la MSHS (I. Dos Santos et V. Piétri pour l’URMIS, J. Candau pour le LAPCOS). Mettant en réseau plus d’une centaine d’équipes de recherche françaises, ce GDR vise à susciter un dialogue pluridisciplinaire selon 2 axes : la spécificité de la mémoire humaine au sein du règne animal ; les implications de la vie sociale et symbolique de l’homme dans le fonctionnement mémoriel. C’est au sein de ce second axe que s’inscrirait la réflexion conduite à Nice. Le projet MemOri contribuerait ainsi à la structuration de la recherche au sein d’UCA tant au niveau de la politique de site (EUR) que du point de vue du rayonnement scientifique de notre établissement à l’échelle nationale et internationale (GDR).

Partenaires :

URMIS, CEPAM, CMMC, ESPACE, ERMES, LAPCOS

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Tolérance(s). Définir la tolérance en relation avec des différences religieuses, politiques, ethniques, culturelles…

Tolérance(s) est un projet interdisciplinaire (Linguistique, Lettres, Histoire, Sociologie…) consacré à l’étude des définitions (explicites ou implicites) du concept de « tolérance », dans un corpus large, tant au point de vue diachronique que synchronique.
Depuis 1996, chaque année, l’ONU organise une Journée internationale de la tolérance. En 2015, dans un contexte particulier qui est celui où la France a subi des attaques terroristes, Le Traité sur la tolérance de Voltaire a manifestement connu un véritable regain d’intérêt. La progression remarquable des ventes de ce texte, signalée par ses éditeurs, comme l’existence de cette Journée internationale attestent des interrogations (politiques, religieuses, sociales, juridiques, éducatives…) qui sont celles de nos contemporains sur la définition de la « tolérance » et donc sur la compréhension de cette notion. Or le Manuel éducatif « La tolérance, porte ouverte sur la paix » – qui est une pièce importante dans l’éducation à la tolérance préconisée par les Nations Unies – fait état « des définitions capricieuses et variables » de ce terme, dont les contours changent, par exemple, selon les langues.
Cette (relative) instabilité dans la définition du mot, qui fait que d’aucuns parlent de « vacillations […] du concept »1, est également sensible pour une même sphère linguistique, en l’occurrence la langue vernaculaire, tant en synchronie qu’en diachronie. À partir de l’étymon tolerantia, désignant en latin classique une « constance à supporter », une « endurance », le Trésor de la Langue française identifie ainsi deux sens principaux au mot « tolérance », l’un orienté vers une polarité axiologiquement négative, le terme désignant alors une forme d’indulgence coupable, de laxisme dommageable ; dans l’autre sens, le mot désigne une « disposition à admettre chez les autres une manière d’être, de penser, d’agir différente de la sienne ». La première attestation de ce dernier sens date significativement de 1567, c’est-à-dire d’une époque où la France traverse la longue et douloureuse période des guerres de religion, ce qui s’accompagne évidemment de réflexions politico-religieuses sur un hypothétique « vivre ensemble ». Dans son Histoire européenne de la tolérance (XVIe-XXe siècles), Thierry Wanegfelen nuance le sens du terme et précise que la tolérance désigne alors plutôt l’« acceptation d’un mal qu’on ne peut pas empêcher »2, ce qui rappelle l’étymologie du mot et dit assez combien la compréhension de la notion est liée à son contexte, varie selon les époques et engage des postures énonciatives différentes. C’est donc à une véritable interrogation sur la définition de ce mot, sur les emplois qui en sont faits, leur portée pragmatique et, naturellement, sur la posture énonciative que ce principe (et l’utilisation de celui-ci) requiert que les chercheurs (d’horizons divers) sont ici invités. Le but de cette réflexion pluridisciplinaire, qui constitue un véritable enjeu sociétal, est de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents au choix ou au refus de la tolérance, de circonscrire des zones de résistance où les valeurs prônées par un groupe empêchent l’intégration des altérités ou, a contrario, d’identifier les espaces, les choix, les positionnements qui rendent possible cette intégration.

Porteur : Véronique MONTAGNE

Manifestations :

 

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Séminaire « Prendre les phénomènes de circulation au sérieux ! » – 4 février 2019

En lien avec l’axe 3, un séminaire « Prendre les phénomènes de circulation au sérieux ! » vous est proposé le lundi 4 février 2019, de 14h15 à 17h30, en salle plate à la MSHS.


Résumé :

Les phénomènes qui participent à la globalisation de notre environnement sont inséparables de processus protéiformes, souvent complexes, de circulations de biens, de pratiques et de personnes, sous des formes matérialisées ou dématérialisées.

Ces circulations sont autant de situations en mouvement qu’il est toujours difficile pour les différents savoirs d’appréhender et qui obligent à adopter de nouvelles postures méthodologiques. Qu’en est-il pour les trois disciplines ici représentées : l’anthropologie, la sociologie et le droit ?

Une approche pluridisciplinaire et comparée guidera les éléments de réponse qui seront soumis à la discussion.

Ce séminaire prend part à un cycle doctoral annuel sur le thème : « Approches pluridisciplinaires et comparées des phénomènes dans la globalisation » organisé conjointement par l’IUF (Projet IFITIS – 2016-2021), l’UCA, le GREDEG et le CNRS.

Intervenants :

A.L. Pastore Schritzmeyer (U. São Paulo – Anthropologue), Ch. Rinaudo (UCA – Sociologue) et J.-S. Bergé (UCA – Juriste).

Affiche février 2019

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Journée d’études « Les catégorisations des publics minorisés en question » – 6 décembre 2018

Dans le cadre de l’axe 3, une journée d’études « Les catégorisations des publics minorisés en question » vous est proposée le jeudi 6 décembre, de 9h à 18h, sur la campus Trotabas.


Programme :

9h15- 9h45 : Introduction

Présentation de la revue Participations et du GIS Démocratie et participation (Loic Blondiaux)

Introduction de la journée : Soline Laplanche-Servigne, Marie-Hélène Sa Vilas Boas

10h00-12h00 Session 1 : Effets des catégorisations sur les dynamiques participatives

Discutant.e.s : Marie Bassi et Loïc Blondiaux

Caroline Arnal et Florence Haegel : Quand les logiques de catégorisation freinent les dynamiques de participation

Blandine Sillard : Catégoriser ou ne pas catégoriser ? Écueils, limites et enseignements d’une politique catégorielle d’incitation à la participation et l’engagement citoyen des « migrants »

Simone Mattia et Lison Lenever : L’emboîtement des catégorisations de l' »étranger » dans la construction de politiques d’accueil des personnes immigrées, du modèle national aux compromis locaux

12h00-13h30 : Pause Déjeuner

13h30- 15h00 Session 2 : La construction des catégories par les pouvoirs publics/ les politiques publiques

Discutantes : Géraldine Bozec et Soline Laplanche-Servigne

Hugo Bouvard : Faire des gays et des lesbiennes des administré-e-s. La construction d’une catégorie minoritaire par un dispositif de démocratie participative : le Boston Project (1983).

Thomas Chevallier : Condensation politique autour du genre dans les coulisses de la participation associative à Berlin

15h20- 17h30 : La réappropriation des catégories par les publics visés

Discutantes : Elisabeth Cunin et Marie-Hélène Sa Vilas Boas

Doris Buu-Sao : Participer en tant qu’« indigènes » : gouvernement de la critique et braconnages contestataires en territoire amazonien (Pérou)

Marion Lang : Catégorisation ethnique et développement du pouvoir d’agir en France et en Espagne

Jawad Bouadjadja : Les statistiques de la diversité : transformation militante d’un dispositif indirect

17h30-18h : Conclusion de la journée

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Séminaire « L’argent, qui est au cœur de nos relations sociales et environnementales, a-t-il du cœur ? » – 18 décembre 2018

Dans le cadre de l’axe 3 un séminaire vous est proposé de 13h30 à 18h30, en salle 3B08 à St Jean d’Angély 2.


Programme :

Première session

13h30-14h30       Georges Schadron (PU en psychologie sociale, LAPCOS)

Les impacts de l’argent sur nos jugements, notre qualité de vie, notre bien être, notre empathie (ou pas!)…

14h30-15h30       Damien Bazin (MCU HDR en économie, GREDEG)

Le lien entre inégalités sociales et déséquilibres écologiques dans le contexte de la justice environnementale.

Pause – 15mn

Seconde session

15h45-16h45       Pinar Selek (Chercheure, sociologue, URMIS)

L’écologie sociale. Enjeux et impacts
16h45-17h45       Thierry Long (MCU en psychologie morale, STAPS, LAPCOS)

L’état des lieux actuel du monde !… et une prospective « d’un monde sans argent ».
17h45-18h30       Synthèse et débats

Co-animée par Isabelle Milhabet, PU en psychologie sociale de la santé et Laurent Cambon, MCU en psychologie sociale (LAPCOS).

 

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