Séminaire « Lumières et libéralisme » – 7 juin 2016

Lumières et libéralisme  Ce séminaire de l’axe 3 se déroulera en salle 128, le 7 juin, à partir de 14h. Il s’inscrit dans le cadre du programme « Le libéralisme dans tous ses Etats ».

Résumé :


 Bien qu’il soit anachronique de parler de libéralisme au siècle des Lumières, il est incontestable que les différentes formes de libéralisme, qui émergent au XIXe siècle, plongent leurs racines dans les débats qui animent tout le XVIIIe siècle. Or, de tels débats ne sauraient être interprétés à travers le prisme simplificateur d’une dichotomie traditionnelle opposant libéralisme et interventionnisme. La grande diversité des idées, des concepts et des arguments avancés laissent entrevoir au contraire les prémisses de formes distinctes de libéralisme qui s’épanouiront au siècle suivant au gré des soubresauts politiques et sociaux. Dans cette perspective, l’objet de ce séminaire est d’aborder plus spécifiquement la question du libéralisme de l’école physiocratique et celle de la critique du despotisme à travers l’opposition de Montesquieu à John Law.

 

Programme :


14h00 : Bienvenue et introduction

14h15 : Catherine LARRERE (Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)

« Les ennemis de la liberté : Montesquieu, John Law et la critique du despotisme ».

15h00 : Jean CARTELIER (Université de Paris-Ouest, EconomiX)

« L’anti-colbertisme n’est pas (toujours) un libéralisme : l’exemple de Quesnay ».

15h45-16h00 : Pause

16h00 : Joël Thomas RAVIX (Université de Nice Sophia Antipolis, GREDEG)

« Contre les colbertistes et les anglomanes : Du Pont de Nemours et la liberté du commerce extérieur ».

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Conférence « Patriarcat et résistance des femmes au Maroc 1890-1990 » – 29 avril 2016

La conférence aura lieu en salle 128, à 14h, à la MSHS. Invité de la conférence dans le cadre de l’axe 3 : Chouki El HAMEL d’Arizona State University.
Discutant : Xavier Huetz de Lemps (CMMC)

Résumé de l’intervenant :


Ma recherche propose d’étudier les discours sur la citoyenneté et l’égalité de genre dans leur contexte historique de la réalité marocaine des années 1890 aux années 1990.  Je veux examiner les questions suivantes : Comment les rencontres politiques dans les contextes coloniaux et postcoloniaux obscurcissent les confluences culturelles et les structures sociales ? Je vais explorer cette question en analysant les propositions suivantes : 1) les interventions parrainées par l’Etat colonial obscurcissent, déplacent ou sinon suppriment les rencontres significatives entre les peuples ; 2) les anciens états coloniaux qui sont souvent en connivence avec les gouvernements postcoloniaux, créent des relations de pouvoir néocoloniales qui manipulent ou corrompent la vie économique, sociale et culturelle de la post-colonie ; 3) l’amalgame entre la culture des sociétés coloniales et postcoloniales encourage les odieuses théories du « choc des civilisations » ; 4) de même, le fait d’obscurcir ou de confondre les cultures des sociétés coloniales et postcoloniales nourrit et justifie les revendications des radicaux colonisés qui pensent que les idées occidentales doivent être rejetées ou combattues à cause de leur association avec le colonialisme.  Donc, l’idée de la « méconnaissance » est au cœur de ces interrogations. La méconnaissance n’est pas simplement une erreur ou un malentendu ; c’est un processus par lequel l’erreur, promulgué par les intérêts des puissances néocoloniales et des mouvements radicaux, est reconnue comme une facette essentielle de la connaissance, celle qui peut être déployée dans la résistance au pouvoir.  Mon étude portera sur de nouvelles manières de découvrir les erreurs et événements cruciaux dans les grands tournants de l’histoire du Maroc qui avaient empêché la réalisation de l’application des droits de citoyenneté, en s’appuyant sur les richesses de l’histoire orale, analyse littéraire et culturel (théorie postcoloniale en particulier et théories historiciste de la représentation), et l’analyse historique de la société et de la transformation sociale.

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Séminaire « La philosophie économique et la question de l’altérité » – 14 mars 2016

Organisé dans le cadre l’axe 3 de la MSHS « L’Europe et ses ‘Autres’ » et de l’axe interdisciplinaire « Histoire des idées, des sciences et des arts », ce séminaire se propose d’explorer comment la philosophie économique contribue à une meilleure compréhension des fondements des systèmes et des doctrines économiques, et les interactions entre économie, philosophie et anthropologie.


Programme :
14h : Bienvenue et introduction

14h15 : François Régis MAHIEU, Fonds pour la Recherche en Ethique Economique, « Une approche anthropologique de l’économie »
Les relations entre l’économie et l’anthropologie ont été particulièrement conflictuelles. Ce texte montre les apports de l’anthropologie à l’économie notamment les élargissements liés à la prise en compte de la personne comme sujet de l’économie et de ses propriétés, notamment responsabilité, vulnérabilité et souffrance. L’ouverture s’effectue aussi en admettant un spectre des valeurs, et implique une remise en cause de l’hédonisme.

14h45 : Damien BAZIN, GREDEG, Université Nice Sophia Antipolis, « Liberté, responsabilité et économie de la personne ».
Résumé : Liberté, responsabilité et économie de la personne tente de développer les notions imbriquées de personne, de responsabilité et de liberté en économie ; certes mais aussi en philosophie morale et politique. Il est question de réconcilier la rationalité de l’individu et la morale de la personne. Cette communication livre une réflexion méthodologique (phénoménologie versus kantisme) dans le but de ré-humaniser la personne (au travers de ses actions mais aussi valeurs et normes qui créent autant de droits et obligations à hiérarchiser). Nous proposons une extension de l’approche par les capabilités, car il est particulièrement discuté la notion de liberté (elle ne renvoie pas à une rationalité de choix comme présentée par les défenseurs de Sen). L’approche des capabilités de Sen, admet la liberté comme prisonnière d’une liberté purement fonctionnelle. Une telle conception ne considère pas la capacité des personnes à s’auto contraindre moralement (responsabilité).

15h15-15h30 : pause

15h30 : Gilles CAMPAGNOLO, UMR GREQAM, « Une approche proprement philosophico-économique doit s’appuyer sur l’une et l’autre discipline »

La collection « E-conomiques » des Éditions Matériologiques, dirigée par Gilles Campagnolo, se donne pour tâche de mesurer le réel à l’aune de la pratique effective des sciences (observation, expérimentation, théorisation, modélisation, simulation). Elle veut pallier les confusions entre exactitude et formalisme, entre critique négatrice et critique comme distinction nécessaire entre bons et mauvais usages de la raison. La communication prendra pour exemples les parutions.
Le premier ouvrage de la collection fut ainsi, dix ans et une crise économique majeure après une première publication (aux PUF), l’ouvrage Critiques de l’économie politique classique, qui revenait, dans une version revue et augmentée, sur l’urgence d’interroger les sources des critiques du libéralisme classique afin d’évaluer la pertinence dans l’environnement contemporain, et mobilisait l’appareil conceptuel des “matrices” des théories critiques fournissant l’aune à laquelle juger des discours redevenus d’actualité.

16h00 : Philippe GRILL, AMSE (Ecole d’économie d’Aix-Marseille), « Vers une nouvelle éthique de la sollicitude au service du déploiement de la personne »

L’objectif de cette communication est de présenter quelques réflexions structurées dans le dernier chapitre du cinquième volume de mon Enquête sur les libertés et l’égalité : une approche philosophico-économique, paraissant actuellement aux éditions Materiologiques, intitulé : Vers une nouvelle éthique de la sollicitude au service du déploiement de la personne. Nous partirons de l’idée, somme toute banale, bien que refoulée par la plupart des économistes et des philosophes, que la fragilité, loin d’être transitoire, est proprement constitutive de l’être humain, son invariant anthropologique. Elle renvoie non seulement à la précarité biologique de l’existence humaine et à certaines incapacités chroniques, mais aussi aux différents types de relations qui s’installent entre les personnes. La violence, l’humiliation et l’exclusion subies n’affectent pas tant l’amour-propre que la confiance, le respect et l’estime que les personnes peuvent avoir d’elles-mêmes. Elles réduisent leur capacité à agir librement et à préserver correctement leurs intérêts. La souffrance sociale créée par la violence, l’humiliation et l’exclusion est bien de nature morale. La confiance en soi, le respect de soi et l’estime de soi sont alors des biens premiers que toute personne désire et qui doivent donc être garantis au niveau institutionnel. C’est à partir de cette conception de l’identité que nous croyons possible de reconstruire une éthique sociale s’appuyant sur le sol raboteux de la vie ordinaire qui n’abandonne personne.

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Colloque « Démodernisation : approches et perspectives » – 29 février/1er mars 2016

Ce colloque organisé par le CRHI et soutenu par l’axe 3 de la MSHS se déroulera en amphi 031, à la MSHS.


 Résumé :
Les théoriciens de la modernisation ont proposé tout au long du 20e siècle des modèles expliquant la transition progressive du «traditionnel» au «moderne». Cette transition devait comprendre, entre autres, la formation d’une identité nationale au lieu des identités tribales ou religieuses, l’augmentation de l’espérance de vie, la réduction des disparités socio-économiques, le développement des sciences et des techniques, voire une ouverture vers l’accomplissement de soi. On croyait la modernisation irréversible. Or, aujourd’hui les signes du processus inverse sont partout. Ce phénomène – ”démodernisation” – se manifeste dans la dégradation durable des conditions matérielles, culturelles, hygiéniques etc. dans les sociétés jadis modernisées ainsi que par un retour aux modes de vie et aux identités traditionnels. « Démodernisation » signifie alors régression selon les critères communément acceptés et énoncés dans les théories de la modernisation. La modernisation pourrait être renversée par des pressions internes et externes. Si auparavant on la considérait plutôt comme un droit universel, la modernisation est devenue actuellement un privilège réservé à certains pays tandis que d’autres, qualifiés de « voyous » ou autrement récalcitrants, se voient refuser ce droit. La démodernisation pourrait expliquer des changements au sein de nombre de sociétés telles les anciennes républiques soviétiques, la Lybie ou l’Irak, où elle est frappante. La notion de émodernisation aiderait à mieux comprendre le monde contemporain qui connait non seulement la décroissance économique et la montée des inégalités ; le monde contemporain fait face à un nouveau type de conflit, comme par exemple ceux impliquant le soi-disant État islamique, qui incarnerait la démodernisation politique avec ses références à des droits octroyés par Dieu. La modernisation et la démodernisation ne sont pas nécessairement exclusives; les deux peuvent avoir lieu simultanément, se stimuler mutuellement, produire des formes hybrides ou coexister, quoique difficilement, dans le même pays. Il suffit de penser à l’exploitation impitoyable lors de l’industrialisation en Occident ou au rôle du Goulag dans la modernisation stalinienne. Quels sont les principaux protagonistes de la démodernisation? Est-ce que ce phénomène a certains traits communs malgré les différents contextes et milieux où il se manifeste? Quelles sont les forces motrices et les conditions propices de la démodernisation? Quels sont ses protagonistes dans les secteurs public et privé ? Enfin, est-ce que le concept de démodernisation peut servir d’outil analytique et épistémologique ? Ou est-il plutôt un outil descriptif ouvrant la voie à d’autres paradigmes?

Programme du colloque :

Session 1. Introduction.

RABKIN Yakov, « Démodernisation à l’échelle internationale  »
GAUTERO Jean-Luc, »Quelle modernité ? Quelle démodernisation ? »
SHELEPAYEV Nari, « Wild 1990s : Demodernization or a Failure of Neoliberal Order »

Session 2. Conceptual Issues

MATVEEV Alexander, « Demodernization in Russian Orientalist Discourse »
BALCEROWICZ Piotr, « Modernization, Demodernization and Individual Autonomy »
COCHARD Bernard, « Démodernisation et décroissance »
QUINTERN Detlev, « Dememorization of Ontological Embedded Modernization in Iraq »
IURATO Giuseppe, « Rigidity of the Generalized Other, unilaterality of the Otherness, and demodernization

Session 3. Case Studies

VAN WYK Jo-Ansie, « Demodernization and democratization: Traditional leaders in post-apartheid South Africa »
LAUN Maximilian, « Island of Formentera, 1970-2000 : Tourism and Limits to Growth »
ZINBERG Yakov, « Demodernization in Japan and Russia in the Light of Modernization Theories »
MINAKOV Mikhail, « The post-Soviet transition: Modernity and De-Modernization »

Session 4. Études de cas (en français)

GENEQUAND Philippe, « La « modernité gouvernementale » de la fin du Moyen Âge :tentatives de définition »
LANOUE Guy, « Demodernisation in Abruzzo, Italy : Politics of Modernisation and Reinvention of Tradition »
BAUER Olivier, « Is Demodernized Protestantism less or more Modern? »
RIVERA Amaro, « Francisco, Les ruines de l’expansion capitaliste au nord du Chili »

Session 5. Middle East

SALEM Walid & RATROUT Iman, « The creation of the demodernized Palestine » (1917-1948)
AMOR Meir, « Tension between National Rights and Human Rights in Israel »
SEGUIN Michaël, « Israël : Avant-garde de la démodernisation politique? »
HAMZA Dyala, « D’une démodernisation à l’autre ? Impérialisme tardif et nationalisme autocratique en Egypte »
SUZUKI Hiroshi, « Modernization and Demodernization after the Iran-Iraq War (1980-88) »

Session 6. Larger Islamic World

POPOV Vsevolod, « Modernization vs. Demodernization in Sudan »
ANDREYEV Sergey, « Traditionalism and Demodernization in Afghanistan »
TAMURA Airi, « Demodernizing Self Identity: From the Experiences of Jew in Djerba, Tunisia »
DUHAMEL Luc, « Démodernisation au Daguestan. »

Concluding Lecture

Program

 

FEBRUARY 29, 2016

09:15 – 10:15

Opening Address: Pierre-Yves Quiviger

Keynote Address, Yakov Rabkin, Demodernization: Transnational Perspectives

Session 1, 10:15 – 12:15

Philippe Genequand, La « Modernité Gouvernementale » de la Fin du Moyen Âge : Tentatives de Définition

Olivier Bauer, Is a Demodernized Protestantism Less or More Than Modern?

Jean-Luc Gautero, Quelle Modernité ? Quelle Démodernisation ?

12:15 – 13:45 Lunch Break

13:45 – 15:45, Session 2

Meir Amor, Demodernization Within Modernization: Tension Between Collective National Rights and Individual Human Rights

Bertrand Cochard, Démodernisation et Décroissance

Guiseppe Iurato, Rigidity Of The Generalized Other, Narrowness of The Otherness And Demodernization in The Framework of Symbolic Interactionism

16:00 – 18:00, Session 3

Hitoshi Suzuki, Two Contrasting Processes After The Iran-Iraq War (1980-88): One Toward Modernization, The Other Toward De-Modernization

Detlev Quintern, Dememorization Of Ontological Embedded Modernization

Iraq – A Case Study

Dyala Hamzah, D’une dé-modernisation à l’autre ? Impérialisme tardif et nationalisme autocratique en Egypte

 

MARCH 1, 2016

09:00 – 11:15, Session 4

Guy Lanoue, Demodernisation in Abruzzo: How Modernization Produced Tradition

Jo-Ansie Van Wyk, Demodernization and Democratization: Traditional Leaders in Post-Apartheid South Africa

Francisco Rivera Amaro, ‘Boom-and-Bust’ Minier Au Nord Du Chili : Les Ruines De l’Expansion Capitaliste Du XXe Siècle

11:30 – 13:45, Session 5

Nari Shelekpayev, Astana, 1992-2002, A Response to Demodernization

Mikhail Minakov, Post-Soviet Demodernization

Luc Duhamel, Modernisation et Démodernisation au Daghestan

13 :45 – 15 :00 Lunch Break

 

15:15 – 17:00 Final Discussion

 

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Conférence sur la citoyenneté et la laïcité – 25 mars 2016

Jean-Luc Primon et Rania Hanafi proposent la rencontre de Jean Baubérot (historien) et d’André Tosel (philosophe) pour un débat autours des questions de la laïcité. Si les principes de la laïcité sont relativement simples à formuler, leur interprétation et leur application ne peuvent être séparées de l’analyse des situations concrètes et des modifications qui font époque. C’est dans la perspective d’une lecture multifactorielle que Tosel analyse ce principe au regard de la colonialité. Avec les attentats, Baubérot met en évidence une ligne de fracture politique de la laïcité. Comment sortir de cette impasse (2015) ? Quels sont les enjeux du processus de laïcisation dans la mondialité comparativement à celui de sécularisation ? Il apparaît essentiel de permettre aux étudiants (UNS) et aux futurs fonctionnaires (ESPE), de porter un regard éclairé, mais non moins critique, sur la laïcité en leur apportant des éléments de réflexion par une approche pluridisciplinaire. C’est tout l’intérêt de permettre ce débat stimulant.

La journée se déroulera de 9h00 à 12h30, en amphi 031 à la MSHS Sud-Est.

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8ème séance du séminaire IVI – 29 janvier 2016

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4ème rencontre du groupement RES-HIST – 22-24 septembre 2016

Dans le cadre de l’axe 3 « l’Europe et ses ‘Autres’ », des journées d’étude sont organisées en amphi 031, sur le thème « Retour aux sources », avec le concours du Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine, Nice  http://cmmc-nice.fr/ et le soutien du groupement RES-HIST  http://reshist.hypotheses.org/

Téléchargez le programme RES-HIST4-Retour aux sources

Jeudi 22 septembre 2016

Accueil et ouverture des travaux

13h40-14h20 : Laurent Beauguitte, CNRS – UMR IDEES, GDR AR-SHS, et Hugues Pecout, CNRS, UMS RIATE/GIS CIST, « Sources numériques et flux mondiaux d’information »

14h20-15h : Marion Maisonobe, UMR LISST-CIEU, Université Jean-Jaurès, Toulouse, « ‘L’ère romantique’ de l’Institute for Scientific Information (ISI) et ses effets sur l’observation des activités scientifiques contemporaines »

15h-15h40 : Ricardo Gonzalez, CEPAM, UMR 7264, Université Côte d’Azur, et Sébastien Plutniak, Lisst-Cers (UMR 5193), EHESS, « Potiers, marchands et fréteurs : les réseaux de la production et du commerce dans l’antiquité à travers les estampilles sur céramique italique »

16h10-16h50 : Marie-Jeanne Ouriachi, CEPAM, UMR 7264, Université Côte d’Azur, Katia Schörle, CEPAM, UMR 7264, CNRS-Université Côte d’Azur, Frédérique Bertoncello, CEPAM, UMR 7264, CNRS-Université Côte d’Azur, « Approche spatiale de réseaux sociaux dans l’antiquité à partir des sources épigraphiques et archéologiques : enjeux, apports et limites »

16h50-17h30 : Delphine Grancher, Laboratoire de Géographie Physique, Meudon, Damase Mouralis, CNRS – UMR IDEES, Daniel Brunstein, Laboratoire de Géographie Physique, Meudon, Laurent Beauguitte, CNRS – UMR IDEES, GDR AR-SHS, Bastien Varoutsikos, ArScAn, UMR 7041, CNRS, Armelle Couillet, CNRS – UMR IDEES, Anne-Kyria Robin, Laboratoire de Géographie Physique, Meudon, « Reconstituer des réseaux de diffusion d’outils en obsidienne »

17h30-18h10 Jean-Pierre Dedieu, CNRS, IAO/Framespa, « Fichoz, retour d’expérience »

18h10-18h50 : Emmanuelle Picard, ENS de Lyon, LARHRA et Laboratoire de l’éducation, « Construire des données historiques pour une base de données relationnelles et collaboratives : le projet SyMoGih »

18h50-19h30 : Claire Lemercier, CNRS, Centre de sociologie des organisations, Sciences Po Paris, « Quand on peut faire plus simple : du bon usage des tableurs »

Vendredi 23 septembre

9h-9h40 : Lauriane Cros, CEMMC, Université Bordeaux Montaigne, « Franc-maçonnerie, réseaux maçonniques et dynamiques bordelaises au XVIIIe siècle »

9h40-10h20 : Gwendoline Jacquet, CRIHAM, Université de Poitiers, « Organisation d’un réseau dans le monde du négoce, étude du réseau régional de Jean Martell (1720-1721) »

10h20-11h : Nicolas Ruffini-Ronzani, FNRS, Université de Namur, « L’analyse de réseaux, un outil pour relire l’émergence des principautés territoriales ? Structures politiques et réseaux de pouvoir en Hainaut (mil. XIe-début XIIIe siècle) »

11h30-12h30 : Stéphane Blond, IDHES Evry, « Les premiers élèves de l’Ecole des Ponts et Chaussées (XVIIIe siècle) »

Naiara Gorraiz, UFI 11/02, Universidad del País Vasco et ITEM, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Les réseaux de cooptation entre les serviteurs du roi, à partir des témoins de mérites dans les distinctions honorifiques de l’Ordre de Carlos III (1772-1808) »

Marie Hardy, AIHP/GEODE, Université des Antilles, « Les distinctions honorifiques, formalisation d’une source pour l’étude de la domesticité martiniquaise et guadeloupéenne du début du XXe siècle »

13h40-14h20 : Léa Dupuis, Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, Université de Tours, « Les réseaux à travers les sources notariales : l’exemple du minutier du notaire tourangeau Jehan Jaloignes »

14h20-15h00 : Isabelle Rosé, CERHIO, UMR 6258, Université Rennes, « A quelles sources se vouer ? Problèmes documentaires posés par la reconstitution et l’analyse des réseaux de la reine robertienne Emma († 934) »

15h00-15h40 : Cécile Rivals, TRACES, UMR 5608, Université Jean Jaurès, Toulouse, « Le parcellaire, un réseau : la modélisation des sources fiscales pour l’étude des dynamiques spatiales urbaines médiévales et modernes »

16h10-17h30 :Mélanie Dubois Morestin, LAMOP, Université Paris I, « Jean Teisseire, marchand cordier avignonnais : l’inscription des réseaux au cœur des pratiques scripturales »

Ludovic Fina, Centre Aixois d’Etudes Romanes, Aix-Marseille Université, « De l’édition critique du Ragionamento di Domenico Sauli a Francesco suo figliuolo nel quale si narrano alcuni particolari avenimenti della vita sua : reconstruction, analyse et formalisation des réseaux de Domenico Sauli (1490-1570) »

Alexandra Capdevila Muntadas, Generalitat de Catalunya, « Le rôle des réseaux de migration dans l’immigration française en Catalogne aux XVIe et XVIIe siècles. Une approche méthodologique à partir de l’enregistrement des Français du 1637 »

Darío R. Varela Fernández, CERHIO, UMR 6258, Université du Maine, « L’étude des réseaux hispanistes français (1890-1930) à l’épreuve d’une analyse graphique issue de diverses sources : échanges épistolaires, ouvrages, revues, articles… »

Samedi 24 septembre

9h30-10h10 : Karine Karila-Cohen, LAHM/CReAAH, Université Rennes 2, « Peut-on faire de la prosopographie attique grâce à l’analyse de réseaux ? »

10h10-10h50 : Odile Gaultier-Voituriez, « L’analyse de réseaux de sociabilité parisienne pendant la Première Guerre mondiale à travers la correspondance d’Etienne de Nalèche, directeur du Journal des Débats, à Pierre Lebaudy, 1914-1919 : formalisation du contenu de la source et partage de réflexions »

10h50-11h30 : Thierry Rentet, PLEIADE, Université Paris XIII, Stéphane Gal, Université Pierre-Mendès-France de Grenoble, et Mark Greengrass, Université de Sheffield, « Analyse de réseaux et correspondance : être lieutenant général du roi en Dauphiné pendant les premières guerres de religion. La correspondance de M. de Gordes. Méthode, résultats et limites »

11h30-12h10 : Lara Arroyo, Universidad del País Vasco, « Les réseaux égocentrés à partir de la correspondance épistolaire des Marticorena dans le commerce colonial espagnol à échelle de l’empire (1780-1805) »

Gilles Garson, HEMOC, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, « Pour une approche du légitimisme dans le Midi, les Foresta et leurs réseaux (1800-1914) »

13h30-16h30 : Atelier de formation : Michaël Gasperoni, Centre Roland Mousnier, Université de Paris-Sorbonne, et Cyril Grange, CNRS et Centre Roland Mousnier, Université de Paris-Sorbonne, « Initiation à l’étude des réseaux familiaux »

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7ème séance du séminaire IVI : Idée Vérité Image – 11 décembre 2015

IVI_Seminaire_11122015

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Journée d’étude « Histoire des mots, histoire des choses – Méthodes en histoire des idées » – 9 décembre 2015

L’axe 3 de la MSHS Sud-Est organise le 9 décembre 2015 une journée d’étude « Histoire des mots, histoire des choses – Méthodes en histoire des idées », de 9h à 17h, dans l’amphi 031 du bâtiment recherche.
Cette initiative est placée sous la responsabilité scientifique de Richard ARENA (GREDEG), Pierre-Yves QUIVIGER (CRHI) et Damon MAYAFFRE (BCL).

Résumé :


Il s’agit de réaliser un état des lieux des méthodes en histoire en idées. Qu’il s’agisse de l’histoire conceptuelle, de l’histoire culturelle, de l’histoire intellectuelle, de l’histoire de la pensée économique, de l’histoire des sciences, de l’histoire de la philosophie, de l’histoire du droit ou de l’histoire des idées politiques, une difficulté majeure que l’historien des idées doit affronter est celle de l’identification épistémologique de son objet spécifique qui se présente à l’examen historique sous la forme de discours, de corpus linguistiques (qu’ils se présentent sous format traditionnel d’archives papier ou sous format contemporain d’archives numériques). Entre une approche « platonicienne » naïve qui verrait dans les mots les simples véhicules neutres d’idées vivant dans un monde parfaitement autonome et indépendant, et, a contrario, une approche intégralement relativiste de « l’intraduisible » aboutissant à l’hypothèse qu’il n’y aurait rien derrière les mots, ou plus exactement rien de séparable des manières de formuler, il convient de déterminer avec rigueur, par la confrontation internationale des méthodes scientifiques utilisées en histoire des idées, l’espace des possibles pour identifier le cheminement historique d’idées qui ne s’épuisent ni dans l’abstraction conceptuelle ni dans la matérialité linguistique.

Programme :


9h-9h30 – Pierre-Yves Beaurepaire (PR d’histoire moderne, Nice, CMMC) – Discutant : Eric Picholle (chercheur au CNRS en sciences physiques, CNRS Nice, UMR LPMC)
10h-10h30 – Pascal Bridel (PR de sciences économiques, UNIL, Lausanne, Centre Walras-Pareto) – Discutant : Sandye Gloria-Palermo (PR en économie,  UNS, Nice, UMR GREDEG)
11h-11h30 – Richard Arena (PR de sciences économiques, UNS, Nice, UMR GREDEG, directeur-adjoint de la MSHS ‘Sud-Est’) – Discutant : Jean-Marc Lévy-Leblond (PR émérite de sciences physiques et épistémologue, UNS, Nice)

12h30 – Buffet

14h-14h30 – Graziano Lingua (PR de philosophie, Université de Turin-Cuneo, directeur du CESPEC) – Discutant : Ugo Bellagamba (MCF d’histoire du droit et des institutions, Nice, ERMES)
15h-15h30 – André Lapidus (PR de sciences économiques, Université Paris 1, PHARE) – Discutante : Muriel Dalpont (PR de sciences économiques, Nice, UMR GREDEG)
16h-16h30 – Pierre-Yves Quiviger (PR de philosophie, Université de Nice, directeur du CRHI) – Discutant : Arnaud Zucker (PR de langue et de littérature grecques, Nice UMR CEPAM)

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Journée d’étude « Les catégorisations raciales. Justification savantes, usages politiques et productions épistémologiques » – 12 février 2016

L’axe 3 vous propose une journée d’étude sur « Les catégorisations raciales. Justifications savantes, usages politiques et productions épistémologiques », dans l’amphi 031 de la MSHS, le 12 février 2016, de 10h à 17h.


Résumé :

À l’heure où certains auteurs rendent compte de l’émergence d’un « nouveau paradigme de la race » et du retour du concept biologique de « race » [1], de la création de programmes de santé réservés aux Noirs dans l’Amérique contemporaine[2] et des nouvelles pratiques telles que les tests d’ascendance génétique[3], une mise en perspective sur le temps long et une approche critique telles que peuvent les proposer les sciences humaines apparaissent comme un détour salutaire pour mieux appréhender la complexité de cette notion[4] et les enjeux autour de son dépassement[5].

Cette journée d’étude a pour objectif de lancer une réflexion interdisciplinaire à la croisée de la philosophie, de l’histoire et de la sociologie sur les mécanismes de production du concept de « race » ou, plutôt, de ses contours successifs. Par-delà la diversité des approches et des méthodes, les liens entre savoir et pouvoir ont été depuis plus d’un demi-siècle un champ d’investigation privilégié par ces trois disciplines. Parce que le dialogue entre ces expertises pourrait contribuer à comprendre la longévité et la ductilité de cette modalité de catégorisation des individus et d’ordonnancement des populations par la « race », cette journée d’étude propose d’explorer les imbrications entre productions savantes et usages politiques des catégories raciales.

Il s’agira d’interroger la manière dont l’ancrage dans des contextes historiques et géographiques donnés participent de la construction de régimes d’altérité spécifiques, tout en étant attentif aux effets de la circulation des savoirs et des politiques de la « race » entre les métropoles et les colonies, entre les empires et entre les États-nations, entre l’Europe et les Amériques. À la lumière des différentes études de cas exposées durant cette journée, nous tenterons aussi de comprendre les modalités selon lesquelles certains de ces différents régimes d’altérité ont pu dans le passé ou peuvent aujourd’hui être travaillés par des rapports de dominations qui visent à imposer comme point de vue universel des conceptions particulières de la « race »[6].


[1] Doron Claude-Olivier et Lallemeand-Stempak Jean-Paul, « Un nouveau paradigme de la race ? », La vie des idées, Mars 2014 ; Doron Claude-Olivier, « L’ascendance biogéographique : génétique des populations et généalogie des individus », in I. Luciani et V. Piétri (Éds), L’incorporation des ancêtres, Marseille, Presses universitaires d’Aix-Marseille, à paraître.

[2] Nelson Alondra, Body and Soul. The Black Panther Party and the Fight Against Medical Discrimination, Saint Paul, University of Minnesota Press, 2013 ; Peretz Pauline, « Race et santé dans l’Amérique contemporaine. Entretien avec Alondra Nelson », La vie des idées, Février 2012.

[3] Bliss Catherine, Race Decoded: The Genomic Fight for Social Justice, Stanford, CA, Stanford University Press, 2012 ; Bolnick Deborah A., « Individual ancestry inference and the reification of race as a biological phenomenon », in B. A. Koenig, S. Soo-Jin Lee et S. S. Richardson (Éds), Revisiting race in a genomic age, Rutgers University Press, 2008, p. 70-89 ; Jordan Bertrand, L’humanité au pluriel. La génétique et la question des races, Paris, Le Seuil, 2008.

[4] Schaub Jean Frédéric, Pour une histoire politique de la race, Paris, Le Seuil, 2015.

[5] Bessone, Magali, Sans distinction de race ? Une analyse critique du concept de race et de ses effets pratiques, Paris, Vrin, 2013 ; Peretz Pauline (ed.), L’Amérique post-raciale ?, Paris, PUF, 2013.

[6] Bourdieu Pierre et Wacquant Loïc, « Sur les ruses de la raison impérialiste », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 121-122, Mars 1998, p. 109-118.


 

Programme :

10h00 : Bienvenue et présentation

10h20 : Francisco Bethencourt (Department of History, King’s College London)

Les races entre racisme et identité

11h10 : Elsa Dorlin (Université Paris 8 – UMR/LABTOP-CRESPPA)

L’invention du mâle dominant – racisme, sexisme et naissance de la primatologie

12h00 : Magali Bessone (Université de Rennes 1, IUF)

Les focales de la catégorisation raciale et la théorisation de la justice

13h00-14h00 : Buffet

14h00 : Cécile Vidal (EHESS, CENA/Mondes Américains UMR 8168)

Perspectives modernistes sur les rapports entre l’histoire sociopolitique et l’histoire intellectuelle de la race de part et d’autre de l’Atlantique

14h50 : Paul Schor (Université Paris Diderot, LARCA UMR 8225)

La « nationalité » des statistiques raciales, le cas des Etats-Unis

15h40 : Elisabeth Cunin (IRD, URMIS UMR 8245 – 205)

Le métissage en Amérique latine entre racisme et antiracisme

16h30 : Discussion finale


Résumés des communications :

Francisco Bethencourt (Department of History, King’s College London) : Les races entre racisme et identité.Le mot « race » a une utilisation instable. Il désigne d’abord, au Moyen Age, les lignages nobles, pour descendre après dans l’échelle sociale, en étant appliqué, dans la Péninsule Ibérique, aux convertis d’origine juive ou musulmane pour indiquer une « tache » de sang, ensuite aux noirs d’origine africaine, au dix-huitième siècle aux femmes et, finalement, au dix-neuvième siècle, aux nations. Entretemps, les théories des races du dix-huitième et dix-neuvième siècles avaient renforcé une hiérarchie des races liée aux continents, déjà esquissée au seizième siècle, qui permettait aux Européens d’affirmer leur prétendue supériorité et de justifier leurs projets d’expansion.

La classification des races a renforcé les pratiques racistes préalables, mais elle a aussi favorisé une intériorisation de l’infériorité physique et/ou mentale par les populations subjuguées. Des populations qui n’avaient jamais eu des rapports étroits entre elles se sont vues agglutinées, mais le fait que la classification des entités coloniales a été en partie assimilée para les populations colonisées ou menacées de colonisation pose des problèmes. Le premier concerne le renversement d’une classification hiérarchique qui vise la subordination. Elle peut être utilisée comme forme d’affirmation d’identité collective ou d’une lutte commune contre, justement, l’exploitation coloniale ou postcoloniale. Les mouvements panafricains et pan-asiatiques expriment ces projets de résistance au vingtième siècle. Le mouvement des Afro-américains va encore plus loin, puisqu’il affiche la même notion de race qui les avait infériorisés pour exprimer leur identité (le « désir » de race) et pour dénoncer toute forme d’oppression. Le deuxième problème concerne l’identité ethnique, qui échappe en partie aux grandes classifications de race, comme dans le cas du peuple juif, dont la perpétuation historique peut être liée aux formes de persécution subies.

 

Elsa Dorlin (Université Paris 8 – UMR/LABTOP-CRESPPA) : L’invention du mâle dominant – racisme, sexisme et naissance de la primatologie

En 1950 et 1951, une vingtaine de scientifiques de renommée internationale s’attèlent aux « Déclarations sur la race et les différences raciales » sous l’égide de l’Unesco. Ces textes doivent être considérés comme la démonstration non pas tant de l’invalidation scientifique de la race et de la différenciation raciale de l’espèce Homo Sapiens, mais de sa stricte délimitation au profit des variations environnementales et culturelles liées à la conceptualisation de « groupes ethniques ». Parmi les rédacteurs du second texte, celui de 1951, davantage centré sur l’anthropologie physique et la génétique humaine (quand celui de 1950, notamment signé par C. Lévi-Strauss, rassemblait plutôt des anthropologues et des sociologues), on trouve Solly Zuckerman. Inspiré par Totem et Tabou et l’idée d’une histoire pré-civilisationnelle de la sexualité, le pathologiste et taxinomiste Solly Zuckerman est réputé pour ses travaux sur les primates et notamment pour l’étude qu’il a menée sur une colonie implantée de babouins au Zoo de Londres en 1925 – dont Donna Haraway consacra un long commentaire dans son livre majeur Primate Visions publié en 1992.

Devenu l’un des grands théoriciens de la théorie du « mâle dominant » et de l’idée selon laquelle la « compétition pour les femelles » et « la coopération des mâles » sont structurées par une système hiérarchique fondé sur la domination d’un seul, Zuckerman en fait la condition de possibilité de toute société et la condition continuée de la coopération pacifiée entre les groupes humains. Personnage tragique d’une analogie universelle pour penser l’histoire de sociétés humaines originellement « patriarcale », le Babouin – et plus largement les grands singes observés par la primatologie à partir de l’entre-deux-guerres, puis dans les années cinquante, soixante et soixante-dix – permet ainsi de théoriser un ordre sexuel pré-civilisationnel, condition de la sociabilité et de la non-conflictualité des sociétés.

Cet exposé entend souligner l’importance que joue la primatologie dans les mutations du discours sur la race et le sexe à partir du milieu du XXe siècle : nous ferons l’hypothèse de l’émergence d’un patriarcat fonctionnel (ou d’un ordre sexuel hiérarchique) dans les discours savants contemporains, qui devient, au cours du XXe siècle, la condition de possibilité de la pacification des sociétés humaines en général et, en particulier, de l’éradication du racisme. En témoigne le fait que, dans la rhétorique des rédacteurs de la déclaration de 1951, l’idée de l’organisation hiérarchique axée sur la domination d’un mâle est largement mobilisée pour affirmer qu’en son absence, les sociétés humaines développent des tendances à s’entretuer. Le racisme est ainsi invalidé non pas tant au nom du caractère idéologique du concept de race, mais comme le symptôme de sociétés humaines désorganisées et dysfonctionnelles en matière de hiérarchie sexuelle.

 

Magali Bessone (Université de Rennes 1, IUF) : Les focales de la catégorisation raciale et la théorisation de la justice

La question des jeux d’échelle est largement débattue depuis une vingtaine d’années en histoire. Comme l’affirme Romain Bertrand[1], il ne s’agit pas cependant de reproduire la querelle de l’histoire globale comme prétention à l’omniscience contre la micro-histoire comme prétention à la description compréhensive, de jouer « l’astronomie » contre « l’entomologie ». Parlant en termes de « focale » plutôt que d’« échelle » et d’histoire connectée plutôt que d’histoire globale, il souligne ainsi « qu’il n’existe pas de ‘global’ comme niveau autonome d’analyse mais seulement des ‘connexions’ établies, habitées, réfléchies par les acteurs eux-mêmes » (54) que l’histoire a pour fonction de mettre au jour. Cette réflexion sur la discipline historique me conduit à poser deux questions, l’une conceptuelle, l’autre méthodologique, à la philosophie politique lorsqu’elle se préoccupe d’injustices raciales.

Sur le plan conceptuel, comment de telles modifications de focale « travaillent-elles » l’objet « race » dans nos analyses philosophiques ? Et que dit sur notre exigence de justice sociale en situation de discriminations la prise en compte d’une histoire de la construction différenciée du concept de race, selon qu’on le considère comme potentiellement explicatif globalement ou devant être expliqué localement ? Étudier la généalogie du concept de race en le situant dans les discours qui le mobilisent fait apparaître la contingence de ce concept, ce qui à son tour a un effet à la fois sur la « provincialisation » croissante de l’Europe et sur l’ajustement de la focale d’explication des injustices liées à des identifications et assignations raciales. On passe d’une problématisation des inégalités socio-politiques à partir de la nature anthropologique de l’homme à leur problématisation par des pratiques socio-politiques spécifiques, faisant intervenir des concurrences entre autorités locales, régionales, nationales, internationales.

Cependant, sur le plan de la méthode, si le discours philosophique, ancré dans les jugements et les catégories des acteurs, peut alors espérer fournir un modèle descriptif de la réalité sociale et des inégalités raciales, peut-il encore servir l’ambition normative cohérente d’une « théorie de justice » ? Aborder la question de la justice par le diagnostic des injustices sociales telles qu’elles sont perçues par les acteurs, couplé à l’analyse historique et empirique de la catégorisation et la discrimination raciales, permet-il d’aller au-delà d’une critique sociale qui ne se soucie pas des principes – mais quelle place alors pour la normativité ? La philosophie politique peut-elle renoncer à fournir le critère selon lequel la catégorisation raciale est souhaitable ou non, certaines inégalités raciales sont injustes et d’autres non ? J’aborderai ces deux questions, conceptuelle et méthodologique, tour à tour dans ma présentation.

 

Cécile Vidal (EHESS, CENA/Mondes Américains-UMR 8168) : Perspectives modernistes sur les rapports entre l’histoire sociopolitique et l’histoire intellectuelle de la race de part et d’autre de l’Atlantique

Cette communication plaidera pour une meilleure prise en compte de l’histoire de la période moderne afin de considérer différemment les imbrications entre productions savantes et usages politiques des catégories raciales, tant par les acteurs historiques que par les chercheurs en sciences sociales, entre les États-Unis et la France. En premier lieu, l’affirmation selon laquelle le racisme actuel dans chacun de ces deux pays aurait partie liée avec des héritages historiques très différents, d’un côté l’esclavage et la ségrégation et de l’autre la colonisation, ignore l’histoire commune que l’Europe, l’Afrique et les Amériques partagèrent entre le XVIe et le XIXe siècle. Les mondes atlantiques, formés par la multiplication et l’intensification des connexions entre les trois continents, se distinguaient par les effets croisés de l’impérialisme, du colonialisme et de l’esclavagisme. Ce sont ces trois phénomènes liés que la mise en place d’ordres raciaux sur les deux rives de l’Atlantique vint légitimer et soutenir. Plutôt que d’adhérer à un exceptionnalisme négatif qui mettrait à part l’Amérique du Nord anglaise puis britannique, les historiens des mondes atlantiques à la période moderne tendent dorénavant à examiner la place jouée par la race dans l’ensemble des sociétés américaines sans solution de continuité, les différences existant entre elles étant alors de degré plutôt que de nature.

Les processus de racialisation qui se développèrent au sein des mondes atlantiques dès le XVIe siècle permettent, en outre, de questionner la propension de nombre de chercheurs en sciences sociales à penser les justifications savantes de la race comme premières devant les usages politiques du concept. La période moderne s’en trouve réduite à celle de la préhistoire ou protohistoire de la race avant l’élaboration des premières théories philosophiques et scientifiques afférentes dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Pourtant, avant même 1750, plus de 4,7 millions d’Africains avaient déjà été déportés aux Amériques, tandis que les mariages mixtes entre blancs et noirs étaient interdits dès 1691 en Virginie et 1724 en Louisiane française. La race n’est pas seulement ou premièrement un langage et une idéologie. Aussi est-il nécessaire, d’une part, de tenir compte de la multiplicité des acteurs impliqués dans la production, reproduction et transformation des ordres raciaux sans en faire un phénomène top down qui accorderait une place centrale aux seules élites politiques et intellectuelles, et, d’autre part, d’analyser plus finement les rapports complexes entre les conceptions et les politiques de la race, ainsi qu’entre les pratiques de catégorisation, classification et hiérarchisation et celles de discrimination, ségrégation et violence raciale.

 

Paul Schor (Université Paris Diderot , LARCA UMR 8225) : La « nationalité » des statistiques raciales, le cas des Etats-Unis

Les catégories raciales américaines servent souvent de référence dans les débats sur la construction des catégories et notamment pour les politiques publiques antidiscriminatoires dans le cas des statistiques. Cette question se pose aussi aux chercheurs en sciences sociales dans un contexte où les paradigmes circulent et où l’université américaine a tendance à être exportatrice de concepts et d’outils. Pour que ces circulations se passent, ces catégories sont souvent déhistoricisées et perçues comme flottantes ou applicables à d’autres contextes. Or l’histoire de leurs usages montre que depuis le 19e siècle les producteurs et utilisateurs américains de ces catégories, en premier lieu le bureau du recensement, ont inscrit leurs catégories dans une fiction naturaliste d’universalité. Revenir sur l’histoire de leur fabrication et des problèmes concrets posés par leur exportation à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle permet de montrer que si les statistiques raciales américaines s’inscrivent dans un contexte d’internationalisation des sciences sociales et de l’expertise, elles n’en restent pas moins profondément nationales et idiosyncratiques en ce qu’elles répondent à des demandes politiques propres au contexte américain et participent d’un projet de construction nationale. En rendant leur « nationalité » à ces catégories, cette communication invitera à réfléchir au rôle des appareils étatiques et des contextes nationaux dans la production des outils et méthodes des sciences sociales.

 

Elisabeth Cunin (IRD, URMIS UMR 8245 – 205) : Le métissage en Amérique latine entre racisme et antiracisme

L’Amérique latine est traditionnellement associée au métissage, considéré comme un dépassement des différences raciales, une fusion des « races » s’incarnant dans la figure du « mestizo ». Ce paradigme de la « démocratie raciale » a été mis en avant au niveau international, notamment en opposition avec le modèle étatsunien ou dans les politiques antiracistes mises en place par l’UNESCO à partir de 1945. Depuis les années 1970, ce régime d’altérité est contesté. Le métissage est désormais considéré comme un « mythe », qui cacherait la permanence de hiérarchies raciales et une idéologie du blanchiment. Le multiculturalisme (et plus récemment l’Etat plurinational) viendrait alors remplacer le métissage, en définissant la nation par ses différences et en appréhendant celles-ci en termes d’ethnicité. Ce « tournant multiculturel » est lui-même ancré dans le cadre néo-libéral qui s’impose à l’échelle globale depuis les années 1980. Je reviendrai dans cette communication sur le métissage, entre valorisation et contestation, en me centrant plus particulièrement sur le Mexique, modèle de ce métissage latino-américain, et sur la Colombie, laboratoire du multiculturalisme dans la région. Dans les deux cas, le politique et le scientifique sont en constante interaction, voire superposition. Il s’agira ainsi de s’interroger sur la place de la « race » dans des politiques nationales légitimées scientifiquement afin de nuancer l’opposition entre « color blind policies » et « race conscious policies », entre racisme et antiracisme



[1] Romain Bertrand, « Histoire globale, histoires connectées », in Le tournal global des sciences sociales, S. Dufoix et A. Caillé dirs., Paris, La Découverte, 2012.

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L’étranger : Altérité, Altération, Métissage. Rencontres universitaires internationales, 7-9 octobre 2015, Corte

affiche Recontres UniversitairesRencontres universitaires internationales « L’étranger : Altérité, Altération, Métissage », avec l’appui de la MSHS Sud-Est.

1ère table ronde organisée du 7 au 9 octobre 2015, à l’initiative de l’axe 3 et du LISA.

Lieu : Università di Corsica Pasquale Paoli, Campus Mariani, Corte

La question de l’étranger interroge le rapport à soi-même et à l’autre. Qu’elle soit individuelle ou collective, la notion d’identité semble indissociable de la notion d’altérité, l’une définissant l’autre, dans la perception paradoxale d’une perpétuelle et inévitable porosité de leurs caractères. Lorsque le « moi » désigne l’autre en l’affublant du qualificatif d’étranger, il se livre à une mise à distance qui implique la notion de territoire et s’inscrit dans une dialectique du dedans et du dehors, l’étranger se trouvant relégué à la frontière qui parfois devient la marge. La question du regard sur soi, sur le groupe, sur l’autre, fondamentale dans l’appréhension de l’étranger, induit des relations d’inclusion ou d’exclusion et convoque les notions de l’un et du multiple, du soi (ipse) et de l’autre.
Mais qu’est-ce qu’être étranger dans nos sociétés modernes ? À l’heure de la mondialisation économique, des échanges et de la circulation des hommes, des idées et des savoirs, les mouvements migratoires contribuent à une nouvelle perception de la rencontre avec cet autre jadis lointain, cet étrange inconnu -noble étranger ou inquiétante figure-, cette « figure du dehors » (Kenneth White) ou cette image stéréotypée, générant parfois un sentiment de méfiance. Les bouleversements suscités fragilisent le concept d’état-nation et conduisent à des reconfigurations, des altérations, et des interactions à la fois culturelles, religieuses et linguistiques qu’il convient d’étudier car elles influent sur les cultures européennes et bousculent les formes possibles de l’appartenance. L’éclatement de l’unité, le métissage, la « contamination », les configurations « multi » -culturelles, linguistiques, ethniques…-, la créolisation de l’Europe (Édouard Glissant) interrogent notre rapport à l’autre et au monde.
Au croisement de l’histoire, de la sociologie, de l’anthropologie, de la psychanalyse, de la philosophie, de la littérature, de la linguistique, la question de l’étranger constitue l’un des grands enjeux de la vie en société, offrant des perspectives de recherche tant dans le domaine des sciences humaines que dans les arts, le cinéma, le théâtre et la littérature.

Contact :
Paola Camuffo
Université de Corse
UMR CNRS 6240 LISA
camuffo_p@univ-corse.fr

Picto_pdf Télécharger le programme

 

 

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Conférence « Qu’appelle-t-on avoir une identité collective? » – 2 décembre 2015

Conférence donnée dans le cadre du programme « Questions d’Europe », mercredi 2 décembre de 14h à 16h, amphi 031 à la MSHS.

Intervenant: Vincent DESCOMBES (EHESS)

Cette conférence abordera trois questions :

1° Comment passe-t-on de l’identité au sens logique d’un jugement d’identité à l’identité au sens moral d’une définition de soi qui mette en cause l’amour-propre d’un individu ou d’un groupe et le sentiment qu’ils ont de leur dignité ?

2° Quels sont les critères d’identité pour un être collectif (tel qu’une université, une profession, une ville, un Etat, une nation, etc.) ?

3° L’identité européenne est-elle culturelle ou politique ?

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Séminaire IVI : Idée Vérité Image – 2 octobre 2015

IVI_Seminaire_02102015
6ème séance du séminaire IVI
Saint-Jean d’Angély 3 – Amphi 31 (rdc) – Vendredi 2 octobre de 9h30 à 12h30

Intervenants :

– Frédérique ILDEFONSE (CNRS, Centre Jean Pépin, UPR 76, Villejuif). « Que peuvent apporter certaines occurrences d’agalma à une réflexion sur l’image ? »

– Dimitri EL MURR (Université Panthéon Sorbonne, CNRS, SPHERE-UMR 7219, Paris). « Paradigme et réminiscence: quelles fonctions pour les modèles dans l’épistémologie platonicienne ? »

Entrée libre.
 
 
 
 

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Conférence « Repenser l’illuminisme. Franz Joseph Thun et l´ésotérisme au XVIIIe siècle » – 24 septembre 2015

Conférence organisée de 10h à 12h, en salle 129 à la MSHS.

Intervenant : Ivo CERMAN

Maître de conférences à l’Université de Bohême de Sud, République tchèque, Ivo Cerman s’intéresse à  l’histoire des noblesses en Europe centrale à l’âge des Lumières. Depuis quelques années il travaille en particulier sur l’histoire de droit naturel et de droits de l’homme. Ses ouvrages principaux sont Habsburgischer Adel und Aufklärung (2010) et le volume collectif The Enlightenment in Bohemia. Religion, Morality and Multiculturalism (2011) qu´il a dirigé en collaboration avec Rita Krueger et Susan Reynolds, ainsi que Aufklärung oder Illuminismus? Die Enzyklopädie des Grafen Franz Josef Thun (2015). Il a publié aussi plusieurs articles sur la francophonie de la noblesse.

Résumé :


 Le XVIIIe siècle n’a pas été seulement le siècle de la raison, mais aussi celui de la déraison. Quand on parle des Lumières, on ne doit pas oublier l’illuminisme. Le XVIIIe siècle a éprouvé une crise de l’autorité des Eglises et de la confiance en leurs dogmes. Cependant, il serait faux de dire que cette crise apprit au genre humain à penser d’une une manière rationnelle. Il faut prendre en compte l’existence d’un courant de penseurs qui a utilisé cette liberté pour construire ses propres rêveries religieuses. Ces penseurs ne voulaient pas abandonner la religion, ils voulaient la protéger contre les Lumières radicales d’une manière plus efficace que ce que les Eglises établies proposaient. Bien qu’ils protégeaient la religion, ils attaquaient les Eglises eux- aussi, parce qu’ils accusaient les prêtres d’avoir obscurci la religion. Le comte Franz Joseph Thun était un représentant de ce courant ésotérique et le but de notre communication est de présenter l’encyclopédie ésotérique dont nous avons retrouvé le manuscrit il y a quelques années dans les archives de sa famille. De son vivant, le comte de Thun fut connu comme un illuminé et un guérisseur. Ses séances publiques de guérison déclenchèrent un scandale qui le contraignit de se retirer, mais il consacra les dernières années de sa vie à écrire un ouvrage qui aurait dû exprimer sa vision du monde (Weltanschauung). C’est à partir de cet ouvrage que nous nous proposons de repenser la signification de l’illuminisme pour la culture intellectuelle du XVIIIe siècle. Notre conférence s’appuie sur le livre Aufklärung oder Illuminismus? (2015) qui vient de paraître à Stuttgart.

 

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5ème séance du séminaire IVI – 12 juin 2015

Seminaire_12juin5ème séance du séminaire Idée, Vérité, Image à l’UFR LASH, salle de conférence de la BU Henri Bosco (1er étage).

Intervenants :

Rosa-Maria DESSÌ (CEPAM) : « Images, fantômes et vérité: Aby Warburg et les historiens »

Picto_Doc2 Giulia PUMA (CEPAM) : « Le rôle de l’image dans la prière et l’accès au divin au-delà de l’image »

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Table ronde et conférence Journée mondiale des réfugiés – 19 juin 2015

Téléchargez l'affiche de la conférenceAmphi 031 à la MSHS, de 13h30 à 21h.

Dans le cadre de la journée mondiale des réfugiés, cette manifestation est organisée par la MSHS en collaboration avec l’IDPD, le projet Mobilités, frontières et co-développement en Méditerranée de l’axe interdisciplinaire Altérités et mondialisations (UNS) et l’association Forum Réfugiés.
La manifestation se déroulera en deux temps :
1- une table ronde académique visant à présenter et discuter les recherches actuelles portant sur la question des réfugiés dans l’espace méditerranéen (IDPD-URMIS-Institut international de droit humanitaire, San Remo);
2- une session plus grand public co-organisée avec l’association Forum Réfugiés : témoignage de réfugié et prise de parole des associations Amnesty International, Cimade, Forum Réfugiés Cosi, ALC, ATE.

 
 
 
 
 

PROGRAMME


14h00 – 16h00 : Table ronde académique


Josiane AUVRET-FINCK  (IDPD) : L’agenda européen en matière de migration : le pari de la responsabilité et de la solidarité pour répondre à l’urgence humanitaire en Méditerranée


Mehdi MEZAGUER  (GREDEG) : Vers un nouveau système de répartition des réfugiés et demandeurs d’asile dans l’UE


Louis BALMOND (IDPD) : L’utilisation de la Politique de Sécurité et de Défense Commune face à la question des réfugiés en Méditerranée


Swanie POTOT (URMIS) : L’accueil des réfugiés de Libye en Tunisie durant les révolutions arabes


Aurore MOTTET (URMIS) : « Pas tout à fait des réfugiés ». Entre asile et migration, réflexions autour de la figure du « réfugié subsaharien » au Maroc


Nicolas PUIG (URMIS) : Itinéraires de Palestiniens du Liban : de refuges en migrations


Maria PIA MONNO (IDPD) : Le système d’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile en Italie



16h30 – 18 h30 :  Conférence « Migrants en Méditerranée : quelle protection pour les réfugiés ? »

16h30 : Catherine WITHOL de WENDEN (CERI, Centre d’études et de recherches internationales) : les voies de protection pour les réfugiés rejoignant l’Europe par la Méditerranée

17h15 : Témoignage d’un réfugié sur son parcours jusqu’à l’accès à une protection en France

17h30 : Débat animé par Nadine CAMP, Forum réfugiés-Cosi

18h30 : Buffet
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Conférence « la génétique et la question des races » – 10 juin 2015

08-17 Jordan - genetique - MEPConférence organisée par l’ URMIS (unité de recherches « Migrations et société « ) et la Maison des sciences de l’homme de la société du Sud-Est, à 14h30.

Cette conférence débat s’inscrit dans le cadre du groupe de recherche sur les usages scientifiques, sociaux et politiques de la race (axe interdisciplinaire « Altérité et mondialisation » de l’université Nice Sophia Antipolis) et dans le cadre de l’axe de recherches « l’Europe et ses Autres » de la MSHS.

Intervenant : Bertrand JORDAN

Bertrand Jordan est un biologiste et généticien de renommée internationale, directeur de recherche émérite au CNRS, fondateur de la génopole Marseille-Nice. Il est l’auteur notamment d’un ouvrage de référence sur le statut de la race dans la recherche génétique contemporaine intitulé « L’humanité au pluriel : la génétique et les questions de race » paru aux éditions du seuil en 2008 (actuellement épuisé et en cours de réimpression).

 

Résumé :


L’existence de races humaines, longtemps vérité scientifique, a été battue en brèche après la 2e guerre mondiale, et notamment après le séquençage de notre génome. Pourtant, et malgré la grande homogénéité génétique de notre espèce, des techniques d’analyse très performantes permettent, depuis une dizaine d’années, de remonter aux origines des individus, de préciser leur ascendance, et de les rattacher à des groupes géographiques. Ces derniers ont néanmoins des limites floues, une diversité interne élevée, et bien sûr aucune relation hiérarchique. Les races, au sens classique du terme, n’existent pas, même si la pluralité humaine est bien réelle et si elle peut être analysée de plus en plus finement grâce aux progrès rapides de la technologie.

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Séminaire interne « Le cocorico de l’homme blanc » – 29 mai 2015

Séminaire interne de l’axe 3, en salle 129 à la MSHS, de 14h à 16h.

Présentation du séminaire : Jean-Luc GAUTERO (CRHI)

Discutant : Jean-Luc PRIMON (URMIS).

Résumé :


Le concept de racisme anti-blancs, propagé par l’extrême-droite et accepté par certaines organisations antiracistes, semble apparaître en France dans l’ouvrage du romancier et essayiste Pascal Bruckner, Le sanglot de l’homme blanc. C’est pourquoi, sans prétendre ainsi épuiser la question, il peut être utile pour éclairer ce concept de se pencher sur cet ouvrage et sur ces cibles, et de mettre par là-même en évidence aux origines du concept un certain regard sur les relations entre l’Europe et ses anciennes colonies.

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Séminaire IVI : Idée Vérité Image – 17 avril 2015

Seminaire IVI_17_avrilDans la cadre de l’axe 3, le séminaire IVI vous invite à une quatrième séance intitulé : « Peut-on voir les Idées de Platon ? », par Leone GAZZIERO (CNRS, Lille, UMR 8163- STL) et « Connaissance par images: connaissance des Idées ou connaissance des images? Autour du Cratyle de Platon », par Franco TRABATTONI  (Università di Milano),  de 9h30 à 13h30, en salle du Conseil, campus Carlone (UFR LASH). Ce séminaire fait également partie de l’axe interdisciplinaire HISA (Histoire des Idées, des Sciences et des Arts) organisé par le CRHI et le CEPAM.

 
 
 
 
 
 
 
 

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Conférence « L’amitié masculine. Frontières de l’altérité et rapport au monde dans la France des Lumières » – 27 avril 2015

Conférence organisée dans le cadre de l’axe 3, en amphi 031 à la MSHS, de 10h à 12h.

Intervenant : Kenneth LOISELLE, Associate Professor of History at Trinity University et chercheur associé au Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine (CMMC).

Résumé :


Coéditeur avec Pierre-Yves Beaurepaire de Diffusions et circulations des pratiques maçonniques, XVIIIe-XXe siècles (Classiques Garnier, 2013), Kenneth Loiselle a récemment publié un livre intitulé Brotherly Love. Freemasonry and Male Friendship in Enlightenment France (Cornell University Press, 2014) qui s’inscrit au carrefour de l’histoire culturelle, de l’histoire des genres, de l’histoire intellectuelle et de l’histoire des sensibilités. La conférence insistera sur la nouvelle façon de percevoir la masculinité au XVIIIe siècle. Elle intègre la dimension sensible du mâle : il devient dès lors envisageable de s’épancher, d’ »aimer ses frères », au risque parfois d’être taxé de dévirilisation et de déviance sexuelle. Cette découverte d’un autre intérieur conditionne aussi le nouveau rapport au monde des Lumières.

 

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