Data Privacy

Le projet Personal data analysis and business models of platforms implicating privacy issues – Data Privacy –est un projet pluridisciplinaire réunissant au sein de l’UCA-IDEX des enseignants chercheurs du laboratoire GREDEG, de l’équipe DIANA à l’INRIA dans le cadre des projets soutenus par l’Académie 5. Il mobilise également des chercheurs de l’Université Surrey pour leur expertise dans le domaine des stratégies de plateformes et implique des jeunes entreprises innovantes en tant que partenaires du projet (Mnémotix) ou comme terrain de recherche.

L’objectif de Data Privacy est de comprendre en quoi les plateformes coopératives (décentralisées) à base de technologie telle que la Blockchain permettent de pallier les problématiques de confidentialité des données personnelles (privacy) posées par les plateformes centralisées. L’enjeu est d’identifier en quoi, pour les nouvelles innovations numériques, les modèles économiques à base de plateforme décentralisée seraient plus viables que les modèles à base de plateforme centralisée. En effet, si dans le domaine de la sécurité, et en particulier de la cryptographie, le cas des plateformes décentralisées semblent avoir largement été investigué et a fait l’objet de nombreux travaux scientifiques à renommée internationale, du point de vue des sciences économiques, juridiques et des réseaux de nombreuses interrogations n’ont pas encore été posées. Pour y pallier, Data Privacy propose de faire dialoguer plusieurs disciplines scientifiques en prenant pour cas d’étude différents domaines de services (tels que les plateformes de services de mobilité urbaine, de services multimédia, etc.) où le niveau de sensibilité des individus en matière de privacy peut à priori différer selon le domaine.

Mots clefs : Privacy, plateforme centralisée, plateforme décentralisée, modèles économiques, écosystème, blockchain.

Partenaires:

GREDEG: Amel Attour, Michela Chessa, Patrice Reis

INRIA – DIANA: Damien Saucez

Origens medialab – ESC Clermont: Alexandre Monin

Mnémotix: Mylène Leitzelman

 

Financement : Académie 5 de l’IDEX

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Artefacts

Depuis quelques années, la croissance massive du nombre d’appareils connectés a conduit à des changements d’usage et de comportements chez leurs utilisateurs. Après avoir intégré nos appareils du quotidien et nos systèmes de transport, les systèmes numériques miniaturisés ont été en mesure d’offrir des services au plus proche de l’être humain. Tout d’abord portés à des fins de surveillance sportives ou médicales, ces dispositifs seront bientôt incorporés en tant que prothèses afin de suppléer à certains organes déficients, voire d’augmenter certaines fonctions perceptives ou cognitives. La question se pose alors de leur apprentissage, de leur appropriation, et de leur intégration dans leurs environnements quotidiens par ceux qui les utilisent.

Et la question se posera d’autant plus avec les futurs systèmes numériques à l’état encore de prototypes qui se comporteront comme des extensions cérébrales d’aide à la cognition, de suppléance sensorielle ou de prothèses neuronales hybrides. Les possibilités de ces nouveaux objets connectés à la pointe de la technologie émerveillent déjà autant qu’ils effraient. Aujourd’hui, les avancées technologiques convergentes des antennes miniatures et de l’électronique faible consommation ont permis de développer au sein d’UCA des systèmes innovants dont les services (localisation ou monitoring) transforment les activités où ils sont mis en oeuvre. Demain, cet effet se trouvera démultiplié avec les prochaines technologies développées au sein du laboratoire LEAT qui seront en mesure d’y associer IA et réseaux de neurones artificiels électroniques capables d’apprentissage voire de communication directe avec les neurones biologiques. Les partenaires du projet Artefact proposent que ce sujet, souvent imposé par les géants américains ou simplifié par des médias de vulgarisation, soit enfin traité et réapproprié par l’Université de manière interdisciplinaire.

Le projet associe pour cela des chercheurs et enseignants-chercheurs électroniciens, sociologues, psychologues, informaticiens et scientifiques des neurosciences. L’objectif sera d’aller de la conception de la nouvelle technologie à l’accompagnement de sa mise en oeuvre. Une thèse verra la conception du nouveau dispositif en mesure de répondre dans des environnements embarqués, et en parallèle l’équipe construira les hypothèses permettant de penser et d’anticiper son application, sur les plans psychologique, social et éthique, en répondant aux questions de fonctionnalité, d’expérience, et d’acceptabilité, c’est-à-dire : Comment le système humain-prothèse opère-t-il ? Quelle est l’expérience qui est faite d’un tel dispositif ? Comment le couplage humain-prothèse s’intègre-t-il dans des contextes d’application réels ? Pour cela nous identifions des dispositifs suffisamment proches de la future technologie sur les dimensions précises que nous voulons explorer. Ensuite nous soumettons à l’expérimentation, en laboratoire et en situations naturelles, ces dispositifs agissant comme artefacts numériques de niveau croissant d’assistance cognitive.

Implication de la MSHS :

Ce projet prolonge le travail mené au cours du séminaire “Artefacts numériques et Matérialités” organisé par Bernard Conein, Lise Arena et Alexandre Monnin dans le cadre d’une collaboration GREDEG / INRIA développée au sein de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (MSHS) dans son axe “Technologies numériques, communautés et usages” (axe 2), avec notamment l’invitation de Michael Wheeler (Stirling University) (« The Knowledge Ecology: Epistemic Credit and the Technologically Extended Mind ») et David Kirsh (University of California, San Diego) (« Thinking with Our Body and Other Things »).

Chercheurs de la MSHS impliqués :

Bernard Conein (GREDEG)

Manuel Boute (GREDEG)

Xavier Corveleyn (LAPCOS)

 

Financement : Académies 1 et 5 de l’IDEX

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LEARN&MAKE (Apprentissages individuels et collectifs dans les makerspaces)

Ce projet s’intéresse aux apprentissages dans les espaces collaboratifs usuellement qualifiés de « makerspaces » – consacrés au design et à la production d’objets matériels. Ces espaces fleurissent sur le territoire et contribuent à redessiner la politique d’insertion locale. Bien que de plus en plus sous le regard des sciences sociales, peu de travaux s’intéressent aux modalités concrètes des savoirs transmis et aux outils mis en oeuvre pour permettre les apprentissages. Ce projet vise à combler ce manque.
Il combinera analyse fonctionnelle (informatique), analyse sémio-discursive (sciences de l’information et de la communication), enquête (sociologie de l’innovation) et approche ethnographique et monographique (sociologie des usages) afin d’étudier : dans un premier temps les mécanismes d’apprentissage proposés dans les espaces collaboratifs ; dans un second temps la mise en oeuvre effective des mécanismes d’apprentissage. Pour aborder de manière interdisciplinaire ces questions de l’apprentissage et de la transmission de connaissance via des outils numériques, nous avons constitué un collectif de travail pluridisciplinaire regroupant deux équipes : La MSHS Sud Est (avec le GREDEG, UMR 7321) et l’équipe Tech-CICO (UMR 6281) de l’UTT.

I. Questions de recherche
Les espaces collaboratifs mobilisant des technologies numériques constituent le socle de la société en réseaux décrit par Manuel Castells ou Yochai. Benkler, la base des échanges horizontaux de la cité par projet (Boltanski et Chiapello). De nombreux sociologues commencent à s’intéresser aux collectifs qui se rencontrent dans ces espaces, notamment pour y décrire les règles internes (Lallement) ou les communautés qui les sous-tendent (Auray). Ils constituent un mode d’expression du monde autoentrepreneurial que des économistes perçoivent comme constituant la première phase d’une révolution schumpétérienne. Pour autant, ces espaces sont de nature diverses : espaces physiques (fablabs, makerspaces, hackerspaces), espaces numériques (forges logicielles, wikis, bibliothèques de plans, de vidéos, …) ; et de visées variées : certains ont des finalités marchandes en facilitant la circulation des compétences et l’optimisation par la mutualisation des équipements (notamment l’univers des fablabs), tandis que d’autres ont un objectif social et solidaire, en donnant aux individus la conscience de leurs capacités (empowerment) et les moyens de les mettre en oeuvre (les capabilities d’Amartya Sen). Les technologies numériques et les outils de partage que ces espaces collaboratifs proposent, permettent de donner une audience plus large à des engagements autrefois cantonnés à des espaces associatifs locaux. L’élargissement à un public plus large pose de nouvelles questions à ces collectifs : 1°) celle de leur extension à un public non militant (enrôlement) 2°) celle de l’apprentissage des règles de partage et de fonctionnement des collectifs (socialisation) 3°) celle de la circulation et de mutualisation des savoirs (apprentissage). Les trois dimensions sont interdépendantes et doivent être traitées conjointement, même si l’originalité de notre projet est surtout d’éclairer la troisième, moins renseignée dans la littérature spécialisée. Elles impliquent notamment une connaissance sur les dispositifs socio-techniques mis à disposition et mobilisés par ces collectifs facilitant la circulation des connaissances mais nécessitant également des apprentissages pour être pleinement mobilisables.
En ce qui concerne les espaces collaboratifs physiques, nous voudrions cibler un sous ensemble en forte expansion : les makerspaces. Ces makerspaces traitent de projets variés (permaculture, informatique collaborative, construction d’objets….) et ont pour particularité, pour une somme modique, de mettre à disposition des outils (notamment des imprimantes 3D mais aussi des machines-outils permettant de travailler manuellement d’autres matières) pour permettre à leurs adhérents de mettre en oeuvre des projets collectifs. Des travaux de sociologues commencent à s’intéresser à ces espaces, mais ils mettent l’accent le plus souvent sur les règles internes aux communautés qui les animent. Les parcours biographiques des membres sont aussi en partie renseignés. Ainsi ces lieux sont des lieux de réparation des objets (par exemple les repair cafés), mais bien souvent aussi des personnes (care, insertion). La dimension sociale et solidaire de ces lieux est affirmée, ce qui explique qu’ils soient réinvestis aujourd’hui, au-delà de l’esprit hacker pionner, par des militants de l’éducation populaire ou par d’autres causes comme l’écologie politique. En ce qui concerne les espaces collaboratifs en ligne, nous voudrions cibler les sites et plateformes dont l’objectif est le partage d’expertises et d’expérience entre makers (Thingiverse, Youmagine, Revelry). Il ne s’agit pas pour ces espaces collaboratifs de soutenir des projets collectifs entre makers à distance, mais plutôt de valoriser l’activité des makers, et de la faciliter grâce à la constitution d’une communauté qui partage ses réalisations. Il s’agit « d’encapaciter » les makers en leur permettant de concevoir à partir de bases existantes. Pour que la réutilisation soit possible, et qu’un esprit communautaire soit conservé, les makers sont encouragés à publier leurs réalisations sous licence libre (« creative commons »). La dimension sur laquelle nous voudrions travailler dans ce projet est encore peu investie par les sciences sociales et l’Informatique.
Il s’agit des modes d’apprentissage par lesquels les connaissances sont transmises. En effet, les espaces collaboratifs en ligne ou en face à face ont également une fonction éducative, à côté de l’institution scolaire. Il s’agit d’apprendre « en faisant », de transmettre en collaborant, d’acquérir à la fois les codes de la société numérique et les compétences pour échanger et traiter le savoir (Auray, 2016). Cette fonction éducative s’est d’abord exercée dans des communautés en ligne (par exemple dans les projets open source ou des encyclopédies comme Wikipedia), mais restait limitée à un groupe d’experts et de passionnés (les pro-ams). Son extension à des populations plus large nécessite son ancrage dans des lieux. Ce foisonnement d’espaces collaboratifs a été rendu possible par la baisse des coûts d’entrée et la diffusion d’outils permettant des réalisations concrètes (carte Arduinio, imprimante 3D…). C’est naturellement l’informatique qui a été le premier thème d’investigation (développement de haskerspaces), le code étant dans l’hétérotopie numérique la source première de l’émancipation (Code is law disait L Lessig). Ce mouvement s’étend aujourd’hui à un ensemble de sujets très variés allant des communautés de spécialiste (la biologie participative) en passant par des thématiques touchant un public plus large (l’agriculture urbaine).
Notre recherche, de nature interdisciplinaire, s’intéressera à la fois aux espaces collaboratifs, à leurs utilisateurs et aux concepteurs de ces espaces/outils.

I.1. Un premier axe de travail portera sur les mécanismes d’apprentissage proposés dans les espaces collaboratifs
Il s’agira dans un premier temps de répertorier l’ensemble des outils mobilisés dans les makerspaces et les espaces en ligne, et de comprendre comment et pourquoi les concepteurs les ont définis.
L’équipe Tech-CICO s’intéressera aux espaces en ligne afin de proposer une typologie fonctionnelle des outils ; retrouve-t-on toujours les mêmes types de supports au partage d’expérience ? Au contraire voit-on émerger des formes différentes suivant les
espaces ? Qu’est-ce qui est à l’origine de ces différences ? Les documents produits pour guider les acteurs (netiquette, FAQ…) reflètent-ils des catégories d’utilisateurs potentiels ? Comment ces espaces se présentent-ils par rapport aux espaces de partage du logiciel libre ? La combinaison entre analyse fonctionnelle (informatique), analyse sémio-discursive (sciences de l’information et de la communication), et enquête (sociologie de l’innovation) permettra d’adresser ces questions.
L’équipe de la MSHS Sud-Est adoptera une approche ethnographique et monographique afin de comprendre, à partir de projets concrets, comment les participants aux makerspaces peuvent à la fois acquérir les connaissances thématiques qu’ils sont venu
chercher mais aussi bien souvent les compétences techniques qui s’avèrent nécessaires pour participer. Comment les responsables ou les encadrants font-ils pour permettre à tout en chacun de participer ? En particulier, comment font-ils en sorte que le manque de compétences informatiques ne constitue pas à un frein à la participation ? Une autre question traitée conjointement par Tech-CICO et la MSHS Sud-Est portera sur la pérennité de l’engagement des membres. L’une des finalités annoncées par ces collectifs est de s’étendre au-delà du cercle restreint des pionniers. Quels sont les mécanismes proposés pour y parvenir ? Quelles techniques sont employées pour enrôler les nouveaux publics et maintenir leur adhésion au collectif ? Les outils numériques et les échanges à distance tiennent-ils un rôle dans le maintien des liens ?

I.2. Un second axe de travail portera sur la mise en oeuvre effective des mécanismes d’apprentissage.
L’approche monographique et l’ethnographie seront mobilisées par la MSH Sud-Est pour mener une enquête auprès des gestionnaires des makerspaces et des participants, ce qui éclairera les pratiques réelles de partage et de transmission de
connaissances, et d’identifier si elles sont alignées sur les discours identifiés dans le premier axe. Une analyse socio-linguistique et conversationnelle des échanges sur les espaces collaboratifs en ligne (Tech-CICO) identifiera ce qui s’y dit, quelles sont les activités qui s’y déroulent, permettra d’analyser si des « speech communities » se construisent et si, au final, des collectifs s’y forment. Le croisement avec l’analyse fonctionnelle menée dans l’axe 1 permettra d’analyser si certaines fonctionnalités favorisent plutôt certains types d’activité ou si c’est purement contingent. Le croisement entre l’analyse des pratiques en ligne et en présence sera utile pour mettre au jour d’éventuelles asymétries de pratiques d’apprentissages entre les lieux physiques et les espaces collaboratifs en ligne. Pour répondre à ces questions et rester dans la temporalité et les moyens associés à cet appel, nous prévoyons de restreindre nos investigations à deux lieux dans lesquels sera effectuée une enquête exploratoire permettant d’enrichir de nouveaux projets. Parmi les lieux auxquels nous avons pensés, et parmi lesquels nous sélectionnerons les deux lieux étudiés, deux se situent à Nice et sa région, un à Montreuil (Région parisienne) et un à Lille.
À Nice deux maskerspaces sont potentiellement particulièrement intéressants pour ce projet : la SCIC (Société Collaborative d’Intérêt Collectif) TETRIS (Transition Ecologique et Territoriale par la Recherche et l’Innovation Sociale) à Grasse avec laquelle des
liens ont déjà été noués et le Navlab à Antibes avec lequel un contact a été établi. La SCIC TETRIS, dans la lignée de l’éducation populaire, se présente comme une coopérative construite autour d’une démarche réflexive et de recherche qui vise à transformer les territoires par l’innovation sociale. Le Navlab quant à lui est un makerspace spécialisé dans le nautisme : il s’agit de donner les moyens à des utilisateurs de navire de croisière de réparer leurs embarcations. Il s’adresse à un public spécifique (particuliers, passionnés de voile et salariés travaillant dans des navires de luxe). La confrontation du Navlab et de TETRIS, dont les publics sont très contrastés, pourrait être particulièrement intéressante pour comprendre ce qui les rassemble dans les pratiques et les valeurs au-delà de l’hétérogénéité de leurs publics et des thématiques.
À Montreuil, le makerspace ICI Montreuil pourrait faire l’objet de notre investigation : c’est un espace ouvert proposant de nombreuses activités (travail du bois, fabrication de bijoux…) qui s’adressent à un large public (notamment à des enfants). Ce
makerspace offre une large palette de cours et de stages, ce qui en fait un lieu intéressant à étudier. Cet espace collaboratif nous intéresse particulièrement car en revisitant des principes de l’éducation populaire ou/et des hétérotopies communautaires, il se
donne pour mission de redynamiser son territoire dans un contexte de chômage de masse et de désindustrialisation. À Lille, nous pourrions nous intéresser au Mutualab qui offre des cours d’informatique (des ateliers Arduino) et surtout un club
DIWO (do it with others) autour de l’Agriculture Urbaine et de l’AgroEcologie. Il s’agira, au démarrage du projet, de finaliser le choix des deux lieux parmi les quatre, selon des critères d’activité effective des makerspaces d’une part, et de possibilités d’accès et de disponibilité à la recherche dans le cadre de ce projet, d’autre part.

II Équipes de recherche
Pour travailler de manière interdisciplinaire ces questions complémentaires de l’apprentissage, de la transmission de connaissances via des outils numériques, ainsi que de l’enrôlement et de la socialisation, nous avons constitué un collectif de travail
pluridisciplinaire regroupant deux équipes : Des chercheurs de l’équipe pluridisciplinaire Tech-CICO (Technologies pour la Coopération, l’Interaction et les Connaissances dans les Collectifs) de l’UMR CNRS 6281, à l’Université de Technologie de Troyes (UTT). Tech-CICO mène des recherches dans les domaines de la Communication Médiatisée par Ordinateur (CMO), de la Sociologie de l’Innovation, et du Travail Coopératif Assisté par Ordinateur (CSCW). Tech-CICO a une grande expérience des projets nationaux et européens. Les chercheurs impliqués dans ce projet seront, en ce qui concerne l’analyse fonctionnelle des plateformes existantes et de leurs mécanismes support à l’enrôlement, la socialisation et l’apprentissage : Myriam Lewkowicz, Professeur d’Informatique, Aurélien Bénel, Jean-Pierre Cahier, Matthieu Tixier, Maîtres de Conférences en Informatique. Gérald Gaglio, Maître de Conférences en sociologie s’intéressera plus particulièrement à l’analyse de la genèse de ces plateformes. Hassan Atifi et Michel Marcoccia, Maîtres de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, conduiront une analyse socio-linguistique des interactions se déroulant sur les plateformes actuelles.
Des sociologues de l’Université de Nice et du GREDEG (UMR 7321) impliqués dans la MSHS Sud-Est (USR 3566) et notamment dans le programme 3 (Communautés numériques et consommation collaborative) de son axe de recherche 2 (TIC, Usages et Communautés). Seront particulièrement impliqués Manuel Boutet, Maître de conférences en sociologie qui travaille sur les formes de coopération émergentes (notamment : innovation par l’usage, communautés de jeux vidéo, assistance en milieu urbain, entrepreneuriat collectif de l’économie solidaire) et Emmanuel Kessous (porteur), Professeur de sociologie, qui s’intéresse aux questions portant sur l’attention dans l’usage des technologies numériques et à la manière dont ces espaces collaboratifs peuvent donner d’autres perspectives de trajectoire biographique aux acteurs. Ces chercheurs ont déjà commencé à échanger ensemble sur cette thématique ce qui leur a permis de soumettre deux années consécutives un projet à l’ANR dont l’un a franchi la première étape de l’évaluation. Le financement demandé dans le cadre de cet appel permettrait de renforcer les liens de ce réseau en construction, et ainsi de constituer l’expertise nécessaire à la soumission de nouveaux projets communs.

Financement : réseau des MSH

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City & tram

Objectif :

Concevoir, tester et imaginer de nouvelles fonctionnalités et nouveaux services s’inscrivant dans la Convention de projet « Ville connectée à son système de transport ». Les futures lignes T2 et T3 de tramway seront « connectées » ce qui permettra de remonter toutes les données disponibles des rames internes et externes au Data Center de la Métropole.

Centre de référence :

Territoire intelligent, prévention et gestion des risques

Les actions porteront sur les sous-projets suivants :

1) Aide à la maintenance (analyse de l’appropriation des nouveaux outils numériques par les mainteneurs)

2) Qualité de service (point de vue exploitant du tramway)

3) Qualité de service et plus particulièrement qualité de l’air intérieur (point de vue usagers du tramway)

4) Information aux voyageurs (recherche de moyens de diffusion de l’information)

5) Appel à projets auprès de startups pour identifier de nouveaux services et incubation des projets retenus

6) Etude de business models pour commercialiser les nouveaux services

Porteur : Mme Amel ATTOUR, GREDEG

Financements :

IDEX, UCA JEDI
• UCA (IMREDD, GREDEG, Transitions)
• Industrie (Alstom)

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PAS-TIC Promotion d’un mode de vie Actif chez les Seniors en milieu rural : rôle des Technologies de l’Information et de la Communication Etude pilote

L’engagement durable dans un mode de vie actif chez les seniors est un phénomène complexe, notamment en raison de la pluralité des barrières et facilitateurs physiques, psychologiques et environnementaux (Baert et al., 2011). L’émergence des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour promouvoir l’Activité Physique (AP) est un domaine de recherche en plein essor, dont les effets positifs à court terme (3 mois) sont bien démontrés. Toutefois les mécanismes explicatifs de l’acceptabilité (étape initiale du processus d’adoption des technologies ; Bobillier-Chaumon, 2016), du mode d’appropriation et des effets de ces nouveaux dispositifs restent encore peu connus (Petit & Cambon, 2016). Par ailleurs, le rôle des TIC dans la promotion de l’AP dans les zones rurales reste peu étudié (Kurti et al., 2015).
Sur le territoire des Alpes-Maritimes, des programmes passerelle « Prévention Active Seniors » (PAS) ont été développés en 2017-2018 par Azur Sport Santé (centre de ressources, d’expertise et de promotion du sport-santé en PACA-Est). Ces programmes de 12 semaines d’Activité Physique Adaptée (APA) en présentiel ont permis à de nombreux seniors d’être initiés à la pratique de l’APA dans l’espoir d’une pratique autonome et pérenne. Cependant, les programmes PAS n’ont pas pu être développés ou pérennisés dans certaines communes, malgré la volonté locale, du fait de l’enclavement et des difficultés d’accès. Ce constat a ainsi fait émerger le besoin de développement d’autres formes de pratiques d’AP, et notamment d’interventions d’AP à l’aide des TIC.
Le projet PAS-TIC a pour objectifs principaux d’explorer les mécanismes de l’acceptabilité du développement d’interventions d’AP à l’aide des TIC : par les seniors (approche individuelle par enquête psychométrique complétée par des entretiens), et par les acteurs politiques des communes (approche socio-politique auprès des élus, techniciens et professionnels de santé par des entretiens intégrant l’outil CAPLA-Santé).Pour explorer de manière pluridisciplinaire ces mécanismes, nous avons constitué un collectif de travail regroupant la MSHS Sud-Est (LAMHESS et LAPCOS) et la MSH Lorraine (APEMAC).
Ce programme de recherche a fait l’objet d’une demande de financements dans le cadre de l’AAP 2018-2019 de la RNMSH-FMSH-TGIR HN. Compte-tenu de la forte dynamique locale et afin de permettre l’émergence de ce projet et d’en étudier la faisabilité, nous souhaiterions réaliser une étude pilote en 2019. Cette étude pilote permettra de pré-tester les outils méthodologiques auprès d’un échantillon d’élus et de seniors ayant bénéficié d’un programme PAS dans leur commune (i.e., sensibilisés au développement et/ou à la participation à une offre d’AP à destination des seniors). Pour cela, 5 à 10 entretiens semi-directifs seront menés auprès des élus des communes où des programmes PAS ont été développés. Ces entretiens auront pour objectifs d’explorer leurs préférences d’alternatives technologiques pour rendre l’AP accessible aux seniors, et les facteurs explicatifs de leur plus ou moins grande adhésion aux TIC pour la favoriser. L’enquête psychométrique visant à mesurer l’acceptabilité du développement d’interventions d’AP à l’aide des TIC sera pré-testée auprès d’un échantillon réduit de seniors (5 à 10 ayant participé au programme PAS), à partir d’une version française du questionnaire UTAUT2 de Venkatesh et al. (2012) validée par notre équipe. Des entretiens complémentaires seront réalisés afin de leur demander d’expliciter leurs réponses et leurs perceptions sur la clarté et la compréhensibilité des questions posées. Dans un second temps, environ 50 seniors seront également recontactés afin de leur proposer de participer à l’enquête psychométrique finalisée après réalisation des ajustements identifiés lors de l’étape précédente.
Les premiers résultats permettront ainsi d’adapter les outils de mesure, et d’évaluer dans quelle mesure l’usage des TIC est perçu comme un vecteur pouvant favoriser le changement de comportements vers un mode de vie plus actif chez les seniors des zones rurales, ou dans le cas contraire quels en sont les freins.

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« Information Ecosystems » – 24th Colloquium in the History of Management and Organizations – 27/29 mars 2019

Les 24èmes Journées d’Histoire du Management et des Organisations seront organisées par l’UCA, la MSHS, le GREDEG & l’EDHEC BS et auront lieu du 27 au 29 mars 2019 à Nice, à la MSHS (salles 003, 009, 031). En lien avec l’axe 2 « Technologies numériques, usages et communautés » de la MSHS, la thématique des journées portera sur les « écosystèmes d’information ». La conférence inaugurale sera réalisée par James Cortada (Charles Babbage Institute, University of Minnesota, auteur notamment de All the Facts: A History of Information in the United States Since 1870 (2016, Oxford University Press) and IBM: The Rise and Fall and Reinvention of a Global Icon (2019, MIT Press)). Un numéro de la revue Entreprises et Histoire sera coordonné, sur la base de sélection d’articles, à l’issue de la conférence.

Pour toutes les informations complètes : https://ahmo.hypotheses.org/jhmo-2019

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Smart IoT for Mobility

The objective of the Smart IoT for Mobility project is to develop a first transdisciplinary approach towards a new economy, based mainly on the adoption of a virtual currency and smart contracts (Smart Contracts) all being really adaptable to the rising generation of the Internet of Things (IoT).

We must imagine devices (computers, smartphones, embedded communicating architectures …) that are all related to each other from near and far. Each participant in this network (a client) is identified by a unique address, assigned when joining the system, which will be used during a transaction. This model is decentralized since it does not have a central supervisory authority, unlike the traditional banking model.

The idea is to start from a legal context by trying to define as clearly as possible the exact terms of an intelligent contract, to simulate these contracts at the scale of IoT devices and thus to establish a specific computer language to these contracts, to deploy these contracts on a set of IoT devices, regardless of their hardware architecture, and finally to take a particular target architecture and simulate completely its operation in order to ensure that the set works properly before deployment. The nature and the objectives of these contracts will be determined at the start of this project but will be limited by the architectures’ ability to achieve them.

Partenaires :

  • Frédéric MALLET, professeur, Inria / CNRS – UCA I3S
  • Philippe COLLET, CNRS – UCA I3S
  • Lise ARENA, MCF CNRS – UCA GREDEG
  • Thierry MARTEU, MCF CNRS – UCA GREDEG

Porteur : François VERDIER (LEAT)

Financement : Académies 1 et 5 de l’IDEX

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OCAPAS (Objets Connectés, Activité Physique Adaptée, eSanté)

La lutte contre l’obésité, l’inactivité physique et la sédentarité sont des enjeux de santé publique prioritaires. L’émergence de nouveaux dispositifs de e-santé pour favoriser l’activité physique (e.g., objets connectés, jeux vidéo actifs, réalité virtuelle, technologies mobiles, visioconférence), ouvre la possibilité de mieux accompagner les patients atteints d’obésité dans la modification de leur comportement vers un mode de vie physiquement actif.

Si ces dispositifs peuvent être facilement adoptés par les utilisateurs et s’accompagner d’une augmentation du niveau d’activité physique, les mécanismes explicatifs de l’acceptabilité et du mode d’appropriation de ces outils, ainsi que leurs effets durables sur la santé restent peu explorés.

L’objectif du projet de recherche OCAPAS est d’évaluer l’acceptabilité a priori et effective de différents dispositifs de e-santé favorisant l’activité physique chez des patients atteints d’obésité, afin d’identifier les facteurs de l’adhésion à un mode de vie actif par l’utilisation de ces outils. Cette étude devrait permettre (a) de générer de nouvelles connaissances sur les mécanismes de l’appropriation de différentes solutions de e-santé valorisées par des publications scientifiques, et (b) d’optimiser les modalités du recours aux nouvelles technologies dans la promotion de l’activité physique auprès des patients atteints d’obésité, en relation avec les industriels partenaires du projet.

Partenaires:

  • LAMHESS: Fabienne d’Arripe-Longueville, Anne Vuillemin, Serge Colson et Meggy Hayotte
  • GREDEG: Lise Arena, Gérald Gaglio
  • LAPCOS: Pierre Thérouanne
  • MSHS – Axe 2 Technologies numériques, communautés et usages

Financement : Académie 5 de l’IDEX

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Droit et objets connectés

Le présent projet s’inscrit dans un axe de réflexion entamé depuis quelques années par les chercheurs juristes du GREDEG sur les relations entre le droit et les progrès numériques. Il s’appuie sur le constat, avéré, que les progrès numériques se réalisent à une vitesse considérable, qui dépasse de loin le rythme habituel de la « fabrique » du droit. Ce décalage est naturellement accentué par le contexte de la globalisation et l’émergence sur ce nouveau terrain du droit d’entreprises « cruciales » au pouvoir économique considérable et à la pointe de l’innovation numérique. Or, à bien des égards, ces phénomènes mettent à mal les concepts juridiques préexistants, pensés à une échelle nationale, pour l’entreprise capitaliste du 19ème siècle. De façon plus générale, le thème interroge profondément la méthode de la régulation juridique de ces phénomènes qui, de fait, déclenchent souvent une réaction juridique tardive et imparfaite, qui gagnerait pourtant à être repensée dans son approche même. Parmi les phénomènes au cœur de la problématique soulevée, se trouve le développement des objets connectés. Il en est résulté des technologies révolutionnaires comme les blockchains et les smartcontracts qui, en pratique, permettent la mise en place de systèmes juridiques numériques autonomes, qui se passent du juge et de l’avocat. De nombreux problèmes sont alors posés, notamment l’application dans ce cadre des règles de la responsabilité civile et la protection des données personnelles.

En somme, l’articulation de ces systèmes avec les règles de droit classiques engendre un besoin impérieux de clarification et d’identification des problèmes juridiques et, assurément, de propositions d’évolutions législatives à même d’accompagner le développement de ces technologies. Le projet de recherche a précisément pour objet de répondre à ces besoins. La recherche sera à finalité juridique. Néanmoins, elle sera enrichie d’analyses extra-juridiques (économique, sociologique, philosophique, informatique, etc.).

Partenaires:

– GREDEG (CNRS/UNS/UFR Droit/ISEM) : Lise Arena, Lêmy Duong-Godefroy, Julie Charpenet, Amelle Guesmi, Emmanuel Kessous, Caroline Lequesne, Gilles J. Martin, Thierry Marteu, Frédéric Marty, Emilie Maurel, Eva Mouial Bassilana, Mai-Anh Ngo, Irina Parachkévova, Jean-Baptiste Racine, Fabrice Siiriainen, Marina Teller, Anne Trescases.
– LEAT (CNRS/UNS/Département Electronique) : François Verdier, Benoît Miramond.
– INRIA
– MSHS (Axe 2 TIC, Usages et Communautés) : Lise Arena.
– SKEMA : Isabelle Bufflier, Zakaria Babutsidze.

Financement : Académie 5 de l’IDEX

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Première rencontre autour des « Humanités médicales » – 18 décembre 2018

Dans le cadre de l’axe 2, une rencontre autour des « Humanités médicales » vous est proposée le mardi 18 décembre, de 9h00 à 16h30, en salle plate 031 à la MSHS.

Merci d’indiquer votre participation auprès de : Laura Schuft (Laura.Schuft@unice.fr), Arnaud Halloy (Arnaud.HALLOY@unice.fr) ou Gérald Gaglio (Gerald.Gaglio@unice.fr).


Résumé :

De nombreux chercheur.e.s en SHS à l’UNS/UCA (laboratoires LAPCOS, URMIS, LAMHESS,
GREDEG…) travaillent sur des questions de santé. Leurs recherches s’avèrent complémentaires des approches strictement médicales en ceci qu’elles mettent en lumière la « myriade de pressions » (Horton 2018 : 720) qui agissent sur la santé des individus et des populations. En situant les pratiques de santé dans leur époque sociohistorique ou encore dans un contexte des rapports de classe ou de politiques de santé, elles ouvrent la voie à une approche transversale et un examen critique des processus de gestion et/ou de promotion de la santé. Les SHS en santé, en se montrant attentives aux contextes ou encore en mettant en perspective le point de vue des différents acteurs en santé (individus et institutions), produisent des analyses critiques à l’égard de pratiques ou modes de fonctionnement, tout en s’attachant à être au plus proche du vécu des acteurs impliqués ainsi que du fonctionnement effectif des systèmes et institutions de santé.
Ces recherches et leurs résultats constituent une plus-value pour le milieu médical qu’il conviendrait de rendre davantage visibles. Il s’agit par-là de renforcer les échanges entre sciences médicales et SHS, exigence par ailleurs explicitement formulée dans la majorité des appels à projet dans les domaines de la santé du H2020.
L’environnement académique niçois nous semble propice au dialogue entre approches médicales et SHS de la santé. Certains laboratoires ont placé « le bien-être » au centre de leurs recherches (LAPCOS…), d’autres s’intéressent de près aux enjeux de l’e-santé (GREDEG…), et d’autres encore ont visé à allier une approche en sciences humaines à des approches médicales et de santé publique (LAMHESS ; projet EUR sur santé et recherche interventionnelle). Par ailleurs ont récemment vu le jour au sein de la faculté de médecine l’Observatoire des Médecines Complémentaires et Non-Conventionnelles ainsi qu’un DU
en « Arts du soin ». La Maison de la Médecine et de la Culture, dans une initiative en collaboration avec la faculté de médecine, a également organisé une série de conférences sur des thèmes aussi divers que « la médecine intégrative », « l’annonce d’une maladie grave », « la santé accessible à tous », « le patient a-t-il la parole ? », etc. Notons encore l’existence du groupe de recherche CoSoCo (Conscience-Soins-Cognition), accueilli par le LAPCOS et animé par plusieurs enseignants-chercheurs, qui explore lui aussi le monde des médecines non-conventionnelles en engageant le dialogue avec des praticienschercheurs.
Enfin, on peut souligner l’intérêt de plusieurs partenaires de la COMUE, outre le CHU, pour
les questions de santé, comme par exemple la Sustainable Design School qui forme des étudiants et promeut des start-up dans le domaine de la santé, dont par exemple Oz’iris, qui accompagne la création de parcours de santé innovants.
Le moment nous semble opportun pour l’organisation au sein de l’UNS/UCA d’une journée d’étude ayant pour objectif de fédérer les humanités médicales à Nice de manière à : 1) accroître leur visibilité à l’échelle régionale ; 2) favoriser leur participation dans les institutions ainsi qu’aux initiatives de santé de la Région PACA ; 3) engager un dialogue épistémologique constructif avec les approches biomédicales ; 4) prendre part à l’élaboration de projets de recherche et de pédagogie innovants, alliant diverses méthodes d’investigations et diverses disciplines issues du monde médical et des SHS.

Programme-Journée_Humanité_Medicales_18-12-2018

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Table ronde sur la cognition étendue – 15 novembre 2018

Dans la continuité du cycle de séminaires « artefacts et matérialités », l’axe 2 est désormais partie prenante du projet pluridisciplinaire ARTEFACT coordonné par Daniel Gaffé (LEAT UMR 7248) et co-financé par l’académie RISE et l’académie 5 de l’IDEX. Le projet porte sur la prolifération des systèmes numériques connectés et de l’association entre IA et réseaux de neurones artificiels. Des questions sur l’apprentissage et l’appropriation de ce type de nouveaux dispositifs dans les usages seront particulièrement examinées par des membres de l’axe 2.
Dans le cadre de ce nouveau programme de recherche, un cycle d’ateliers de travail (qui prendront la forme de cabinets de lecture) auront lieu à la MSHS. L’objet des ces ateliers sera double:
1) inviter un spécialiste extérieur d’une des thématiques travaillée dans le projet ;
2) discuter de manière collective des textes fondamentaux de la thématique.
Le premier événement de ce cycle aura lieu le jeudi 15 Novembre de 14h à 17h en salle 129 et se déroulera ainsi:
14h-15h Conférence de Pierre Livet (Philosophie, Université Aix-Marseille) sur Extended Mind et processus.

15h-17h Cabinet de lecture avec présentation de textes par des discutants désignés :

Texte 1  R.Menary & Kirchoff, « Cognitive transformations and extended expertise »
présenté par Lise Arena & Catherine Felix,
Texte 2 M. Wheeler, » Mind, Things and Materiality « ,
présenté par Gérald Gaglio
Texte  3 A.Clark, « Material Surrogacy and the supernatural »
présenté par Manuel Boutet
Texte 4 : E. Hutchins, « The cultural ecosystem of human cognition »
présenté par Marc Relieu

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Conférence « De la démocratie Sanitaire à la démocratie en Santé : Vers la construction d’une Handicratie » – 3 décembre 2018

Dans le cadre de l’axe 2, un colloque vous est proposé le lundi 3 décembre 2018, en salle plate à la MSHS.

La démocratie sanitaire est une démarche associant l’ensemble des acteurs du système de santé dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de santé, dans un esprit de dialogue et de concertation.

Faire vivre la démocratie sanitaire nécessite de développer la concertation et le débat public, d’améliorer la participation des acteurs de santé et de promouvoir les droits individuels et collectifs des usagers.

Ce Colloque intitulé « handicratie » est organisé par Mai-Anh NGO, Ingénieur de recherche au GREDEG et Valérie Siranyan Professeure de droit de la santé à l’Université Claude Bernard (Lyon 1).

Il traitera spécifiquement du patient en situation de handicap dont une session complète sera consacrée à la santé connectée.

Entrée libre mais inscription obligatoire auprès de Catherine Chevance : Catherine.chevance@unice.fr.

Retrouvez toutes les informations sur le lien : http://unice.fr/laboratoires/gredeg/contenus-riches/agenda/conferences-et-workshops/handicratie

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Journée d’études « Télémédecine et objets connectés en santé au prisme des SHS » – 14 septembre 2018

Dans le cadre de l’axe 2, une journée est organisée le 14 septembre à la MSHS, en salle plate, en partenariat avec la Fédération de Recherche Intervention en Santé et la SFT (Société Française de Télémédecine) ANTEL.

Programme :

9h-15-12h30 session matin

9h15-9h30 : Accueil, café

9h30-9h45 : introduction (Gérald Gaglio, coordinateur, GREDEG, UNS)

9h45-10h30 : « Quelle éthique des objets connectés en télémédecine ? », Alain Loute (Université Catholique de Lille)

10h30-11H15 : « Objets connectés en Télémédecine : Quelles responsabilités juridiques encourues ? », Lina Williatte (Université Catholique de Lille)

11h15-11h30 Pause

11h30-12h15 : « Les dispositifs d’autosurveillance du diabète : les transformations du « travail du patient » et de l’expérience de la maladie chronique », Alexandre Mathieu-Fritz (LATTS, Université Paris Est Marne La Vallée)

12h30-14h : déjeuner

14h-16h30 session après midi

14h-14h45 : « Facteurs d’acceptabilité des outils connectés dans la promotion de l’activité physique-santé : intérêts et limites du questionnaire UTAUT », Hayotte M., D’Arripe F. (LAHMESS, UNS), Dos Santos R. & Thérouanne P. (LAPCOS, UNS)

14h45-15h30 : « A mon âge, il faut faire attention » : quantifier le corps pour prévenir son déclin », Tomas Legon & Christian Licoppe (Département SES, Telecom Paritech et I3)

15H30-16h15 : Présentation du Centre de Référence « Santé, bien-être et vieillissement » notamment sur les aspects de simulation, Frédéric Prate, (directeur du Centre de Référence « Santé, bien-être et vieillissement », IDEX JEDI, UCA)

16h15-16h30 : Conclusion (Gérald Gaglio, GREDEG, UNS)

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Journée d’études « Makers : des tiers-lieux en débat » – 28 juin 2018

Le jeudi 28 juin, de 9h à 17h, l’axe 2 organise une journée dans le cadre du PEPS Learn and Make, financé par la Mission pour l’Interdisciplinarité du CNRS et le Réseau national des Maisons des Sciences de l’Homme.

Lieu : MSHS – salle 128/129 – 1er étage du bâtiment recherche.


PROGRAMME :

9h-9h15 : Introduction. Emmanuel Kessous (coordinateur, GREDEG)

9h15-10h : Faire et être ensemble: repenser l’organisation à l’âge des makers.
Anthony Hussenot (Science de Gestion, GREDEG)

10h-10H45 : Makers et espaces collaboratifs en ligne : fonctions, usages et partage. Myriam Lewkowicz (Informatique UTT- TECH- CICO), Hassan Atifi (Science de l’information et de la communication, UTT- TECH- CICO), Jean-Pierre Cahier (Informatique, UTT- TECH- CICO), Matthieu Tixier (Informatique, UTT- TECH- CICO)

10h45-11h Pause

11h-11h45 : Agriculture 3.0 : quand makers, agriculteurs et changement climatique se rencontrent. Aura Parmentier (Science de gestion, GREDEG)

11h45-12h30 : Le droit de « faire » ses semences. Sarah Vanuxem (juriste, GREDEG)

12h30-14h : déjeuner

14h-14h45 : Makers et renouvellement du Do It Yourself : entre régime d’engagement et restauration d’espaces d’autonomie ? Yannick Rumpala (Science politique, ERMES)

14h45-15h30 : Des lieux de valeurs. Une analyse axiologique de la structuration sociale, institutionnelle et matérielle des « labs » dans le Sud de la France. Manuel Boutet, Gerald Gaglio, Emmanuel Kessous (sociologues, GREDEG)

15H30-16h15 : « Fork-me ! Se différencier pour mieux coopérer ». Manuel Boutet (GREDEG), Aurélien Benel (UTT – Tech-CICO, Informatique)

16h15-16h30 : Conclusion

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« L’accessibilité des nouvelles technologies de l’information et de la communication aux personnes en situation de handicap : enjeux et perspectives » – 4 décembre 2017

Ce séminaire se déroulera en salle 009, au rez-de-chaussée de la MSHS.

Conférencière : Mai-Anh Ngo – Docteur et HDR en droit privé – Ingénieur de recherche Université Côte d’Azur, CNRS, GREDEG, France

Rapporteur : Philippe Renevier, Maître de conférence au laboratoire Informatique Signaux et Système de Sophia-Antipolis (I3S/CNRS UMR 7271)

Résumé :

La déclaration des Nations Unies portant sur le rôle des Technologies de l’Information et de la Communication pour les personnes handicapées dispose que « les avancées scientifiques et technologiques expressément conçues pour les personnes handicapées, (….), devraient leur permettre d’exercer pleinement leurs droits et libertés fondamentales dans toute la mesure du possible ». La force de cette affirmation montre à quel point la question de l’accessibilité des nouvelles technologies de l’information et de la communication aux personnes en situation de handicap est une problématique centrale, notamment dans la perspective des droits fondamentaux. Les spécificités des nouvelles technologies de l’information et de la communication nécessitent toutefois de penser et d’adapter l’accessibilité à ce domaine particulier.

L’Union européenne, à l’instar du droit international, consciente de l’importance de ce sujet, est à l’origine ces dernières années de différents textes susceptibles de faire évoluer cette thématique. Ce développement sans précédent de l’encadrement légal de la question de l’accessibilité des nouvelles technologies de l’information et de la communication mérite que l’on s’y attarde pour mesurer sa portée réelle.

L’analyse des directives adoptées ou en cours de discussion laisse apparaître des principes communs. Tout d’abord une première ligne directrice commune, très novatrice, réside dans le fait de traiter la question de l’accessibilité comme une exigence essentielle qui doit être prise en compte par le marché. Ensuite, la seconde ligne directrice commune, est représentée par la diminution du champ d’application de tous ces textes, d’une part, sous les pressions de divers groupes d’intérêts, mais aussi d’autre part, de façon plus prospective, par la mise en application des clauses de sauvegarde textuellement envisagées. Enfin, pour l’ensemble de ces textes, la question du contrôle de leur mise en œuvre semble perfectible.

Ces analyses menées sur le plan juridique révèlent, une véritable potentialité d’autonomie pour les personnes en situation de handicap dans la société de l’information et de la communication, cependant l’étude des textes met en lumière des insuffisances importantes.

Pour mesurer l’efficacité réelle de l’accessibilité des nouvelles technologies de l’information et de la communication aux personnes en situation de handicap, il convient de comprendre par une étude pluridisciplinaire, voire transdisciplinaire, quelles sont les effets dans le quotidien de ces directives et propositions de directives.

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Nathalie HEINICH : Une approche sociologique des valeurs – 14 décembre 2017

La conférence se déroulera en amphi 031 à la MSHS, à partir de 14h30.

Résumé:

Le monde est-il régi par des valeurs ? Ces dernières changent-elles au cours du temps ? Et finalement qu’est-ce qu’une valeur ? Nathalie Heinich tente de répondre à ces questions par une sociologie axiologique qui s’attache à ce que sont les valeurs pour les acteurs : comment ils évaluent, opinent, pétitionnent, expertisent ; comment ils attribuent de «la» valeur, en un premier sens, par le prix, le jugement ou l’attachement ; comment les différents objets valorisés (choses, personnes, actions, états du monde) deviennent des «valeurs» en un deuxième sens (la paix, le travail, la famille) ; et comment ces processus d’attribution de valeur reposent sur des «valeurs» en un troisième sens, c’est-à-dire des principes largement partagés (la vérité, la bonté, la beauté), mais diversement mis en œuvre en fonction des sujets qui évaluent, des objets évalués et des contextes de l’évaluation.

Le thème des valeurs, par essence transdisciplinaire, est au cœur du projet de l’axe 2 sur les communautés numériques. La discussion sera introduite par un sociologue (Manuel Boutet), Un économiste (Richard Arena) et une philosophe (Carole Talon-Hugon) tous trois membres de l’Université Nice Sophia Antipolis.

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Journée d’études de l’axe 2 – 7 juillet 2017

Un cycle de conférences et de séminaires est proposé par l’axe 2. Pour démarrer, une journée d’études est organisée le 7 juillet de 14h à 17h, en amphi 031 à la MSHS avec les interventions suivantes :

– 14h-15h: Gérald Gaglio (Université De Technologie Troyes): Technologie-Organisation-Innovation : Variations autour d’un triptyque;
– 15h-16h: Catherine Félix (Université Côte d’Azur, CNRS, GREDEG): L’alternance des locuteurs en réunion médicale  : La co-production de la restriction de l’alternance et du phénomène du locuteur principal;
– 16h-17h: Lise Arena (Université Côte d’Azur, CNRS, GREDEG) et Marc Relieu (Télécom ParisTech): ‘Un Tramway, cela n’a pas de warning’: Notes sur l’organisation des services de maintenance et réparation d’un réseau de transport public.

 

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Journée d’étude « L’acceptabilité en questions » – 2 février 2017

Objectif de la journée d’études :

• Rassembler chercheurs et acteurs du monde socio-économique local pour
discuter des problématiques d’acceptabilité des dispositifs numériques ;
• Recenser et confronter les paradigmes existants dans la littérature en sciences
humaines et sociales et en ergonomie ;
• Mettre en place des méthodes d’évaluation dans une perspective de coconception
au plus près des besoins des usagers ;
• Se focaliser sur le domaine des objets connectés pour articuler des cadres
conceptuels transdisciplinaires et des méthodes à un terrain d’études concret.

Parmi les intervenants : Eric Brangier et Laurent Denant-Boemont

Lieu de la journée : amphi 031 de 9h30 à 16h30

Programme :

9h30 – Accueil des participants et ouverture de la journée par Tobias Scheer, Directeur de la MSHS

10h-10h20 – « Présentation de la journée et synthèse des grands paradigmes sur l’acceptabilité desobjets connectés en SHS », Lise Arena et Pierre Thérouanne


10h20-11h00 – Retours d’expérience: Dr. Frédéric Prate (Directeur du Centre de référence « Health, Well-being and Aging », IDEX UCA JEDI, Université Côte d’Azur)

11h00-11h15 – Pause café

11h15-12h00 – « Acceptabilité, contrôle et adaptation individuelle aux technologies de l’information », Christophe Elie-dit-Cosaque, Professeur en Sc. de Gestion, Université Paris- Dauphine

12h00-12h45 – Buffet ————————————————————————————————————————————

APRES-MIDI (12h45-16h30)

12h45-13h15 – « Les méthodes des nudges et des affordances dans la conception d’objets connectés », Agnès Festré et Alain Giboin


13h15-14h00 – « L’acceptabilité est-elle soluble dans l’ergonomie prospective? », Eric Brangier, Professeur en Ergonomie/ Psychologie, Université de Lorraine

14h-14h45 – Table ronde : Pierre Nolay (Chef d’entreprise, Alphéeis) et Lydie Elias (Consultante en UX design et intervenante à la Sustainable Design School, Université Côte d’Azur)

14h45-15h30 – « Comment mesurer l’acceptabilité en laboratoire? Une revue des techniques expérimentales », Laurent Denant-Boemont, Professeur en Sc. Economiques, Université de Rennes 1

15h30-16h – Pause café

16h-16h30 – Discussion générale et perspectives futures.

Téléchargez l’affiche et le programme : Journée acceptabilité

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Séminaire « Quelles régulations pour l’économie collaborative? Un défi pour le droit économique » – 15&16 décembre 2016

Les 15 et 16 Décembre auront lieu les « Rencontres de Droit Economique », organisées par le GREDEG-CREDECO et la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (MSHS)

 

15 Décembre à partir de 14h00 et 16 Décembre de 9h00 à 18h00  –  AMPHI 202 – Faculté de Droit

 

http://unice.fr/faculte-de-droit-et-science-politique/contenus-riches/actualites/quelles-regulations-pour-l2019economie-collaborative-un-defi-pour-le-droit-economique

 

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Séminaire « Artefacts numériques et matérialités » – 13 décembre 2016

Dans le cadre du cycle de séminaires joints MSHS/ GREDEG/ INRIA-I3S wimmics sur le thème « Artefacts numériques et matérialités », nous aurons l’honneur d’accueillir Brian Cantwell Smith (Université de Toronto). Le séminaire aura lieu le mardi 13 décembre de 14h à 17h en salle 129 à la MSHS. Alexandre Monnin introduira la pensée de Brian Cantwell Smith avant une discussion avec ce dernier qui reviendra sur son parcours et ses thèmes de réflexion.

Brian Cantwell Smith est informaticien et philosophe. A l’origine de la notion de réflexivité en informatique il a notamment développé le langage 3-Lisp dans les années 80. Ayant bifurqué vers la philosophie, il s’intéresse depuis lors aux fondements de l’informatique ainsi qu’au renouveau de la métaphysique, de l’ontologie et de l’épistémologie.

Son travail l’a amené à dialoguer aussi bien avec des penseurs issus de la logique, de la philosophie analytique et de l’esprit que des STS (Science and Technology Studies) pour ce qui constitue encore à ce jour un synthèse inédite. Au début des années 90 il a d’ailleurs animé un groupe de discussion avec Adrian Cussins et Bruno Latour duquel est sorti un petit livre, Registration Marks: Metaphors for Subobjectivity (en cours de traduction par Alexandre Monnin). Sa pensée représente ainsi le tournant ontologique originel des STS, bien avant les récents débats dans ce domaine ou le développement des ontologies dites orientées-objet ou du réalisme spéculatif.
Brian C. Smith est notamment l’auteur de On the Origin of Objects (MIT, 1996).
Deux volumes d’articles sont en cours de préparation (sous le titre Indiscrete Affairset de même qu’un livre de plusieurs tomes, intitulé The Age of Significance: An Essay on the Origins of Computation and Intentionality.
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