Séminaire « Business as usual in financial markets? The creation of incommensurables as institutional maintenance work  » – 2 octobre 2015

Séminaire invité commun GREDEG MSHS Sud-Est (axe 2 et 4) vendredi 2 octobre, de 10 h à 12h, en salle 009.

Intervenants : Isabelle HUAULT (profession en gestion à l’université Paris-Dauphine) et Hélène RAINELLI-WEISS  (professeur en gestion à l’université de Strasbourg)

Résumé :


This paper aims to contribute to the emerging literature on ‘institutional maintenance work’. Focusing on a type of institutional transformation that can be envisioned as a commensuration attempt, it enriches the description and analysis of the specific institutional maintenance work performed by powerful actors who engage in resistance against what they perceive as a threat to their discretion. Built on an in-depth qualitative study, our case concerns a change in the pricing mechanism of overthe- counter markets as part of a recent financial reform. It examines the way powerful actors put up fierce resistance to maintain institutions disrupted by changes they are not willing to adapt to. The paper develops the expanding literature on the maintenance of institutions by suggesting, in particular, that the creation of incommensurables should be added to the list of strategies used by powerful incumbents to resist institutional change

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Séminaire interne « Le rôle des systèmes d’information dans l’industrie aéronautique: Une contribution à la fiabilité et aux mesures du risque” – 18 mai 2015

Séminaire organisé dans le cadre de l’axe 2 “TICs, Usages et Communautés” de la MSHS, de 14h à 16h, salle 129.

 

Intervenant : Ivan PASTORELLI (MCF en sciences de gestion, GREDEG, UNS).

 

Rapporteur : Alain GIBOIN (INRIA/ I3S).

Résumé :


La contribution des artefacts numériques et, en particulier, des systèmes d’information à la performance des organisations est rarement analysée sous l’angle de la fiabilité, malgré le rôle majeur qu’elle joue dans la dynamique organisationnelle. Cette présentation propose de discuter du rôle des artefacts numériques dans la fiabilité organisationnelle dans le contexte de l’industrie aéronautique. Elle sera structurée en deux temps: i) à titre d’illustration de nos travaux, nous exposerons quatre classes d’application industrielles en analysant le rôle des systèmes d’information dans chacune de ces classes; ii) nous nous concentrerons sur les artefacts dits de “sécurité” en discutant de quelques paradoxes liés à l’évaluation du risque.”

 

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Séminaire « Architecture du Web et ontologie des opérations » – 21 avril 2015

Affiche architecture du web

Intervenants :

Alexandre MONNIN (Inria, Wimmics)
Pierre LIVET (Université d’Aix-Marseille)
Alexandre DELANÖE (CAMS-EHESS)

Séminaire invité, axe 2 “TICs, Usages et Communautés”, mardi 21 avril 2015 de 14h à 17h, MSHS Sud-Est NICE, salle 129

Cet exposé entend interroger les principes qui animent le Web concernant la nature des catégories (ou types) qui ont émergé à sa suite ainsi que les entités distinguées. Il ne s’agira pas de reconduire des distinctions classiques héritées, par exemple, de la philosophie du langage ou de la métaphysique. Le travail réalisé par les architectes du Web relève de l’ingénierie, cette ingénierie que Tim Berners-Lee qualifie lui-même de « philosophique ». Ceci permet du même coup de questionner nos attendus théoriques en les confrontant, ce que la philosophie a fort peu l’occasion de faire, à des artefacts fonctionnels ainsi qu’aux standards qui guident leur conception.

 

Bibliographie :


– 2012,​ Livet P., « Web ontologies and the renewal of clas​sical philosophical ontology », Metaphilosophy, 43(4), Toward a Philosophy of the Web,​ repris dans Philosophical Engineering, Harry Halpin et Alexandre Monnin (dir.), Wiley-Blackwell, 2014. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1467-9973.2012.01757.x/abstract​

​- 2012, Halpin, H., et Monnin, A., (dir.), Metaphilosophy, 43(4), PhiloWeb Toward a Philosophy of the Web. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/meta.2012.43.issue-4/issuetoc

-2014,Halpin, H., et Monnin, A., (dir.), Philo​sophical Engineering: Toward a philosophy of the Web, Harry Halpin et Alexandre Monnin (dir.), Wiley-Blackwell. http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-111870018X.html

– 2014,Monnin, A.,et ​Livet, P., « Distinguer/Expliciter. L’ontologie du Web comme ontologie « d’opérations », Intellectica, 61, Ph. http://www.academia.edu/8008631/Distinguer_Expliciter._L_ontologie_du_Web_comme_ontologie_dop%C3%A9rations_​

​- 2014, Monnin, A.,et ​Declerck, G., (dir.), Philosophie du Web et Ingénierie des connaissances, Intellectica 61. http://intellectica.org/fr/numeros/philosophie-du-web-et-ingenierie-des-connaissances

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Journée d’étude “Acceptabilité des dispositifs numériques: une approche interdisciplinaire” – 7 avril 2015

Affiche 7 avrilObjectif : Le concept d’acceptabilité d’une nouvelle technologie fascine académiques et praticiens depuis un certain nombre d’années. En sortant d’une approche purement déterministe et techniciste des dispositifs numériques, les chercheurs qui s’intéressent à la notion d’acceptabilité se trouvent souvent à la frontière de plusieurs disciplines en SHS ainsi qu’à l’interface avec les sciences de l’ingénieur et l’informatique. Cette journée d’études propose de discuter du concept d’acceptabilité, de sa nature, de ses enjeux, de son évolution théorique récente ainsi que de la critique de ses différents développements conceptuels.

Horaire : 9h à 12h en salle 129, à la MSHS.

 

 

 

 

 

PROGRAMME

09:00-09:15  Accueil des participants et présentation de la journée d’études (Lise ARENA et Pierre THÉROUANNE)


09:15-10:15 

Lise ARENA (Sciences de Gestion, GREDEG) : « L’acceptabilité en sciences de gestion : de l’usage de l’interdisciplinarité pour dépasser les limites du modèle d’acceptation des technologies (TAM) »

Les sciences de gestion sont souvent pensées comme le pilotage de l’action collective organisée. Dans ce périmètre disciplinaire, la notion d’acceptabilité sociale d’une technologie constitue une mesure de la performance organisationnelle, indicateur du pilotage de cette action collective. Puisqu’un investissement technologique est de l’ordre de l’immatériel, son bénéfice peut difficilement être mesurable a priori, i.e. en fonction des caractéristiques intrinsèques du dispositif technique. Le retour sur investissement d’une technologie numérique dépend donc fortement de son acceptabilité puis de son usage au sein de sa communauté d’utilisateurs. La question de l’acceptabilité est, par conséquent, centrale en sciences de gestion comme en témoigne le succès de l’article “Perceived Usefulness, Perceived Ease of Use, and User Acceptance of Information Technology” publié par Fred D. Davis dans MIS Quarterly en 1989 et aujourd’hui cité près de 23000 fois sur google scholar. L’objectif de la présentation est, dans un premier temps, d’exposer le modèle TAM – initialement développé par Davis – ainsi que ses nombreux prolongements exposés depuis. Le deuxième temps de la présentation, plus critique, propose de dessiner les limites de ce modèle, représentant l’approche standard en management des SI, en en proposant des alternatives fondées sur une approche plus interdisciplinaire. Ces alternatives ne dissocient pas l’étape de conception/ innovation de l’étape de l’acceptabilité sociale.


Pierre THÉROUANNE (Psychologie, LAPCOS) : « Apports et critiques des conceptions de l’acceptabilité en Psychologie et en Ergonomie  ».

L’adoption d’une technologie numérique demeure difficile à prédire, montrant les limites des modèles actuels développés en sciences humaines et sociales. L’établissement d’un savoir pluridisciplinaire ne portant pas uniquement sur les déterminants de l’intention d’usage,  mais également sur les usages effectifs, nous semble nécessaire. Afin de permettre cet échange pluridisciplinaire, l’objectif de cette présentation est d’exposer les différentes approches de l’acceptabilité en Psychologie et en Ergonomie. Il apparaît que ces approches sollicitent des notions sensiblement différentes et qui seront définies, notamment l’acceptabilité pratique, l’acceptabilité sociale, l’acceptation, l’appropriation, et la symbiose.


Agnès FESTRÉ et Pierre GARROUSTE (Sciences économiques, GREDEG). « L’économie de l’acceptabilité ».

Traditionnellement un bien ou une technologie ne pose pas de problème d’acceptabilité. Il est consommé ou elle est adoptée si son utilité espérée compense son prix ou si la valeur actualisée de son rapport coût-bénéfice est inférieure ou égale à un. Cette approche a été cependant dépassée. Il existe une littérature importante concernant l’adoption de technologies par les firmes (modèles épidémiologiques, de percolation, d’imitation, etc.) et plus récemment par les individus. Même s’il existe des recoupements entre les deux approches, par exemple les modèles de cascades informationnelles, ces deux directions de recherche ne se recouvrent pas totalement. Nous privilégierons les approches de l’acceptabilité individuelle d’une technologie, qui est généralement incorporée dans un produit.  L’économie comportementale et l’économie expérimentale ont tenté de répondre au problème de l’acceptabilité, le plus souvent en en analysant certaines caractéristiques (problème d’apprentissage, d’attention, de diffusion, etc.). Des expériences de terrain ont également été mobilisées pour analyser ce problème d’acceptabilité, le plus souvent dans des pays en voie de développement ou émergents.


10:15-10:30 Pause café


10:30-11:30 

Alain GIBOIN (Psychologie/ Ergonomie, Inria/I3S) : « Mesurer l’acceptabilité des collecticiels : de l’observation et/ou de la théorisation des activités collectives à l’élaboration de critères de mesure de l’acceptabilité »

Pour les concepteurs de collecticiels (*), mesurer l’acceptabilité – pour l’utilisateur – des systèmes qu’ils conçoivent est devenu une exigence. Mesurer l’acceptabilité d’un collecticiel, c’est en particulier vérifier que le collecticiel est adapté aux collectifs d’utilisateurs que ce collecticiel est censé assister et donc aux activités collectives que ces collectifs d’utilisateurs sont supposés réaliser avec le collecticiel.Les critères de mesure de l’acceptabilité étant très recherchés par les concepteurs de collecticiels, nous centrerons notre présentation sur ces critères. Notre objectif est : 1) de rendre compte des démarches entreprises pour élaborer des critères d’acceptabilité à partir d’observations empiriques et/ou de théorisations des activités collectives ; 2) de mettre en évidence le caractère interdisciplinaire de ces démarches (interdisciplinarité entre informatique, sociologie, anthropologie, psychologie sociale, sociolinguistique, économie, gestion…) ; 3) d’indiquer les difficultés rencontrées dans ces démarches ; 4) de proposer quelques actions de recherche interdisciplinaire pouvant être réalisées dans le cadre de l’axe 2 de la MSHS.
(*) C’est-à-dire les technologies numériques pour collectifs d’utilisateurs, tels que les éditeurs collaboratifs, les agendas partagés, les réseaux sociaux, etc.


Emmanuel KESSOUS (Sociologie, GREDEG) : « Le social acceptable. Un point de vue sociologique sur la notion ‘d’acceptabilité sociale’ »

Les sociologues se méfient de la notion d’acceptabilité sociale, alors que dans le même temps cette notion pullule dans les appels à projets des institutions de financement de la recherche (ANR, projets européens…). Prendre en compte le point de vue de l’utilisateur semble être un passage obligé pour promouvoir une technologie ou un nouveau système technique. Les sociologues voient dans cette démarche un moyen de mettre au pas l’utilisateur et de l’assujettir à la technique. Un des rares sociologues à avoir travaillé la notion est Pierre Bourdieu dans « ce que parler veut dire ». Encore était-ce dans le but de montrer que les différences en capital scolaire avaient des répercussions en ce qui concerne la maîtrise des codes sociaux de l’usage du langage. Quand les sociologues des techniques se risquent dans le domaine de l’acceptabilité, les traductions se font généralement en termes de conditions d’établissement de la confiance. Se faisant, ils laissent le champ libre à un nombre colossal d’intervenants (consultants, psychologues, marketeurs…) qui se font les porte-paroles des utilisateurs et portent le projet de lister les déterminants sociaux de l’acceptabilité. Cette communication prend le contre-pied de cette démarche et vise à délivrer un point de vue sociologique dans ce débat en montrant que ce qui est acceptable socialement ne peut découler que de la co-conception d’un dispositif entre des ingénieurs et des utilisateurs.


11:30-12:00 : Discussion

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Séminaire « Les médias immersifs informatisés » – 2 avril 2015

Affiche séminaire "Les médias immersifs informatisés"

L’Axe 1 (Cognition et Coopération) et l’Axe 2 (TIC, Usages et Communautés) organisent conjointement une conférence sur les médias immersifs informatisés et les raisons cognitives de la ré-analogisation.

Intervenant : Marcin SOBIESZCZANSKI (Département des Sciences de la Communication et laboratoire I3M, UNS)

Cette problématique alliant l’épistémologie vieux-continentale à la pragmatique américaine vise une vaste synthèse des recherches et des solutions industrielles dans l’ensemble des médias informatisés, sur la base d’une hypothèse immersive qui postule le parallélisme entre l’évolution des médias et l’évolution des périphériques d’ordinateurs. Cette perspective réactualise l’épistémopraxéologie cybernétique à l’aune de la neurophysiologie.

Séminaire ouvert au public – Salle 009 MSHS Sud-Est – 12h00 à 14h00

Picto_pdfTélécharger la présentation

 

 

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Programme « Artefacts et coordination »

Coordonné par Evelyne ROUBY (GREDEG) et Alain GIBOIN (Inria), ce programme porte sur le rôle des artefacts numériques, mais aussi informationnels non numériques et physiques, dans la coordination sociale et cognitive au sein de contextes à la fois organisationnels et communautaires. L’objectif est d’intégrer dans les études sur l’usage, les recherches portant sur les coordinations entre l’homme et son environnement numérique d’une part, et les recherches portant sur les coordinations sociales entre individus d’autre part. La spécificité de ce programme est de traiter ensemble les adaptations qui émergent des interactions avec un environnement numérique et celles qui proviennent des interactions avec un environnement social, domestique ou organisationnel. Il s’agit d’analyser la manière dont les propriétés sociales et physiques d’un artefact sont mobilisées par un usager et la façon dont l’usager adapte son comportement aux ressources détectées dans l’artefact. Ce programme rassemble des gestionnaires, des sociologues, des économistes, des ergonomes, des psychologues sociaux qui ensemble s’attachent à mieux comprendre le rôle des artefacts et des usages dans la coordination sociale.

 Atelier et groupe de réflexion

  • Atelier vidéo (Coord. Marc RELIEU – TélécomParisTech,  en collab. avec Catherine FELIX et Bernard CONEIN)

Objectif : Entretenir et Développer une mentalité analytique, héritée de l’Analyse Conversationnelle ethnométhodologique, basée sur l’exploration collective de fragments vidéo d’activités ordinaires impliquant des problèmes de description du rapport à l’environnement matériel.

Fonctionnement : Séminaires bimensuels d’analyse de documents vidéo enregistrés complétés de transcriptions partielles (« Data Session »). Le séminaire est transdisciplinaire et ouvert à tous ceux qui s’intéressent à l’exploration de matériaux vidéo. La participation est cependant limitée à une dizaine de personnes. En 2013-2014, l’atelier a bénéficié de la participation occasionnelle de chercheurs suisses. Une réflexion est actuellement engagée afin de pérenniser ces collaborations.


  • Groupe de réflexion « Applications au terrain de la santé » (GREDEG, Inria, LAPCOS, TélécomParisTech)

Objectif : Études pluridisciplinaires (Sociologie, Ergonomie, Sciences de gestion, Psychologie et Sciences de l’ingénieur) ayant pour focus des questions de santé ou d’activités de soin.

Fonctionnement : Par projets (pour une exploration des croisements de perspectives disciplinaires) :

Groupe de travail 1 : « l’utilisation de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée pour les pratiques de santé »;

Groupe de travail 2 : « l’expertise, les pratiques, et leur transmission dans le champ de la santé »;

Groupe de travail 3 : « l’acceptabilité des dispositifs numériques dans le champ de la santé ».


Calendrier

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Programme « Réseaux sociaux et réseaux numériques »

Ce programme de recherche porte sur la dynamique évolutive des réseaux sociaux liée aux transformations des collectifs induites par la numérisation. Ces transformations récentes affectent à la fois l’évolution de la morphologie des réseaux sociaux et, en particulier, la formation des communautés ainsi que la méthodologie utilisée pour construire des graphes de réseaux. L’objectif du projet est de ne pas séparer l’étude des réseaux sociaux numériques de la construction de ces graphes évolutifs. Il rassemble des économistes, des sociologues et des mathématiciens qui s’attachent à mieux comprendre la façon dont Internet permet de reconstruire la dynamique propre à des réseaux d’interaction en rendant explicites des phénomènes qui ne pouvaient être observés et traités avant la disposition de données massives sur les interactions (Big Data)


Projets

  • Interactions numériques et morphologie des réseaux : émergence et dynamique

La détection et l’analyse des données d’interactions sur internet ont fait l’objet ces dernières années de multiples travaux. Les masses de données numérisées permettent en effet d’appréhender des phénomènes sociaux à partir de grands graphes et sur des périodes relativement importantes. Mais ces données sont généralement analysées au niveau global sans traitement des sous-structures locales. Or, une des caractéristiques d’internet est de permettre un enregistrement des micro-séquences d’interactions entre les agents sur la longue durée. Dans cette perspective, la recherche proposée prend appui sur une base de données constituée préalablement des mailing-lists d’un système d’exploitation open source, Debian et Ubuntu comprenant près de 2,5 millions de messages observés sur une période de 17 ans.

Financement : PEPS (IMRED) – L’objectif de ce projet est de rentrer dans une logique de projet empirique et dans le but de lancer des projets plus ambitieux (ANR, projet européen).


  • Morphologie des réseaux et cognition sociale. Coord. Richard ARENA et Bernard CONEIN (GREDEG).

Avec des économistes, des sociologues, des informaticiens et des mathématiciens. Ce projet vise à élaborer  des hypothèses sur les mécanismes computationnels propres à la cognition sociale des agents en partant d’une analyse sur la façon dont les informations sur les relations et les identités sont représentées. Un second aspect du projet concerne la modélisation de réseaux :
– Une modélisation théorique des interactions qui prend en compte les caractéristiques cognitives des agents et leur propension aux interactions sociales
– Une modélisation sous forme de graphes de terrain qui vise à représenter la dynamique temporelle liée à la construction de lien

Financement : Axe interdisciplinaire de recherche de l’UNS  « Modélisation Théorique et Computationnelle en Neurosciences et Sciences Cognitives »


Calendrier

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Séminaire « Comprendre nos interactions sociales: Une perspective neuroéconomique » – 16 mars 2015

L’objet du séminaire est la présentation par les auteurs, de l’ouvrage :

Pierre LIVET, Christian SCHMIDT. Comprendre nos interactions sociales : Une perspective neuroéconomique. Paris : Odile Jacob, 2015, 294 pages. ISBN : 978-2-7381-3160-7

Séminaire organisé à 14h30 en salle 128, à la MSHS.

Christian SCHMIDT est professeur émérite à l’université Paris-Dauphine et président de l’Association européenne de neuroéconomie, qu’il a créée en 2011. Il est membre du centre de recherche Phare de l’université Paris-I. Ses travaux portent sur l’économie de la défense, la théorie des jeux, l’analyse du risque et la neuroéconomie.
Pierre LIVET est professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille, membre du CEPERC. Ses travaux portent sur l’épistémologie des sciences sociales, l’ontologie des êtres sociaux, la théorie de l’action et celle des émotions.

Bien que l’objet d’étude usuel des deux auteurs ne soit pas le champ de l’analyse sociologique en tant que tel, leurs préoccupations de recherche concernent au premier chef la question des interactions sociales qui interviennent entre individus dotés d’un certain type de comportement rationnel. Pour ce faire, Pierre LIVET et Christian SCHMIDT utilisent de manière innovante et critique les apports récents de la neuroéconomie, une discipline en voie de constitution rendue possible par le développement des neurosciences dans l’analyse des relations économiques.

Résumé du livre disponible sur le site d’Odile Jacob.

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Programme « Communautés numériques et consommation collaborative »

Résumé du projet

Ce programme coordonné par Emmanuel KESSOUS (GREDEG), porte sur les transformations des rapports entre production et consommation induites par le numérique. Les plateformes numériques permettent en effet une panoplie de participation des usagers à des formes de coproduction de la consommation. L’une des hypothèses formulées par ce projet de recherche est que la transformation de la consommation liée au numérique renouvelle les modèles politiques d’alternatives au marché en valorisant les valeurs du partage, du lien social, de l’appropriation, de la transmission de savoir, de la durabilité et de la consommation à proximité des lieux de production. Cette consommation s’inscrit également dans un contexte économique particulier (crise durable, perte de pouvoir d’achats, faible perspective d’évolution salariale…) qui peut expliquer la motivation première des acteurs. Enfin, elle est la source du renouvellement de la consommation marchande et des innombrables innovations commerciales permettant de renforcer la communication vers les consommateurs et de s’assurer de leur attachement dans un contexte de concurrence accrue.Derrière le syntagme de « consommation collaborative » se dessinent des formats de consommation très différents et parfois peu compatibles entre eux. La finalité de ce projet est d’étudier ces différentes modalités, leurs tensions et leurs hybridations, de manière à rendre compte de l’évolution du rapport contemporain à la consommation et de ses liens avec les technologies numériques.


Calendrier

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Séminaire interne « Jouer sur internet depuis son lieu de travail. Une étude compréhensive » – 31 mars 2015

Horaire et lieu : 9h à 11h en salle 129, à la MSHS.

Intervenant : Manuel BOUTET (MCF en sociologie, GREDEG, UNS)

Rapporteur : Alexandra RUFINI (MCF en sciences économiques).

Résumé :


 Que peut-on apprendre en interrogeant les personnes sur ce qu’elles font pendant leurs pauses au travail ? En étudiant modestement la pratique d’un jeu sur internet pendant les pauses de plusieurs salariés, je suis ses transformations selon les personnes et les contextes de travail. J’observe que la forme prise par la pratique de jeu varie selon l’activité de travail où elle s’insère, en particulier selon la présence ou non d’une situation de multi-activité, où se multiplient les communications à distance et les sollicitations hétérogènes dans le cours de l’activité. La pratique du jeu donne ainsi à voir le travail déployé pour maintenir une cohérence de l’activité dans les contextes professionnels, plus nombreux aujourd’hui, où les temps sont individualisés, les arrangements techniques, laissés à la responsabilité du travailleur, et les sollicitations hétérogènes. L’intrication de ces deux activités, jeu et travail, ne se résume donc pas aux deux interprétations courantes, qui voient dans le jeu un divertissement ou un entraînement. Apparaissant en situation comme une modalité de l’auto-discipline des salariés, l’activité de jeu est plus largement à l’échelle de la personne l’une des modalités d’une pratique de soi s’appuyant sur une pluralité d’engagements qu’elle cultive, et qui se définit par deux traits : un relatif détachement à l’égard de la situation salariale et l’exploration curieuse d’intérêts émergents. Ce travail sur soi est une ressource de réflexivité à l’échelle du quotidien, et une source de réinvention de soi à l’échelle biographique.

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Workshop « Économie collaborative et capitalisme cognitif dans la société de la connaissance » – 1ère partie – 23 mars 2015

Workshop organisé en salle 128, de 14h à 18h30.

1ère partie : Société de la connaissance, biens communs et économie collaborative : où en sommes-nous ?.

Résumé :


L’objectif du workshop est de faire le point sur la transformation de la société de la connaissance. Certains auteurs décrivent le développement de ce que l’on appelle aujourd’hui l’économie collaborative comme les prémisses d’une nouvelle ère économique dans laquelle la contribution de chacun et le partage constitueraient les principaux moteurs. Trois thèses s’affrontent. Dans la première, cette nouvelle dynamique économique se conçoit comme une transformation radicale du système économique existant ; dans la deuxième, elle se développe à côté des schémas capitalistes traditionnels par un renouvellement de l’économie associative et communautaire. Un des changements permis par les technologies numériques est l’extension des possibilités de collaboration entre pairs dans les réseaux et l’ouverture à des personnes moins engagées par les valeurs des communautés et plus opportunistes. Les évolutions récentes peuvent également être analysées, dans une troisième thèse, comme une lutte entre deux systèmes économiques alternatifs, le capitalisme industriel-marchand se renouvelant en captant les rentes produites par l’économie collaborative.

Cette investigation se déroulera en trois ateliers successifs. 1°) Cette première manifestation traitera de la question de l’économie collaborative et de ses tensions avec l’économie industrielle-marchande. 2°) Puis un deuxième atelier sera consacrée à la question de la valeur dans le capitalisme du XXIe siècle (mai 2015) 3°) Nous nous intéresserons ensuite à la question de l’autonomie, de la précarité et des possibles exploitations des personnes à l’ère du capitalisme cognitif (digital labor – juin 2015).

 


PROGRAMME


14h00-15h30 : Michel BAUWENS (Peer to peer fondation). La nouvelle logique du travail dans l’économie contributive des communs.

Une partie émergente mais en croissance rapide de l’économie est désormais basée non plus sur la simple division entre travail et capital, mais sur une économie de la contribution qui crée des biens communs et des nouvelles dynamiques de marché autour de ces biens communs. Cependant cette «capture» des bénéfices de l’économie du capital par les forces du marché engendre une sérieuse «crise de valeur», car une grande partie des contributions des personnes n’est pasrémunérée. Comment penser cette transition économique entre ancien et nouveau monde tout en préservant l’équité sociale entre création et captation de valeur ? En effet, si la précarité du travail peut être considérée comme une voie pour des profits rapides, elle met aussi en danger, à moyen terme, le processus de reproduction du capital.

Articles associés :
La crise de l’immatériel, la production entre pairs (P2P) et l’économie éthique à venir.
Le peer to peer: nouvelle formation sociale, nouveau model civilisationnel.


15h30-15h45 : Pause


15h45-17h15 : Philippe AIGRAIN (Sopinspace). Communs, pratiques non marchandes et économie

Articles associés :
Texte de l’intervention du 11 février 2015 dans le cadre du séminaire L’humain au défi du numérique organisé par Milad Doueihi et Jacques-François Marchandise au Collège des Bernardins.


17h15-18h30 : Jean-Samuel BEUSCART (Orange labs / SENSE) : Les marchés et un supplément d’âme : les usages de la consommation collaborative

Nous nous intéressons aux usages de la consommation collaborative, définie comme l’échange de biens et services entre pairs, intermédié par une nouvelle génération de plateformes en ligne.  A partir d’une enquête auprès des sites (10  interviews) et des utilisateurs (55  interviews auprès d’habitués de blablacar, vide-dressing, corecyclage, drivy), nous cherchons à appréhender dans quelle mesure les comportements de consommation sur ces plateformes se démarquent des logiques ordinaires de l’échange marchand. Nous décrivons tout d’abord comment l’échange «entre pairs» est de fait fortement cadré par les plateformes, ainsi que les débordements de ces cadrages que mettent en place les (rares) utilisateurs qui souhaitent redéfinir les termes de l’échange. Nous observons ensuite comment, dans les échanges, les utilisateurs mobilisent ou non des formes de calcul élaborés, et nous analysons les différentes formes de sociabilité qui  se développent autour des échanges.  Nous recueillons enfin le discours explicite d’engagement  des  acteurs,  de positionnement des pratiques dans un ensemble de pratiques militantes ou de consommation. Ce travail en cours dessine une variété de pratiques, dominées par la figure de l’achat économe et optimisateur, qui s’accompagne de la promesse d’un supplément d’âme sous la forme d’une coloration en valeur, d’une discussion conviviale ou d’une rencontre  «sympa».

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Séminaire « Eléments pour une enquête sociale sur la capitalisation » – 12 juin 2015

Téléchargez l’affiche F.Muniesa
Affiche F.Muniesa
 
Séminaire invité des axes 2 et 4 de la MSHS Sud-Est, organisé par le GREDEG, de 10h à 12h à MSHS Sud-Est (SJA3), salle 227.

Intervenant  :

Fabian MUNIESA  (Centre de sociologie de l’innovation – Mines ParisTech)

Page de F. MUNIESA : http://www.csi.mines-paristech.fr/fr/equipe/chercheurs/fabian-muniesa

Résumé :


Les regards sociologiques et anthropologiques sur l’économie se sont abondamment penchés sur la question de la valorisation marchande, c’est-à-dire sur les formes de détermination de la valeur des choses qui passent par leur marchandisation. Mais ceci a supposé de négliger, ne serait-ce que partiellement, une forme de détermination de la valeur dominante aujourd’hui et qui consiste non pas à transformer les choses en marchandises, mais à les transformer en actifs, en objets d’investissement, bref, en capital. C’est en examinant cette forme particulière de valorisation qu’ils nomment « capitalisation » que les auteurs de l’ouvrage présenté par Fabian Muniesa entreprennent de contribuer à réorienter le chantier. Les opérations de capitalisation qu’ils étudient passent par la constitution d’un scénario de valorisation dans laquelle la figure de l’investisseur détient un pouvoir central dans la configuration des objets de valorisation. L’ouvrage, provisoirement intitulé « Elements for a social inquiry into capitalization », examine de manière critique plusieurs manifestations de ce scénario.

 

 

 

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Journée d’étude du groupe de réflexion « Applications au terrain de la santé » – Programme « Artefacts et coordination » – 17 mars 2015

L’’axe 2 « TIC, Usages et Communautés » de la MSHS sud-Est, organise un séminaire invité suivi d’une table ronde dans le cadre du lancement des travaux interdisciplinaires du groupe de réflexion sur la santé. 

Horaire et lieu : 10h à 17h à la MSHS Sud-Est, salles 128-129.

PROGRAMME


09:30-10:00 : Accueil – Café


10:00-12:30 : Alison PILNICK (Pr. of Language, Medicine and Society/Head of Training, ESRC Doctoral Training Centre, School of Sociology and Social Policy, University of Nottingham). « Showing others how to see: the use of Video Interaction Guidance as an intervention in healthcare »

Résumé : This paper analyses the use of a therapeutic intervention, Video Interaction Guidance (VIG), which originates in developmental psychology and focuses on the relational foundations of communication. Using an ethnomethodological/conversation analytic framework, and in particular Goodwin’s (1994) work on ‘professional vision’, we show how the ability to see ‘success’ in interaction is a socially situated activity. The data to be presented here show the use of VIG with children who are on the autistic spectrum and also have hearing impairment. Since VIG is often used in settings where communication is difficult for medical or social reasons, what counts as success in these settings can be far removed from everyday ideas of good communication. It follows that how guiders facilitate particular ‘ways of seeing’ are critical for both the support of families and the impact of the intervention. This work has implications in three areas: for the practice of VIG itself; for the role of qualitative, interactional research addressing the way in which interaction-based interventions are protocolised, enacted and assessed; and for the way in which expertise is conceptualised in professional/client interactions in health and social care.


14:30-17:00 : Ateliers et discussions autour de trois présentations de travaux de recherche consacrées aux questions de santé (apport de la sociologie des interactions aux pratiques  professionnelles dans le domaine de la  santé.

  • Marc RELIEU (Télécom ParisTech). « Le travail des opérateurs dans la fabrication de médicaments. »
  • Catherine FELIX (GREDEG). « Le rôle des objets dans la réalisation d’une réunion pluri disciplinaire  en staff médical »
  • Sara KEEL (Université de Bâle)  en collaboration avec Veronika Shoeb (université de Lausanne) : Investigating patient participation in interdisciplinary discharge planning meetings
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Séminaire Wimmics « La modélisation des fils de discussion dans les mailing-lists: De la temporalité des interactions à la structure du réseau » – 13 février 2015

L’axe de 2 de la MSHS interviendra au Séminaire Wimmics chez Inria (http://wimmics.inria.fr/) dans le cadre de la collaboration entre les deux institutions.

Bernard CONEIN et Alexandre DELANOE présenteront deux façons de représenter la temporalité dans des réseaux sociaux à partir d’une étude sur les fils de discussion et d’une interprétation en terme de flots de lien (développée par  et avec M.Latapy, Lip 6).  Quelques résultats intermédiaires seront présentés.

La première partie du séminaire est intitulée : « La modélisation des fils de discussion dans les mailing-lists: De la temporalité des interactions à la structure du réseau »; la deuxième partie sera présentée par Zide Meng, sur le thème : « Detecting and labelling overlapping epistemic communities ».

Horaire et lieu : 10h30 à 12h30, dans les locaux de Polytech Nice Sophia, Templiers, Campus SophiaTech, 930, Route des Colles, Sophia-Antipolis :

4ème étage, Salle du Conseil

Plan d’accès : http://www.polytechnice.fr/geolocalisation.html

Plan des étages : http://www.polytechnice.fr/geolocalisation/page3896.html

 

 

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Séminaire « The post-Macy paradox: How a search for heaven led to hell in information management and organizing » – 6 février 2015

Dans le cadre de l’axe 2 et de son projet « Artefacts et coordination », séminaire invité organisé de 10h à 12h, en salle 227 (2ème étage du bâtiment recherche).

Il est intitulé : « The post-Macy paradox: How a search for heaven led to hell in information management and organizing ».

Intervenant : François-Xavier de VAUJANY (DRM, Université Paris-Dauphine).
Discutants : Lise ARENA (GREDEG, Université Nice Sophia Antipolis) et Marc RELIEU (Telecom ParisTech).

François-Xavier de VAUJANY est professeur à l’université Paris-Dauphine. Il y dirige l’équipe de recherche Management & Organisation. Ses recherches portent sur les dynamiques sociales et organisationnelles liées aux technologies de l’information ainsi qu’aux nouveaux espaces de travail collaboratifs. Il a publié de nombreuses études (avec un fort ancrage en théorie des organisations) sur des entreprises comme GDF Suez, France Télécom, Véritas, Amazon… mais aussi des organisations plus atypiques comme la Curie Romaine au Vatican, les salons professionnels IT ou les universités françaises. Ses travaux les plus récents portent sur le lien entre l’espace (en particulier l’architecture des bâtiments) et les pratiques de communication.

Résumé :


Between 1946 and 1953, leading scientists met in New York in the context of the so-called ‘Macy conferences’. They hankered for a new vision of mind and society. The traumatism of WW2 was implicit but omnipresent, and the Cold War was beginning. Nonetheless, Macy key tools and concepts about information, the value of information, and computer architecture have finally produced a new world, in particular an organizational world, which is far removed from their original dreams. Organizational members are now involved in disturbing situations which we analyze as three major ‘ruptures’ in organizing: (1) new modes of performativity which are difficult to comprehend and deal with; (2) a major loss of meaning and knowledge in collective activity; and (3) a threat to well-being and happiness as mental activities, cognition and bodies are more and more disconnected. We use the Macy conferences as an entry point to reveal the ‘longue durée’ evolution of the material underpinnings of information and its relationship with organizing. We first explore the three new conceptualizations at the core of the Macy conferences (information, value of information, and computer artifacts). We then offer a critique by means of two theoretical approaches, iconographical and semiotic; this includes a historical comparison between the ‘screen-images’ or our Information Age and the ‘object-images’ of medieval cathedrals. We show that the three major ruptures in organizing are deeply grounded in a new semiosis which emerged subtly and unobtrusively over the longue durée of collective activity, and was articulated further during the Macy conferences.

Document(s) associé(s) :


Télécharger la présentation

Voir aussi : François-Xavier de VAUJANY. Matérialité, information… et bonheur ? » Une perspective historique à partir des conférences de Macy (chap. 4). In : Sociomatérialité et information dans les organisations. Presses Universitaires de Laval, 2015, pp. 51-70. ISBN : 978-2-7637-2655-7

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Réseaux et processus sociaux de situation dans un espace social en constitution

Pierre LIVET (Université d’Aix en Provence). Discutant : Bernard CONEIN (UNS, GREDEG).

Journée d’étude «Cognition sociale et modélisation des interactions », Nice, 1er décembre 2014,  Axe 2 : «TIC, usages et communautés»

Résumé :

Quand on rassemble des données sur une structure de réseau en fonction de relations sociales, on a tendance à considérer que dès qu’on observe une activité de mise en relation – communication d’information, échange de bien, de services- on peut assurer un lien (une arête) du réseau social. On suppose ensuite qu’on peut « voir » ce réseau, au moins sous forme d’une matrice. Mais cela pose deux problèmes, qui sont liés. Tout d’abord, personne ne « voit » sa société, ou son groupe d’appartenance, à la manière dont on voit un paysage ou une carte, et pas davantage une matrice. Ensuite, les activités sont des processus. Le propre d’un processus, c’est qu’il implique un changement (avec comme limite, le changement constant). Au départ on peut avoir un certain état, mais quand le processus cesse, on est dans un autre état (ou bien dans un état seulement similaire, puisqu’au moins une des variables de l’état, son inscription temporelle, a changé).
Plus généralement, quand on se demande quelles sont les relations entre les réseaux et les processus d’interactions, on peut se poser plusieurs questions.

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Journée d’étude « Cognition sociale et modélisation des interactions » – 1er décembre 2014

Dans le cadre de l’axe 2 du programme MTC-NSC Modélisation théorique et computationnelle en neurosciences et sciences cognitives, une journée d’étude est consacrée à la « Cognition sociale et modélisation des interactions ».

Horaire et lieu : 10h30 en salle 227, à la MSHS.

Picto_pdfPROGRAMME


10:30   Accueil – Café


10:45  Présentation Richard ARENA et Bernard CONEIN

11:00   Liugino BRUNI (Università di Roma Lumsa). Discutant : Richard ARENA (UNS, GREDEG). « Rationalité collective, jeux et interactions sociales »

12: 30   Buffet

14:00   David CHAVALARIAS (CAMS, EHESS). Discutant : Alexandre DELANOE (CAMS, CSI). « Modéliser la cognition sociale : Au delà des réverbères de l’économie (ou pourquoi la question de l’émergence de la coopération finit-elle toujours par nous ennuyer ?) »

Picto_Doc215:30   Pierre LIVET (Université d’Aix en Provence). Discutant : Bernard CONEIN (UNS, GREDEG). « Réseaux et processus sociaux de situation dans un espace social en constitution »

17:00   Fin de la journée
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Table ronde. L’économie collaborative : économies marchandes alternatives ou alternatives à l’économie marchande ?

Animateur : Emmanuel KESSOUS. Participants : Fransiska GROENLAND (Repair café de Nice), Bertrand LECERVOISIER et Jean-Noël MONTAGNÉ (Nice Labs – Hackerspace de Nice), Bruno MESSIN (NavLab Antibes), Pierre-Laurent SALIN DE L’ÉTOILE (EcoLab Cote d’Azur), Benjamin TINCQ (Ouishare).

Journée d’études « DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité », Nice, 06 novembre 2014, organisation MSHS Sud-Est et GREDEG, Axe 2 : «TIC, Usages et Communautés»

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De la critique de la consommation à consommation politique

Emmanuel KESSOUS (UNS-GREDEG)

Journée d’études « DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité », Nice, 06 novembre 2014, organisation MSHS Sud-Est et GREDEG, Axe 2 : «TIC, Usages et Communautés»

Résumé :


Le DIY a accompagné dans les années 1970 un vaste mouvement critique de la consommation prônant un retour à l’authenticité et de nouvelles manières de vivre ensemble. Ce mouvement a donné lieu à de nouveaux modèles de consommation durable croisant l’économie et l’écologie politique. Cette communication vise à faire le point sur les éléments saillants du DIY (autoproduction, socialité, méritocratie, partage) qui se déclinent dès cette époque dans différents espaces communautaires (hackers, rock-punk, Knit the City…). Elle met en évidence que le DIY prend sa place dans le « nouvel esprit du capitalisme » que décrivent Luc Boltanski et Eve Chiapello. Pour autant, le DIY ne se réduit pas à un élément du capitalisme en réseau ou à une critique marginale et fortement politisée de la société de consommation. Avec les usages de masse de la consommation collaborative et l’économie du partage, le DIY dessine aujourd’hui d’autres formes de socialité, dont les fins politiques sont moins évidentes, qui transforment radicalement le lien entre production et consommation.

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DIY et culture hacker. Vers une économie sans capital ?

Nicolas AURAY (TelecomParis Tech)

Journée d’études « DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité », Nice, 06 novembre 2014, organisation MSHS Sud-Est et GREDEG, Axe 2 : «TIC, Usages et Communautés»

Résumé :


Nous discuterons cette proposition à partir d’une analyse contrastée de quelques lieux de fabrication numérique franciliens. Ces lieux existent depuis un peu avant la décennie 1990 (ils étaient alors souvent appelés « hacklabs ») ; depuis 2009, il est plus courant de les qualifier de « hackerspaces », et leur audience s’est élargie. Les « hackerspaces » sont-ils un terreau d’émergence d’une nouvelle forme de capitalisme susceptible de relocaliser des industries, ou au contraire une proposition d’économie politique originale où la fabrication se situe en-dehors du cycle d’accumulation du capital ? La réalité se situe sans doute entre les deux. Nous serons particulièrement attentifs dans cette exploration à deux manières plus prosaïques à travers lesquelles commence à être pensée et réfléchie par les protagonistes cette question. La manière dont se dessine et se disloque dans ces espaces la figure d’un « commun » pour les objets et les choses qui y sont en circulation. La manière dont se construit dans ces espaces le processus de « capitalisation ». En particulier, y a-t-il et si oui quels sont les facteurs qui expliquent l’émergence d’inégalités entre les membres ? Il faut souligner que ce sont des questions émergentes, et que l’enquête est en cours.

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