L’impact de l’impression 3D sur l’économie, l’innovation, le développement

Thierry RAYNA (Novancia)

Journée d’études « DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité », Nice, 06 novembre 2014, organisation MSHS Sud-Est et GREDEG, Axe 2 : «TIC, Usages et Communautés»

Résumé :


Si les technologies d’impression 3D sont de plus en plus considérées comme révolutionnaires, leur potentiel reste souvent mal compris et leurs effets transformationnels largement sous-estimés.

En effet, loin des seuls « gadgets » ou marchés de niche (aéronautique, implants médicaux), c’est bien l’ensemble des processus de conception, production et distribution qui sont remis en cause par ces nouvelles technologies. L’impression 3D permet, en effet, de combiner innovation ouverte, co-création et personnalisation de masse de manière bien plus effective. Elle rend possible la réduction des coûts et des risques liés à l’innovation et augmente la créativité. De plus, l’impression 3D conduit à un renversement complet du paradigme entrepreneurial et réduit le besoin en capital-risque. Du point de vue social, les technologies d’impression 3D peuvent permettre une économie plus verte et un développement véritablement durable. La décentralisation de la production qu’elles entrainent peut, par ailleurs, favoriser la réindustrialisation de certains pays.

Au-delà de ces aspects à priori positifs, l’impression 3D pose cependant la question d’une réorganisation profonde de nos systèmes économiques et de nos sociétés. En donnant accès au plus grand nombre à des moyens de production d’objets (physiques cette fois) l’impression 3D parachève la transformation des consommateurs en « prosommateurs ». Peut-on alors s’attendre, comme cela s’est produit pour les autres transformations numériques (celles dues à l’internet notamment), à un plus gros poids de la création individuelle et à un rôle accru des communautés ? Dans un tel contexte, quel sera le rôle de l’entreprise, structure centrale de nos économies actuelles ?

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DIY en biologie : les « makers » d’une biologie personnelle

Sara TOCCHETTI (LSE)

Journée d’études « DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité », Nice, 06 novembre 2014, organisation MSHS Sud-Est et GREDEG, Axe 2 : «TIC, Usages et Communautés»

Résumé :


Dans le cadre de cette journée, qui pour en grande partie concerne des technologies digitales, ma contribution portera sur la façon dans laquelle le renouvellement d’un discours du “Do-it-Yourself” (faites-le vous-même) vient produire du sens et des pratiques dans le domaine de la biologie et de la biotechnologie. Je proposerais d’abord une entrée historique sur le DIYbio, un réseau composé en majeure partie d’étudiants en master ou doctorat qui prône la pratique de la biologie et de la biotechnologie dans des “laboratoires communautaires.” Par la suite, en décrivant les discours et les pratiques des membres du DIYbio j’avancerais que leur but est de réaliser, en analogie avec les technologies digitales, une biologie et une biotechnologie personnelle. Je conclurais en situant la “biologie personnelle” dans le cadre d’autres utopies socio-techniques en je questionnerais ses valeurs et son économie politique.

Document(s) Associé(s) :


Picto_pdf Tocchetti.pdf

Voir aussi :

Sara TOCCHETTI. DIYbiologists as ‘makers’ of Personal Biologies: How MAKE Magazine and Maker Faires Contribute in Constituting Biology as a Personal Technology. Bio/Hardware Hacking · Peer reviewed papers [en ligne]. 2012, Issue 2, pp.1-9. [html] [pdf]

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Makers et retour du Do It Yourself : l’esprit renouvelé de l’autonomie

Yannick RUMPALA (UNS-ERMES)

Journée d’études « DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité », Nice, 06 novembre 2014, organisation MSHS Sud-Est et GREDEG, Axe 2 : «TIC, Usages et Communautés»

Résumé :


 Comme état d’esprit et comme ensemble de pratiques, le Do-It-Yourself semble bénéficier d’un attrait renouvelé. Certes, les pratiques visant à (essayer de) faire par soi-même ne sont pas neuves et il y a une longue tradition d’investissement amateur dans des activités manuelles de fabrication. Mais, récemment, ces activités se sont trouvées réinterprétées et, pour certaines (les plus technophiles notamment), tendanciellement inscrites dans un mouvement à part entière (celui des « makers »). Un changement semble intervenu et de nouvelles potentialités sont apparues grâce à l’environnement numérique dans lequel baigne et sur lequel s’appuient ces pratiques.

Cette contribution a pour ambition d’aller au-delà d’une analyse des dynamiques qui animent ces communautés. Elle vise en effet à explorer et analyser les débouchés de ces activités et leurs enjeux sociaux et politiques : réappropriation des objets, des outils, des matériaux et de savoirs, vision alternative de la consommation, support d’apprentissages… De nouveaux enjeux émergent-ils ? Des enjeux déjà existants sont-ils réaffirmés ?

Ces pratiques qui semblent en développement ne peuvent être réduites à des activités de loisir (a fortiori pratiquées de manière plutôt individuelle). Elles s’inscrivent aussi dans des réseaux de relations qui contribuent à diffuser des possibilités renouvelées de fabrication pour une part plus large de la population. Quel crédit accorder aux analyses qui annoncent une démocratisation de la fabrication des objets et selon laquelle « nous sommes tous des créateurs à présent » (Cf. Chris Anderson, Makers. La nouvelle révolution industrielle, Pearson, 2012) ? Peut-on aller jusqu’à y voir presque un mode de production à part entière ? Quel potentiel de transformation ont ces activités ? Dans quelle mesure amènent-elles ou

réactivent-elles des formes d’autonomie ? Changent-elles alors les logiques de consommation ?

Pour retravailler cette idée d’autonomie, l’hypothèse de cette contribution est que ces activités sont une manière de renégocier et de reconfigurer pratiquement le sens et les réseaux dans lesquels s’insère la vie courante.

Ces activités peuvent en effet être appréhendées comme des formes plus ou moins conscientes de prise de position par rapport à un ordre socio-économique. Elles déplacent aussi des relations parmi celles qui trament la vie quotidienne. S’agissant de celles qui se développent actuellement, ce ne sont pas des activités simplement individuelles. Elles s’inscrivent de fait souvent dans des communautés et des réseaux pour partie « virtuels », qui peuvent paraître offrir aux désirs d’autoproduction ou d’autonomie de nouvelles ressources.

Pour mettre à l’épreuve cette hypothèse, il faut donc étudier les rationalités sous-tendant les activités déployées et distinguer dans quelle mesure elles retrouvent un idéal d’autonomie ou, au moins, portent une forme d’éthique. Il faut aussi étudier les ressources qu’elles offrent, tout en repérant les formes de relations à la fois matérielles et sémiotiques auxquelles elles participent, ainsi que les réseaux qui sont eux-mêmes le support et l’expression de ces dernières.

Document(s) Associé(s) :


Picto_pdfRumpala.pdf

Voir aussi :

Yannick RUMPALA. L’impression tridimensionnelle comme vecteur de reconfiguration politique. Cités [en ligne]. 2013, vol. 3, n°55, pp. 139-162. DOI : 10.3917/cite.055.0139. [html]

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L’innovation jugaad : pas qu’un DIY (Do It Yourself) de l’Autre

Gerald GAGLIO (Université de Technologie de Troyes, équipe Tech-Cico (TECHnologies pour la Coopération, l’Interaction et les Connaissances dans les cOllectifs)

Journée d’études « DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité », Nice, 06 novembre 2014, organisation MSHS Sud-Est et GREDEG, Axe 2 : «TIC, Usages et Communautés»

Résumé :


Cette communication portera sur une occurrence proche du DIY, mais hors les murs occidentaux. L’expression d’innovation jugaad (frugale en français) appuiera le propos. Cette expression aide à décrire des trajectoires d’innovation où la nécessité devient vertu, où les contraintes et les carences stimulent l’ingéniosité. Dans des monographies aux accents héroïques, l’entrepreneur (venant en particulier d’Inde) qui a réussi, est vanté pour être parvenu à tirer parti d’un environnement pauvre en ressources et avoir contribué à pourvoir à des besoins souvent vitaux. Bref, ces innovateurs sont des acteurs de l’efficience qui font avec ce qu’ils ont sous la main puis déploient leur solution à grande échelle. Dans un ouvrage en science de gestion à succès sur l’innovation jugaad [1], ces exemples exotiques sont érigés en modèles. L’expression d’innovation jugaad, qui a un air de famille avec le DIY, a donc une portée normative et se vend en contexte occidental. Le DIY de l’Autre, relaté par des intermédiaires, agit donc comme un miroir tourné vers nous. Conformément au projet d’anthropologie symétrique défendu par B. Latour, mieux vaut alors ne pas dissocier hermétiquement un « ils » et un « nous ». Aussi, plutôt que de verser dans un culturalisme massif, nous préférerons indiquer comment ce cousin éloigné du DIY est présenté à destination de publics occidentaux, pour penser le DIY dans la mondialisation.


[1] Radjou N., Prabhu J. & Ahuja S. (2013). L’innovation jugaad, redevenons ingénieux ! Dijon,  Diateino, 378 p. La version originale en anglais date de 2012.

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Journée d’études « DIY : nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité » – 6 novembre 2014

Icecairo - Copyright 2014

Icecairo – Copyright

 

L’axe 2 (TIC, Usages et Communautés) de la MSHS, organise en collaboration avec le GREDEG, une journée d’études sur le thème :

« DIY : Do It Yourself – Nouvelles formes de production et d’engagements dans la cité »

Jeudi 06 novembre – salle 128/129 à la MSHS.

Entrée libre mais inscription obligatoire à mshs@unice.fr.

 

 

Picto_pdfPROGRAMME


Matin


09:00-10:30 : Ouverture – Origines du DIY


Picto_Doc2Emmanuel KESSOUS (UNS-GREDEG). « De la critique de la consommation à consommation politique »


Picto_Doc2Nicolas AURAY (Telecom Paris Tech). « DIY et culture hacker.Vers une économie sans capital ? »


Pause


10:45-12:15 : DIY, nouveaux usages, nouveaux savoirs


Picto_Doc2Gerald GAGLIO (Université de Technologie de Troyes, équipe Tech-Cico (TECHnologies pour la Coopération, l’Interaction et les Connaissances dans les cOllectifs). « L’innovation jugaad :pas qu’un DIY (Do It Yourself) de l’Autre »


Picto_Doc2Sara TOCCHETTI (LSE). « DIY en biologie : les « makers » d’une biologie personnelle »


Déjeuner


Après-midi


14:00-15:30 : Empowerment du consommateur ou nouveau mode de production post-industrielle ?


Picto_Doc2Yannick RUMPALA (UNS-ERMES). « Makers et retour du Do It Yourself : l’esprit renouvelé de l’autonomie »


Picto_Doc2Thierry RAYNA (Novancia). « L’impact de l’impression 3D sur l’économie, l’innovation, le développement »


Pause


 Picto_Doc215:45-18:00 : Table ronde. L’économie collaborative : économies marchandes alternatives ou alternatives à l’économie marchande ?
Animateur : Emmanuel KESSOUS. Participants : Fransiska GROENLAND (Repair café de Nice), Bertrand LECERVOISIER et Jean-Noël MONTAGNÉ (Nice Labs – Hackerspace de Nice), Bruno MESSIN (NavLab Antibes), Pierre-Laurent SALIN DE L’ÉTOILE (EcoLab Cote d’Azur), Benjamin TINCQ (Ouishare).

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Séminaire « Exploring Design in Use : From Tinkering and Tailoring to Appropriation and Domestication Studies » – 15 octobre 2014

Dans le cadre de son cycle de séminaires externes, le projet « Artefacts et coordination » de l’Axe 2 de la MSHS (TIC, Usages et Communautés) a le plaisir de recevoir le Professeur Liam BANNON (University of Limerick) de l’Interaction Design Center qui présentera ses travaux le Mercredi 15 Octobre à 14h30, salle 128-129, à la MSHS.

Les discutants seront Lise ARENA (GREDEG, UNS) et Marc RELIEU (Télécom ParisTech).

Résumé :


This review talk will discuss the topic of ‘design in use’ as it has emerged and evolved in the computing literature, and its implications for how we conceptualize the design process. The talk will discuss a variety of early studies on topics such as tailoring, and examine more recent studies performed under the frames of appropriation and domestication. The reasons for the recent growth of interest in the topic will also be considered.

Biographie :


Liam Bannon has previously held the positions of Director of the Interaction Design Center (IDC, University of Limerick)and Professor of Computer Science, Dept. of Computer Science & Information Systems. Liam is interested in improving the utility, usability, and desireability of the computational artifacts we design. He has been involved in examining alternative conceptual and methodological frameworks for understanding human activities, and their mediation by various technologies. This quest for more adequate explanatory frames has lead him to examine aspects of activity theory, ethnomethodology, and phenomenology. Liam takes an understanding of use as being a prerequisite for design, and wishes to understand human practices. He also wishes to encourage a more participative approach towards the design field. Liam emphasizes the cooperative nature of human work and its implications for design, and has played a major role in developing CSCW issues in Europe – being a founding editor of the CSCW Journal. More recently, he has become involved in exploring the field of Interaction Design, as an emerging, and distinct interdisciplinary field that has particular pertinence in this age of ubiquitous technology. Together with the rest of the IDC team, Liam is exploring how to create novel interactive media and infrastructures that will hopefully enhance different aspects of people’s lives.

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Séminaire interne : « Assembling the collective experience of a serious game. Mediation as an interactional practice » – 20 juin 2014

Séminaire interne ‘artefacts et coordination’ de l’Axe 2 de la MSHS de 10h à 12h, salle 128/129, MSHS.

Intervenants : Alain BOVET (Université de Neuchâtel) et Marc RELIEU (Sociologie, Télécom ParisTech) .

Rapporteur : Ali DOUAI (économie, GREDEG).

Ce séminaire est ouvert aux enseignants-chercheurs et aux doctorants intéressés par cette thématique.

Résumé :


Public installation settings provide a great opportunity to study how various participants orient to one or several screens. In this paper, we explore how visitors use the central tactile menu of a serious game installation with the assistance of a mediator. To study this interactional organization, we conducted a video-based analysis of co-participants’ practices. We focus on the close analysis of two distinct configurations of talk and bodily activities, which connect participants to the artefact through various embodied practices.

Télécharger le texte à l’appui du séminaire (pdf)

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Conference : « Artefacts as traces: cognitive strategies for presencing the absent » – 24 mars 2014

Carl Knappett 24 marsConférence de Carl KNAPPETT, le lundi 24 mars, à 14h, à la MSHS

Résumé :

In this talk he will draw attention to the role of artefacts in presencing the absent and accessing the ineffable. He then proposes to focus on how this is achieved materially through processes such as substitution, combination, and imprinting. He will also discuss the cognitive correlates of these material processes, using ideas such as conceptual blending and scaffolding. His examples will be mostly archaeological, drawn from the ancient Mediterranean.

Carl Knappett est professeur d’archéologie à l’université de Toronto. Il est l’auteur de nombreux articles articles scientifiques et de plusieurs livres, parmi lesquels Thinking through material culture. An Interdisciplinary Perspective, paru en 2005 aux presses de l’université de Philadelphia et An Archaeology of Interaction: Network Perspectives on Material Culture and Society paru en 2011 aux presses de l’université d’Oxford.

Carl Knappett développe une approche archéologique originale des artefacts fondée sur l’interdisciplinarité, et en particulier sur le dialogue entre archéologie et sciences cognitives. Il figure parmi les théoriciens contemporains les plus influents dans ce champ de recherche.

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Journée d’étude « Artifacts, practice and knowledge elaboration: an interdisciplinary perspective » – 7 mars 2014

Cette manifestation organisée par la MSHS le 7 mars 2014, dans le cadre de l’axe 2, vise à réfléchir sur les façons dont les différentes sciences sociales et humaines (psychologie, linguistique, économie, droit et gestion, etc.) tentent de définir l’action humaine et le rôle des artefacts dans l’élaboration, la mise en œuvre, le développement et l’évolution des pratiques dans la sphère sociale. Depuis la fin du dix-neuvième siècle, ont émergé de nombreuses approches visant à mettre en lumière, acter ou réfuter les dichotomies historiques qui perdurent entre théorie et pratique, sujet et objet, agent et « monde extérieur », etc. Ces théories éclectiques portent sur les conséquences des actions humaines et discutent  la manière dont les outils et les artefacts aident les humains à se construire et à construire leur culture. Lire la suite…

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Journée d’étude « Dynamique des réseaux et graphes évolutifs » – 18 novembre 2013

Journée d’étude lundi 18 novembre 2013, de 10h à 17h, en salle 129, à la MSHS.

Résumé :


Cette journée d’étude consacrée aux graphes évolutifs et plus généralement à la façon dont Internet à travers les réseaux numériques permet de construire des réseaux sociaux en rendant manifestes des processus dynamiques d’interactions entre les agents. Cette journée s’insère dans le projet, Réseaux sociaux et réseaux numériques, qui regroupe des économistes, des sociologues et des mathématiciens qui travaillent sur la façon de restituer la dynamique propre à des réseaux d’interaction en rendant explicite des phénomènes qui ne pouvaient auparavant être observés et traités avant la disposition de données massives sur les interactions (Big Data).

Télécharger le programme : Programme journée sur la dynamique des réseaux et graphes évolutifs

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Conférence « Le débat public est-il démocratique ? une réponse par la socio-physique » – 12 novembre 2013

Conférence donnée par Serge GALAM (CNRS), en salle 129, mardi 12 novembre 2013 à 14h.
Campus Saint Jean d’Angely, 24 avenue des diables bleus, Nice.

Résumé :


La sociophysique éclaire de façon déroutante la dynamique « démocratique  » qui mène à la formation d’une opinion publique. Ainsi, la mise en équations d’hypothèses très simples à propos des échanges entres individus, révèle une dynamique de seuil, qui par nature produit une polarisation de l’opinion, quel que soit le sujet débattu. Si c’est bien l’opinion qui démarre au-dessus du seuil qui va inexorablement se propager parmi la population pour l’envahir, créant ainsi un extrémisme collectif dont l’étendue varie avec la durée du débat, la valeur de ce seuil n’en est pas pour autant située à 50%. Il peut varier de 10 à 90 % en fonction des croyances partagées du groupe social concerné, rendant très aisée la propagation de certaines opinions minoritaires, même totalement « aberrantes », comme dans le cas de la rumeur du 11 Septembre.

Télécharger le résumé : Galam_Conférence

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Conférence « Les réseaux et les processus qui les font vivre : un mode d’existence virtuel ? » – 27 mai 2013

A l’initiative de son axe de recherche 2 « TIC, usages et communautés », la MSHS Sud-Est est heureuse d’accueillir dans le cadre de son cycle de conférences 2013, le Professeur Pierre LIVET (Université de Provence – CEPERC), lundi 27 mai, à 14h.
Lieu: campus universitaire SJA3 – bâtiment recherche -salle 129
Thème : « les réseaux et les processus qui les font vivre : un mode d’existence virtuel ? ».
A télécharger (pdf) : Texte de présentation du séminaire
Pour en savoir plus sur le conférencier : Université de Provence – CEPERC

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Séminaire « usages des dispositifs sociotechniques numériques » – 17 mai 2013

Journée d’étude sur les dispositifs sociotechniques d’information et de communication (DISTIC) co-organisée par l’axe de recherche 2 de la MSHS Sud-Est (« TIC, Usages et Communautés ») à la MSHS Sud-Est, de 9h30 à 17h (amphi 031 – bâtiment de l’Horloge – campus St Jean d’Angély 3). Accès libre sur inscription au 04 93 37 54 45 (Laboratoire I3M) :
Programme à télécharger

Problématique :


Les dispositifs sociotechniques d’information et de communication (DISTIC) ne cessent de s’insérer davantage dans notre quotidien. Qu’ils soient liés à l’irruption des médias sociaux, aux environnements immersifs, aux terminaux mobiles, à l’informatique ubiquitaire etc. les objets numériques affectent nos manières de vivre ensemble, de développer une intelligence collective, nos modalités d’échange et de régulation au sein de « nouvelles cultures numériques ». Pourtant derrière cette multiplicité d’innovations, les usages s’insèrent dans des dynamiques sociales inscrites dans la longue durée : industrialisation des activités humaines, rapport ontologique de l’homme aux objets techniques, individualisation des relations, mutation des identités professionnelles et sociales, reconfiguration des cultures etc. Ces dynamiques sont elles-­‐ mêmes à envisager en prenant en compte les normes et imaginaires sociaux, économiques, ergonomiques, et les pratiques accompagnant les DISTIC (dimension performative des figures d’usager, facilitation de l’appropriation de certains dispositifs ou panique morale entourant d’autres). Ajoutons l’importance des formes d’activité, de résistance, de détournements des usagers : déconnexion, braconnage, participation des usagers (en collectifs, réseaux, communautés etc.) à l’évolution de dispositifs numériques, rôle des significations d’usage dans l’acceptation d’une innovation. Les sciences humaines paraissent particulièrement bien armées pour aborder ces problématiques, elles ont aussi beaucoup à apprendre d’un dialogue interdisciplinaire mêlant sociologie, droit, économie, ergonomie, etc. L’ambition générale de cette journée de séminaire est de participer au renouvellement des problématiques en sociologie des usages, en poursuivant l’effort de recherche sur le concept de DISTIC dans ses dimensions sociotechniques, dans la perspective d’accompagnement des processus d’innovation.

 

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Séminaire interne : « Objets, Corps, Dieux. Ethnographie cognitive d’une dynamique ontologique dans un culte Afro-Brésilien » – 25 mars 2013

amassiDans le cadre de l’axe de recherche 2 « TIC, usages et communautés », Arnaud HALLOY (LAPCOS) présentera ses travaux sur « Objets, Corps, Dieux. Ethnographie cognitive d’une dynamique ontologique dans un culte Afro-Brésilien », lundi 25 mars à 10h, dans les locaux de la MSHS Sud-Est.

Texte de présentation de l’auteur :
objects-bodies-and-gods (format pdf)

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