Séminaire « Dérivation par phase et mémoire de travail » – 7 mars 2014

Dérivation par phase et mémoire de travailLe 7 mars 2014, de 12h30 à 13h30
Initiateur du projet : Tobias SCHEER.

En syntaxe générative actuelle, une phrase est coupée en morceaux plus petits (des phases) parce qu’on suppose qu’elle ne tiendrait pas entièrement dans la mémoire de travail (trop de matériau, trop complexe). Les morceaux sont alors computés les uns après les autres (en commençant par le plus enchâssé), et les résultats, de la computation, stockés (en mémoire à court terme). A la fin, la phrase entière est le résultat de la concaténation de ce qui a été mis en mémoire. Ce découpage entraîne des contraintes sur la/ l’ (in)visibilité d’un morceau déjà computé et stocké pour la computation d’un morceau ultérieur (Phase Impenetrability Condition, PIC).

L’objectif de la présentation est de voir si on peut sortir le modèle de la dérivation par phase du cadre strictement linguistique : il a une motivation extra-grammaticale explicite (mémoire de travail limitée) et demande donc à être confronté aux théories de la mémoire (de travail), et se prête éventuellement à la modélisation. Une question soulevée est celle de savoir comment on mesure la capacité de la mémoire de travail, et comment on mesure le volume occupé dans celle-ci par du matériau linguistique : quelle est la taille, en termes de mémoire, d’une phrase ou d’une phase ?

Ce séminaire est ouvert à toutes les personnes intéressées. Il inclura un mini-buffet et sera structuré de la manière suivante : 10 minutes pour déjeuner et entamer les discussions, 30 minutes de présentation(s), 20 minutes de discussion.

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