Projet « Histoire de l’idée d’incertitude et fabrication du savoir scientifique »

Prenant la suite du projet « Faire science avec l’incertitude » de l’Axe 4 de la MSHS, ce projet s’inscrit dans l’Axe interdisciplinaire « Histoire des idées, des sciences et des arts » de l’Université Nice-Sophia Antipolis.

Porteurs du projet : Sébastien POINAT (MCF de philosophie, ESPE, CRHI), Frédérique BERTONCELLO (CR CNRS, archéologie, UMR CEPAM-MSHS) et Giovanni FUSCO (CR CNRS, géographie, UMR ESPACE)

 Ce projet en histoire des idées part du même constat que le projet « Faire science avec l’incertitude » : à rebours de la tradition cartésienne qui visait à écarter tout doute dans la production du savoir, le discours scientifique ne peut plus prétendre atteindre la certitude absolue dans tous les domaines et doit intégrer l’incertitude dans la production des savoirs scientifiques. Cette incertitude peut se décliner de différentes manières (lors de l’établissement des données, dans leur traitement,  dans les processus de validation des assertions théoriques, etc.) mais elle intervient, à un moment ou à un autre, dans le processus complet de production de connaissances.

Le travail d’histoire des idées consistera ainsi à étudier dans quelle mesure, au cours de son histoire, les différentes disciplines ont été confrontées à cette question et comment elles y ont répondu. Plus précisément, il s’agira d’abord de mettre en évidence, au sein de l’histoire (récente ou non) de chaque discipline, quelques travaux illustrant les différentes manières de prendre en compte l’incertitude au sein du processus d’édification du savoir scientifique. On mettra également en lumière quelques textes d’auteurs qui, dans le domaine de l’épistémologie générale, se sont confrontés directement à cette question. On s’attachera, enfin, à articuler la trajectoire historique du concept d’incertitude et des raisonnements qui le mobilisent, aux préoccupations contemporaines de l’activité scientifique. Un colloque est projeté pour l’année 2016.

Les disciplines étudiées relèveront des sciences sociales (en particulier celles représentées dans le cadre du projet  « Faire science avec l’incertitude ») mais aussi des sciences de la matière, ainsi que des sciences informatiques.

 

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