Projet « Valeurs, Patrimoines et développement durable »

Coordinateurs : M.A. MAUPERTUIS, LISA et R. ARENA, GREDEG

La question de la soutenabilité du développement économique se pose avec acuité à différentes échelles territoriales. Toutefois, la pression exercée par les activités humaines sur les patrimoines naturels (réduction de la biodiversité) mais aussi culturelles (réduction de la diversité culturelle) mobilise de plus en plus d’acteurs à l’échelle locale (la commune, la destination touristique, la région par exemple). Pour autant ces acteurs situés sur un même territoire, se réfèrent à des ordres de grandeurs différents (au sens de Boltanski, Thévenot, 1991) pour traiter de la relation à la nature et de la relation nature-culture. La première question qui se pose est celle des systèmes d’équivalence à construire pour produire des représentations communes et des dispositifs de durabilité. La seconde est celle des mécanismes de coordination à mettre en place pour stabiliser au sein des territoires concernés des règles de gestion, de protection et de valorisation. Le traitement de ces questions est abordé différemment au sein des sciences humaines et sociales et interpelle aujourd’hui tout autant les sciences du vivant (les écologues en particulier) et les décideurs-gestionnaires. Au cœur du débat réside la problématique de la valeur, qui n’est plus uniquement associée à la valeur marchande ou à la valeur monétaire.

A travers cette thématique, l’objectif est d’organiser au sein de l’axe 4 « Territoires, Systèmes techniques et usages sociaux » une confrontation interdisciplinaire sur les notions de valeur et de patrimoine convoquées par différentes disciplines traitant du développement durable des territoires. L’objectif est la production d’une connaissance partagée qui pourrait être diffusée de manière transversale à la MSH (axes 1, 2 et 3) mais aussi utilisée sur le plan du transfert et de la valorisation. Le séminaire pourrait accueillir des chercheurs extérieurs à la MSH traitant de la relation hommes-milieux, des patrimoines, des conceptions et des « mesures » de la valeur en particulier, au sein des sociétés méditerranéennes. Les économistes, les archéologues, les historiens, les juristes, les anthropologues sont donc les premiers mobilisables sur ces questions. Mais la confrontation n’aura de sens que si nous invitons des philosophes et des écologues à se joindre au séminaire.

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